Ma Vie De Courgette
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velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2016
A 43 ans, le réalisateur suisse Claude Barras n’est pas un nouveau venu dans le monde du cinéma, ayant déjà à son actif un grand nombre de court-métrages d’animation. "Ma vie de courgette" est son premier long métrage et il s’agit, bien sûr, d’un film d’animation. Réalisé en stop motion, ce film est une adaptation libre de "Autobiographie d’une courgette", roman de Gilles Paris et il a été fait appel à Céline Sciamma ("Tomboy", "Bande de filles") pour l’écriture du scénario. Alors que le roman s’adressait plutôt aux jeunes adultes et aux parents, Claude Barras a souhaité que l’adaptation en film d’animation permette d’ouvrir "Ma vie de courgette" au public enfantin. Il y a 40 ans, le psychologue et pédagogue Bruno Bettelheim avait démontré dans La psychanalyse des contes de fées, que les contes n’étaient pas qu’un simple divertissement pour les enfants et qu’ils avaient un rôle important dans leur structuration psychique, leur permettant de mieux comprendre et accepter ce que la vie peut avoir de cruel. Dans un contexte contemporain, sans roi, sans reine, sans fée, c’est également le rôle que peut jouer cette histoire d'un jeune garçon de 10 ans placé dans un foyer pour orphelins, avec l’espoir qui finit par triompher. En tout cas, parents qui cherchez un film qui vous passionnera tout autant que vos enfants, aucune raison de barguigner : allez ensemble voir "Ma vie de courgette". Et, si vous n’avez pas d’enfant à portée de la main, pas de raison de vous priver de voir ce film : allez y seul(e) ou en couple ! Ce film a reçu un accueil unanimement favorable lors de sa présentation à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2016 et il a été couronné 2 fois au Festival du film d’animation d’Annecy 2016 : par le jury et par le public.
Post-xMoVie
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11 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2016
Il ne faut pas s’arrêter à la connotation légumineuse du titre. Courgette, c’est comme ça qu’une mère appelle son fils entre deux cannettes de bière lancées au sol qu’il s’empresse de ramasser afin de faire des petites constructions. Le père est parti et n’a laissé derrière lui que l’image de ce héros fantasmé qu’on voit sur le cerf-volant de son fils. Ce cerf-volant, Icare le traîne partout d’ailleurs ; il le fait voler à deux ou trois reprises, quand l’espoir lui ouvre enfin ses portes ou qu’il réussit à s’extirper de cette enfance de malheur. Une fois sa mère « partie, au ciel », on le place dans un centre d’accueil pour enfants dont les parents ne peuvent pas s’occuper. Raymond, le policier, l’y amène et lui rend de fréquentes visites pour s’assurer que tout va bien. Les premiers temps ne sont jamais faciles : ainsi Courgette cache, derrière un mutisme persistant, son malaise et sa tristesse, se heurtant à quelques moqueries pendant ce bref temps d’intégration, après quoi il découvre les différentes manières qu’ont les autres de se protéger du désespoir. Drôle de séquence que celle où Simon, le faux caïd, la fausse grande gueule, explique au nouveau le problème de chacun. Sans s’y attarder, on découvre ces situations en étau, où l’enfant semble indésirable et plus que tout témoin de la cruauté du monde. Plutôt que d’enfoncer ses personnages, Céline Sciamma – la scénariste – les élève au rang de combattants, unis et solidaires dans la malchance, jusqu’à même atteindre les cimes du bonheur. Un message porteur d’espoir qui ne côtoie à aucun moment la niaiserie ou la facilité, bien au contraire : cette bande de gosses apprend les uns des autres dans des dialogues tendres et savoureux qui font écho à des questions d’enfant ou font rire les consciences adultes.
Sans s’en apercevoir, de manière très naturelle, Claude Barras renverse complètement le schéma habituel qui place la famille comme le refuge au monde extérieur et à ses problèmes. Mine de rien, il pose des questions auxquelles la société n’a jamais vraiment répondues : la maltraitance des enfants, leur devenir et leur construction, des sujets sensibles développés ici très sobrement. Ces gamins sont « socialement » exclus mais au lieu d’utiliser cette différence comme prétexte à l’isolement, ils se retrouvent et prennent leur revanche sur ce monde qui, jusqu’à présent, ne leur avait fait aucun cadeau. Bien loin de se replier sur eux-mêmes, ils s’ouvrent pleinement, transformant leur chagrin en force et non plus en faiblesse. Quand on a la boule au ventre dès la scène d’introduction, ce n’est pas à cause du pathos ou des violons du mélodrame – il n’y a rien de tout ça. C’est parce que l’émotion vient de ce mélange de mélancolie à l’égard de son passé et d’assurance vis à vis du futur. Là où on ne sait pas quoi choisir entre les regrets et les attentes, le film nous démontre qu’on ne peut pas avancer seul sur la lande de la résistance. Cette Vie de Courgette doit également beaucoup à ses marionnettes, et à leurs grands yeux où se reflètent tour à tour le malheur, la nervosité, le courage et la joie. On considère une fois de plus la modernité de la stop motion ainsi que le résultat fascinant qu’elle donne : méticuleux dans la réalisation, généreux dans l’âme, pur dans ses expressions, ce film a de beaux jours devant lui, tout comme ses personnages…
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2016
Franchement c'est adorable, les personnages sont à croquer, mais attention ils ont dix ans, et ils parlent de suicide, de zizi, de maman qui est morte, comme des petits de 10 ans qui ont bien des soucis, Donc peut être à éviter pour des petits bouts de quatre ou cinq ans.
Question réalisation c'est jubilatoire, que ce soient les personnages, les décors, la musique et surtout les couleurs....
Le travail sur la pâte à modeler est délicat et original et l'on peut sentir ? dans ce film une influence à la Tim Burton, notamment dans certains plans...
Les dialogues font souvent mouche aussi et n'eut été un scénario qui ne surprend pas, on aurait crié au chef d'œuvre, mais après tout c'est est peut être un......fortement conseillé à partir de six ans, certes, mais sans hésiter jusqu'à 90........
alexandre75
alexandre75

