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Kouto
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4,0
Publiée le 13 septembre 2025
Un drame qui ausculte les rapports entre un couple séparé forcé de cohabité ensemble avec leur deux filles dans leur maison. La caméra bien qu’intrusive ne force jamais au voyeurisme et la justesse de l’interprétation de Bérénice Bejo et Cédric Kahn confine à l’ensemble une authenticité jamais superflue.
"Quand on aime plus on commence a compter", je prefere cet adage au titre ambivalent "L'Economie du couple" du film, que je suis allé voir sans grande motivation de peur d'être une nouvelle fois déçu par un film intimiste français. Erreur, car ce film est interessant sur un sujet tout a fait brulant. Les acteurs Bérénice Bejo et Cédric Kahn remarquables, ainsi que la toujours aussi attachante marthe keller. En tous les cas ( comme souvent a 90%...! ) au moment de faire les douloureux comptes, c'est souvent la femme qui mène le tragique bal, si l'homme a des difficultés professionnelles. En sortant de ce film un sentiment de profond gachis m'a envahi. Film que je déconseille fortement si l'on sort d'une déception amoureuse, ou la tête dans le guidon...
Voici un film abordant clairement les problèmes financier (ou dés lors que l'on se sépare ; cela entraîne généralement des dépenses pas spécialement prévu (même si pour le coup, il tente la cohabitation et les divers règles qui peuvent en découler (que l'on suive ses règles ou non). Chacun n'ayant pas les mêmes notions en ce qui concerne le partage). Une histoire qui pourrait amplement être crédible (sans parler des beaux parents ; enfin ici de la belle mère et des amis qui se retrouvent souvent indirectement au milieu des soucis). Globalement le titre du film annonce la couleur, même si je n'ais pas vraiment adhéré la façon dont cela est mis en scène. Le film tourne donc autour de tout ce qui découle de cette "séparation". Le film permet au spectateur de s’interroger sur la valeur de l’apport du travail, montrant également comment et pourquoi les rapports entre adulte, sont vite oubliés par rapport aux temps où l’amour régnait en maître... (ou tout est beau et mignon). Pour le scénario, le réalisateur avait "automatiquement" plusieurs "marches d'action". Comme c'est généralement le cas dans ce genre de problème de couple (incluant les enfants) joue sur 2 thématiques (le coté "vue" par les femmes et celui par les hommes). Sans doute afin que le spectateur ne puisse donner plus raison à l'un qu'a l'autre (même si pour ma part, ils ont tort tout les deux^^). Coté casting, pas grand chose à redire (chacun à sans doute du s'approprier chacun des rôles en puisant sur leur propre vie personnelle). L'ensemble est relativement fluide et fait avancer le film à un rythme "train train". Pas de course ou de réel lenteur... Pour conclure, on pourrait quasiment qu'il s'agit d'un huit clos qui sera passionnant pour certains (le sujet étant vaguement crédible), qui pourrait même se voir comme une pièce de théâtre. Bref, un film qui change et ou chacun trouve sa place, mais qui ne m'a pas convaincu (peut être à cause de la probabilité de quelques choses de crédible et peut être par manquement de "vrai" retournement de situation. Sa se laisse voir, à défaut d'autres choses ; mais globalement je n'ais trouvé rien d'exceptionnel ; là ou j'aurais penser que le film irait un peu plus loin (même si il puise "en profondeur" dans l'univers familial et ses à cotés). Une légère déception pour ma part.
Bérénice Béjo et Cedric Kahn offrent une famille avec leur deux filles tout à fait crédibles dans les scènes de quotidien qui s'enchainent dans cette "économie du couple" dépressive. Car le couple ne va plus et s'enfonce dans un conflit qui fait autant de mal au spectateur qu'aux enfants auxquels on pense. Si le film se piège avec son propre scénario qui ne permet pas d'offrir une dramaturgie évolutive, l'ambiance anxiogène de cette bataille aussi affective que matérielle touche par son réalisme. Un petit film qui sans être un chef d’œuvre se laisse voir et parvient à retenir l'attention...
