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fabrice d.
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3,5
Publiée le 25 novembre 2017
Ce film n'a (presque) pas pris une ride malgré ses presque 75 ans. L'histoire, les dialogues et éventuellement les personnages pourraient être transférés dans une version moderne sans presque aucun changement. Film apprécié à sa sortie en pleine guerre puis ensuite complètement décrié à la libération quant à son sujet et son thème de la délation notamment, valant d'ailleurs HGC une condamnation, ce film est maintenant considéré comme un petit chef d’œuvre et est un des meilleurs films de HGC. Le jeu d'acteur est "fait à l'ancienne", théâtral, bien sur mais c'est un plaisir de voire P. Fresnay, droit comme un i ! et sa partenaire G. Leclerc. Le début du film est un peu lent mais la fin elle est plein de rebondissements, voire même un peu trop. Un film culte à voir.
Le Corbeau est un film d'Henri-Georges Clouzot sorti en 1943. Ce long métrage est un chef d'œuvre à tous les niveaux. La réalisation sobre mais soignée confère une intimité à ce petit village souffrant des rumeurs colportées par le corbeau. La situation est très bien expliquée malgré le nombre important de personnages, les retournements sont nombreux et le suspens reste entier jusqu'à la fin du long métrage. Le scénario est magnifiquement écrit, avec des dialogues qui tapent juste (spoiler: la conversation sur le bien et le mal autour de la lampe entre Pierre Fresnay et Pierre Larquey est exceptionnelle ) et qui permettent une immersion totale dans cette univers de dénonciation, où l'âme humaine est explorée dans ses tréfonds les plus ambigus. Le tout est porté par un casting absolument incroyable : Pierre Fresnay est parfait dans ce rôle du docteur Germain, magnifiquement épaulé par les atouts charmes que sont Ginette Leclerc et Micheline Francey ainsi que par de nombreux seconds rôles emblématiques, notamment Noël Roquevert. Ce classique du film noir vieilli bien et pose des questions sur l'intelligence des hommes à comprendre leur environnement lorsqu'ils ne sont pas en position de forme qui sont toujours pertinentes aujourd'hui.
Tourné en pleine occupation française, produit par la Continental Films – la société financée par Goebbels – ce portrait au vitriol d'un village hexagonal valut à Henri-Georges Clouzot de nombreuses accusations de trahison, qui lui collèrent à la peau bien après la Libération. Aujourd'hui, Le Corbeau ne peut qu'être considéré à sa juste valeur de chef d'œuvre absolu. Critique acerbe de la faiblesse des comportements humains, le film dépeint le délitement total de tout un village frappé par les agissements d'un auteur de lettres anonymes nauséabondes, mettant à nu la fragilité des équilibres régissant une communauté, et n'épargnant personne dans sa médiocrité : hommes, femmes, notables bien établis, petites gens. Comme à son habitude, le cinéaste distille jusqu'au bout un suspense des plus habiles. La mise en scène est somptueuse et le jeu d'acteurs – Pierre Fresnay, Ginette Leclerc, Pierre Larquey, Micheline Francey en tête – superbe. Absolument génial.
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5,0
Publiée le 12 mai 2021
Un inconnu envoie une série de lettres calomnieuses à diverses personnes dans une petite ville française le motif étant apparemment de chasser un médecin local de son poste. Toutes les lettres sont signées Le Corbeau. Qui est le Corbeau et quelles sont ses motivations c'est là le mystère. Les suspects ne manquent pas y compris le médecin qui est censé être traqué. Mais le film sort aussi des thèmes politiques pertinents notamment l'idée que quelqu'un n'importe qui peut être un informateur. Connaître les sales petits secrets d'une ville, les rumeurs, les faiblesses et les vices des gens peut être mortel entre les mains de quelqu'un qui a un penchant pour l'écriture et le désir de tout dire. Ce que le corbeau écrit est dans une certaine mesure vrai. Et cette vérité monte les habitants de la ville les uns contre les autres. Le corbeau en tant qu'entité anonyme fonctionne comme un dénonciateur, un mouchard, un espion ou un agent secret. Sur le plan thématique le film est sombre et subversif. Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot est un film intemporel que je recommande vivement a tous...
