Alors ce thriller américain m’a fait penser au film japonais BATTLE ROYALE. On est ici dans le même registre de personne qui sont obligées de s’entretuer pour survivre. D’un côté, on aura celle qui préférer mourir plutôt que tuer un de ses collègues. Et de l’autre, celle dont l’instinct animal ressort et qui deviennent des bêtes sauvages assoiffée de sang. C’est sans surprise que John C. McGinley sera dans ce camp. Celui qui interprète le Docteur Cox dans SCRUBS, a un grain de folie dans son regard qui en est flippant. Par contre je n’ai pas trop aimé le casting autour de lui que ce soit John Gallagher Jr. (10 CLOVERFIELD LANE) ou encore Adria Arjona (PACIFIC RIM UPRISING). Niveau scénario, on est proche du néant. L’explication donnée à la fin n’est pas convaincante et on sent que c’est vraiment une fin histoire de nous donner quelque chose à nous mettre sous la dent. Mais le principal ne réside pas dans tout cela. Le but de ce film est clairement de s’éclater. On a un plaisir malsain à voir de pauvre innocent se démolir sauvagement et que à n’importe quel moment cela peut partir dans tous les sens. Il y a aura de l’hémoglobine à tout va et sûrement plus qu’il n’en faudrait mais cela rend le tout encore meilleur.
En quittant son cadre australien habituel pour la Colombie, le cinéma de Greg McLean s’ouvre à une autre culture marquée par la tension intestine entre une modernité technologique et la persistance des traditions locales placées sous le signe de la précarité : le film s’ouvre par une séquence dans les rues de la capitale, encombrées de véhicules et de vendeurs à la sauvette qui proposent des grigris et autres objets de confection artisanale. Des enfants ont la mort au visage, portent des masques sur lesquels est représenté un crâne. D’emblée, c’est un visage meurtri que le cinéaste propose de la société colombienne, tout entier incarné par ce grand bâtiment de l’entreprise Belko dans lequel s’active un personnel issu de minorités ethniques différentes, et dont certains employés sont en situation irrégulière. On comprend dès lors que l’entreprise fonctionne comme un corps capable d’uniformiser ses membres, un corps hiérarchisé et dirigé par une voix supérieure que l’on associe explicitement à « la voix du Christ », à « notre nouveau Dieu ». La devise de Belko est « Bringing the world together », c’est-à-dire « rassembler le monde », en adéquation avec la circulation des cerveaux qui conduit les hommes et les femmes à quitter leur pays d’origine pour réussir ailleurs, pour servir une entreprise. Et ce que met en scène McLean, c’est la radicalisation de ce processus d’appartenance et de dépendance à l’entreprise au nom de deux facteurs : le culte de la performance d’une part, la sacralité de la vie d’autre part. Les objectifs de productivité et de compétitivité se voient ainsi subordonnés à l’instinct de survie et la combativité, sinon justifiés par eux. Dit autrement, c’est parce que la nature humaine est individualiste et violente que le monde de l’entreprise exploite ses employés, les vide de toute sociabilité pour les faire agir selon ses désirs, tels des pantins qu’un marionnettiste, depuis les hauteurs, agite sans vergogne. « La nature reprend ses droits », indique Leandra à son petit-ami qui s’emparera par la suite d’un support dévidoir de scotch pour fracasser le crâne de son supérieur, rappelant l’homme des cavernes et son bloc de pierre. Par le prisme du jeu de massacre, The Belko Experiment met à nu le processus de sacralisation de l’entreprise et d’aliénation de l’individu au travail, incapable de distinguer les fictions que lui et sa communauté bureaucratique construisent autour de leur activité afin de lui donner du sens. Tout compte fait, le cinéma de Greg McLean s’expatrie mais reste fidèle à ses thématiques privilégiées : orchestrer un retour à la violence primitive d’un mythe (ici l’entreprise) pour mieux nous inviter à réfléchir sur le besoin des hommes à se construire des fictions dans lesquelles se sentir vivre et auxquelles se mesurer. En dépit d’un dernier segment moins réussi, la faute à une clausule prévisible et assez stéréotypée, le film plonge son spectateur dans un chaos bureaucratique très violent et au crescendo dramatique implacable qui n’est pas sans évoquer la conversion du pacifiste et idéaliste à la violence dans Les Chiens de paille de Sam Peckinpah.