Une vraie claque que ce petit bijou français. "L'économie du couple" est un drame sur le thème du couple, d'un réalisme saisissant dès les premières minutes du film. Les deux acteurs (Bérénice Bejo et Cedric Kahn, parfaits) en question sont criants de vérité, et portent un film à la réalisation épurée et d'une rare sobriété. Pas besoin d'effets de mise en scène en effet pour montrer ce couple qui se déchire, et où chaque geste ou mot déplacé est synonyme de dispute. Le point culminant du film est atteint avec une scène plus que bluffante de dîner, qui met le spectateur très mal à l'aise autant que les personnages. Un film à voir avant de s'engager.
Des couples qui se déchirent à l'écran, on en a déjà vu beaucoup. La (petite) originalité de ce film-ci, c'est que l'accent est mis, comme l'indique le titre, sur l'aspect économique. Bien sûr, le couple formé par Bérénice Béjo et Cédric Kahn se disputent au sujet des enfants, mais ce qui revient comme un leitmotiv, ce sont des discussions sans fin sur le partage des biens. 6,5/10
Plusieurs sondages ont prouvé que le premier facteur de tension dans un couple réside dans les problèmes d’argent. Alors, imaginez comment ceux-ci affectent un couple en pleine séparation… C’est le sujet de ce film de Joachim Lafosse. La séparation de Boris et Marie est impossible, car ils vivent encore ensemble. Lui n’a pas les moyens de prendre un appart et elle a acheté la maison où le couple et leurs deux filles vivent. Il a rénové la bâtisse du temps de leur amour et il veut la moitié du prix de vente. Elle estime que comme support de la famille pendant 15 ans, elle a donné plus que lui et ne veut pas lui céder plus d’un tiers du prix. De ce contentieux va découler une cohabitation forcée et donc houleuse. Le film traite, dans le huis clos de cette maison, de l’affrontement de deux personnes qui se déchirent aussi fort qu’ils se sont aimés et où chaque remarque, chaque action est sujette à ressentiment et dispute sous le regard triste de leurs deux enfants. Tout à tour chacun va montrer ses côtés raisonnables et ses attitudes mesquines dans cette vie commune forcée où aucun ne veut céder le pas à l’autre. Les dialogues et les situations sont criants de vérité dans cette lutte où les adultes tombent à tour de rôle dans une puérilité hargneuse pour être le dernier debout à pouvoir dire : j’ai raison et tu me le dois. Bérénice Béjo et Cédric Khan sont incroyables de justesse dans les rôles de ces ex-amants qui ne peuvent pas admettre leurs torts et préfèrent une situation grotesque et insupportable à une conciliation raisonnable. Pourtant en même temps on sent qu’il reste de temps en temps fugitivement un éclair de cet amour, mais il est vite rattrapé par la violence de leur amertume. Un drame qui décrit une situation devenue assez commune la cohabitation de couples séparés ou divorcés faute de revenus suffisants pour prendre deux appartements. Un film très réussi car très crédible où les deux acteurs qui tiennent le film sur leurs épaules portraitures deux adultes que la douleur de leur échec marital et les problèmes pécuniaires ont transformés en disputailleurs mesquins et amers. Une belle œuvre à voir sans hésiter.
Un film balisé qui ne prend aucun risque pour augmenter le niveau. Le film se complaît uniquement à raconter une histoire certes, totalement véridique qui doit arriver tous les jours en raison de l'évolution de la société mais qui malheureusement laisse le spectateur sur sa faim. Dommage.
Le film est au plus près de l'éclatement d'un couple. On ne sort jamais de la maison, sauf lors d'une scène nocturne dans le jardin. Les dialogues abordent avec conviction l'argent au sein d'un couple et un petit clivage de classe. Joachim Lafosse alterne au profit du rythme, dialogues souvent enlevés et mini scènes contemplatives, comme des temps morts dans un match de boxe, parce qu'il s'agit souvent de compter les points. A noter la contribution pour les dialogues de Mazarine Pingeot.
En tant que film, la réussite est là, avec un magnifique duo d'acteurs plus vrais que nature. Par contre, on ignore l'origine de cette séparation (adultère ? barjot de jeu ?...). On apprend seulement qu'elle ne l'aime plus, ce qui fait très enfant gâtée, surtout en présence de deux enfants. De ce fait, le réalisme semble un peu moyen, même si on sait que beaucoup de jeunes, malheureusement, "jettent" beaucoup dans cette société où rigueur et respect sont des notions qui leur sont trop étrangères.
