Au départ, Mean Street renvoie l'image d'un petit film sans trop du budget, l'histoire semble classique, ce n'est pas très beau, le son est moyen... puis débarque Robert de Niro, sa première scène avec Harvey Keitel est impressionnante tant il crève l'écran d'une manière fabuleuse ! De Niro, c'est vraiment l'éclaircie de ce film ( dont la réalisation est très bonne aussi ), et ça se ressent énormément durant la grosse demi heure où il est moins ( voir plus ) présent à l'écran... L'histoire est inutilement compliquée, pas mal de sujets sont sous-traités,... Mais De Niro bonifie tout simplement un film qui n'aurai eu que peu d'intérêt sans lui !
"Mean Streets" c'est une sorte d'ébauche du future travail de Martin Scorsese. Presque tout y est et l'univers mafioso Italo-Américain est déjà là. L'immersion dans le monde des ces malfrats est assuré par une peinture de leurs "Little Italy", amour, religion, magouille. Rapidement le ton est donné, servis par une exellente bande original tres année 60'/70', entrecoupé de superbe "Fuck". Oui mais voilà la description du milieux est longue, beaucoup trop longue, surtout qu'elle n'atteint pas la perfection de celle de "Goodfellas". Du coup il manque un fil conducteur convaincant au film qui semble se chercher pendant plus d'une heure, donnant meme naissance à quelques (rare) longueurs. Au final c'est le scénario qui en patit, surtout que l'évenement pertubateur (le fameux pistolet de Johnny) arrive tardivement. Heureusement, le coup de punch vient quant meme dans les trentes dernières minutes qui elles passent toute seules. D'autant que Harvey Keitel et surtout Robert de Niro sont très performants. "Mean Streets" est donc quant meme bon, cepandant inégal, il tend alors plus vers une sorte de brouillon des futures grandes oeuvres de Scorsese.
Un film qui pose les bases des thèmes scorsesiens. Harvey Keitel est juste immense et Robert de Niro est étonnant en stupide malfrat. Si l'univers 70's est vraiment bien retranscrit, l'esthétisme soigné (ces lumières bleus et rouges), le film n'est pas le meilleur Scorsese faute de trop de dialogues on aurait aimé voir un peu plus d'action.
Peut être pas un chef d'œuvre, mais une profession de foi géniale, une entrée fracassante par la grande porte, à l'image de Johnny Boy/De Niro investissant le bar au son de "Jumpin Jack Flash". Pour la première fois, le réalisateur filme ce qu'il connait : Little Italy, trois bouts de scénario, surtout des tranches de vie, des personnages instables, déchirés, torturés par des forces contraires, violence, amour, religion... Déjà, la patte de Scorsese s'impose: un mélange d'hyper-réalisme et d'hyper-stylisation. Les personnages sont pris comme ils sont, décrits dans toute l'authenticité de leur environnement, mais la mise en scène les emporte, les propulse à un rythme frénétique pour en faire des héros hors normes. La caméra bouge dans tous les sens, collant à l'agitation des personnages, les lumières de la ville sont rouges comme l'enfer, la musique envahit tout et donne sa pulsation au film. Bref, tous les éléments du quotidien sont transfigurés pour faire de cette œuvre une fantasmagorie unique.
Un film vide. La BO qui se veut bonne fait mal aux oreilles. Il n'y a pas de scénario, seul la manière de filmer est bonne ( Scorcese quoi). Keiteil tj aussi moche et ringuard (on dirait un beauf) et De Niro qui sauve le film...et encore
A retenir la première collaboration Scorses/De Niro et l'un de ses premiers grands rôles avant l'illustre Le Parrain. Le spectateur est parfaitement immergé dans Little Italy des années 70 avec des acteurs charismatiques et un reflet juste des milieux de l'époque.
