Le Corbeau
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ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2014
Henri George Clouzot en maître du suspense , avec un scénario béton et un casting au top , une
immense réussite et une référence du cinéma Français .
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juillet 2017
Un manque de rythme durant les trois-quarts du film, ce qui fait quand même beaucoup, le scénario manquant de consistance alors que le fait divers d'origine offrait quelques pistes supplémentaires.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 avril 2011
J'ai été un peu déçu de ce film, je m'attendais à une fin plus spectaculaire en réponse à tous les rebondissements du film. A part ça les acteurs sont bons, la mise en scène correct.
HibouDesNeiges
HibouDesNeiges

7 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2020
Le contexte de l'occupation, ainsi que sa réception (très mal perçu car le film a été compris comme une dénonciation de l'attitude des français, prompts à la délation) font du film un véritable héritage historique, et laissent une trace importante dans l'histoire du cinéma. Cependant, quoique l'intrigue soit intéressante et que le rôle du Dr Germain, interprété par Pierre Fresnay, soit excellent, je regrette un film plutôt linéaire, focalisé sur cette seule question de savoir qui est le corbeau, alors que son identité n'est pas bien difficile à deviner. C'est le souci, je trouve, avec beaucoup de films policiers qui ne parviennent jamais à démordre de leur intrigue et qui restent cloisonnés dans les bornes étroites de leur scénario, sans jamais exprimer plus, nous livrer un sens supérieur. Le film est bon, mais je regrette que les scènes époustouflantes soient si peu nombreuses et que les retournements de situation soient peu ménagés (et tout aussi peu bouleversants).
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 août 2024
Dans une petite ville lambda, un mystérieux "corbeau" envoie des dizaines de lettres anonymes. Mêlant mensonges grossiers et révélations fracassantes, elles visent en particulier le docteur Germain, l'accusant de procéder à des avortements clandestins. La frénésie va bien vite s'emparer de la ville...
"Le Corbeau" est une remarquable peinture au vitriol de la population française, et en particulier des notables ! Corps médical, clergé, élus, fonctionnaires, commerçants : tout le monde en prend pour son grade.
Le film est sombre, incisif, et très intelligemment écrit de A à Z. Jusque dans ses dialogues qui ne manquent pas de mordant, allant du second degré à l'humour noir. Et son enquête qui tient en haleine, avec un dernier quart très riche en rebondissements, incroyablement moderne.
Henri-Georges Clouzot peut en outre s'appuyer sur de truculents personnages, qui vont vite contribuer à faire s'envenimer les choses. Pierre Fresnay en médecin sec, entravé par un passé trouble. Ginette Leclerc en croqueuse d'hommes malsaine. Ou Pierre Larquey en psychiatre amusé, pour ne citer que les principaux.
Le réalisateur se montre accessoirement inspiré. Jouant régulièrement avec les ombres, les regards accusateurs des habitants, ou les mouvements de ses personnages.
"Le Corbeau" est une vrai réussite du cinéma français, qui malheureusement coûtera cher à Clouzot. En effet, entre son label (production Continental, compagnie financée par les Allemands), son portrait peu glorieux de la population, et l'utilisation de délation, procédé fréquemment utilisé sous l'Occupation, les communistes y virent un film de propagande nazi. A la libération, Clouzot sera mis au ban et le film interdit ; il faudra quelques années pour que les choses se tassent...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 octobre 2007
une erreur c'est " le corbal " , réalisé en 1943 , çe film eut des ennuis après la guerre , on y à vu une critique de la résistance .
bon film .
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2016
"Le corbeau" (1943) illustre la puissance néfaste des rumeurs comme ce fut le cas, par exemple, pour la rumeur dite "d'Orléans" quelques années plus tard. Ce long métrage fait surtout écho au contexte de l'époque de sa production: l'Occupation allemande et son climat de suspicion et de délation. En connaissance de cause, cette histoire policière prend un autre sens et ajoute, s'il en était besoin, une dose supplémentaire de piquant, notamment sur ses possibles interprétations. Sans surprise, "Le corbeau" a fait polémique à sa sortie et, encore aujourd'hui, l'absence de certitudes peut alimenter de longues discussions de cinéphiles.
Qu'importe le message ou l'interprétation que l'on peut en faire, "Le corbeau" est une perle du cinéma français. L'intrigue est magnifiquement bien ficelée et est mise entre les mains ce l'excellent Henri-Georges Clouzot qui co-signe aussi le scénario. Clouzot avait déjà prouvé l'étendu de son talent avec un autre thriller, "L'assassin habite au 21" (1942). Ce dernier le plaçait comme un maître du suspens, une sorte de Hitchcock français. "Le corbeau" dévoile encore une fois une mise en scène sublime et un bon sens du suspens et du rebondissement. On reste scotché face à cette intrigue policière jusqu'au dénouement final. Splendide !!!!
