La Cible humaine
Note moyenne
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24 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 avril 2012
Voilà un western à la fois classique, avec un aspect psychologique intéressant et un cachet particulier. En effet, l'histoire d'un célèbre gunfight, qui veut se retirer et mener une vie tranquille, sort un peu de l'ordinaire. Henry King conduit ce scénario de main de maître. Gregory Peck est magistral dans la peau de Jimmy Ringo.
La scène avec la cohorte de mégères moralistes qui intervient de manière impromptue dans le bureau du shérif est particulièrement amusante. A noter, l'apparition de Karl Malden, dans un rôle de barman hypocrite. Il se dégage une sensibilité et une morale qui rendent ce film d'une rare intelligence.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 117 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2012
On retrouve une nouvelle fois le personnage du tueur cynique dans cet excellent western d'Henry King. "Cet homme là est condamnè à mordre la poussière": c'est en ces termes que le tueur annonce le destin de Ringo alias Gregory Peck, qui a voulu devenir le meilleur tireur du Far West! Ce hèros taciturne excite la jalousie de ses rivaux qui le poursuivent impitoyablement dans le but de l'abattre en combat singulier pour lui reprendre son titre! Alors qu'il a dèjà sa renommèe et qu'il recherche à refaire sa vie, Peck est provoquè en duel dans un saloon, où la prèdiction du jeune tueur s'accomplit: Ringo "mords la poussière". Tout le talent de King est là, dans un final inoubliable! Etre le tireur le plus rapide de l'Ouest, jusqu'au jour où on l'on trouve à son tour une gâchette plus rapide que la sienne, tel est le thème de ce western bien fait avec un talent indiscutable dans la mise en scène où Peck, comme dans le mythique "Johnny Guitar" rèalisè quatre ans plus tard, conserve les gestes, les façons et les manies du professionnel! A noter la superbe photo en noir et blanc qui prouve que la couleur n’est pas vraiment nècessaire ici...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le générique de début présage d'un western relativement classique: un fier cavalier dénommé Jimmy Ringo parcourt seul sur sa monture un vaste désert. Il a tout de l'archétype du justicier solitaire et, est pour cause considéré par certains comme le meilleur tireur de l'ouest. Cette image de départ s'estompe progressivement lorsqu’on découvre que dans le star-system des cow-boys, un bon tireur est aussi un meurtrier. L'entrée conventionnelle de Jimmy dans un saloon sert à caractériser cet état des choses ainsi qu’un éternel recommencement. Une fois encore, un gosse avide de gloire le défie et une fois encore, pour se défendre, Jimmy le tue et est obligé de fuir. D'abord intrigué par cette opération de démythification, on se trouve vite embarqué dans un suspens qui prend la forme d'une course contre la montre. Poursuivi par des cavaliers revanchards et risquant par sa venue dans une petite bourgade d’éveiller d’autres rancoeurs, Jimmy n’a que peu de temps pour revoir sa femme et son fils. Le film a le mérite d'inverser les conventions spectaculaires du genre, en réduisant presque essentiellement le champ des évènements au microcosme d’une petite ville où le personnage n’exerce que peu ses talents de tireur. Il gagne en consistance grâce à ce qui se dit autour de lui et grâce au jeu habité de Gregory Peck qui rend parfaitement compte de l’intention de son personnage de rompre avec son passé. Ce héros en quête de rédemption acquiert une dimension tragique, condamné à traîner dans ses errances, une mauvaise réputation qui le confronte sans cesse à un choix insoluble: Tuer ou être tué. En faisant de ce risque permanent, le pivot de l’intrigue de « La Cible Humaine », Henry King affirme un parti pris intimiste qui délaisse toute volonté d’en rajouter dans l’action au profit d’une tension accrue. En somme, si les bouches parlent plus que les flingues, l’histoire et le personnage sont suffisamment passionnants pour tenir en haleine. Un grand bravo.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juillet 2012
Magnifique chef d'oeuvre que "gunfighter" ou "la cible humaine" (d'ailleurs cette fois le titre en Français est très très bon). Une fois de plus, le demi-Dieu Gregory PECK interprète divinement bien son personnage, celui d'une légende vivante malgré lui nommée Jimmie Ringo. L'homme considéré comme le tireur le plus rapide de l'Ouest va être rattrapé par sa réputation et partout ou il passe, des hommes veulent être celui qui a tué Jimie Ringo. Son errance le mène à Cayenne là ou vis sa fiancée et son fils qu'il n'a pas vu depuis 8 années. Malheureusement il semble comdamné à une traque sans fin. 5/5
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2020
L’aura de Gregory Peck dans le domaine du western n’atteint pas celles de John Wayne, Gary Cooper, Clint Eastwood ou même James Stewart. Pourtant il y œuvra avec conviction à dix reprises. « Duel au soleil » (King Vidor en 1946), « La ville abandonnée » (William Wellman en 1948), «Les grands espaces » (William Wyler en 1958), «Los Bravados » (Henry King en 1958) ou encore « la cible humaine » (Henry King en 1950) sont régulièrement cités dans les anthologies du genre. Idem pour Henry King qui au contraire de John Ford, Howard Hawks, Anthony Mann, Budd Boetticher ou William A. Wellman compte peu de westerns au sein de sa prolifique filmographie commencée au temps du muet. Les deux hommes qui travaillèrent ensemble à six reprises ont dès leur deuxième collaboration en 1950, uni leurs talents pour proposer avec « La cible humaine » une tragédie épurée et réaliste visant à déconstruire le mythe du hors-la-loi, ouvrant ainsi la route au subversif mais un peu empesé «Le Gaucher » d’Arthur Penn (1957). Le mythe en question fait partie de la geste westernienne mais il n’occupe pas si souvent que cela la place