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Un visiteur
1,0
Publiée le 10 juin 2019
Banal scénario de drame policier, une intrigue fournie de trafiquants de drogue, certains seront pris au piège du marché juteux, dont cet ado aux origines modestes. Une famille typée d’américain moyen dysfonctionnel, la maman s’est barrée à cause de papa, un looser et la sœur, une camé mal foutue, si c’était une comédie bis, ça ne fait pas trop rire dans cette variété de déjà-vue. La réalisation a la morale supérieure, une critique acerbe sur la société américaine, le lobby des armes que l’on ne partagerait pas les mêmes valeurs. Il faut se mettre dans le crâne que c’est constitutionnel, une pierre de l’édifice creuser profondément, changer le cours des choses dans l’état actuel avec son regard simple de cinéaste, pas de pertinence convaincante ni haletante qui m’avait attiré dans « 71 », l’informateur sort enfin de son trou incarcéré.
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3,0
Publiée le 11 décembre 2018
Après "'71" qui se déroulait dans un contexte bien réel, Yann Demange s'intéresse cette fois-ci à une histoire vraie, celle de la famille Wershe et plus particulièrement à celle du fils Rick qui était indic pour le FBI et trafiquant de drogue à l'âge de 14 ans. Une histoire peu commune sur le papier et qui pourtant l'est beaucoup plus dans les faits. Si l'on ne peut déplorer le manque d'originalité quand il s'agit d'une histoire vraie, on peut quand même s'attendre à un traitement plus poussé et des personnages mieux développés. Le film est bien, mais il a pas mal de choses sous-exploitées comme la relation père-fils alors que c'est surement ce qu'il y a de mieux dans la dernière partie ou alors tout le travail effectué par Rick pour le FBI. À la place, nous avons quelque chose de plus classique avec l'ascension d'un petit voyou avec tout ce qui vient avec à savoir l'argent, les filles et la même fin pour tous à croire qu'ils ont tous la même vie. À défaut de dresser un vrai portrait à cause de cette vie si riche qui comprend pas mal de personnes, le réalisateur se contente de montrer certains instants de vie. Ce qu'il y a de mieux dans ce film, c'est les personnages et l'authenticité du récit. Richie Merritt n'est pas le plus charismatique, mais il est justement crédible et convaincant tandis que Matthew McConaughey est très bon. Je regrette vraiment que son personnage soit si sous-utilisé, car on passe à côté de quelque chose de profond, voire touchant, avec ce père qui fait de son mieux pour sa famille même s'il est maladroit et que le milieu dans lequel il fait baigner ses enfants n'est pas le meilleur. En fin de compte, "White Boy Rick" est un film qui est pas mal si on aime ce genre d'histoire, mais qui aurait pu être bien meilleur avec un scénario un peu plus détaillé, car pas mal de choses restent en suspens, et palpitant puisque ce n'est jamais réellement divertissant.
Deuxième film de Yann Demange après le très réussi et prometteur '71. Sans parler de déception, j'avoue que cet Undercover (White Boy Rick en V.O.) m'a un peu laissé sur ma faim. Voilà un biopic tout ce qu'il y a de plus classique, aussi bien sur la forme que sur le fond, même si la mise en scène est solide. Est-ce le fait de traverser l'Atlantique pour le réalisateur français ? La reconstitution de l'époque est sympa, l'interprétation aussi. Matthew McConaughey fait le boulot et Richie Merrit est une belle découverte (première apparition à l'écran). L'ensemble se laisse regarder mais tout cela est sans surprise, ultra balisé, brassant plusieurs thèmes sans en traiter un vraiment. Le sujet d'Une femme d'exception sauvait au moins le film, ici même pas...Tout à fait dispensable donc...
LE LABYRINTHE. Un nouveau supplice de drogué comme quand tu closes your eyes et que tu traverses la rue. Yann me Demange, dommage, je suis rongé par ta spirale venimeuse négative. Aucune ambition scénaristique, trop de confort, stupéfiant, dépendance, neurones mal dosées et détruites au combat. Godzilla contre King Kong une histoire aussi presque vraie....
