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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 décembre 2017
Merveilleux film . Proche de l'excellent livre de Romain Gary . Pas déçue de cette adaptation. Les acteurs sont excellents. Ayant aimée le livre j'avais peur d'être déçue mais c'est une réussite. À voir absolument après avoir lu Romain Gary
Un film de plus de 2 heures (131 minutes) mais, pour autant, sans aucune lassitude. Comme en feuilletant les pages d'une autobiographie au format littéraire, on est immergé dans les scènes de vie qui se succèdent avec pour fil conducteur un amour maternel pesant, étouffant même, mais tellement généreux. L'interprétation de Pierre Niney qui, une fois de plus, se glisse dans le personnage avec un très grand réalisme est évidemment pour beaucoup dans cette adaptation de l'autobiographie éponyme de Romain Gary. Du joli travail.
quand on part d'un bouquin aussi magnifique, c'est difficile de rater un film. C'est esthétique, Pierre Niney est fantastique et continue à été l'acteur qui monte. en revanche charlotte Gainsbourg en fait des tonnes, perd son accent russe dans certaines scènes., bref n'est pas au top. on passe néanmoins un excellent mouvement, et on a envie de replonger dans tout Gary. un personnage de roman absolument fantastiqie
Un excellent film qui ne dénature pas le livre Contrairement à certaines critiques très dures,, j’ai trouvé le film excellent, fidèle au livre et traduit très bien l’ambiance de l’époque. Même si le film comporte quelques longueurs, les interprétations de Charlotte Gainsbourg et de Pierre Niney sont remarquables et mériteraient des prix. Ces deux heures 10 de film sont tellement captivants que le temps passe vite.
Trop long , trop cinematographique , ce qui fait que l'on ne sait pas si tous les episodes de la vie de gary sont vrais ou faux , romance ou fantasme. Reste quand meme quelques scenes réussis.
En (re)découvrant l’homme, Eric Barbier nous invite implicitement à faire connaissance avec le romancier. Bien qu’il n’ait que partiellement repris le roman éponyme, le cinéaste dresse un portrait semble-t-il assez fidèle de celui qui deviendra Emile Ajar après avoir été Romain Gary. Ce n’est que cet aspect là que nous visitons pendant les 130 mn d’une projection éclaire d’un cinéma éminemment populaire. De l’épistolaire à la romance amoureuse, de l’aventure au film de guerre (scènes aériennes prenantes), le réalisateur conjugue les genres et les époques avec un bonheur qui prend à témoin chaque page écrite par l’auteur de « La Promesse de l’aube ». Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney s’en inspirent pleinement et puisent au plus profond du personnage pour en faire surgir une lecture d’une vivante incarnation. Plus qu’il ne l’adapte, Barbier redonne la parole à celui qui ne voulait qu’écrire. Le cinéaste n’a pas trahi. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Superbe interprétation à travers les âges de Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg enfin débarrassée de ces cinéastes nordiques qui la rendaient hystérique gratuitement . Un film sans temps mort et sans académisme .
Pour être honnête, je suis une des rares (parmi les critiques) qui n’ait jamais lu d’oeuvres de Romain Gary, à par certains extraits lors de ma scolarité.
J’ai découvert ce film sans la référence littéraire qui s’y rattache. Je pense qu’un film et qu’un livre sont deux objets radicalement différents qu’il ne vaut mieux ne pas comparer. Le film est fait d’images et se déroule sur environ deux heures. Un livre fait de mots, de langage verbal, faisant appel à l’imagination, sur une durée bien plus longue.
Autant j’avais adoré le roman « le nom de la rose » lu sur de nombreux jours, autant j’avais adoré le film, n’ayant pourtant que peu de rapport avec le livre. Adoré en temps que film, objet cinématographique.
Le film a une dimension plus populaire que le film, mais cela n’est que positif : il peut donner envie de lire ou de relire le livre. Il peut raviver des souvenirs chez celui qui a lu le livre. Surtout il devient accessible au plus grand nombre, ce dont on ne peut que se réjouir.
Alors en temps que film, je dirais que « la promesse de l’aube » est un très bon film, romanesque, riche en péripéties, émotions, doté d’une voix off qui révèle une partie du texte et de dialogues savoureux, surtout pour la partition de Charlotte Gainsbourg, mère de Romain Gary.
Les acteurs, étonnants, portent le film à bout de bras.
Tout est un peu excessif et passionnel dans ce film, mais n’est-ce pas aussi le caractère du roman ? On ne s’y ennuie pas une seconde, entre la Pologne, Nice, Paris, l’Angleterre, l’Afrique, le Mexique ..les différentes maîtresses de Romain Gary…cet amour maternel et filial inconditionnel, excessif, sacrificiel, réciproque malgré l’étouffement qu’il peut engendrer, émouvant finalement.
Quelle vie picaresque que celle de Romain Gary ! Dans l'ensemble il ne s'en est pas fallu de grand chose, un petit je-ne-sais-quoi pour que ce film soit abouti. Il y a des longueurs (toute la première partie en Pologne, mon intérêt ne s'étant réellement éveillé qu'à l'arrivée à Nice) ; mais on se laisse finalement prendre, car c'est plutôt bien interprété et il y a également eu quelques rires dans la salle (le guacamole, la chasse au moustique). Ce film m'a suffisamment intriguée pour me donner envie de lire Gary-Ajar.