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2016
Un whodunit réussi car jouant habilement sur la paranoïa de ses personnages. Leur but n'est pas seulement de trouver le responsable des dénonciations calomnieuses mais aussi de conserver leur dignité. Remis dans le contexte historique de sa réalisation (l'occupation allemande), le film est encore plus fort.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2024
Inspiré d’un fait divers authentique, ce film d’Henri-Georges Clouzot se veut la vitrine peu reluisante d’une certaine population sous l’Occupation. Noirceur, paranoïa, délation, fausses pistes, rebondissements et suspense, le tout écrit avec intelligence et réalisé avec beaucoup de minutie et de maturité. Plus de 80 ans au compteur et pourtant « Le Corbeau », par sa modernité, n’a quasiment pas pris une ride. Un chef d’œuvre du cinéma français dont le titre est depuis entrer dans le langage courant.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2017
Inspiré des lettres anonymes de Tulle, un fait divers des années vingt, Le Corbeau nous plonge dans une petite ville de province où une série de lettres anonymes sont envoyées à plusieurs personnes par un mystérieux corbeau. spoiler: Le médecin par exemple, est accusé d’avoir une liaison et de pratiquer des avortements.
Tourné en 1943 durant l’occupation allemande, le film est une commande de la Continental dont les capitaux sont allemands. Le film fût mal accueilli par la presse française, car les personnages ont tous un côté sombre et quelque chose à se reprocher. Pourtant, Le Corbeau est un film policier haletant qui rejette la faute à tout le monde. D’un point de vue cinématographique, nous ne pouvons que saluer le génie d’Henri-Georges Clouzot à nous faire croise à la culpabilité d’innocents. Ressortie en 2017 en version restaurée, le film ose s’attaquer aux méchancetés des personnages pour mieux nous surprendre dans l’enquête.
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Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2010
Comment se fait-il que je n'ai pas vu ce film avant!?! Une construction tout simplement parfaite, le spectateur est immergé dès les premières images de la petite ville quelque part en France qu'on connait tous et nous sommes manipulés de droite à gauche jusqu'aux dernières seconde! Une thriller époustouflant de presque 70 ans dont bien des cinéastes actuels devraient s'inspirer. Un chef-d'oeuvre!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2024
Des lettres anonymes circulent qui accusent le docteur Germain (Pierre Fresnay) d'être un avorteur. Bientôt de nombreuses autres lettres, bien informées, se propagent dans le village, n'épargnant aucun de ses notables dont les turpitudes sont dénoncées.
Ce fait divers provincial aurait pu faire l'objet d'une anecdotique intrigue policière concluant par l'identité révelée du mystérieux et malveillant corbeau. Mais, si la découverte de l'anonymographe, comme il est nommé, n'est pas indifférente, c'est la brutalité et la noirceur de l'étude de moeurs, son ironie aussi, qui caractérisent le film de Clouzot tout autant qu'elles identifient, désormais, un film de Clouzot. Dans un village bientôt livré au soupçon généralisé et à la vindicte, les lettres du corbeau et les personnages stigmatisent les tourments et les secrets, sordides ou pas, des habitants, et du genre humain par extension suivant le désillusionnement du cinéaste, à qui on reprocha de donner une image désespérante de la France et des Français au moment-même où le régime de Vichy visait au redressement moral de la population.
Clouzot ne souhaite pas tant accabler ses congénères que de dénoncer l'hypocrisie sociale et infirmer une idée manichéenne de la nature humaine. Il n'est pas de bons et de méchants, juste des êtres ambivalents, comme devra le concéder lui-même l'intransigeant et ombrageux docteur Germain (un personnage peu courant pour l'époque par sa brusquerie) après une jolie et imagée leçon philosophique dispensée par son confrère Vorzet (Pierre Larquey)
Fresnay est entouré de nombreux seconds rôles - spoiler: parmi lesquels une vamp nymphomane, une adolescente insolente et curieuse
- qui illustrent tous, sexualité comprise (pas fréquent non plus pour l'époque), nos vicissitudes.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2012
Y a-t-il une frontière entre le bien et le mal ? Dans une ampoule lancée manuellement se balançant de gauche à droite ou est l’ombre ou est la lumière ? Si une main tente de stopper ce mouvement semblant éternel, une douleur instantanée libère la main de l’ampoule en redonnant vigueur à ce Ying Yang sombre et lumineux.

