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    La Cible humaine
    note moyenne
    3,9
    78 notes dont 20 critiques
    répartition des 20 critiques par note
    4 critiques
    11 critiques
    1 critique
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    20 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 4 avril 2012
    Voilà un western à la fois classique, avec un aspect psychologique intéressant et un cachet particulier. En effet, l'histoire d'un célèbre gunfight, qui veut se retirer et mener une vie tranquille, sort un peu de l'ordinaire. Henry King conduit ce scénario de main de maître. Gregory Peck est magistral dans la peau de Jimmy Ringo. La scène avec la cohorte de mégères moralistes qui intervient de manière impromptue dans le bureau du shérif est particulièrement amusante. A noter, l'apparition de Karl Malden, dans un rôle de barman hypocrite. Il se dégage une sensibilité et une morale qui rendent ce film d'une rare intelligence.
    catmat
    catmat

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Le générique de début présage d'un western relativement classique: un fier cavalier dénommé Jimmy Ringo parcourt seul sur sa monture un vaste désert. Il a tout de l'archétype du justicier solitaire et, est pour cause considéré par certains comme le meilleur tireur de l'ouest. Cette image de départ s'estompe progressivement lorsqu’on découvre que dans le star-system des cow-boys, un bon tireur est aussi un meurtrier. L'entrée conventionnelle de Jimmy dans un saloon sert à caractériser cet état des choses ainsi qu’un éternel recommencement. Une fois encore, un gosse avide de gloire le défie et une fois encore, pour se défendre, Jimmy le tue et est obligé de fuir. D'abord intrigué par cette opération de démythification, on se trouve vite embarqué dans un suspens qui prend la forme d'une course contre la montre. Poursuivi par des cavaliers revanchards et risquant par sa venue dans une petite bourgade d’éveiller d’autres rancoeurs, Jimmy n’a que peu de temps pour revoir sa femme et son fils. Le film a le mérite d'inverser les conventions spectaculaires du genre, en réduisant presque essentiellement le champ des évènements au microcosme d’une petite ville où le personnage n’exerce que peu ses talents de tireur. Il gagne en consistance grâce à ce qui se dit autour de lui et grâce au jeu habité de Gregory Peck qui rend parfaitement compte de l’intention de son personnage de rompre avec son passé. Ce héros en quête de rédemption acquiert une dimension tragique, condamné à traîner dans ses errances, une mauvaise réputation qui le confronte sans cesse à un choix insoluble: Tuer ou être tué. En faisant de ce risque permanent, le pivot de l’intrigue de « La Cible Humaine », Henry King affirme un parti pris intimiste qui délaisse toute volonté d’en rajouter dans l’action au profit d’une tension accrue. En somme, si les bouches parlent plus que les flingues, l’histoire et le personnage sont suffisamment passionnants pour tenir en haleine. Un grand bravo.
    Estonius
    Estonius

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    2,5
    Publiée le 13 mai 2018
    La première heure comprend son lot d'idées intéressantes malheureusement noyées dans beaucoup de bavardage, il faut dire aussi que Grégory Peck est très monolithique et se fait voler la vedette pas un étonnant Millard Mitchell. La dernière partie tourne carrément au naufrage, Helen Westcott n'arrivant pas à donner correctement la réplique à Peck, et comme si ça ne suffisait pas on nous impose une mièvrerie avec un petit niard tête à claques. Quant à la mort de Peck qui aurait pu être grandiose, elle vire au mauvais théâtre.
    Alasky
    Alasky

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    2,0
    Publiée le 5 avril 2012
    Pas incontournable mais The Gunfighter est un western de qualité que les amateurs du genre apprécieront.
    Danny Wilde
    Danny Wilde