Je n'ai malheureusement pas très bien adhérer au film. Bien que ce soit tiré d'une histoire, le film ne m'a pas vraiment emporté à cause notamment de son scénario que je trouve assez mal écrit ( déjà de base on a du mal a croire a cette histoire, mais en plus la façon dont toute cette histoire est traité de manière simpliste m'a encore plus écarté de ce long métrage ). Dommage, je partais pourtant enthousiaste avec notamment un réalisateur français aux manettes, Yann Demange, mais surtout avec ce trés bon casting comportant en autres Matthew McConaughey, Bruce Dern ... ( et puis c'est quoi ce titre français d'ailleurs, ''Undercover ..'', j'ai vraiment pas compris pourquoi ne pas avoir gardé ''White Boy Rick'' qui en jette un peu plus quand même ) !
"White Boy Rick" raconte l'histoire vraie de Richard Wershe Jr., qui fut dans les années 80 le plus jeune informateur de l'histoire du FBI. Elevé dans les bas quartiers de Detroit par un père célibataire marchand d'armes, l'adolescent se lie d'amitié avec des dealers, et va attirer l'attention du FBI... Pas grand chose d'original ici (le sujet a déjà été traité dans "Sweet Sixteen" par Ken Loach, avec une dramatisation plus élaborée), et les personnages ne pas forcément très attachants. La faute, peut-être, au côté détaché et ahuri de Richie Merritt, pas toujours très à l'aise devant la caméra, et au scénario qui manque d'une structure narrative solide, le protagoniste faisant des allers-retours dans sa "carrière". Néanmoins, les seconds rôles sont solides, avec entre autres Jennifer Jason Leigh, Rory Cochrane, Bel Powley, et surtout Matthew McConaughey en loser qui tente d'élever sa famille malgré le manque de moyen et de soutien. Par ailleurs, Yann Demange parvient à donner à son film un ton hivernal et miteux, à l'image de la condition des personnages et de leur environnement, le tout sur fond de reconstitution des 80's. Au final, "White Boy Rick" est un drame non déplaisant mais conventionnel.
Inspiré de la vie de Richard Wershe Jr, ce film raconte, dans les années 80, la vie d'un jeune adolescent de Détroit navigant entre trafic d'armes et négoce de stupéfiants. Il va également être recruté par une unité anti-drogue du FBI, très rare à l'époque surtout à l'âge de 14 ans ! Le rythme est bon et l'intrigue plutôt prenante, l'atmosphère de la période 1980-1990 est très bien dépeinte. Je suis loin d'un coup de coeur mais le ressenti final est plutôt pas mal. Potable. --> Site CINEMADOURG <--
L’itinéraire d’un gamin de 14 and à Détroit dans les années 80, utilisé comme informateur par le FBI pour lutter contre le trafic de drogue. Inspiré d’une histoire vraie, un polar froid et saisissant, au récit très noir mais manquant de d'intensité, porté par les presta impeccables du duo Richie Meritt/Matthew McConaughey.
Le film vaut surtout par la magnifique interprétation de Mathew Conaughey, excellent comme d'habitude. Mais l'adaptation de la vie réelle de ce jeune homme est poussive. Le scénario pas toujours bien ficelé, trop d'invraisemblances dans la chronologie , et des longueurs , parfois ennuyeuses.
Ce film ressemble au début de la fin pour l’étonnant Matthew McConaughey qui nous avait habitués à mieux. L’histoire est pesante, inintéressante, et l’ensemble ne parvient jamais à capter l’intérêt du spectateur qui regarde sa montre désespérément. Sans doute la faute à ce faux rythme, cette image sombre et au manque de charisme de ce jeune acteur dont j’ai déjà oublié le nom… Dommage pour Yann Demange qui démarrait par un "71" époustouflant, à redécouvrir en attendant un meilleur troisième film.