centrale d’un film. C’est André de Toth qui en aurait eu l’idée, ayant remarqué que des acteurs comme Clark Gable ou Errol Flynn étaient régulièrement défiés par de jeunes hommes mettant en doute la virilité qu’ils affichaient à l’écran. Il en fit part à son ami le scénariste William Bowers qui avait eu une discussion sur le même sujet avec Jack Dempsey, ex-champion du monde de boxe dans la catégorie poids lourds. Un scénario est alors vite rédigé par Bowers. Sous l’égide de la Columbia, le projet est proposé à John Wayne qui le refuse à cause de son inimitié avec Harry Cohn, le patron du studio. Les droits sont ensuite rachetés par la Twentieth Century Fox. Gregory Peck est positionné sur le rôle principal. Henry King, réalisateur maison qui vient de travailler avec Peck sur « Un homme de fer » dirigera le film. La gâchette rapide incarnée par Peck est inspirée de Johnny Ringo, cousin des frères Younger, ennemis de Doc Holiday et des frères Earp. L’homme qui lors du générique avance sur son cheval dans la noirceur de la nuit ne semble pas serein mais plutôt comme en cavale. C’est en vérité sa réputation qu’il fuit, retournant là où il a depuis plus de six ans laissé sa femme et son fils. La photographie crépusculaire du grand chef opérateur Arthur C. Miller ne laisse guère de doute sur la tonalité du film qui s’annonce. Inutile de tenter de se rendre anonyme, les affiches placardées dans tous les villages identifient aussitôt ces hors-la-loi devenus des héros pour les enfants, des épouvantails pour le quidam moyen et des cibles pour les plus jeunes en quête de gloire. C’est comme un rituel à chaque village traversé. L’inconscient qui perd la vie en provoquant le défi au saloon, les adultes raisonnables quittant à pas de loup les lieux de l’affrontement, les enfants quittant la classe pour guetter chacune des apparitions de leur idole et enfin le shérif désemparé tentant d’obtenir au plus vite l’évacuation du problème vers un autre village. spoiler: Jimmy Ringo (Gregory Peck) est fatigué de cette roue qui tourne de plus en plus vite à mesure que presque mécaniquement sa réputation grandit, ne lui laissant plus comme horizon que la balle qui l’atteindra au mieux de face par un plus rapide que lui ou au pire dans le dos
. Avec une économie d’effets alliée à un sens du tragique qui lui est propre Henry King décrit sans rien omettre la soumission de cet homme à un destin qu’il ne maîtrise plus à force de l’avoir trop provoqué. Il confirme avec ce film complétement maîtrisé son statut de très grand réalisateur qui lui a quelquefois été contesté par la critique française. Quant à Gregory Peck dont Darry Zanuck pensait que son physique de professeur d’université lui interdisait ce type de rôle, il est parfait affublé d’une moustache qui lui donne la gravité nécessaire pour retranscrire le fatalisme de celui qui se sait devenu une cible de foire. Il s’est dit que Zanuck, horrifié à la vision des premières bobines aurait exigé que l’ensemble des scènes soient retournées avec Peck sans sa moustache. Heureusement, King et Nunnally Johnson, le producteur intriguèrent de concert pour convaincre le mogul que l’équilibre financier du film en serait gravement compromis. Les chefs d’œuvre du cinéma tiennent parfois à peu de chose. Ici à la ténacité, à la ruse mais surtout au talent d’Henry King.
this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2016
Superbe western sur un sujet trop peu souvent traité à l'époque avant de devenir un cliché (ce qui n'est pas forcément vrai). G. Peck prête son immense talent à ce personnage marqué par la violence et surtout par les conséquences parfois inattendues de ses "exploits". Fuyant la bêtise et la violence, il décide de renouer avec ce qui le rattache à son statut d'être humain : l'amour et une possible paternité. Se déroulant presque en temps réel et à l'intérieur d'un saloon (la moitié du film au moins), ce western peu mouvementé mais non dénué de tension ou de rythme, est une petite merveille du genre. La mise en scène travaille énormément les arrières-plan, avec les figurants qui s'effacent au fur et à mesure de la montée de la tension, évoquant aussi avec savoir-faire la solitude de son "héros", la plupart du temps seul dans le cadre. On retrouve autour de multiples personnages marquants et remarquablement bien interprétés tandis que le drame, inexorable, se noue peu à peu. Un film magnifique, émouvant, prenant et bénéficiant d'une belle qualité d'écriture, un petit bijou du genre qui installe définitivement Peck comme un acteur majeur. D'autres critiques sur
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2015
Archétype du sur-western, ce film est un remarquable portrait de pistolero déchu, au seuil de la mort, campé par Gregory Peck qui livre une de ses meilleures prestations, broyé par la fatalité et l'oppression du destin. C'est un western psychologique d'une sécheresse voulue où Johnny Ringo est le desperado tragique, fatigué et las d'affronter ces godelureaux qui le défient afin de se faire une réputation. Henry King confère à ce thème du tueur usé, prisonnier de sa célébrité et contraint de toujours tuer pour survivre, une grandeur sereine dans le mythe de l'Ouest qui se meure, car ce n'est plus le western flamboyant à la gloire du vieux Far West, mais une oeuvre amère et désenchantée..
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mai 2018
La première heure comprend son lot d'idées intéressantes malheureusement noyées dans beaucoup de bavardage, il faut dire aussi que Grégory Peck est très monolithique et se fait voler la vedette pas un étonnant Millard Mitchell. La dernière partie tourne carrément au naufrage, Helen Westcott n'arrivant pas à donner correctement la réplique à Peck, et comme si ça ne suffisait pas on nous impose une mièvrerie avec un petit niard tête à claques. Quant à la mort de Peck qui aurait pu être grandiose, elle vire au mauvais théâtre.
Alasky