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    4,0
    Publiée le 6 mars 2015
    Archétype du sur-western, ce film est un remarquable portrait de pistolero déchu, au seuil de la mort, campé par Gregory Peck qui livre une de ses meilleures prestations, broyé par la fatalité et l'oppression du destin. C'est un western psychologique d'une sécheresse voulue où Johnny Ringo est le desperado tragique, fatigué et las d'affronter ces godelureaux qui le défient afin de se faire une réputation. Henry King confère à ce thème du tueur usé, prisonnier de sa célébrité et contraint de toujours tuer pour survivre, une grandeur sereine dans le mythe de l'Ouest qui se meure, car ce n'est plus le western flamboyant à la gloire du vieux Far West, mais une oeuvre amère et désenchantée..
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,5
    Publiée le 22 novembre 2012
    Dans cet excellent western d’Henry King, Gregory Peck fait preuve de son charisme légendaire dans le rôle de Jimmi Ringo, un homme qui est considérer comme étant un des meilleurs tireurs de la region et qui est constamment défier par des hommes qui veulent se mesurer à lui. Si ce western ne possède pas beaucoup d’action, il n’empêche pas d’être bien passionnant à visionner, grâce à la très bonne tenue de son casting et aussi par rapport à la grande qualité de sa mise en scène, qui nous propose tout de même un excellent suspense.
    ASSRANCETOURIX
    ASSRANCETOURIX

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    2,5
    Publiée le 22 janvier 2015
    Un Western moralisateur, fondé sur un ressort incompréhensible pour les Européens: Savoir à tout prix qui est le meilleur tireur ! Comme c'est un western à message, c'est un peu lent et très bavard, assez prévisible aussi ! Gregory Peck est loin d'avoir son charme habituel !
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    4,0
    Publiée le 12 avril 2013
    Ce western n’a plus la moindre chance de séduire le public des années 2010, il risque même de faire sourire jaune tant son scénario est obsolète...En 1950 il s’intégrait parfaitement à l’esprit du temps et les spectateurs aimaient ce genre de héros repenti devenu bien pensant .Comme la mise en scène est soignée avec quelques plans parfaitement réussis, d’autres fort émouvants, un noir et blanc étincelant, aucune erreur de script et comme il est toujours nécessaire avant de juger une oeuvre de la replacer dans son contexte historique, je lui accorde les 4 étoiles que je lui aurais mises à sa sortie. Il faut cependant dire que Gregory Peck n’est pas un grand comédien, qu’ il a besoin d’être dirigé avec plus de fermeté lorsque le rôle lui convient mal, Millard Mitchell (l’Appat) est meilleur que lui. Peck s’améliorera en vieillissant comme dans ‘’Les grands espaces’’ et “”l’homme sauvage’’.Je pense que Kirk Gouglas ou mieux encore Richard Widmark nous auraient tirés des larmes au final malgré le dialogue final lourdissime.
    Tony cooper
    Tony cooper

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    5,0
    Publiée le 12 juillet 2012
    Magnifique chef d'oeuvre que "gunfighter" ou "la cible humaine" (d'ailleurs cette fois le titre en Français est très très bon). Une fois de plus, le demi-Dieu Gregory PECK interprète divinement bien son personnage, celui d'une légende vivante malgré lui nommée Jimmie Ringo. L'homme considéré comme le tireur le plus rapide de l'Ouest va être rattrapé par sa réputation et partout ou il passe, des hommes veulent être celui qui a tué Jimie Ringo. Son errance le mène à Cayenne là ou vis sa fiancée et son fils qu'il n'a pas vu depuis 8 années. Malheureusement il semble comdamné à une traque sans fin. 5/5
    AMCHI
    AMCHI