Une belle surprise. Franchement. Rarement je n'ai vu une prestation des acteurs aussi prenante. Le scénario est très intéressant, on ne s'ennuie jamais. Le gore atteint un niveau rarement égalé, aussi bien sur le fond que la forme. Finalement, ce qui casse tout, ce sont les 15 dernières minutes du film, où l'histoire part à la dérive. On frôlait le chef-d’œuvre pour un film de cette catégorie !
quelques pars en amérique du sud l éntreprise belko situé dans un immeuble high tech a l abris des regards indiscrets un matin comme les autres les employés arrivent au travail dans la joie et la bonne humeur soudain une voix dans un micro se fait entendre la voix ordonne de tuer 3 personnes au hasard dans la demi heure qui suit ou 30 personnes suplémentaires mourront puis d épais rideaux d aciers condamment toutes les fenetres et les portes de l immeuble le jeux peut commencer véritable petite bombe réalisé par greg mc lean réalisateur des 2 volets de wolf creek on assiste a un jeux de massacre hautement inventif et jubilatoire les cadavres s empilent a une vitesse folle et tous ce petit monde est vraiment près a tout pour rester en vie vous ne regarderait plus vos collègues de la meme façon
Quel dommage!! Quel dommage qu‘ un film d horreur brillant pendant plus d une heure ne se flingue en voulant tenter de donner une explication foireuse dans les dix dernières minutes. Pourtant la mise en place est plutôt bonne, la galerie de personnage est plutôt bien croquée, même si certains auraient gagnés à être plus nuancés (la bascule se fait un peu trop vite pour certains). Sinon l’essentiel est la: c’est gore, surprenant par moment, avec un pointe d’humour noir pas mal venu. J’aurais mis une meilleure note encore s’il n’y avait eu ce final qui renie ce qu il avait fait pendant plus d’une heure.
Film d'horreur qui peut se voir comme étant une sorte de "Battle Royale" mais qui se déroulerait dans une entreprise, "The Belko Experiment" est une oeuvre qui fait froid dans le dos de part son concept de base comme pour sa mise en scène qui propose des séquences d'une extrême violence par moment. Ce n'est donc pas un film qui est destiné à tout le monde, mais qui saura être apprécier par certains fans du genre. On notera par ailleurs un casting impeccable, ce qui rend certains personnages assez attachants.
Un scénario basique, une fin ratée mais un film trash. The Belko Experiment se présente sous des airs de films d’horreur, mais c’est clairement un thriller. Des jeux d’acteurs pas trop mauvais, le film est bien rythmé. En tout cas je m’attendais à plus et à mieux que cette volonté de faire du divertissement à l’américaine.
Au moment de son introduction, Belko Experiment se présente sous des airs de film d'horreur classique; réalisé par Greg McLean, à l'origine des célèbres Wolf Creek, et scénarisé par James Gunn, qu'on ne présente plus, le film laisse survenir un ton ironique acerbe, faisant clairement comprendre à son spectateur que plus qu'un Battle Royale supplémentaire, il sera surtout, comme nombre de bons films gores, une critique sociale cynique.
Dès le départ, le but est de nous dépeindre ces sociétés industriels presque sectaires qui, vivant en autarcie dans leurs papiers et leur train-train quotidien, ne se préoccupent finalement plus du monde extérieur et sont régies par des lois particulières et pré-établies, pour respecter des collègues de travail qu'ils n'apprécient pas forcément (ou détestent la plupart du temps) et se tirer toujours plus dans les pattes, par excès ou défaut d'ambition.
