Café Society
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469 critiques spectateurs

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Clement V
Clement V

14 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2016
Un beau cru que ce Woody Allen 2016...
Ce triangle amoureux dans les années 30 nous transporte avec légèreté sur le son du jazz . Et " qui n'aime pas le jazz?" .
Mention spéciale à Jesse Eisenberg ( The Social Network ) et surtout à Kristen Stewart ( on est bien loin de Twilight..) .
Requiemovies
Requiemovies

241 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2016
(...)
En effet, si le ton et l’humour façon Allen sont toujours présents, on s’aperçoit clairement que sur le plan de la mise en scène, le réalisateur a acquit une aisance marquée, notamment dans la grâce « invisible » de ses mouvements de caméra. Ajoutons à cela la photo sublime, chaude et colorée de Vittorio Storaro (« Apocalypse Now », « Le Dernier Empereur »), beauté des intérieurs et magie des extérieurs, et « Cafe Society » se laisse dégusté comme un grand cru avec les atouts majeurs qui composent la filmographie du prolifique réalisateur, dialogues, histoire et direction d’acteurs. (...) Jesse Eisenberg retrouve le réalisateur et signe une partition tout en retenue, avec saveur et pluralité de jeu, en s’éloignant de certaines des interprétations qu’on lui connaît (de temps en temps caricaturales), pour jouer de manière très juste un des rôles principaux ; quant à Kristen Stewart, elle, s’inscrit définitivement dans un cinéma d’auteur avec un jeu tout en douceur et subtilité. (...)
Tous évoluent autour d’un récit malin, parsemé de dialogues canailles qui ont fait la marque du réalisateur. On perd un peu en sorties cultes, et forcément mémorables, mais le ton est là, il y a de la finesse et de la douceur dans la robe de répliques suaves, qui oscillent entre douceur ou acidité sur un ensemble forcément décalé. Avec intelligence Woody Allen constitue une histoire où ses personnages évoluent une fois de plus de manière originale sur le plan sentimental, mais cela fait longtemps qu’on n’avait pas vu autant de classe chez le metteur en scène.
Bien sûr l’univers jazz dans lequel se situe le swing sonore du film est pour quelque chose dans son empreinte finale, et contribue à baigner le spectateur dans les années 30 new-yorkaises, autant dans la démesure que dans la mansuétude.
A se demander si en retrouvant ses terres, loin d’une Europe où il s’est parfois madérisé, Woody Allen ne se redécouvre pas l’envie de faire des films comme il les aime. Prendre son temps et celui de ses personnages pour offrir un joli moment de cinéma d’une classe folle, suave, ronde, en atteste ce montage final, ce dernier plan, qui dénotent toute la finesse et justesse d’un auteur qu’on n’avait pas vu en aussi bonne forme depuis des années sur le terrain de l’amour et de la complexité des sentiments, même simplistes. Comme si c’était à New-York que le café s’avérait finalement le plus corsé.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2016
Café Society est un bon et beau film. L’un des plus prolifiques et des plus grands maîtres du cinéma revient pour sa cuvée annuelle et pour également maintenant depuis un moment sa cuvée cannoise que l’on se délecte toujours avec un certain plaisir. Il nous sert donc un beau film mélancolique, grave et triste, sur le thème du ratage amoureux. Bobby, petit gars de Brooklyn, tente sa chance à Hollywood où son oncle Phil est agent de stars. À la suite d’un chagrin d’amour, il rentre à New York et devient manager du cabaret de son frère gangster. Présenté en sélection officielle hors compétition faisant office du film d’ouverture au 69ème Festival De Cannes en 2016, avec de très bonnes réactions dans l’ensemble.
On y parle de meurtre et de faute, de judaïsme et de show business. Le film se déroule entre Los Angeles et New York dans les années 30, dans les milieux du cinéma et des cabarets. La reconstitution en est d’ailleurs somptueuse. Le cinéaste américain excelle encore dans cette œuvre où son sens du récit, ses bons mots et son humour très appréciable ici, servis par la fluidité de sa mise en scène, nous font passer un charmant moment en très bonne compagnie.
Moi qui ne suis pas un adepte du jazz, la bande son très jazzy qui compose le métrage est de toute beauté et donne l’ambiance parfaite qu'il lui faut.
Le réalisateur Woody Allen que l’on pourra bientôt appeler Woody Alien de par son âge, nous revient pour son 47ème long métrage avec une nouvelle réussite, une réalisation léchée et superbe, ainsi que des décors splendides. Le casting fait des étincelles avec, Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Steve Carell, Blake Lively, Corey Stoll, Jeannie Berlin, Ken Stott, Parker Posey tous très bons.
Une œuvre délectable tout comme cette tasse de café dans la haute société.
Ma note : 7.5/10 !
Edouard H
Edouard H