Un climat particulier déclenche haines et dénonciations collectives, semant désordres et vengeances dans un contexte préalablement trop passif. Soudainement activé par un mécanisme invisible, un microcosme épargné implose de l’intérieur en déroulant inexorablement une implacable théorie des dominos

Considéré comme anti Français avec un résidu boulevardier le corbeau et avant tout un laboratoire expérimental contenant dans son noyau une machine nauséabonde suspicieuse et délatrice prête à l’emploi.

Le Polar sert une fois de plus de cache misère à un cinéma ayant momentanément perdu dans un contexte particulier une liberté d’expression. Le Corbeau tout en paraissant déconnecté d’un climat historique imposant œillères et silences saupoudrent quelques messages.

L’œuvre est initiatrice, un maître de jeu démontre par quelques missives bien pendues la fragilité psychologique de ses concitoyens.

Le cinéma Français en ces années d’occupation effectue par des scénaris répétitifs une lessive interne montrant des habitants désemparés, désunis, broyés par un logiciel démoniaque lancé sur un marché déserté rapidement par la résistance et la bravoure.

Le Corbeau n’échappe pas à la règle, une bourgade s’autodétruit en refusant la cohésion contre une pestilence initiatique. Le corbeau est l'ampoule délivrant la lumière ténébreuse d'âmes inconsistantes.

Tous ces esprits brusquement perturbés se déchirent au lieu de lutter solidairement contre un appareil destructeur. Il n’en faut pas plus pour établir un état des lieux lâche et dénué d'un esprit de groupe.

Le peuple France juge négativement certains de ses comportements en images ceci par l'intermédiaire de ses propres enfants, voila de la manne pour un occupant n’ayant pas d’appréciation à opérer sur les comportements en interne d’un pays conquis.

Le Corbeau possède un esprit auto immolateur offert à un maître éphémère. Un point de l’hexagone livre un huit clos sordide, une citoyenneté lâche, divisée au premier soubresaut.

Le professeur Vorzet explique admirablement l’impossibilité de fractionner ombres et lumières dans une figure décente préférant favoriser le symbole éternel de l’incertitude celui-ci devenant une procédure existentielle. Le docteur Remi Germain entamé se met à douter.
aaber
aaber

39 abonnés 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2007
Aucun signe de vieillesse et c'est tant mieux ! Grandissime Fresnay ! Remarquable H.G.C. ! Un fabuleux grain, pas comme toi, qui n'est pas toqué, Joyce !
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2014
Un film incroyable de modernité, que ce soit dans la forme (mise en scène brillante, rythme dynamique) ou dans le fond (évocation de nombreux sujets tabous: avortement, drogue, dénonciation…). Clouzot décortique l’âme humaine en n’occultant aucun vice. Il appui là où ça fait mal et s’en mordra les doigts puisqu’il fera l’objet d’une interdiction d’exercer à la libération. Cette censure sera fort heureusement levée quelques années plus tard, sans quoi le cinéma français serait passé à coté de quelques chefs d’œuvres.
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