454 abonnés 4 524 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2012
Pas incontournable mais The Gunfighter est un western de qualité que les amateurs du genre apprécieront.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2010
The Gunfighter est un western sympathique sans plus, effet si Gregory Peck rempli bien l'écran on peut reprocher au film un certain classicisme que ce soit dans le scénario ou dans la mise en scène. Le film comporte peu d'action et aurait donc dû jouer la carte de la tension pour accrocher le spectateur comme son confrère High Noon sorti deux ans plus tard et placé depuis au panthéon des western. Autre défaut de The Gunfighter est l'absence de musique durant le film, pratique courante à l'époque où on utilisait la musique uniquement pour ouvrir et terminer le film, c'est dommage... Au final on passe un moment sympathique mais on regrette de passer à côté de l'excellent film que cela aurait pu être...
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2012
Dans cet excellent western d’Henry King, Gregory Peck fait preuve de son charisme légendaire dans le rôle de Jimmi Ringo, un homme qui est considérer comme étant un des meilleurs tireurs de la region et qui est constamment défier par des hommes qui veulent se mesurer à lui. Si ce western ne possède pas beaucoup d’action, il n’empêche pas d’être bien passionnant à visionner, grâce à la très bonne tenue de son casting et aussi par rapport à la grande qualité de sa mise en scène, qui nous propose tout de même un excellent suspense.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2015
Un Western moralisateur, fondé sur un ressort incompréhensible pour les Européens: Savoir à tout prix qui est le meilleur tireur ! Comme c'est un western à message, c'est un peu lent et très bavard, assez prévisible aussi ! Gregory Peck est loin d'avoir son charme habituel !
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2022
Excellent western, crépusculaire. Le mythe de l'ouest en prend un coup... Gregory Peck est parfait, et le reste du casting est de qualité. Encore un bon western, et un bon film tout court.

