Mimosas, la voie de l’Atlas
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 août 2016
Du thème de la Repentance sur papier peint de Atlas marocain, ce film interroge tout à chacun sur sa mystique.

Les dialogues rares et redoutables de cette fable atemporelle situent Mimosas à l'image et la hauteur de l'énigmatique sage Shakib, digne avatar de Nasreddine Hoja.
Une mise en scène plus à l'américaine n'aurait pas atténué le cachet spirituel et ouvert l'oeuvre à un plus grand public, c'est dommage.
dejihem
dejihem

155 abonnés 710 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 août 2016
La salle de 15 personnes et moi-même sommes unanimes : ce film est une bouse. Un scénario qui part en vrille (les personnages apparaissent, disparaissent, puis réapparaissent) des dialogues empreints de mysticisme abscons débité par des personnages soit idiots, soit veules, soit barbares. Le tout dans des paysages qui lassent, tellement il y a de cailloux. Bref : si le scénario était mieux écrit, le film mieux mis en scène, et mieux monté, le résultat aurait été différent. Mais avec des si, les critiques veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes...
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 août 2016
Espagnol né à Paris, présent à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2010 avec le documentaire "Vous êtes tous des capitaines", acteur dans "The Sky trembles and the earth is afraid and the two eyes are not brothers" de Ben Rivers, fasciné par le Maroc où il vit depuis 15 ans, passionné par le mysticisme soufie, Oliver Laxe était, cette année, de retour à Cannes, dans la sélection de la Semaine de la Critique. Son premier long métrage de fiction," Mimosas, la voie de l’Atlas" y a obtenu le Grand Prix Nespresso. Peut on parler de western religieux à propos de ce film ? Les paysages que l’on traverse, les difficultés rencontrées, qu’elles viennent de la nature ou d’êtres humains, cela, en effet, fait penser à un western. Le mysticisme dans lequel baigne le film du début jusqu’à la fin, le découpage du film en trois temps, le Ruku, le Qiyam, le Sajdah, trois positions de la prière musulmane, cela justifie en effet le qualificatif de religieux. Indubitablement, le film peut donc à la fois toucher et intéresser les spectateurs à l’aise dans le mysticisme. Par contre, dans le cas contraire, l’impression que l’on ressent consiste à voir dans ce film le résultat d’un voyage offert à un réalisateur et à ses techniciens vers un environnement magnifique avec l’obligation, une fois sur place, de justifier ce voyage en improvisant un semblant de scénario. Un scénario qui, dans ce contexte mystique, pourra partir dans l’abscons sans aucun scrupule, avec son lot de paraboles incompréhensibles pour le commun des mortels et ses innombrables références à Allah. Avant d’aller voir ce film, interrogez vous sur votre position par rapport au mysticisme. Si ce n’est pas votre tasse de thé, un conseil, passez votre chemin, car il y a toutes les chances pour que vous trouviez ce film d’un creux abyssal et l’ennui risque fort de vous gagner très vite. Si, par contre, un grand bain de mysticisme ne vous fait pas peur, vous pouvez tenter votre chance, les images sont, de toute façon, très belles et, pour vous, il y aura peut-être matière à exégèse.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 août 2016
Cette histoire d’une caravane chargée d’emmener sur ses terres un cheik, à travers le Haut Atlas marocain, pour qu’il puisse y pousser son dernier souffle et y reposer pour l’éternité, m’a laissée de marbre. Malgré les panoramas majestueux, la lumière insensée de ces paysages grandioses et hostiles, je me suis ennuyée ferme. Les pérégrinations d’un groupe d’hommes idiots et barbares, leur religiosité constante, leurs discours moyenâgeux ponctués de « Allah pense ceci », « Allah dit cela » ou de « Allahou Akbar » m’ont laissée au bord. Leurs aventures grotesques pour tenter de faire passer un cadavre (le cheik passe assez vite l’arme à gauche) à travers des montagnes au relief lunaire et caillouteux n’évoquent rien d’autre pour moi qu’une obsession mystique, obscure et incompréhensible que le scénario n’aide en rien à appréhender. Vu l’accueil et les critiques dithyrambiques que ce film reçoit de tous bords, je suis vraisemblablement passée à côté.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mai 2016
La dernière volonté d’un Cheikn, un vieillard respecté chez les musulmans, est d’être enterré près des siens. C’est alors qu’un petit groupe de caravaniers l’accompagne dans ce périple, en passant par les montagnes incultivables et rocheuses du Haut Atlas marocain. C’est donc un film religieux que nous soumet Oliver Laxe. Si ce n’est la mort rapide, presque insignifiante, de l’homme sage, le film n’est que pèlerinage où chacun ne fait que marcher, presque sans se rappeler pourquoi ils l’avaient entrepris. Le film n’est que désert et ennui où il n’y a rien d’autres à faire qu’admirer les paysages lointains. Grand Prix Nespresso de la 55ème édition de La Semaine de la Critique 2016, Mimosas est pourtant rébarbatif et possède tous les ingrédients pour nous plonger vainement, dans les profondeurs du néant.
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