Première collaboration entre le réalisateur Martin Scorsese et l'acteur Robert de Niro, cette première oeuvre montre déjà le perfectionnisme du réalisateur. Le film relate l'histoire de plusieurs truands admirateurs des grands pontes de la mafia locale et qui veulent former leur propre gang et donc traiter leurs propres affaires. Robert de Niro joue le jeune hippie complètement défoncé à la drogue et qui ne pense qu'à trois choses: s'amuser au lit avec des pépettes déjà condamnées à se vendre dans la rue, boire comme un trou et se bagarrer. C'est ce trait de caractère si juvénile qui rend son personnage sympathique bien qu'immoral et subversif. La question qui se pose dans ce film est celle-ci: faut-il admirer les mafieux avec leurs belles montres, leurs costumes chics, leurs voitures de rêve et leurs putains belles comme le jour? Dans ce film, la réponse est claire. Si tu veux devenir gangster, tu ne joues pas avec la vie des vrais caïds et tu te plantes dans un endroit bien lointain du leur pour ne pas déranger leurs petites combines. Martin Scorsese ne se gêne pas pour montrer des actes d'extrême violence qui pour l'époque n'étaient pas si courantes car le film a été tourné en 1973, autrement dit le genre du cinéma de mafia commençait seulement à être en vogue depuis le triomphe de "Le Parrain" de Francis Ford Coppola à la fois public et critique. Sans doute voulait-il montrer à son ami que lui aussi tenait un acteur qui allait envahir tous les écrans de la planète cinéma: Robert de Niro. L'acteur est ici débordant de fraîcheur, d'agressivité et de spontanéité et crève littéralement l'écran en volant la vedette à Harvey Keitel qui lui-même n'est pas mauvais acteur mais ne possède pas le charisme de son compagnon qui allait être oscarisé l'années suivante pour "Le Parrain: deuxième partie" où il interprête Vito Corleone jeune. Martin Scorsese signe un film en tous points réussi et lance la carrière d'un acteur d'exception qui pourra tourner avec les plus grands.
La matrice de la filmographie entière de Martin Scorsese prend sa source dans "Mean Streets".Film fauché de 1973,Scorsese est condamné de fait à établir sa mise en scène en fonction de contraintes budgétaires.Et malheureusement,aujourd'hui,ça se sent beaucoup trop,avec des raccords hasardeux,des dialogues presque ridicules et des bagarres peu crédibles.Mais,si l'on surmonte cela,on découvre les yeux étonnés,Little Italy,quartier new-yorkais où le gangstérisme est la seule manière de prospérer.Un milieu avec des codes à respecter,où une bonne confrontation virile vaut mieux que la recherche d'un consensus mou.Charlie,jeune truand lisse et pieux fait cette erreur.Par peur d'être jugé,il rompt une relation avec sa cousine.Par amitié pour Johnny Boy,petite frappe impulsive et incontrôlable;il se condamne à rembourser une dette élevée.Le sort de ces personnages tragiques semble scellé avant l'heure.Harvey Keitel,agit en alter ego du cinéaste,alors que Robert de Niro donne la pleine mesure de son excentricité dans le rôle qui lancera sa carrière.Une place importante est tenue par la religion catholique,refuge illusoire pour des post-adolescents déchus et une volonté de rendre nature ces rues fardées de violence.A découvrir.
Un des premiers Scorsese et déjà un chef-d'oeuvre...On retrouve toutes les obsessions scorsesiennes (la rédemption, la religion catholique, les italo-américains et la mafia) avec une réalisation inventive, originale et des acteurs exceptionnels...Le personnage de Johnny Boy interprété par De Niro est génialement écrit et joué et tous les autres ont une vraie épaisseur témoignant de la grande acuité du regard du réalisateur sur ses semblables...En bonus une très bonne bande originale avec notamment la scène de l'entrée de Johnny Boy dans le bar sur fond de "Jumpin' Jack Flash"...
Un des meilleurs Scorsese qui dès ces débuts montre un talent hors du commun à se tenir derrière la caméra. Harvey Keitel et Robert De Niro sont formidables dans des rôles qui resteront dans leur palmarès, (surtout De Niro).