Décidément, le genre du western est particulièrement riche en bons films. C'est amusant de voir Gregory Peck dans un rôle inhabituel (pour moi en tout cas qui le connais peu) de « tough guy » taciturne et bourru. Mais le côté tragique de son rôle lui donne une toute autre dimension, comme à tout le film, qui sonne comme la fin d'un ouest américain héroïque...

Un très beau western crépusculaire, proche du Train sifflera trois fois, de L'Homme qui tua Liberty Valence ou, dans un style plus moderne, de Seuls sont les indomptés.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2023
Un Grégory Peck archi crédible en Jimmy Ringo, meilleur tireur de l'ouest, jalousé par tous les jeunes morveux du coin qui voudrait prendre sa place et connaître sa gloire, poursuivi par une tripotée d'individus revanchards ou encore harcelé par la gente féminine de la ville outrée par la présence d'un tel individu (pour la petite touche humoristique).
Alors qu'il ne demande qu'à avoir la paix et retrouver sa femme et son fils (perdus de vue suite à une affaire qui a mal tournée), il peine à atteindre son but.
il est pourtant épaulé par le shérif qui est joué avec brio par Millard Mitchell, les 2 étant liés par une belle complicité (ce dernier étant un de ses anciens compagnons).
Henry King réalise un bon western, relativement court mais efficace, sur le thème de la rédemption, quête souvent inaccessible.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2017
La conquête de l'Ouest n'aura jamais terminé de me réserver de bonnes surprises, et La Cible Humaine en fait assurément parti, sachant allier classicisme et un brin de modernité avec un aspect psychologique particulièrement intéressant.

Il est ici question d'un fameux tireur tentant de fuir sa réputation, mais évidemment ce ne sera pas aussi simple, et l'oeuvre mêle habilement vengeance, remise en cause et recherche d'un passé et d'une vie qui nous a échappé. Henry King n'hésite pas à égratigner les légendes de l'Ouest en mettant en avant un remarquable tireur voulant se retirer et mener une vie tranquille, regrettant même ses actes.

Le début est assez rapide, comme le film en général d'ailleurs, et Henry King rentre directement dans le vif du sujet, dès la première séquence dans le bar, déjà remarquable et tout en maîtrise. Il mène avec brio le scénario, sachant en faire ressortir tout l'intérêt et l'intelligence, voire même un peu d'émotion tant on arrive à s'attacher à ce personnage principal, ainsi que quelques secondaires. Il y a une vraie sensibilité dans la description de Jimmy Ringo, aussi dû à la mise en image où chaque geste ou regard compte.

Mettant en avant la façon dont une réputation peut être lourde à porter, et trompeuse, Henry King ne commet aucune faute ou excès, tout semble juste, parfois simple ce qui en fait aussi sa beauté et on se retrouve immergé dans ce western, ainsi que dans sa communauté qui ne manque pas de charme, d'humour et même de vérité. Gregory Peck prouve, à nouveau, quel immense acteur il était en livrant une forte, sensible et juste composition, tandis qu'il est aussi bien entouré.

Une oeuvre surprenante, notamment par son intelligence et sa justesse, où Henry King égratigne l'Ouest pour mieux en faire ressortir une émotion et sincérité, le tout emmené par un immense Gregory Peck, parfaitement taillé pour ce rôle.
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