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Un visiteur
3,0
Publiée le 3 novembre 2015
Sympathique, reposant, donne une autre idée du Japon que celle véhiculait par les "images à la mode", comme dans "Still Walking" d'ailleurs que j'ai préféré nettement. Celui-ci est une chronique agréable dans laquelle il ne se passe pas grand chose, même si l'ensemble se laisse voir. Mais deux heures pour dire si peu c'est un peu long! L'interprétation est juste, la mise en scène un peu chichiteuse (regardez ces beaux cerisiers en fleur, ce beau feu d'artifice...) et le tout un peu soporifique.
Un réalisateur que j'adore, d'autant plus quand on le critique de trop de douceur.....Son film en effet est d'une grande douceur , mais elle n'interdit pas la profondeur.....Doux et profond, voilà en deux mots ce film......Et puis pour en dire davantage, le film est une réflexion intelligente et tendre sur le deuil ......La petite sœur en définitive est un cadeau du père, et les relations qui jalonnent cette histoire dévoile la richesse la plus importante celle du cœur....J'ai senti les spectateurs à certains moments envoutés par l'émotion et la sensibilité de l'histoire qui est aussi un film, il faut le dire d'atmosphère.....On est dans l'héritage d'un Ozu qui se serait pacifié avec lui même......Ce film a en plus une lumière et des bords de mer à faire rêver et la photographie parfois devient évanescente et subtile, comme pour nous faire saisir l'éphémère de la vie, mais surtout sa beauté comme s'attachent à le souligner certains dialogues.....Le message est clair, "vivons l'instant", un film à ne pas rater et vivement le prochain Kore Heda.....
Subtil,intelligent,belle photo,casting parfait,dépaysement,délicatesse,sensibilité. Allez le voir après "un navet", cela vous réconcilie immédiatement avec le cinéma.
Très belle surprise, tout en délicatesse et en subtilité. On rentre dans le film tout en douceur et on se retrouve complètement bouleversés par ce qui unit ces quatre jeunes femmes magnifiques! A voir absolument!
La première façon de voir si un film sort du lot est quand à la sortie de la salle , on ressent quelque chose au plus profond de soi . Il y a une plénitude qui se dégage du film . Plénitude qui au sortir de la salla vous rendra sinon heureux paisible et serein. Le film est beau déjà de part la photographie , les plans cadre et les images qui déroulent sous nos yeux. Le film est beau de part ces quatres soeurs jouées par Haruka Ayase incarnant Sachi (la grande soeur) , Masami Nagasawa, Kaho et Suzu Hirose dans le rôle de Suzu Asano. Elles sont belles autant phisiquement que dans leur tete et leur coeur. Et plus l'histoire, une grande leçon de vie, d'humanité et d'empathie. On aimerait à avoir des soeurs comme celles ci! Le film bien que traitant d'un thème pour (la mort, l'absence, l'abandon) est d'une limpidiité et d'une grande fluidité. Le temps qui passe doucement, calmement, sereinement!
Un Japon loin de celui que l'on croît connaître. Des lieux propices aux rêves dans lesquels la nature est à la fois généreuse et splendide.
Le réalisateur fait appel une deuxième fois à Takimoto Mikiya comme Directeur de la photo. "Je trouve que l’une des grandes qualités du film tient à la manière dont la lumière qui baigne cette petite station balnéaire évolue au fil des évènements" déclare Kore-eda. Le résultat est splendide, enivrant, irréel et poétique. Ce "tunnel" dans lequel deux enfants s'engouffrent sur une bicyclette est lumineux et magique.
Le film est construit autour "d'une histoire de femmes" pour reprendre le mot du réalisateur. Quatre jeunes femmes dont on suivra des moments de vie, entre rires étouffés et courbettes à répétition. D'une saison à l'autre nous partageons leur quotidien. De désillusions, en problèmes familiaux, de la maladie au décès en passant par des fêtes, avec un splendide feu d'artifice, entre autres. Quelques vagues amourettes viendront ponctuer le quotidien des deux aînés entre recettes de cuisine et liqueur de prunes. D'autres femmes, très attachantes aussi, apparaîtront dans des rôles secondaires.
On arrive à envier ces traditions ancestrales qui tiennent bon face à une modernité qui reste, ici, bien en retrait. Il y a aussi cette dignité dont tous les personnages sont imprégnés, tous ces moments bienveillants entre jeunes élèves sans oublier le grand cœur d'un banquier. Tout est idéalisé pour mieux nous emporter et nous offrir du rêve.