Un film assez bluffant de réalisme. Le postulat est simple, la séparation d'un couple qui se dispute les parts d'un appartement. Seulement, le réalisateur va bien plus loin que ça et arrive à dresser en 95 minutes toute une galerie de situations que traverse le couple dans une certaine fluidité scénaristique et visuelle qui lui confèrent une aura et une identité particulière. Le film porte bien son nom *L'économie du couple*, il ne s'agit pas seulement d'une économie en termes financiers, mais également relationnels, en terme d'investissement psychique et immatériel face à tout ce qui peut être physique et "réel". Le réalisateur filme donc la confrontation entre un homme guidé par l'instinct, l'amour et la passion et une femme guidée par la raison, le calcul et la possession matérielle. Cela peut sembler manichéen, mais le film se révèle très subtil vis à vis de ce constat et essaye de montrer que l'économie d'un couple réside dans l'investissement personnel de chacune des deux partis, un investissement qui sert de balance et mène à l'implosion lorsque l'une des deux parties fini par supporter le poids de l'ensemble. Seulement, ce que l'un n'apporte pas en terme financier, l'autre le comble avec son investissement physique et intellectuel. C'est sur cette impossibilité de s'entendre, ce décalage entre la valeur des biens, que le couple ne trouve plus son équilibre et finit par casser.
En bref, un film très intéressant, réaliste, et bien plus important que ce que je n'aurai pu le penser avant de le voir.
C'est un film intéressant. Le sujet est délicat mais plutôt bien construit. Cela donne un peu le sentiment d'en huis clos qui heureusement n'est pas trop long dans la durée. Le duo principal est très bon, en particulier Berenice Béjo qui comme souvent voir même très souvent est excellente en tant qu'actrice.
Un film avec quasiment 2 acteurs dans un lieu quasi clos, la maison familiale. Le bon point de ce film est qu'il est réaliste, on sent ici que jamais le film ne va tomber dans une forme de non réalité sublimé. Bien au contraire le film est cruel, trop cruel. Peut être c'est parce que je suis un homme, mais j'ai trouvé le personnage de Bérénice Bejo absolument ignoble, abjecte et méchante dans son comportement envers son ex mari:Cédric Kahn, qui lui ne l'est qu'à la scène du repas (qui est d'ailleurs une très bonne scène qui nous met mal à l'aise). Non pas qu'elle ne joue pas bien son rôle, mais elle m'a fait stresser, hors ce n'est pas le but de ce genre de film. Bref un début de film très pesant, on chiale parce qu'on s'assimile à Kahn dont sa femme ne l'aime plus. Et pourtant à mesure que le film avance, l’oppression semble se calmer, pour arriver à la scène de la danse, qui est un petit chef d'oeuvre. Il s'agit d'une scène où là aussi on pleure, mais cette fois ci parce qu’on est touché par la grâce. J'aurais jamais cru dire ça un jour mais le "Bella" de Maître Gims en fond sonnore participe à cette grâce. Mais ce que je reproche à ce film c'est son côté oppressant qui se dégage tout du long, Mais c'est toutefois un film que je conseille pour son réalisme et ses quelques moments de grâce. .
Des passages un peu longs, une histoire déjà-vue et revue mais la forme des personnages joués par Cédric Kahn et Bérénice Bejo tiennent la route : entre froideur, traits tirés, les deux personnages sont presque avides de sentiment, touchés par un divorce acharné. Dans une mise en scène très tourné froid voire grisâtre, le duo s'avère être assez complémentaire.
Un film sympathique, qui se laisse regarder, assez mélodrame sur les bords. Je me devais de le voir pour le duo Bérénice Bejo & Cedric Khan (plus connu pour ses réalisations comme Une Vie meilleure, Tirez la langue mademoiselle, Un Homme à la hauteur avec Dujardin etc. Ce film met en avant la différence de point de vue et d'enseignement vis-à-vis des enfants des deux parents. De l'amour, de l'incompréhension, de la solidarité, de la dépendance affective, tout y passe et laisse à réfléchir.