Et cela, réalisateur et scénariste le décrivent avec un certain savoir-faire : entre des patrons sadiques et des employés un peu teubés mais solidaires, la caricature est suffisamment étoffée de la justesse de son propos pour ne pas gêner l'expérience. En plus d'aggraver notre ressenti à l'égard de toute la violence visuelle de Belko Experiment (parce qu'il est ultra-sanglant), cette vision grossière de la société nous livre des personnages rendus attachants par leurs excès de comportements et leur vision manichéenne des choses.
Et tout aussi caricatural que soit ce nouveau Battle Royale, il est livré avec suffisamment de rythme et d'action pour remplir son contrat de divertissement réussi, quitte à tomber dans des excès à l'américaine en guise de climax, et de ruiner toute la dimension dramatique du reste par un règlement de compte à la Rambo, s'il avait décidé, dans La Mission, d'exécuter les gradés qui l'avaient trahi.
Et l'on termine la note sur une déception, puisque Belko Experiment est au final pensé comme une saga, non comme un one-shot, et n'est désormais plus du tout percutant par son indépendance dans le paysage surpeuplé des franchises horrifiques. Il se termine comme une oeuvre banale, certes divertissante, fort bien emballée, mais trop classique et codifiée pour espérer marquer les esprits par autre chose que son ton provocateur et caricatural.
Et dans cette volonté de faire du divertissement à l'américaine, il en oublie la réflexion au profit de l'action, certes généreuse mais aucunement capable de remplacer ce qu'un travail de fond apporte à ce genre d'oeuvre dystopique. On espérait plus, on espérait mieux, mais ne marquent que sa violence et les pistes de réflexion qu'il amène et ne prend pas la peine de développer, ouvrant des portes que d'autres se chargeront, d'ici quelques années, d'enfoncer avec des bulldozers plus percutants.
C'est jouissif, pas trop mal surjoué (David Dastamalchian, Michael Rooker et John C. McGinley s'y donnant à coeur joie), dans un excès si total qu'on se croirait parfois proche du nanar, et que sa violence, forcée comme dans ces vieux actioners bourrins des années 90, fait entrer dans le registre du grotesque, le rendant paradoxalement unique en son genre. Décomplexé, il l'est autant dans la représentation de ses personnages que dans sa manière d'exprimer les bas penchants de l'homme, quitte à sacrifier la finesse pour faire du divertissement primaire. Et cela, il le fait très bien.
Une entreprise US basée en Colombie devient le théâtre d'un "battle Royale" lorsque pris en otage et séquestrés, les employés se voient dans l'obligation de s'entretuer pour survivre. Assez efficace comme scénario, The Belko Experiment exploite le filon jusqu'au bout.
Ce devait être un film d'horreur avec un scénario revisité, mais cependant intéressant... Les 20 premières minutes mettent en place les personnages et l'histoire, et l'on s’attend a un bon moment de cinéma... Mais la suite, extrêmement gore, frise le ridicule. L'envie de rire, devant la multiplication des scènes sanguinolentes à outrance, jusqu'à la fin du film... Les acteurs qui n'y croient pas plus que les spectateurs... Dommage...
Circulez, y’a rien à voir, c’est moche, ça fait mal aux yeux, c’est pas passionnant et surtout, c’est pas du tout original dès lors qu’on a déjà vu Battle Royale. Passez votre chemin. 1/10 pour les chansons en espagnol.
La critique complète sur mon blog : Critique du dimanche
Malgré un réel plaisir de retrouver McGinley (SCRUBS), ce film est une vraie daube mal jouée, mal scénarisée, sans aucun effort sur les prises de vue et aux fonds verts ultra visibles. Ne perdez pas votre temps, même pour dormir ce film ne vaut pas la peine
Pas de temps mort. Tout se laisse volontiers regarder. Et les covers musicaux font mouche. Alors c'est vrai qu'au départ, j'aime les huis-clos, le gore, donc je suis déjà une cliente acquise. Alors si on rajoute une pléiade d'acteurs de seconds rôles connus, qui en plus jouent plutôt bien, un soupçon de revange qui fait plaisir, et un final, qui a défaut d'être original, est bien amené, on a un film à conseiller pour une deuxième partie de soirée réussie!