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Nyns
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4,5
Publiée le 11 janvier 2017
Noctural Animals est un hommage à l'art sous toutes ces formes, hommage fait avec style et beaucoup de sous-entendus, partant de là cela parait évident qu'il pouvait que me plaire. D'autant plus au vu des différents arts présentés ici, la littérature avant tout, et cette ingénieuse façon de faire ressentir la tension du lecteur face à un roman prenant, ainsi que l'art pictural dans toutes ces ambivalences... Puis il y a la photographie bien sur, généreuse ici, qui semble bénéficier le plus du charme apporté par les deux récits se recoupant entre eux. On comprend vite que le roman, l'histoire qui semble être en second plan puisque détachée de l'intrigue, va prendre le dessus sur le reste, vu le potentiel scénaristique et l'effort de cette métaphore lourde de sens. C'est fait de contrastes merveilleux, l'hyper urbanisme de Los Angeles face au désert texan, entre autre. J'attends d'un film qui me surprenne tout en me confortant dans mes idées, et me donne ce que j'aime, c'est exactement ce qu'a fait Tom Ford ici dont on ne peut que saluer le changement de carrière car il a vraiment l'étoffe d'un grand cinéaste. Décidément Amy Adams a fait d'excellents choix dernièrement, après Premier Contact, chapeau, on va finir par oublier Lois, ouf. Bon et puis mon Jack, bravo, encore au top, un très grand acteur. Un film qui parle beaucoup sur un thème pourtant éculé, mais qui parle toujours finalement, le choix du cœur ou de la raison, j'adore. Et bien sur, spoiler: le faible a pris sa revanche, en beauté .
Superbe film sur papier glacé par lequel Susan, galeriste d'art à Los Angeles, qui semble s'être un peu figée auprès de son beau mari, reçoit un prochain livre d' Edward, son ancien mari. Elle pénètre alors dans une sombre histoire, qui va réveiller en elle tout son passé et la chance qu'elle a peut-être ratée. Un très bon jeu d'acteurs, ou Amy Adams(Susan) et Jake Gyllenhall (Edward) sont parfaits.
Une culture de l'image qu'on retrouve bien dans ce film caractéristique d'un réalisateur qui mesure au millimètre son œuvre. L'intensité des actions de ce triller est palpable, encore plus à la sortie de la salle. C'est un pure triller, bien monté et signé par un Tom Ford qui acquiert davantage un style. Trahison et inquiétude, deux thèmes commun à tout les êtres mais qui trouvent tout leurs sens dans ce film.
Second film de Tom Ford et adaptation du roman Tony and Susan d'Austin Wright., Nocturnal Animals nous entraîne dans deux vies et destins différents, étroitement liés notamment à travers les yeux d'une galeriste qui remet peu à peu son couple, et sa vie, en question.
Tom Ford alterne entre la vie de cette galeriste et la vision de celle-ci du roman de son ancien mari, où il est question d'un enlèvement, et il va mettre en avant les souvenirs de celle-ci et propose une plongée dans le milieu futile de l'art, qu'il ne manque pas d'égratigner, ainsi qu'une mise en abyme. Il se montre assez rigoureux et intelligent pour bien capter la fragilité et froideur de cette femme, ainsi que ses doutes, et il arrive à la rendre intéressante, notamment à travers une ambiance parfois assez fascinante.
Néanmoins, et à l'image de l'héroïne, l'oeuvre tend vers une certaine froideur, et paye notamment un manque d'équilibre voire de clarté. Finalement, Nocturnal Animals peine à faire ressortir de réelles émotions des enjeux et personnages, et on peut aussi se demander si ce n'est pas dû à une force esthétique, certes maîtrisée voire parfois puissante, mais assez vaine. C'est dommage, car Tom Ford montre un réel talent, et ses cadres suffisent pour montrer la fragilité et les ressentis des personnages, sans avoir besoin des dialogues.
C'est d'ailleurs, et c'est là le paradoxe de Nocturnal Animals, dans cet esthétisme que le film trouve une partie de son salut, avec des plans savamment pensés et assez éloquents, parfois même permettant l'immersion. Les personnages sont eux aussi réussis, et bien interprétés, que ce soit une Amy Adams totalement fascinante dans un rôle d'une grande froideur ou encore Jake Gyllenhaal et Michael Shannon. L'ensemble est aussi bien accompagné par une partition musicale adéquate, créant une osmose avec les images pour une oeuvre dont la forme reste assez fascinante.
De belles images ainsi que d'excellents acteurs, c'est malheureusement à cela que je pourrais résumer Nocturnal Animals, dont la froideur et fragilité des enjeux et personnages se ressent tout le long de l'oeuvre, Tom Ford ne parvenant pas à créer un vrai climat prenant et puissant émotionnellement.