Magnifique film, à la hauteur du roman de Romain Gary. Un grand bravo à Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney pour leur interprétation remarquable, et chapeau bas à Éric Barbier d'avoir brillamment relevé le défi.
tout est réussi sauf le jeux des deux acteurs. Dommage ! Charlotte Gainsbourg : pas crédible pour deux sous dans le rôle de cette femme qui aurait mérité un vrai talent d'interprétation. Pierre Niney : je ne l'ai jamais vu aussi mauvais, il est à côté du personnage.
"La promesse de l'Aube", mon roman préféré au cinéma... Quelle aubaine ! Le livre qui m'a fait vibrer, qui m'a ému, qui m'a emballé par son écriture soignée. Le destin incroyable de ce petit Polak juif devenu Consul de France pour répondre aux rêves de sa mère, me fascine totalement. La vie de Gary est un roman fleuve. Le cinéma pouvait-il lui rendre justice ? La réponse est oui. Je suis sorti les larmes aux yeux du film "La promesse de l'Aube". Un film qui est fidèle au livre, mais qui, plus que cela, donne envie de le (re)lire. Car le film est bien sûr réducteur. Quelle histoire incroyable !... Une comédienne ratée, d'origine russe, qui tente de survivre en Pologne, en élevant seule son fils unique. Elle lui a appris le français et communique avec lui essentiellement dans cette langue. Elle porte la France au plus haut dans son échelle de valeurs. Et elle a décidé de faire de son fils le plus grand artiste dans son domaine. Et même un ambassadeur de France... Une obsession qui va le porter durant toute sa jeunesse, et être sa ligne de vie. Au point que, après avoir été Consul de France aux Etats Unis, puis le plus grand écrivain du siècle, grugeant les Jurés du Prix Goncourt en obtenant un second prix sous un pseudonyme en 1975, son but était atteint, et plus rien ne le portait : Gary s'est suicidé en décembre 1980. Charlotte Gainsbourg est parfaite en Nina Kacew, mère obsessive qu'on qualifierait aujourd'hui de brindezingue. Mais cette femme a fait de son petit Romain l'homme génial qu'il est devenu. Et puis comment ne pas être ému devant cette mère, pourtant farouchement possessive, qui incite son fils en 1940 à rejoindre de Gaulle et à continuer le combat, car "la France est en danger". C'est aussi ce qui m'a toujours fait vibrer chez Gary, c'est cette vision supérieure de la France, cet amour sans compromis de notre pays. Des étrangers fraîchement naturalisés qui aiment plus leur pays d'adoption que des Français de souche. Le film est une réussite car il sait capter le ton fiévreux, et en même temps, pétri d'humour du Gary quadragénaire racontant sa mère. Certes, il sait qu'il écrit sa propre légende et brode un peu. Mais qu'importe ! C'est le plus bel hommage d'un enfant à sa mère, la plus belle déclaration d'amour à l'auteur de ses jours. "La promesse de l'Aube" vous étreint le coeur et sera toujours à mes yeux le livre le plus abouti, nourri aux plus belles lettres françaises. D'ailleurs, le film se termine sur une citation céleste, de celles qui vous laissent sans voix et la larme à l'oeil. Gary est le plus grand...
Le scénario est riche,émouvant,truffé de scènes fortes.Charlotte Gainsbourg en mère possessive et battante est impressionnante.Pierre Niney,bien que manquant un peu d'épaisseur physique,ne démérite pas.On est heureux de retrouver çà et là des acteurs populaires et talentueux comme Jean Pierre Darroussin ou Didier Bourdon.Mais voilà même si Gary s'envole vers la fin du film dans les airs,le film ne décolle vraiment jamais.L'émotion n'intervient qu'en toute fin et encore ce n'est dû qu'au talent littéraire du héros ,auteur de lignes poignantes sur sa mère.Finalement académique et décevant.
J’ai plutôt bien aimé les films d’Eric Barbier jusqu’ici, dont les deux derniers Le serpent et Le dernier diamant. Il rate ici, à mon avis, le grand film qui aurait pu l’imposer. Pourtant, le tout est fait avec soin. La mise en scène est classique mais reste un peu trop sage. Je n'ai pas lu Romain Gary, je ne peux donc pas dire si l’adaptation est réussie ou pas. La direction artistique est très honnête à défaut d’être exceptionnelle. L'histoire est quant à elle prenante. Vingt années de la vie de l’auteur, vues sous un angle très romanesque. C’est parfois drôle, parfois sérieux, parfois léger, mais il manque une certaine émotion. L’interprétation est de qualité. Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg (agaçante au début mais de plus en plus épatante au fur et à mesure que le récit déroule) savent rendre leurs personnages attachants. Mais La promesse de l’aube manque malheureusement d’un certain souffle, d’une certaine puissance, d’une certaine fièvre, qui nous auraient donné une belle fresque passionnante. C’est dommage car il y avait vraiment de quoi. Cela se laisse tout de même regarder sans déplaisir mais ne restera pas dans les mémoires bien longtemps...