83 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2016
Encore un bon Woody Allen. On reconnait la patte du cinéaste : très bien filmé, très bien joué, des acteurs au top, très bien tourné, bien mené de A à Z. Cependant, un léger moins par rapport à son précédent et excellent "Homme irrationnel", de "Minuit à Paris", et encore plus loin de ses chefs d'oeuvres "Scoop", "Match Point" ou encore le sublime "Vicky Christina Barcelona". Bref, tout de même un très bon Woody Allen, à voir si l'on est un fidèle du cinéaste !
jaja77
jaja77

75 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2016
une très bonne comédie romantique de "woody allen" porté par de bons acteurs tous justes et convaincants les uns les autres. kristen steward est sublime et fait grande femme dans ce film ça lui va à ravir. tout est parfait les acteurs le scénario la mise en scène les décors la musique pour en faire un film original et parfait. à voir et revoir sans hésiter.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2016
Woody Allen à presque son meilleur, 2 excellents jeunes acteurs en pleine lumière et Steve Carell en cerise sur le gâteau pour une comédie romantique très élégante et divertissante. Un cocktail gagnant.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2016
Un Woody Allen du meilleur cru... Alors, évidemment lorsque vous êtes une fan de Woody, cela ne peut être qu'un immense plaisir et ce, d'autant, que les jeunes acteurs de ce film sont, en tout point, en adéquation avec leur génial réalisateur.
vic-cobb
vic-cobb

38 abonnés 63 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2016
La bande annonce m'avait donné de grands espoirs : De par son rythme et sa musique, j'attendais Café Society avec impatience, espérant qu'avec ce film Woody Allen réussisse à remonter la pente, en quelque sorte, car depuis Minuit à Paris, je n'ai pas eu de coup de cœur, et je n'ai, au contraire, pas vraiment apprécié certain de ces derniers films ! M'enfin bref, c'est donc avec de grandes attentes que je suis aller voir ce film, qui s'avère finalement, assez sympathique mais qui ne m'a pas entièrement convaincu : L'ambiance générale du film (la superbe photographie, la bande son typique des films de Woody Allen, les décors et les costumes de l'époque) est très chaude et appréciable, le casting l'est tout autant, et certaines répliques sont très bien écrites et sont très drôles ! Cependant, j'ai trouvé le développement assez long pour finalement finir un peu en queue de poisson : On est un peu laissé sur sa faim ! De plus, je n'ai pas accroché à la présence du narrateur, qui n'est autre que Woody Allen... Mais en y repensant, ce dernier avait dit dans une interview qu'il avait fait Café Society de la même manière qu'un livre, donc la présence d'un narrateur omniscient n'est pas hors-propos, mais cela est assez surprenant dans un Woody Allen ! En tout cas, les scènes avec le grand frère et celles avec les parents de Bobby sont particulièrement drôles car, un peu comme les parents du réalisateur, les deux n'arrêtent pas de se chamailler ! Café Society est un film plaisant à regarder, un peu dans la veine de Magic in the Moonlight, mais reste quand même une petite déception pour moi car, encore une fois, je m'attendais à un nouveau coup de cœur ! 5.5/10 !
eliacam
eliacam

24 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2016
Nostalgique certainement, un film qui se passe dans les cabarets des années 30 ou 40 bercées par les refrains du jazz que tout le monde aimait à l'époque comme il le fait dire à un de ses acteurs, tout le monde sauf 1 personne, Vonnie l'héroïne du film, la sublissime Kirsten Stewart.

Mélancolique aussi, bien plus mélancolique que comique. il y a bien sur qq dialogues savoureux entre les parents de Bobby Dorffman, juifs new yorkais, mais ce n'est pas un film où on rit beaucoup et même de moins en moins au fur et à mesure qu'avance le film et qu'on sent s'installer une douce mélancolie sur la vie qui passe et avec elle les amours possibles ou impossibles ...