Je dois dire que ce film m’a laissée sur ma faim, malgré l’excellence d’Amy Adams, de Jake Gyllenhal et de Michael Shannon et une belle réalisation.
Susan, la quarantaine est galeriste à Los Angeles : les oeuvres qu’elle expose lui évoquent la médiocrité, elle a des difficultés financières et son mari la trompe.
Son ancien mari, Edward, un écrivain sensible et fragile lui envoie et dédie son dernier roman intitulé « Nocturnal animals », nocturnal animal étant aussi le surnom qu’il lui donnait.
Se dessine alors une histoire en trois strates : le présent de Susan, l’époque de son mariage avec Edward 20 ans auparavant, et le récit du roman, un thriller sordide.
Le roman est-il une allégorie de leur histoire ? Si oui, le parallèle entre les destins des deux enfants (le réel et le romanesque) est de très mauvais goût.
Si Edward veut juste prouver qu’il n’est plus le même qu’il y a 20 ans et donner une leçon à Susan, pourquoi alors utiliser un thriller comme substance du roman ? La réalité n’est pas elle une énigme policière.
J’ai trouvé peu de suspense, peu de rebondissements, de coups de théâtre, de twists comme dans d’autres thrillers.
En fait c’est un thriller qui n’en est pas vraiment un, assez bizarre, en fait.
Susan Morrow, galeriste d'art à Los Angeles, reçoit un manuscrit de son ex-mari, Edward. Le livre la met en scène ainsi que sa fille et son ex-mari dans des circonstances violentes.
Tom Ford construit son récit sur trois niveaux : le présent de Susan dans son monde argenté, cynique aux rapports artificiels, la fiction violente de Edward/Tony au fin fond du Texas emplis de dégénérés, et leur passé commun de jeunes amoureux et artistes en devenir. Le premier enchaine les clichés sur un ton excessivement maniéré, le deuxième pourrait être un Tarantino, raté, sans l'art du décalage et le troisième est tarte à souhait. Dans les trois cas, les dialogues sont affligeants de bêtise. L'image est d'un esthétisme tellement clinquant qu'il en devient gênant. On est très loin de l'élégance et du charme de Single Man.
Je n’avais pas aimé le premier film de Tom Ford A Single Man. Tout de même très envie de voir celui-ci malgré les craintes. Je n’avais pas lu le sujet ni vu la bande-annonce. J’en suis d’abord sorti enchanté, pour ne pas dire envouté. La mise en scène est magnifique, les images sublimes, l’histoire terrible et prenante, l’interprétation hors paire (Jake Gyllenhaal très convaincant, Michael Shannon égal à lui-même, Laura Linney géniale mais dans une seule scène, Aaron Taylor-Johnson impressionnant -Golden Globe du second rôle ce dimanche à Hollywood- et Amy Adams s’affirme de plus en plus comme une grande actrice). Mais voilà, avec le recul, je n’y pense plus du tout et le film me semble n’être qu’un bel objet vide et sans âme, magnifique certes, mais pas aussi puissant qu’il ne le laisse voir. Cela aurait mérité d’un peu plus d’épaisseur, de passion, d’émotion. Regrets, culpabilité, rédemption, autant de sentiments puissants bien mal traités ici. Les scènes dans le désert sont violentes et assez prenantes, celles de la réalité plus papier glacé qu’autre chose. Les deux choses finalement le plus à noter sont le générique de début, dérangeant et magnifique, annonçant quelque chose à la David Lynch et la dernière scène, déchirante. C’est bien peu. Tom Ford ne serait-il finalement que ce qu’il a toujours été, un styliste faisant de belles choses un peu vaines ? La réponse semble être oui…Mes craintes étaient donc bien fondées.
