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nicolas t.
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5,0
Publiée le 19 octobre 2016
Magnifique film en stop motion pour les enfants et adultes. émotions sur un sujet noir, autour d'enfants malheureux. Une leçon d'espoir et d'optimisme. Une réussite originale dans l'animation actuelle.
A 43 ans, le réalisateur suisse Claude Barras n’est pas un nouveau venu dans le monde du cinéma, ayant déjà à son actif un grand nombre de court-métrages d’animation. "Ma vie de courgette" est son premier long métrage et il s’agit, bien sûr, d’un film d’animation. Réalisé en stop motion, ce film est une adaptation libre de "Autobiographie d’une courgette", roman de Gilles Paris et il a été fait appel à Céline Sciamma ("Tomboy", "Bande de filles") pour l’écriture du scénario. Alors que le roman s’adressait plutôt aux jeunes adultes et aux parents, Claude Barras a souhaité que l’adaptation en film d’animation permette d’ouvrir "Ma vie de courgette" au public enfantin. Il y a 40 ans, le psychologue et pédagogue Bruno Bettelheim avait démontré dans La psychanalyse des contes de fées, que les contes n’étaient pas qu’un simple divertissement pour les enfants et qu’ils avaient un rôle important dans leur structuration psychique, leur permettant de mieux comprendre et accepter ce que la vie peut avoir de cruel. Dans un contexte contemporain, sans roi, sans reine, sans fée, c’est également le rôle que peut jouer cette histoire d'un jeune garçon de 10 ans placé dans un foyer pour orphelins, avec l’espoir qui finit par triompher. En tout cas, parents qui cherchez un film qui vous passionnera tout autant que vos enfants, aucune raison de barguigner : allez ensemble voir "Ma vie de courgette". Et, si vous n’avez pas d’enfant à portée de la main, pas de raison de vous priver de voir ce film : allez y seul(e) ou en couple ! Ce film a reçu un accueil unanimement favorable lors de sa présentation à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2016 et il a été couronné 2 fois au Festival du film d’animation d’Annecy 2016 : par le jury et par le public.
Super film ! Aussi bien pour les petits que pour les grands. L'histoire est de qualité et traite du thème pas facile de l'abandon des enfants. Un chef d'oeuvre !
Claude Barras a dit que le film est autant visible pour les petits que pour les grands. Les critiques, quant à eux, affirment que ce dessin animé est destiné (avant tout) pour les adultes. Moi, je ne comprends pas. Je ne comprends pas qui est la cible de ce film. Le dessin animé et le fait que les protagonistes soient âgés de 10 ans font croire qu'il est destiné à un public jeune de 0 à 12 ans. Les quelques notions de sexe ciblent plutôt les adolescents et la question de l'abandon et de la mort aux adultes. On m'a toujours dit: "Ami de tous, ami de personne". Le film veut avoir un public extra-élargi mais finalement il ne convainc personne avec ce mélange de genres. Certains disaient que c'était l'animation de l'année ("Ma vie de courgette" est prénominée aux Oscars!) et ben... je suis déçu.
Très beau film. Son seul défaut : être aussi court (1h06) et pourtant cette petite histoire est parfaitement construite et nous sommes réjouis en sortant de la salle d'avoir vu d'aussi belles images, émotions et entendu de si jolis dialogues magnifiquement interprétés. Bravo à tous ceux qui ont créé cette œuvre !
P.S.: aussi bien destiné aux jeunes qu'aux adultes
Une histoire avec un thème pas forcément facile à appréhender pour les plus jeunes (mais le film convient dès les 7 ans) mais traitée avec énormément de talent au niveau graphique (les plans sont cinématographiques) et un scénario ciselé. Le film est court, ce qui rend encore plus dur la séparation avec ceux qui sont devenus des copains (c'est un avis d'adulte, imaginez les enfants !) surtout que Courgette semble avoir un belle vie encore à vivre.
Icare a 9 ans et s’il ne se rend pas vraiment compte, il est maltraité par sa mère alcoolique qui le surnomme Courgette. Suite au décès de celle-ci, le jeune garçon est placé dans un foyer pour mineur. Il fait alors la rencontre d’autres enfants qui, eux aussi n’ont pas un passé des plus simples. Réalisé en stop-motion, Ma Vie de Courgette est un conte moderne sur la souffrance de l’enfance. Si Claude Barras touchera beaucoup les adultes, il emploiera le charme nécessaire pour expliquer ces moments douloureux aux plus jeunes. En effet, le dessin animé ne nous place pas dans une rêverie féérique. Bien au contraire, le cinéaste ose parle aux enfants de la maltraitance, de l’abandon, du deuil et de la solitude. Récompensé par les plus grands festivals, Ma vie de Courgette est très certainement le film d’animation le plus poignant de cette année. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
« Ma vie de courgette ». Voilà un titre qu’on n’est pas prêt d’oublier. Innovant, drôle et émouvant, le film de Claude Barras sait nous toucher en plein cœur.