Une scène ratée à mon avis, râtée et inutile celle où Bobby Dorffman invite une prostituées chez lui au début du film. La scène est mal filmée, mal jouée et en plus elle ne sert à rien au reste du film. Elle aurait dû être coupée au montage. D'où le 3.5, sinon c'était 4 !!
gimliamideselfes

3 442 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2016
Woody ne s'arrête jamais et c'est ça qui est bien avec lui. Un film est un peu décevant, il y en a déjà un autre qui est prêt à sortir. Ici on retrouve Jesse Eisenberg, qui joue à nouveau avec Kristen Stewart (le duo fonctionne vraiment bien, ça donne envie de voir American Ultra), en véritable relève de Woody Allen lui-même (bien que ce rôle soit peut-être un peu partagé avec le beau-frère intello). Alors certes, dans quasiment tous ses films Eisenberg est un peu gauche, un peu anxieux, mais là ça fonctionne d'autant mieux que le personnage évolue. Et c'est tout le sujet du film "grandir".

On quitte alors un peu les types brillants, nihilistes et cyniques des deux films précédents pour suivre l'histoire de ce juif new yorkais qui débarque à Hollywood. Personne qui va donc grandir, évoluer, au fur et à mesure de ses rencontres, comme on le fait tous. Alors peut-être que j'ai la mémoire sélective, mais j'ai l'impression que c'est une première pour Woody Allen, du moins à ce point.

Parce que ce qui rend le film bon, pas excellent, juste bon, c'est de réussir à nous montrer comment on se comporte en fonction d'avec qui on est et comment finalement le temps détruit beaucoup de choses, mais ne détruit peut-être pas tout non plus.

Woody Allen a cette capacité à filmer les actrices pour les rendre magnifiques, qui n'est pas tombé amoureux d'Emma Stone dans Magic in the Moonlight ? On est ainsi immédiatement dans la tête du personnage qui rencontre une fille merveilleuse, bien trop belle pour être dans cet habit simple d'une secrétaire des années 30. On voit ce qu'il voit et on sent ce qu'il ressent. Ce qui permet l'immédiate empathie avec ce personnage gauche.

Mais le film ne s'arrête pas là, tout comme le film précédent, la relation évolue. Et j'aime beaucoup cette scène au bar, où les mois ont passé et Stewart se met à parler comme une bourgeoise vaine et superficielle, l'éclairage me semble bien plus sobre, l'étincelle n'y est plus.

Et c'est ça la force du film, réussir à capter ce moment où l'on se rend compte que la personne a trop changé, que ce qui était a disparu et que peut-être ce qui a été vécu ne valait rien. Triste. On se rend compte de l'influence du milieu et que, heureusement, il reste malgré tout une étincelle lorsque cette personne sort de son milieu... Mais que choisir c'est renoncer... et ce qui a été fait ne peut être défait, les engagements pris ne se laissent pas rompre si facilement, ou alors juste le temps d'un verre, au petit matin, avec un désir innocent, sachant que ça ne pourra pas aller plus loin... Juste pour se rappeler du goût des lèvres et ce que ça fait d'être avec l'être aimé.

Dit comme ça, le film pourrait sembler être triste, il n'en est rien. Si ce n'est pas aussi jubilatoire qu'un Whatever works, ni aussi délicieux qu'un Magic in the Moonlight, ou encore aussi délirant qu'un Minuit à Paris (ses trois films récents que je préfère, voire ses trois films que je préfère tout court, notamment pour ses deux films "français") et bien ça reste un bon Woody Allen. Certes je ne pense pas qu'il marque, mais c'est un peu plus d'une heure trente de plaisir et ceci malgré des situations pas forcément inédites (le coup de la discussion entre Carell et Eisenberg qui parlent de leurs femmes aimées...

Cependant comme souvent avec Allen, le charme, la magie opère malgré tout et arrive à animer un film qui autrement aurait été assez convenu, voire même moribond.