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    2,5
    Publiée le 29 septembre 2006
    Avant de visionner ce western, je me doutais qu'il avait vieilli (le film date de 1950) mais la présence de Gregory Peck rehausse ce western plutôt lisse et sans grande saveur.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 31 mai 2012
    On retrouve une nouvelle fois le personnage du tueur cynique dans cet excellent western d'Henry King. "Cet homme là est condamnè à mordre la poussière": c'est en ces termes que le tueur annonce le destin de Ringo alias Gregory Peck, qui a voulu devenir le meilleur tireur du Far West! Ce hèros taciturne excite la jalousie de ses rivaux qui le poursuivent impitoyablement dans le but de l'abattre en combat singulier pour lui reprendre son titre! Alors qu'il a dèjà sa renommèe et qu'il recherche à refaire sa vie, Peck est provoquè en duel dans un saloon, où la prèdiction du jeune tueur s'accomplit: Ringo "mords la poussière". Tout le talent de King est là, dans un final inoubliable! Etre le tireur le plus rapide de l'Ouest, jusqu'au jour où on l'on trouve à son tour une gâchette plus rapide que la sienne, tel est le thème de ce western bien fait avec un talent indiscutable dans la mise en scène où Peck, comme dans le mythique "Johnny Guitar" rèalisè quatre ans plus tard, conserve les gestes, les façons et les manies du professionnel! A noter la superbe photo en noir et blanc qui prouve que la couleur n’est pas vraiment nècessaire ici...
    TCovert
    TCovert

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    4,0
    Publiée le 4 mai 2010
    The Gunfighter est un western sympathique sans plus, effet si Gregory Peck rempli bien l'écran on peut reprocher au film un certain classicisme que ce soit dans le scénario ou dans la mise en scène. Le film comporte peu d'action et aurait donc dû jouer la carte de la tension pour accrocher le spectateur comme son confrère High Noon sorti deux ans plus tard et placé depuis au panthéon des western. Autre défaut de The Gunfighter est l'absence de musique durant le film, pratique courante à l'époque où on utilisait la musique uniquement pour ouvrir et terminer le film, c'est dommage... Au final on passe un moment sympathique mais on regrette de passer à côté de l'excellent film que cela aurait pu être...
    Chrislynch
    Chrislynch

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    4,0
    Publiée le 9 mars 2011
    Attaque du mythe du héros. Le héros est la cible humaine, un mort-vivant ! Et le danger pour lui, c’est la foule, affamée de spectacle. Qu’il meurt ou qu’il vive, elle sera de toute façon rassasiée, jusqu’au prochain. Le héros se transforme en homme aux abois, en proie. C’est un magnifique scénario, très humain, qui chemine à contre-courant. A bien des égards, il préfigure « Le train sifflera trois fois ». La mise en scène qui peut paraître classique n’en reste pas moins subtile et efficace.
    bobmorane63
    bobmorane63