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2016
Un petit bijou d'émotion, d'intelligence et de réalité.... J'ai pleuré, ma petite-fille a pleuré, nous avons ri et sommes sorties ravies.... Quel beau film !!!! Courez-y...
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2016
Ma vie de Courgette, c'est l'histoire d'Icare, un petit garçon de neuf ans qui préfère qu'on l'appelle Courgette, parce que sa maman l'appelait comme ça, qui se retrouve à l'orphelinat suite au décès de cette dernière. Il n'a pas de père, « il est parti avec sa poule » lui disait sa mère. Les adultes sont défaillants parfois, le film ne nous l'épargne pas, chacun des petits pensionnaires de l'orphelinat des Fontaines a un passé lourd et traumatique. Mais, en donnant le premier rôle à des enfants, en leur donnant la parole sans bêtifier leurs propos, en effaçant la présence des adultes qui sont davantage les témoins d'une histoire sur laquelle ils ont peu de prise que des entités omnipotentes, Ma vie de Courgette tient un discours libérateur pour les enfants en particulier. Vos choix ont de la valeur et méritent d'être écoutés et respectés, vous êtes les acteurs de votre vie. Voilà une proposition qui prend les enfants au sérieux, d'ailleurs, on voit le même film que l'on ait sept ou quarante sept ans.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2017
Ce très joli film d'animation réalisé par Claude Barras mérite amplement sa récompense aux Césars 2017. Le scénario dramatique mêle humour et émotion ; il nous conte une histoire émouvante et triste avec toutefois une fin optimiste. Les dialogues d'enfants sont cash, drôles et adorables. Un coup de chapeau pour les couleurs fantastiques des décors et la réalisation des marionnettes.
Le pitch : Courgette est un petit garçon de 9 ans qui a perdu sa maman dans des circonstances dramatiques. Il est envoyé au foyer des enfants qui n'ont plus de parents…
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2016
"ma vie de courgette" récompensé lors de plusieurs festivals est un film qui touche en plein cœur. En effet l'histoire de "courgette" enfant orphelin est un bijoux de sensibilité, poésie, humour et émotion. à voir absolument.
norman06

425 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2016
Sublime animation, narration émouvante, message humaniste subtil et audacieux. Céline Sciamma et Claude Barras ont ciselé une merveille pour tous publics.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2016
la dernière Quinzaine des Réalisateurs à Cannes avait créé l’émoi. Avec un titre pareil, ce film en stop-motion (adapté du roman de Gilles Paris « Autobiographie d’une courgette ») ne pouvait que m’attirer. Il ne s’agit pas des aventures d’une cucurbitacée dans un potager mais de la vie d’Icare, petit garçon orphelin, placé dans un foyer pour enfants en détresse. À 9 ans, Courgette (le surnom qu’il a adopté), apprend à (re)vivre auprès d’adultes enfin bienveillants et d’enfants dont les traumatismes s’apparentent aux siens. Cette petite communauté d’êtres en devenir, mais déjà cabossés par la vie et ses tourments, tente de se reconstruire, de reprendre confiance, de rire à nouveau et de souffler enfin. Ces petits (et ses grands) personnages sont croqués avec beaucoup de tendresse et le scénario (de Céline Sciamma, réalisatrice de « Tomboy ») décrit avec finesse et poésie les étapes de la résilience. Le ton, la fraîcheur, l’humour, le regard ne sont d’ailleurs pas sans rappeler François Truffaut, dont les films sur l’enfance blessée sont parmi les plus beaux. J’ai aussi été emportée par l’univers du cinéaste et bluffée par l’animation « en volume » de cette œuvre à part. Le casting des voix est génial, la musique mélancolique de Sophie Hunger est très belle et la fin, même si elle étreint le cœur, est porteuse d’espoir. Après les merveilleux « Tout en haut du monde » et « La Tortue rouge », sortis cette année, l’animation française mérite, plus que jamais, tous les superlatifs. À partir de 7 ans et sans limite supérieure (selon moi).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 novembre 2016
Délicat et tendre

