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lance lexi
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0,5
Publiée le 5 avril 2026
Catastrophique ! Ca ne m'étonne pas que les jack langs de Cannes aient adoré ! Sans queue, ni tête ,ce film nous plonge dans un néant abyssal mais satisfait son réalisateur et ceux qui se prosternent immédiatement dans les films exotiques sans se poser aucune question sur leur qualité et surtout leur amateurisme. Ce film ne montre qu'un paysage magnifique et très vite on se rend compte de l'imposture, il n'y a que ce paysage et rien d'autre, on y colle de la religiosité dégoulinante et suppurante pour tenter de remplir le vide qui restera du vide dans tout le film. Des gesticulations sans intérêt ne sauveront pas ce désastre sans nom. L'autosatisfaction, il n'y a que ça de vrai lorsqu'on méprise le spectateur de la sorte, n'est pas Laxe ? Mon seul regret : ne pas avoir arrếté le dvd avant cette fin complètement nulle comme le reste.
L'histoire d'un groupe de personnes qui traversent les montagnes du nord de l'Afrique pour aller enterrer un cheick. C'est lent et contemplatif. Certains plans sont assez beaux. L'un des participants au voyage parle souvent de dieu, mais force est de constater que ce dieu est totalement absent au milieu d'une nature sauvage et immense. Au final, on ne retiendra pas grand chose de ce petit film qui peut facilement nous faire somnoler.
Sous ses dehors de western mystique et de fresque arabo-andalouse, Mimosas dissimule une œuvre de foi et de désert, sur la désorientation du monde et la possibilité d’un salut par l’obstination.
Le synopsis pourrait tenir en une ligne d’Évangile : un vieux cheikh meurt sur la route de sa ville natale, deux hommes acceptent de conduire sa dépouille à travers les montagnes. Mais très vite, le film échappe à toute logique d’accomplissement ou de destination.
Le désert de Laxe n’est pas celui des conquêtes mais de l’abandon ; sa mise en scène refuse la linéarité du western pour retrouver l’éclatement des textes sacrés. Le film s’évide de toute spectaculaire extériorité pour se tourner vers une dramaturgie intérieure, là où l’action ne consiste plus à faire, mais à porter. Le désert, ici, n’est pas un décor. C’est un seuil, une zone d’exposition à soi.
À rebours de tout discours dogmatique, Mimosas donne à voir une religion vécue non comme certitude mais comme tension. Le personnage de Shakib, messager anachronique venu d’un ailleurs contemporain, incarne cette foi sans fondement rationnel. Il ne comprend pas ce qu’il fait, il ne sait pas où il va, mais il y croit.
Chez Laxe, croire n’est jamais un acte triomphal. C’est une fatigue, une responsabilité, une obstination. Un engagement sans promesse de rédemption, où la persévérance vaut plus que la vérité.
Mimosas* s’ouvre dans un monde reconnaissable : taxis, téléphones, rues bruyantes. Puis glisse, sans transition nette, dans un temps indéfini, presque biblique. Le film n’invente pas un passé, il désactualise le présent.
Plus que ses dialogues, ce sont ses silences qui constituent la matière du film. Laxe pratique un cinéma de l’ascèse, où chaque parole semble pesée comme une pierre. Ce mutisme n’est pas une pose esthétique, mais une nécessité spirituelle : le verbe a déserté, il ne reste que le souffle, la marche, l’endurance.
La caméra ne guide pas, elle accompagne. Elle observe sans commenter, cadre sans démontrer. Le désert devient un plan fixe étendu dans le temps, un espace de méditation où l’on apprend à voir autrement : non plus pour comprendre, mais pour accueillir.
Au fur et à mesure du périple, le film abandonne la dépouille pour se concentrer sur ceux qui la portent. Ce n’est plus un cadavre qu’on transporte, mais une promesse : celle de ne pas renoncer.
Mimosas* est une œuvre qui refuse les évidences. Elle n’offre pas de réconfort, pas de narration fermée, pas de dogme. Elle propose un cinéma qui exige : qui exige patience, attention, ouverture. Loin des paraboles chrétiennes sur-signifiantes ou des fables spirituelles esthétisantes, Laxe travaille à même la matière du monde : ses pierres, ses marches, ses silences.