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    5,0
    Publiée le 25 mai 2015
    "Hey, tu sais qui est dans la ville ? Qui? Jimmy Ringo". La légende du tireur rapide à la moustache, pourtant vrai, n'est pas aussi connu que celle, par exemple, de Billy le Kid, il a tué beaucoup de Gringos qui ont voulu le défier et demeure une cible. Le cinéaste Henry King, dont c'est le deuxième long métrage que je vois après l'excellent "Les Bravados", réalise un moment de sa vie pour 1 heure 25 ou l'histoire se passe dans une ville, plus particulièrement dans un Saloon que Jimmy Ringo, ami du shérif qui lui veut du bien, le hors la loi est là pour voir sa femme et son fils. Trois hommes sont à ses trousses, les enfants du coin encerclent le Saloon pour ne rien rater des supposés événements et quelques jeunes loups veulent défier la légende. J'ai adoré ce film, je lui mets un maximum d'étoiles car c'est parfaitement maitrisé niveau tension et le héros est montré comme le titre l'indique comme "La cible humaine". Henry King est un excellent metteur en scène, il offre à Gregory Peck un grand role mémorable, d'ailleurs, je trouve étrange que ce long métrage ne soit pas plus connu. A noter dans les seconds roles la présence de Karl Malden. Un chef d'œuvre.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 13 septembre 2020
    L’aura de Gregory Peck dans le domaine du western n’atteint pas celles de John Wayne, Gary Cooper, Clint Eastwood ou même James Stewart. Pourtant il y œuvra avec conviction à dix reprises. « Duel au soleil » (King Vidor en 1946), « La ville abandonnée » (William Wellman en 1948), «Les grands espaces » (William Wyler en 1958), «Los Bravados » (Henry King en 1958) ou encore « la cible humaine » (Henry King en 1950) sont régulièrement cités dans les anthologies du genre. Idem pour Henry King qui au contraire de John Ford, Howard Hawks, Anthony Mann, Budd Boetticher ou William A. Wellman compte peu de westerns au sein de sa prolifique filmographie commencée au temps du muet. Les deux hommes qui travaillèrent ensemble à six reprises ont dès leur deuxième collaboration en 1950, uni leurs talents pour proposer avec « La cible humaine » une tragédie épurée et réaliste visant à déconstruire le mythe du hors-la-loi, ouvrant ainsi la route au subversif mais un peu empesé «Le Gaucher » d’Arthur Penn (1957). Le mythe en question fait partie de la geste westernienne mais il n’occupe pas si souvent que cela la place centrale d’un film. C’est André de Toth qui en aurait eu l’idée, ayant remarqué que des acteurs comme Clark Gable ou Errol Flynn étaient régulièrement défiés par de jeunes hommes mettant en doute la virilité qu’ils affichaient à l’écran. Il en fit part à son ami le scénariste William Bowers qui avait eu une discussion sur le même sujet avec Jack Dempsey, ex-champion du monde de boxe dans la catégorie poids lourds. Un scénario est alors vite rédigé par Bowers. Sous l’égide de la Columbia, le projet est proposé à John Wayne qui le refuse à cause de son inimitié avec Harry Cohn, le patron du studio. Les droits sont ensuite rachetés par la Twentieth Century Fox. Gregory Peck est positionné sur le rôle principal. Henry King, réalisateur maison qui vient de travailler avec Peck sur « Un homme de fer » dirigera le film. La gâchette rapide incarnée par Peck est inspirée de Johnny Ringo, cousin des frères Younger, ennemis de Doc Holiday et des frères Earp. L’homme qui lors du générique avance sur son cheval dans la noirceur de la nuit ne semble pas serein mais plutôt comme en cavale. C’est en vérité sa réputation qu’il fuit, retournant là où il a depuis plus de six ans laissé sa femme et son fils. La photographie crépusculaire du grand chef opérateur Arthur C. Miller ne laisse guère de doute sur la tonalité du film qui s’annonce. Inutile de tenter de se rendre anonyme, les affiches placardées dans tous les villages identifient aussitôt ces hors-la-loi devenus des héros pour les enfants, des épouvantails pour le quidam moyen et des cibles pour les plus jeunes en quête de gloire. C’est comme un rituel à chaque village traversé. L’inconscient qui perd la vie en provoquant le défi au saloon, les adultes raisonnables quittant à pas de loup les lieux de l’affrontement, les enfants quittant la classe pour guetter chacune des apparitions de leur idole et enfin le shérif désemparé tentant d’obtenir au plus vite l’évacuation du problème vers un autre village. spoiler: Jimmy Ringo (Gregory Peck) est fatigué de cette roue qui tourne de plus en plus vite à mesure que presque mécaniquement sa réputation grandit, ne lui laissant plus comme horizon que la balle qui l’atteindra au mieux de face par un plus rapide que lui ou au pire dans le dos
    . Avec une économie d’effets alliée à un sens du tragique qui lui est propre Henry King décrit sans rien omettre la soumission de cet homme à un destin qu’il ne maîtrise plus à force de l’avoir trop provoqué. Il confirme avec ce film complétement maîtrisé son statut de très grand réalisateur qui lui a quelquefois été contesté par la critique française. Quant à Gregory Peck dont Darry Zanuck pensait que son physique de professeur d’université lui interdisait ce type de rôle, il est parfait affublé d’une moustache qui lui donne la gravité nécessaire pour retranscrire le fatalisme de celui qui se sait devenu une cible de foire. Il s’est dit que Zanuck, horrifié à la vision des premières bobines aurait exigé que l’ensemble des scènes soient retournées avec Peck sans sa moustache. Heureusement, King et Nunnally Johnson, le producteur intriguèrent de concert pour convaincre le mogul que l’équilibre financier du film en serait gravement compromis. Les chefs d’œuvre du cinéma tiennent parfois à peu de chose. Ici à la ténacité, à la ruse mais surtout au talent d’Henry King.
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