Finalement pour moi il y a trois catégories de films d'Allen, les très bons (les trois films précédemment cités), les moyens-bons et ceux que tout le monde aime mais qui moi m'ennuient (je pense à Blue Jasmine et d'autres trucs comme ça). Et Cafe Society appartient je pense aux moyens-bons, c'est bien, mais on sent qu'Allen peut encore mieux faire, qu'il n'a pas tout donné, que ça aurait pu être bien plus délirant, reste que j'apprécie grandement le tragique de la situation.
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2016
Bobby, un jeune new-yorkais ne s'imaginant pas d'avenir dans sa ville natale, décide de s'installer à Hollywood et se fait employer par son oncle, un important agent dans le milieu du cinéma. Afin que Bobby connaisse la ville, son oncle le met en relation avec sa secrétaire.
Woody Allen évoque essentiellement une histoire d'amour triangulaire finalement assez classique dans ce film. L’esthétique et les personnages sont très chics et dépeignent parfaitement un visage glamour mais superficiel pour le milieu hollywoodien et plus romantique pour celui de New-York. Les acteurs interprètent leur rôle très justement et correspondent très bien à l'ambiance qui se dégage de ce long-métrage.
Rainfall_Shadow
Rainfall_Shadow

49 abonnés 393 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2016
encore un exceptionnel woody Allen avec des dialogues sur mesure qui ne sont pas surfait et donnent parfois l'impression d'être au théâtre... on appréciera de ne pas tomber dans les clichés de la comédie romantique grotesque et de rester dans le mordant, le grinçant ! un chef d'oeuvre réussi avec brio
titicaca120

434 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2016
une mise en scène , les décors , la photo , tout est parfait, la bande son jazzy est excellente.
et un quatuor amoureux qui nous fait découvrir les affres des choix délicats à faire.
Kristen Stewart métamorphosée est sublime quand a Blake Lively c'est le summum de la beauté.
on se retrouve sur la côte ouest et à New York magnifiquement filmé.
Monsieur Woody Allen reste un incontournable du septième art.
vidalger

380 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2016
Le Maître a parlé ! Par quelque bout que l'on regarde ce film, on est bien obligé de tirer son chapeau. Que ce soit la qualité technique - une image numérique somptueuse -, la musique, le montage, la reconstitution de l'époque mythique de l'entre-deux guerres, il faut considérer que Woody Allen nous livre ici son film-testament. Celui qui regrouperait toutes les recettes de ses précédents chefs d'œuvre. Toutes les obsessions de ce réalisateur, tous les bonheurs et l'humour dont il nous gratifie régulièrement, de la famille juive à l'ambiance des grands studios hollywoodiens, des gangsters minables aux belles stars des années folles, sont bien ici présents et l'on se plaît à retrouver ce directeur d'acteurs exceptionnel. La belle histoire d'amour qui nous est contée est simple et lumineuse comme cette paire de belles dames entre lesquelles notre héros ne cesse d'hésiter. Interprétation et casting parfaits. Du grand art.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2016
On ne va pas se mentir, on s’ennuie quelque peu dans cette dernière cuvée Allen. Les costumes, l’ambiance chic des clubs, toute cette mondanité, c’est bien jolie, mais ça finit par nous rendre placide. Surtout que l’intrigue (un juif des années 30 tente sa chance à Hollywood et tombe amoureux de la maîtresse de son oncle), soigneusement écrite, ne laisse aucune place au doute. Le triangle amoureux y est clairement identifiable, le profil de notre héros est aussi transparent qu’un verre de cristal lors d’une soirée huppée.

Et pourtant, c’est là que la magie du cinéaste, maintenant octogénaire, intervient. Son message, éclatant de simplicité, est aussi lourd et futile que l’existence. Le temps passe, les gens changent, sans s’en apercevoir, et les choix qu’ils font resteront à jamais gravés dans le marbre. Si la morale n’est pas nouvelle, elle a le mérite d’être exposée à la perfection. Avant de laisser nos personnages, la caméra se déplaçant judicieusement autour de ces deux amants souligne leur amertume teintée d’une certaine nostalgie du bon vieux temps.

En jeune homme naïf et éperdument amoureux, Jesse Eisenberg est tout bonnement impeccable. Son habituelle vivacité de jeu est au service de ses sentiments et fait de lui un personnage sincère et empathique. Face à lui, Kristen Stewart n’a jamais été aussi rayonnante. Elle le doit beaucoup à la lumière de Storaro (Apocalypse Now), captant les nuances d’un temps ancien et des couleurs aussi chaudes que de doux souvenirs racontés au coin du feu.

Alors peut-on combattre les années qui s’écoulent ? Impossible, nous affirme le réalisateur désabusé. « Les rêves restent des rêves », point final. Le fait qu’il capte cela avec une âpre légèreté renforce d’autant plus le côté sombre et implacable de cette chute. Qui laisse forcément pensif.
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