Difficile de juger du film de Hirokazu Kore-Eda après les derniers chefs d'œuvre qui ont jonché sa carrière comme le très intimiste "Tel père tel fils", le fascinant "Nobody knows" ou le merveilleux "Still walking". Difficile tant ce film est beau. La photographie est lumineuse, montrant le Japon dans ses plus forts atouts comme ces grandes baies maritimes, ou ces vues depuis la montagne où la végétation croît, ou ces maisons traditionnelles, le long des routes. En vérité, ce nouveau long métrage pose la question de l'esthétique au cinéma, autrement dit s'il suffit de produire des images magnifiques pour faire cinéma. L'histoire est simple, celle de trois sœurs, l'aînée Sachi, médecin et responsable, Yoshino, l'impétueuse, et Chika, la mystérieuse, lesquelles vont à l'enterrement de leur père, et font la connaissance de leur demi-soeur, la touchante Suzu. Elles décident de la prendre en charge dans leur maison de famille. Kore-Eda aime les narrations familiales où chacun doit se construire dans la tyrannie des sentiments et des héritages éducatifs. Cette culture quasi analytique le pousse à une sorte d'esthétique de la lenteur où les paysages intérieurs se découvrent dans des dialogues emprunts de réalisme et d'émotion. Pour autant, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans ce film. Les visages sont trop lisses, et souvent, l'histoire s'égare dans une forme de récit anthropologique à destination des européens où le spectateur apprend la cuisine japonaise, diverses traditions religieuses, à défaut sans doute de s'enfermer dans un essai d'ethnologie austère. L'histoire ne rebondit pas suffisamment pour donner du corps à cette recomposition familiale qui en reste à des sentiments souvent légers. Le film échappe avec justesse à la mièvrerie qui aurait pu faire penser à une "Petite maison dans la prairie" japonaise. Néanmoins, devant tant de beauté, la précision de la mise en scène, il est impossible de feindre l'indifférence. "Notre petite sœur" est en effet un voyage passionnant dans l'intimité heureuse et douce d'une fratrie japonaise, à déguster comme une pâtisserie un dimanche après-midi.
Notre petite soeur, film japonais de Hirokazu Koreeda, sélectionné pour la compétition officielle du festival de Cannes 2015 est une adaptation du roman graphique Umimachi Diary. C'est une belle histoire de trois soeurs adultes entre 20 et 30 ans qui accueillent une demi-soeur suite au décès de leur père remarié qui fait suite au décès de la mère de cette jeune fille de 15 ans. Il traite des questions relatives aux obligations parentales, aux familles reconstituées, à l'engagement voire au choix de sacrifice devant les situations dramatiques de la vie. Outre les liens de fraternité qui vont se renforcer, nous spectateurs français, découvrons l'art de vivre au sein d'une famille japonaise et plus généralement les traditions et notamment la courtoisie raffinée propre à ce peuple. Pour celui qui n'a pas eu la chance de visiter ce pays, nous sommes émerveillés par les paysages et notamment les cerisiers en fleurs qui remplacent nos platanes en bordures des routes. C'est une perle cinématographique à ne pas manquer. On comprend pourquoi ce film a été retenu pour la sélection de Cannes tant il nous apporte un dépaysement, des émotions et du plaisir.
Un petit chef d'oeuvre, un vrai petit bijou ! C'est émouvant, intelligent, sensible et délicat. Aussi ce qui est étonnant c'est que l'on voit énormément de scènes de repas, une bonne vingtaine en tout, ça donne faim. Je recommande ce film.
ce film magnifique nous fait aimer le japon, son mode de vie fait de respect des autres, de respect des coutumes , de chaleur humaine ( les gens sont souriants,raffinés, courtois ). le scénario nous présente trois soeurs qui recueillent leur demi - soeur plus jeune, rôles tenus par quatre actrices magnifiques, lumineuses.ce n'est pas le japon des grandes villes , mais un japon plus proche de la nature, les cerisiers en fleur nous enchantent, les repas japonais nous mettent l'eau à la bouche, les élèves des écoles nous rappellent ceux de notre pays d 'il y a...longtemps! tout n'est pas rose dans ce film mais c'est la vie et on sort de la salle ravi .
Beau film. Beaucoup de délicatesse. Des aspects du Japon plus quotidiens et traditionnels que ceux qu'on voit d'habitude au cinéma. Prévoir de manger asiatique ensuite ... (tout ce qu'on voit met terriblement en appétit !)
Difficile pour un amoureux du Japon de bouder ce film. C'est pourtant un véritable défilé de clichés : l'extrême politesse, le respect des anciens, l'esprit de sacrifice incarné par Sachi et Suzu, les cerisiers en fleurs, la cuisine, les yukatas, le bruit des getas...On aura droit également a la présentation de la nouvelle élève comme dans tous les dessins animés japonais. Tout cela est familier et rassurant. L'esprit critique s'évapore devant ce Japon fantasmé mais pourtant bien réel à la campagne. Malgré les faiblesses du scénario et son cruel manque de surprises, on se sent vraiment bien. La talentueuse Haruka Hayase domine le film comme sa famille. Sa tendresse envers Suzu nous émeut pour au final nous convaincre totalement. Un véritable tour de force grâce également au réalisateur qui sait montrer les meilleurs plans sans artifices. Vivement conseillé !