Yann Demange, le réalisateur remarqué en 2014 d’un premier film époustouflant sur le conflit historique irlandais, saute dans le grand bain américain avec un film noir sur la pègre des petits dealers de crack dans un Detroit crépusculaire. La réussite est moins évidente. La confusion du déroulé - montage laborieux ? - nuit à la fluidité et à la compréhension d’un scénario sinueux. Heureusement, le casting de choix, dont le fabuleux Matthew McConnaughey en loser sentimental, permet à ce film de sortir du lot. Mention spéciale aussi à la reconstitution de la ville sinistrée de Detroit, la motown de Ford et General Motors qui souffrit (souffre ?) de la chute de l’industrie automobile, d’une ségrégation sociale et raciale exacerbée et de la gangrène de la drogue. Les dialogues souvent percutants - film à voir si possible en VO pour le jeu des accents notamment - propulsent parfois ce film au niveau de certains films-culte.
Indéniablement, Yann Demange a beaucoup de talent mais le film déçoit car il manque de rythme et de peps. C'est tout de même dommage de ne jamais éprouver la peur dans un film de mafieux. Sans doute parce que le scénario veut évoquer trop de thèmes à la fois : l'infiltration, la violence, la misère sociale, l'éclatement de la famille... et du coup le fil de l'intrigue fait des boucles et s'emmêle. On peut également reprocher à Yann Demange d'avoir réalisé un film militant, cherchant à réhabiliter Richard Wershe. Pourquoi pas car il est vrai que sa peine fut disproportionné mais de là à en faire le demi-frère de Mandela !
Yann Demange avait plutôt impressionné avec son précédent long métrage 71’, fort d’un réalisme soutenu narrant le passé irlandais lors de ses années les plus lourdes. Passionnant et maîtrisé, l’interprétation de Jack O’Connell suivant le même chemin dans son intensité de jeu. On attendait donc beaucoup de Undercover – Une histoire vraie (White Boy Rick en V.O.) sachant que Matthew McConaughey était au casting. Pour l’originalité il faudra repasser, en effet le film ne tire pas vraiment sa force de sa structure, malgré le fait « inspiré d’une histoire vraie », Undercover – Une histoire vraie reste assez inégal. La faute à un rythme étrange, qui brasse un peu trop de sujets dans une même histoire, imposant des ellipses qui procurent au film une certaine perte dans l’attachement qu’on peut avoir envers le personnage principal. En résulte un léger manque d’émotion, s’ensuit une perte du spectateur dans son attachement aux personnages. Il y a pourtant un petit quelque chose à sauver dans ce film, une reconstitution du Detroit d’époque, des dialogues plutôt bien écrits et un Matthew McConaughey, rare mais très performant. Il n’en n’est pas de même avec Richie Merritt, un peu fade, un peu seul, qui s’avère au final manqué de charisme alors qu’il doit porter le film sur ses épaules. Sur un tel sujet, une histoire aussi incroyable, le film manque pourtant de souffle. Pas désagréable, mais moins bien que ce qu’on pouvait attendre du réalisateur après la découverte 71’. requiemovies.over-blog.com
Une histoire méconnue dans nos contrées européennes mais néanmoins instructives sur le système pénal américain. La mise en scène est particulièrement soignée et joue à notre attachement aux personnages. Néanmoins, le scénario, s'appuyant certes sur des éléments factuels et vérifiés, semble souffrir d'une trop grande interprétation des faits pour garder une totale légitimité.
Le parcours d'un jeune de Detroit qui d'indic pour le FBI devient trafiquant de drogue. Cette histoire originale est bien inspirée d'une histoire vraie. Le génial réalisateur de 71' hisse vers le haut ce biopic criminel grâce à sa mise en scène racée, et ses interprètes tous impeccables (notamment Matthew McConaughey, même dans un 2nd rôle).