Nous voici devant un cauchemar éveillé sans nom (loin de "single man", une autre de ses productions il y a plusieurs années mais qui avait quand même des qualités indéniable). Nocturnal Animals est une histoire totalement pertinente, qui permettre dans les limbes de l'âme humaine (nous mettant d'entrée une bonne claque). Mais qui pour ne pas rester trop simpliste et faire quelques choses de travailler. Se retrouve centrée sur 2 intrigues mises en parallèles (celle en rapport avec le roman et sa mise en scène (sans vouloir spoilers)) et celui du gang d'une grande violence (l'avertissement au niveau de la classification me paraissant d'ailleurs un peu juste). On est fasse à un film d'une noirceur rare comme on n'en avait pas vu depuis un petit temps. Ou l'on est happé dés les 1ères secondes du film (sans spoilers, en gros dés l'ouverture du film qui donne déjà plus ou moins le "ton"). et qui ne lâchera pas le spectateur jusqu'au générique final. Mais qui va plutôt le balader avec habileté sur un coté "drame intimiste et éprouvant psychologiquement mais parfois également physiquement. Et le coté autant terrifiant que viscéral ou le réal fait naître une angoisse sourde à chaque moment propice. LE cinéaste va donc croquer le destin relativement fragile de la femme, qui est en quelques sortes "perdue" dans une prison "fictive". Mais qui automatiquement touchera les contour du monde contemporain (ou se cotoie des peuplés de narcisses, égocentriques... Les acteurs interprête avec brio , un rôle ; ou il faut vraiment être dans le personnage pour que cela tienne efficacement la route. Dans l'ensemble, le film est d'un classicisme et d'une élégance absolue. Révélant brutalement les émotions et la violence (et c'est là que l'on s'aperçoit que le choix du casting a été judicieux). Sans parler de la bande son, qui est majestueuse! Bref, Nocturnal animals constitue à lui même une expèrience cinématographique qui peu déjà se classer parmi les films de 2017. Jouissivement inconfortable et sidérante de richesse si l'on entre dans la reflexion un peu plus poussé (mais tellement prenant, que même si un malaise peu s'installer ; le film happe toute autre penser^^). Mais pour ceux qui cherche un film sans prise de tête, vous pouvez amplement changer de chemin, car celui-ci ne nous laisse pas indemne. Et qui pour ma part, méritera même une autre projection. Mais une vraie surprise qui sur son final, nous laisse de marbre et nous offre la claque vaguement annonçait dés le début. Un film dur, mais jamais de façon réellement gratuite
Nocturnal animals nous emmene au coeur de 3 histoires, present, passé et fiction. Tom Ford a su s'entourer d'un bon casting bien complet mais je n'ai pu accrocher à la finalité du film, la faute à une fin qui manque de panache. L'histoire reste cependant prenante et les personnages bien travaillés. Un drame/thriller plaisant mais pas exceptionnel.
Tom Ford le styliste aime le cinéma et à priori il ne s'en cache pas. Son premier long étant un succès, il nous gratifie en ce début d'année 2017 d'un thriller étonnant et torturé à l'atmosphère viscérale dans lequel il fait s'entremêler réalité, fiction et flashback avec une certaine aisance. Comme on pouvait s'y attendre l'ensemble est hyper stylisé et ne colle pas toujours à la réalité notamment dans le comportement des personnages (réels), en revanche l'intrigue vous choppe rapidement à la gorge et s'avère particulièrement intelligente. Pour couronner le tout, Ford s'attache les services d'un trio d'acteurs d'envergure avec Amy Adams, Jake Gyllenhaal et Michael Shannon, d'autant plus à leur place que tout le casting est remarquable. Certains trouveront le scénario complexe, pour ma part je l'ai simplement trouvé passionnant et si j'ai été passablement agacé par le comportement de Jake Gyllenhaal (dans le roman), tout devient très clair lors du final. Il y a bien évidemment analogie entre le roman et la vie d'Amy Adams mais peut être bien plus encore que ce qu'elle imagine, au point qu'elle ait des remords ? Possible mais elle n'est pas seule à avoir changer dans cette histoire et au bout du compte, elle finira par le découvrir, à ses dépends ou non ... Joli travail de la part de Ford malgré quelques moments de flottement, un thriller envoutant et sombre à découvrir, assurément.
« Nocturnal Animals » offre un travail très intéressant de Tom Ford, qui livre des histoires entrelacées de manière originale, mélangeant le crime, le drame, l’ennui et la trahison. L’ensemble est admirablement soutenu par un groupe d’acteurs doués livrant des performances exigeant une certaine polyvalence. La bande originale est à l’image de ce métrage, intéressante et originale. Un film qui combine le romantisme et l’ennui, pour apostropher le spectateur.
"noctural animals" est un thriller psychologique qui m'a totalement bluffé. En effet le scénario du film est très original,nous passons du thriller véreux puis la minute suivante place à un drame psychologique ,Tom Ford a habillement mélange les genres pour laisse place à une oeuvre puissante et fascinante bien aidé par une formidable amy Adams et Jack gylhenall. Bravo également à la bande sonore.premier choc de l'année.
Une femme, galeriste prospère, reçoit le manuscrit de son ancien mari écrivain, on découvre le contenu de l'œuvre, le film révélant réalité et fiction, et le jeu entre les deux. Bien qu'il ne soit pas une totale réussite le film intrigue et se démarque de la production actuelle.