Son réalisme saisissant, son humanisme touchant et sa grande finesse font de ce film un pur chef-d'œuvre.
Aux confins des éblouissants stop-motion de Burton et des burlesques fantaisies d'Anderson, Ma Vie de Courgette bouleverse petits et grands.

Comment parler d'un thème difficile, tel que la mort, aux enfants ? Claude Barras fait le choix du réalisme, et cela fonctionne. Ce réalisme est contrasté avec un visuel chimérique qui apporte du relief au film.

À l'instar des animations en volume de Burton, Claude Barras fait pâlir les PDG des grosses sociétés anonymes que sont Disney et Pixar en offrant un film contemplatif et poétique.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 octobre 2016
Trés beau film, plein de sensibilté qui traite sans pathos la maltraitance de l'enfant. Les personnages sont geniaux avec leurs couleurs improbables et leur grands yeux. Le graphisme est magnifique. A ne pas rater. Ps il est mentionné à partir de 6 ans je pense que c'est un peu jeune. 10 ans me parait mieux pour comprendre le film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 octobre 2016
Dessin d'animation très touchant et plein de symbolisme. Courgette avance malgré les difficultés de la vie et nous montre un bel élan de vie, en toute subtilité.
hardoise667 .
hardoise667 .

6 abonnés 32 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 janvier 2021
Pour ne pas spoiler, je me contenterai de commenter la bande annonce. Je trouve pertinent comme angle d'attaque, puisque ceux qui veulent nous vendre ce film suggèrent que c'est avec ça qu'ils vont nous convaincre. Les dialogues sont plats, gonflés artificiellement par un apitoiement bidon. En ce qui concerne la complexité des rapports humains c'est en dessous de disney, c'est tellement mièvre que ça en devient méchamment faux. Oui il y a de la méchanceté dans ce film! ne pas s'être plonger dans le véritable univers de l'orphelinat pour jouer sur le thème de la sensiblerie que chacun se fait est lamentable au niveau artistique. Il n'y a que les méchants qui provoquent le malheur, et les gentils préservent la victime des vicissitudes de la vie, voilà la seule démonstration complètement stérile et qui nous fait une belle jambe de ma vie de courgette.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2020
L'animation qui vire au drame. L'enfance des traumatisés réunit à l'écran sous un trait imparfait, visages cabossés, coeurs meurtris par un passé douloureux. Le dessin est de haut niveau mais le scénario est à tendance boulimique. Céline Sciamma à l'écriture et Claude Barras au coup de crayon. La scénariste pêche dans un cumul des causes perdues et rend le charge émotionnelle du film caduque.
ffred

1 987 abonnés 4 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2016
Une fois de plus, c’est l’excellent bouche-à-oreille (enfin, c’est bien à ça que ça sert...) qui m’a poussé vers ce film. Sur le papier, cela fait vraiment film pour enfants. Effectivement, ça l’est. Mais pas que. D’ailleurs, je ne pense pas que les plus petits comprennent tout. Techniquement, le film est une splendeur. Un travail de fourmi de la part du réalisateur Claude Barras et son équipe, pour un résultat époustouflant, où aucun détail n’a été laissé de côté (les couleurs, les décors, les expressions des personnages…). Le scénario, adapté du roman auto-biographique de Gilles Paris, est le fruit de l’excellente Cécile Sciamma. Il est drôle, fort, sensible, touchant, émouvant et intelligent. C’est souvent très dur mais sans aucun pathos ni misérabilisme. Très vite, on oublie ces marionnettes à grosses têtes pour ne plus voir que Courgette et ses amis se débattre comme ils peuvent contre l’adversité. D’une dure réalité familiale et sociale, ils passent, ensemble, envers et contre tout, du côté de l’espoir. Rarement cette année un film nous aura autant ému par tant d’émotion, de subtilité et de tact, sans oublier un humour décapant. Aussi réussi sur le fond que sur la forme, Ma vie de Courgette est une vraie merveille. Le meilleur film français de l’année serait donc un dessin animé...
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