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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2016
Ma vie de Courgette atteint un niveau de justesse qui touche à la perfection. Bien qu'il s'agisse d'un sujet sensible et difficile, le ton et l'humour renforce le sujet et nous font plonger d'affection pour Courgette et ses amis.
Belle réussite plastique et poétique, Ma Vie de Courgette a bouleversé les spectateurs cannois ! Dans un film d'animation, écrit par Céline Sciamma à partir du roman Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris, Claude Barras livre une œuvre unique, alternant le plus grave et le plus enjoué. En effet, Ma vie de Courgette aurait pu être un film larmoyant sur un orphelinat (dans lequel se trouve bien sûr une enfant battue, un fils de drogué, un arabe, un gros, une noire, etc…), mais l'originalité de l'animation emporte avec elle une certaine authenticité que n'aurait pas pu proposer un film en prise de vue réelle.
Un film que j'ai pu voir au festival de Cannes de le cadre de la quinzaine des réalisateurs, ce film malgré un scénario classique, arrive à nous émouvoir, nous faire rire et nous faire aimer tout ses personnages très attachants, le film est réalisé en stop-motion. Une bonne expérience qui va peut-être vous faire tirer une larme. Une oeuvre que tout le monde peut voir. Je vous le recommande très fortement.
la dernière Quinzaine des Réalisateurs à Cannes avait créé l’émoi. Avec un titre pareil, ce film en stop-motion (adapté du roman de Gilles Paris « Autobiographie d’une courgette ») ne pouvait que m’attirer. Il ne s’agit pas des aventures d’une cucurbitacée dans un potager mais de la vie d’Icare, petit garçon orphelin, placé dans un foyer pour enfants en détresse. À 9 ans, Courgette (le surnom qu’il a adopté), apprend à (re)vivre auprès d’adultes enfin bienveillants et d’enfants dont les traumatismes s’apparentent aux siens. Cette petite communauté d’êtres en devenir, mais déjà cabossés par la vie et ses tourments, tente de se reconstruire, de reprendre confiance, de rire à nouveau et de souffler enfin. Ces petits (et ses grands) personnages sont croqués avec beaucoup de tendresse et le scénario (de Céline Sciamma, réalisatrice de « Tomboy ») décrit avec finesse et poésie les étapes de la résilience. Le ton, la fraîcheur, l’humour, le regard ne sont d’ailleurs pas sans rappeler François Truffaut, dont les films sur l’enfance blessée sont parmi les plus beaux. J’ai aussi été emportée par l’univers du cinéaste et bluffée par l’animation « en volume » de cette œuvre à part. Le casting des voix est génial, la musique mélancolique de Sophie Hunger est très belle et la fin, même si elle étreint le cœur, est porteuse d’espoir. Après les merveilleux « Tout en haut du monde » et « La Tortue rouge », sortis cette année, l’animation française mérite, plus que jamais, tous les superlatifs. À partir de 7 ans et sans limite supérieure (selon moi).