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Jonathan P
73 abonnés
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1,5
Publiée le 21 décembre 2017
Que de promesse à travers cette bande-annonce, me diriez-vous. Et vous n’avez pas tort, il y a du rythme et cela pouvait laisser présager à une aventure humaine d’un homme aux mille vies en une seule existence. Sauf que l’aube ne sait jamais lever sur le nouveau film d’Eric Barbier, réalisateur du très mauvais « Le Serpent », en 2007 et du très moyen « Le dernier diamant ». Ce film aurait pu être sauvé par sa distribution, et bien non tout le contraire, Charlotte Gainsbourg en mère hystérique, est presque insoutenable à chaque passage à l’écran. Seul répit durant le film, la présence de Pierre Niney quand il ne surjoue pas à son tour. Rien ou presque pour calmer un récit où la boîte de doliprane n’est jamais bien loin. La suite sur Boulevardducinema.com
De l'enfant qui mange ses souliers pour plaire à une fille au fou qui se met du guacamole dans les oreilles pour éviter d'entendre la Fête des morts, on a forcément un peu de mal à avoir de l'empathie pour ce personnage fantasque. Si La Promesse de l'aube fonctionne quand même pas trop mal, c'est surtout grâce au talent de Charlotte Gainsbourg. Elle incarne la mère de Romain Gary avec verve, humour et férocité. Une très belle interprétation.
Le film est léché, la reconstitution retro impeccable, les comédiens excellents, mais le film n'a pas d'âme. Il ne suscite aucune émotion. Les aventures et mésaventures de ce jeune homme couvé par sa mère et son succès littéraire nous laissent indifférents. Certains passages sont certes drôles, mais d'autres sont franchement ennuyeux. La fin sombre dans le mélo alors qu'un rebondissement pétillant aurait été le bienvenu. Un produit de consommation de demi luxe sorti pour les fêtes.
Ce film d'Eric Barbier retrace 20 ans de la vie de l'écrivain Romain Gary, tout d'abord dans les années 30 en Pologne, en passant par la Seconde Guerre mondiale puis avec le décès de sa mère. Il ne faut pas se leurrer, ce film est loin d'être un chef d'oeuvre dû en partie à ses nombreuses longueurs mais il est rehaussé par l'interprétation prodigieuse de Charlotte Gainsbourg et à un degré moindre, celle de Pierre Niney. La relation mère/fils a rarement été dépeinte avec autant d'intensité et le personnage de Romain Gary, à tous les âges, est littéralement habité par cette mère toujours dans l'excès pour pousser son enfant à entrer dans la légende. Eric Barbier réussit le pari d'adapter à l'écran une partie de la vie d'un écrivain incontournable du vingtième siècle.
Un très beau film qui nous emporte dans la vie de Romain Gary, et nous fait vivre de belles et grandes émotions. Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg sont sublimes!
J'ai vu le film en avant-première au festival de Sarlat. Je précise que je n'ai pas lu le libre dont le film est adapté. Je vais être très bref ; le film est très plaisant et très efficace grâce à un rythme soutenu.Mais la grande force du film réside dans le jeu d'acteurs, Charlotte Gainsbourg est magistrale et nous prouve une fois de plus son immense talent. Après, la réalisation est très "hollywoodienne", ce qui n'est pas nécessairement un mal, mais que les amateurs exigeants du livre pourraient ne pas apprécier. Un film à voir, donc.
Pierre Niney fait ce qu'il peut pour endosser le costume - l'étoffe - la carrure de Kacew - Gary, moi je n'y ai pas cru une seconde. Et c'est encore bien plus difficile - rigolard même pour la pauvre Charlotte Gainsbourg, dans un jeu outré qui tient plus d'un comique à la De Funès que de la fluidité d'une N. Baye ou C. Frot . . . Le film est aussi très lent - sur rythme apathique qui va légèrement s’accélérer sur sa partie finale, mais ceci est tout sauf le récit d'une vie étonnante, voire flamboyante. Bref, on regarde très vite sa montre, en constatant tout de même que certains spectateurs semblent eux totalement absorbés et enthousiastes ! Il en faut donc pour tout le monde et ce Film Grand Public risque finalement de faire mouche.
Un bon film et n'ayant pas lu le livre je ne suis pas déçu. L'interprétation des deux acteurs est excellente notamment Charlotte Gainsbourg pour qui le viellissement n'a pas du être facile à assumer à voir
Cette nouvelle version de "La promesse de l'aube" est bien moins réussie que celle avec Melina Mercouri qui avait toutes les qualités pour incarner la mère de Romain Gary comme on se plait à l'imaginer. Charlotte Gainsbourg, tout au contraire, n'est tellement pas "Le rôle", qu'à chacune de ses interventions on a envie de pouffer de rire alors que ce n'est pas le but recherché. Comment pourrait-elle être crédible en mère moralisatrice et idéaliste après tout ce qu'elle a fait auparavant, depuis le "Zeste de citron" jusqu'au "Nymphomaniac 1 & 2" ?
Si tous les films parlent d’amour, rares sont ceux qui l’abordent avec autant d’intensité. La tendresse, habituellement au centre des relations, se cache ici sous des amas de dureté, d’exigence et de sévérité. Rien n’est facile entre cette mère et son fils, et pourtant, tout semble si évident. La Promesse de l’Aube joue sur différents aspects des sentiments et les explore jusqu’à la limite qui leur est propre. C’est donc un travail minutieux et délicat qui interpelle par sa profondeur et son intelligence du cœur.
Romain Gary est revenu en force, cette année. Avec le roman de François-Henri Désérable, Un certain M. Piekielny, et maintenant avec la nouvelle adaptation de La promesse de l'aube par Eric Barbier, cinéaste plutôt ambitieux qui a malheureusement le plus souvent côtoyé l'échec. La vie de Gary a été très romanesque, on le sait, plus ou moins réinventée par l'écrivain lui-même, menteur génial. Mais qu'importe si ce qu'il raconte de sa relation fusionnelle avec sa mère dans La promesse de l'aube est enjolivée ou relève même en grande partie de la fiction. Barbier s'est attaqué à cette autobiographie sans inhibitions et il a eu raison. C'est parfois très "gros" ? Et alors, ce qu'écrivait Gary aussi ! La première partie, du côté de Wilno, est sans doute la plus laborieuse du film, cela sent trop la reconstitution et l'accent comme les changements de langage d'une Charlotte Gainsbourg inattendue, car exubérante et excessive, sont perturbants. Mais le film ne fait que s'améliorer, à mesure que la présence de la mère se fait plus lointaine, quoique toujours obsédante, et que Pierre Niney prend le rôle de Gary à son compte, lui dont on doutait que le corps frêle puisse habiter celui du futur arnaqueur du Prix Goncourt. Il est plus que crédible dans le rôle, y compris physiquement, ce qui n'est pas un mince exploit. Ecrit avec un bel art de la synthèse et la dose requise de folie, cette Promesse de l'aube, sans atteindre des sommets artistiques, mériterait un joli succès populaire. Gare au Gary !