Adapté du roman « Autobiographie d’une courgette » de Gilles Paris, le court long-métrage offre 66 minutes de pur plaisir aux petits comme aux plus grands ! Réalisé en stop motion (une succession de scènes où l’on filme des objets déplacés petit à petit leur donnant une impression de mouvement), le tournage a demandé un énorme temps de travail à l’équipe artistique et le résultat est vraiment épatant ! A l’heure où les studios d’animation privilégient les images de synthèse, il est bon de voir que ce type de savoir-faire ne se perd pas et au contraire, continue de nous livrer des petits bijoux dans la lignée de « Panique au village ». L’univers de « Courgette » est coloré (seul la scène du drame présentera un ciel gris) et met en exergue une histoire touchante excessivement bien écrite.
L’histoire, justement, raconte l’arrivée de Courgette à l’orphelinat « Les fontaines ». Là, il fait la rencontre de cinq autres enfants, eux aussi blessés par la vie et l’horreur du monde des adultes. Il y a Simon, une brute sensible ; Jujube le gourmand bien portant ; Béatrice, qui attend chaque jour le retour de sa maman ; Alice, jeune fille introvertie et Ahmed le petit farceur toujours de bonne humeur. Malgré leurs fêlures, ces jeunes enfants se reconstruisent jour après jour et forment une fine équipe. Mais c’était sans compter sur l’arrivée de Camille, qui viendra bouleverser leur petite vie bohème.
Claude Barras, le réalisateur du film, dit de « Ma vie de courgette » que « ce film est aussi et avant tout un hommage à tous les enfants maltraités, qui survivent tant bien que mal à leurs blessures. Avoir une bande de copains sur qui compter, tomber amoureux, et pourquoi pas, même, être heureux, mais il restera encore bien des choses à apprendre de la vie. C’est ce message, à la fois simple et profond, qu’il m’a semblé essentiel de transmettre à nos enfants ».
Celui qui nous est un habitué des courts métrages (« Chambre 69 », « Au pays des têtes », « Le génie de la boîte de raviolis ») nous livre ici un film remplit de belles valeurs comme celle du courage, de l’empathie, de l’amitié et de la tolérance.
Aidés dans leur reconstruction par la bienveillance des personnes du centre et de Raymond, l’ami policier de Courgette (doublé par le comédien Michel Vuillermoz), ces enfants s’accordent une deuxième chance de repartir sur le sentier de la vie sans jugement de leur passé (si ce n’est les quelques moqueries et paroles maladroites venues de la part de Simon), avec toute la naïveté infantile qu’ils sont en droit de posséder. Touchants, ces personnages le sont davantage grâce au doublage subtil des comédiens en herbe qui prêtent leur voix: Gaspard Schlatter, Sixtine Murat, Paulin Jaccoud, Raul Ribera…, aucun d’entre eux n’avaient jamais fait ce type de travail mais la justesse de leur interprétation donne une touche d’humanité supplémentaire aux fragiles petites marionnettes.
Même la musique de Sophie Hunger, pudique et très à propos, vient apporter son lot de tendresse dans cette histoire qui nous emporte en l’espace de quelques minutes. Sa reprise de Noir Désir « Le vent nous portera » est à l’image du long-métrage : aérien !
« Ma vie de courgette », en compétition pour cette 31ème édition du FIFF, trouve tout à fait sa place dans la « séance famille ». Sur nos écrans en octobre prochain, le film vaut véritablement la peine d’être vu avec vos petites têtes blondes ou vos élèves ! Réussi et touchant, il véhicule un message d’amour tendre et présente le monde de l’enfance avec une justesse incroyable. Son univers artistique et son sujet ouvriront les portes d’un autre cinéma à bien des publics et raviront toutes les générations de spectateurs !
Magnifique! Un exploit de réussir à faire passer autant d'émotion à travers ces pâtes modelées! L'histoire est assez simple pour être comprise par des petits, tout en étant suffisamment "profonde" pour que les plus grands ne soient pas laissés pour compte...Les personnages ont tous une histoire plus ou dramatique ou tristes comme bcp (trop) de gamins d'aujourd'hui en ont, mais, et c'est justement le point fort du film et la prouesse de truc, ça n'est pas larmoyant pour autant. On ne rigole pas aux éclats mais on en ressort pourtant heureux et souriant en se disant qu'il faut tjrs voir le verre à moitié plein, que même ds les situations les plus dures, il y a tjrs de l'espoir ... Jamais je n'aurai pensé ressentir autant d'émotion avec un film de ce genre et pourtant... A tester!
Tiré du livre "Autobiographie d’une courgette" de Gille Paris, "Ma vie de courgette" décrit avec dureté, mais plein d’un espoir émouvant, la vie dans un foyer pour enfants maltraités ou en difficulté. Claude Barras à la réalisation et Céline Sciamma au scénario traitent ce thème dur avec tendresse et humour. Servi par une très belle animation en stop motion, "Ma vie de courgette" réussit à s’adresser aux petits comme aux grands avec un regard à hauteur d’enfant mais grandement humain. Bouleversant, ce film passe par toutes les émotions pour parler de ces violences faites aux enfants.
Dramatique, triste, drôle, émouvant, poétique, naïf... bref... JUBILATOIRE. Oubliez les grosses productions. Ici, le décor ne va qu'a l'essentiel. Les voix sont posées et très juste. Un vrai vrai moment de bonheur.