J'avais déjà vu ce film une fois, et pas trop mal apprécié. Mais cette fois-ci, je dois avouer que j'ai adoré, et le considère comme le chef-d'eouvre d'Henri-georges Clouzot. Ce film est très prenant, l'interprétation magnifique,(Pierre Fresnay est surprenant, Pierre Larquey, Micheline Francey, ...) sans oublier les dialogues, d'une noirceur et d'un pessimisme rare. Y a t'il une frontière entre le bien et le mal ?
Par moment il faut prendre le temps d’admettre que le temps passe et malheureusement ce magnifique film a lui aussi subit . En 2024 on peut s’accrocher en se disant : whaou quel film extraordinaire, non c’est un bon et beau film mais le sujet est devenu barbant. A voir pour ne pas être un idiot.
Le corbeau est un des chefs-d’œuvre du film à suspense. Jusqu'au bout l'intrigue tient en haleine et la révélation de la vérité devient claire en une demie séquence. H. G. Clouzot était réellement le maître de la fin qui tue et surpassait Shalymann de très loin dans ce domaine. Les techniques photographiques de l'époque sont remarquablement maîtrisées. Même si le nettoyage du son, après une restauration pour une diffusion en DVD, est très audible et gâche un peu le jeu des acteurs en limitant certaines de leurs intonations, l'histoire et son traitement tiennent toutes leurs promesses, quand on connaît les œuvres du maître Français.
Visuellement c’est un régal, mais j’ai été très déçu par ce chef-d’œuvre annoncé, certes remarquablement bien filmé (cadrages, éclairages, gros plans), bien joué mais au scénario policier d’intérêt limité sans humour ni émotion.
Malgré sa réalisation vieille France et un rythme un peu lent dans sa première moitié, malgré ses dialogues ampoulés, Le Corbeau distille avec une habileté certaine l'atmosphère délétère et paranoïaque instillée par un volatile "anonymographe" délateur, sournois et obsessionnel...
Comme un jeu de piste qui se rétrécit et perd le nord, les soupçons vont et viennent, sautent d'une cible à une autre pour y revenir éventuellement ; les acteurs, tous excellents, attirent ou repoussent les conjectures du spectateur lui-même qui se prend au jeu, élabore des théories afin de débusquer enfin l'affreux individu maître-chanteur... car en son bec Maître Corbeau tenait non pas un camembert mais une lettre diffamante...
Comme de coutume lorsque la vérité éclate, on se rend compte qu'oon avait parié sur le mauvais chameau, la preuve d'un scénario diablement bien ficelé.
J'ai trouvé que le Corbeau, de Henri-Georges Clouzot était un bon film français. Il y a beaucoup de suspens et de tensions : n'importe qui peut être le Corbeau. L'arrivée de ces lettres permet de mettre en lumière tout les défauts, les secrets et la noirceur des habitants. Tout cette communauté va alors être prise dans un cercle vicieux, dans lequel tout le monde accuse tout le monde. La mise en scène est de bonne qualité et les acteurs ; en particulier l'autorité de Pierre Fresnay et la suavité philosophe de Pierre Larquey.
Henri-Georges Clouzot nous plonge dans une atmosphère de suspicion permanente de par une parfaite mise en scène, le tour bonifié par une excellente distribution.
Le scénario est brillant, les acteurs jouent justes, la réalisation est maîtrisée tant au niveau de la photographie, que de la mise en scène, que du rythme, que du montage, les dialogues sont vifs et précis... en somme "le corbeau" n'a pas de point faible, mais il manque tout de même un petit quelque chose pour totalement emballer.
Le genre de film qui fait devenir patriote à la france ! Parfait, beau, une intrigue bien ficelée.. Même si j'ai deviné au bout de 15 minutes qui était le corbeau, Clouzot a plus d'un tour dans son sac à main, vous verrez si vous le voulez. Seul bémol, Pierre, articule mon vieux!