Proposition de cinéma atypique et singulier. Plaisir de voir des films qui sont des expériences de cinéma. La proposition est inattendue et le projet filmique très beau. La forme peut paraître déroutante, mais laissez-vous porter par ce voyage sur des terres inconnues.
Ne pas aller voir ce film si vous n'êtes pas prêts à rentrer dans un voyage. Il faut se laisser porter par ces paysages absolument somptueux, la langue qui vous berce et le rythme de la marche lente. Au départ tout ce que je déteste dans un film. Mais au final, on ne sait pas pourquoi, ça fonctionne. On n'en sort pas en se disant qu'on va changer le monde. le film nous laisse le regarder sans nous faire réellement participer. Mais c'est un regard d'introspection qu'on finit par avoir. Il faut accepter son rythme pour prendre du plaisir. Pour ceux qui pourront se laisser embarquer ce sera un très bon trip. Pour les autres, passez votre chemin!
(...) Le programme du film est d'évoquer la foi, jusque dans les images de ces taxis qui foncent dans le désert. La Vérité, il faut la chercher au-delà de la Chine s'il le faut. Cette référence au hadith du Prophète est citée dans le film mais qu'en fait-il vraiment ? A chacun de sentir si la spiritualité développée ici, certainement sincère dans son intention, éveille en lui une prise sur le temps présent. Personnellement, je cherche encore… (...)
Le scénario peut paraître un peu confus ou trop léger, mais la part mystique du film n'est pas gênante, au contraire, elle propose une vision différente du film. Les paysages sont mis en valeur et l'histoire reste prenante malgré ses défauts. Le personnage de Shakib est intéressant et j'ai trouvé l'acteur qui l'interprète fort convaincant. Donc pas le film auquel on pourrait s'attendre par rapport à son prix mais pas si mal.
je ne pensais pas qu'on pouvais faire aussi mauvais: aucun scénario, des silences qui ne veulent rien dire une caricature du milieu rural et du mysticisme ce film donne le cafard
Grand Prix de la critique (!!!) à Cannes, film mystique, soporifique, mutique, barbifique et catastrophique. Heureux qui comprendra quelque chose à ce bel objet pierreux et poussiéreux.
Certains films me donnent l'impression qu'ils se foutent de moi. Ce fut le cas dans le passé de l'inénarrable Chant des oiseaux d'Albert Serra, une référence absolue en matière d'hermétisme abscons.
Aujourd'hui, le jeune réalisateur espagnol Oliver Laxe peut donc prendre sa place dans cette confrérie de cinéastes prestigieux qui se moquent bien qu'on s'ennuie durant leur film, et qui font même de l'assemblage inintelligible une technique de mise en scène : Carlos Reygadas, Alexandr Sokurov, Bela Tarr, Lisandro Alonso.
Dans Mimosas, disons-le tout net, on ne comprend rien. D'ailleurs, les difficultés qu'on peut éprouver à résumer le film l'exprime bien. Par exemple : dans une époque indéterminée, un cheikh veut rejoindre ses proches pour mourir, alors que dans un monde parallèle, un homme est envoyé en taxi pour aider les caravaniers de fortune.
Les actes des uns et des autres sont inexpliqués et incompréhensibles. On parle de rempart, de citadelle. Il y a une pendaison laborieuse. On se prend rapidement à douter de sa propre santé mentale, avant de mettre en cause celle du réalisateur. Et puis, en lisant le catalogue de la Semaine de la Critique, je lis que pour Oliver Laxe, le film est un prétexte à parcourir l'Atlas... OK, il s'agit donc de tourisme ésotérique.
Entendons-nous bien. Un film peut être poétique, lacunaire ou allusif, mais il doit être porté par un souffle, une vision, un élan. Je n'ai vu ici que prétention pédante et irrespect pour le spectateur.
Que dit-on d'un film plutôt austère et dont la compréhension de l'intrigue n'est que partielle ? Exigeant, oui c'est cela. Mimosas appartient à cette catégorie mais sa résolution mystérieuse ne saurait gommer l'extrême fascination pour ne pas dire envoûtement qui gagne tout spectateur pour peu qu'il entre sans préjugés dans les rets de cette œuvre singulière. La qualifier de western mystique est assez juste en conjuguant esprit d'aventure et embardées oniriques. Outre le charisme indéniable de ses protagonistes, Mimosas se distingue également par la grande qualité de son image, il est vrai que l'Atlas est particulièrement cinégénique, et du son, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Le film devrait assez facilement passer au statut de culte à l'avenir. Pour son intrinsèque valeur mais aussi pour tous les niveaux de lecture qu'il autorise aux exégètes.
C’est un film aussi beau que déroutant…déroutant d’abord ce titre…des mimosas où pourraient-ils bien survivre dans cet univers de roches et de sable…ces montagnes de l’Atlas sont filmées sublimement, sentiers escarpés, gorges, déserts de pierres, étendues poussiéreuses, sommets enneigés, une nature belle et inhospitalière…une caravane d’hommes et de mules conduit un vieux cheikh en fin de vie qui souhaite être enterré auprès des siens à Sigilmassa…il meurt en route, sa famille rebrousse chemin et seuls deux membres de la caravane se proposent d’accompagner la dépouille à destination…qui sont Ahmed et Saïd que l’on avait précédemment entendu comploter pour voler la famille du défunt, des petits voyous qui cherchent à gagner de quoi vivre ou la possibilité de se racheter ? Qui est ce Shakib, ce chauffeur de taxi que son patron envoie guider la caravane…tout comme les deux autres comparses il ignore tout de la route…pour lui il y a toujours une solution, même si elle est folle, même si elle en appelle à la foi la plus naïve. Il parait que ces comédiens sont amateurs, et pourtant quel charisme ils dégagent…Quelques rencontres de brigands donnent un coté western au film…mais un western mystique…pourquoi cette chevauchée alors que les taxis semblent aisément circuler dans le désert…le cheminement tortueux de ces hommes accompagne le cheminement tout aussi tortueux du spectateur dans un scénario opaque, nimbé de mysticisme et de mystère…mais quelle réussite esthétique !!!
Il faut avoir je pense des repères, des codes spécifiques pour comprendre cet embrasement cinématographique dans un lieu aussi désertique que majestueux. Ce que j’ai tenté de saisir dans les premiers instants est devenu à la longue un pensum mystique et hermétique qui retire à la quête originelle du film (le repos du corps, puis de l’âme) toute sa force.
Ce long cheminement dans les montagnes s’accompagne au fur et à mesure d’une mise en scène de plus en plus amorphe, sans respiration ni vertige. J’y ai vu des intentions, mais pas de véritable réalisation… Ca peut devenir très insupportable.
Un film sublime qui parvient à filmer l'atlas et ses habitants avec une très grande authenticité. Le réalisateur a du s'y bien s'immerger dans ce monde qu'on a la sensation qu'il est filmé de l'intérieur. Le film pourrait être celui d'un berbère, ayant acquis une grand maîtrise du langage cinématographique. Le film accomplit ce prodige de capter la grandeur et la misère d'une humanité pauvre, à la fois fragile et forte, précaire, dans le doute et l'insécurité, tantôt lâche, tantôt portée par une spiritualité profonde et vraie au-delà de toute religion institutionnelle. Le film parle de la foi sans aucun prosélytisme, sans complaisance, et questionne ce qu'est le mysticisme, sans affirmer quoi que ce soit. Les personnages ne sont jamais présentés comme des modèles à suivre, tant ils sont filmés avec vérité et justesse, et c'est ce qui les rend totalement fascinants. En résumé, j'ai pris une claque...
Oliver Laxe nous amène au coeur même de l'Atlas avec un scénario non dénué d'intérêt, mais pas palpitant du tout, assez mystique et déroutant. Les images sont belles, mais rien de renversant pour avoir personnellement fait des randonnées dans l'Atlas l'été il est vrai. Le film manque d'intensité, est assez décousu et m'a laissé sur le bord du chemin.