Le Corbeau
Note moyenne
4,1
4832 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

144 critiques spectateurs

5
56 critiques
4
59 critiques
3
24 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 novembre 2009
Après avoir vu Les Diaboliques, L'assassin habite au 21, Quai des Orfèvres et le Salaire de la Peur qui sont tout les quatre d'excellents films et même des chef-d'œuvres, j'attendais beaucoup de bonne choses de ce film. Mais hélas, Le Corbeau c'est avéré être un film nettement en dessous de ceux cités précédemment pour ma part. Si l'on retrouve avec plaisir les fidèles de Clouzot tels que Noël Roquevert, Pierre Larquey ou encore Pierre Fresnay et que la réalisation toujours aussi sobre et belle nous offre quelques superbes, on ne pourra qu'être déçu du manque de souffle, de rythme de ce film. En effet l'intrigue et très intéressante : la pression sur les habitants d'un petit village qui petit à petit sont amenés à révéler leurs secrets et un très bon thème, mais hélas le filon est mal exploité. Là où les Diaboliques nous tenait en haleine, Le Corbeau ennuie quelques peu. Quand au dénouement, il est assez chaotique ce qui est assez surprenant chez Clouzot qui avait pourtant déjà bien réussi le twist-ending de son précédent film. Au final on ne comprends pas les motivations de certains personnages clefs et même ceux du Corbeau semblent obscures à la fin du film... Le spectateur peut-il interprété librement ? Je ne crois pas que ce fut l'intention du réalisateur...
Lightning_Mc_Queen
Lightning_Mc_Queen

27 abonnés 280 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2009
Produite dans des conditions explosives, une oeuvre captivante et versatile dont la maitrise laisse sans voix. Excellent.
chrischambers86

16 209 abonnés 13 158 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2014
« Où se situe la frontière du Mal ? Savez-vous si elle se trouve du bon ou du mauvais côtè ? » 1943 sera une grande annèe pour le cinèma français, malgrè le frein considèrable constituè par l'Occupation et la censure. "Le corbeau" d'Henri-Georges Clouzot est un èclatant chef d'oeuvre en s'inspirant directement d'un fait divers! Dans une ville de Province, des lettres anonymes provoquent de nombreux ravages! Plusieurs personnes sont soupçonnès, avant que le vèritable coupable (qu'on ne dèvoilera surtout pas) soit dèmasquè! Cette intrigue admirable permet à l'ex-assistant d'Anatole Litvak d'analyser en profondeur la psychologie de ses personnages, leur caractère, leur comportement contradictoire! De Ginette Leclerc à Pierre Larquey, en passant par Hèlèna Manson, Sylvie et Jean Brochard, ils sont tous gravès dans nos mèmoires! Sans oublier le grand Pierre Fresnay qui trouve en jeune mèdecin l'un de ses plus beaux rôles! Avec ce film controversè qui fut interdit par la censure militaire à la fin de la guerre, Clouzot se rèvèle ainsi comme l'un des maîtres du film noir! Un cinèma français pourtant soumis à l'èpoque à un règime de censure strict et rèduit aux allusions èrotiques, sans compter qu'en 1943 on a souvent l'esprit ailleurs, et pour cause! Clouzot donnera à Ginette Leclerc son rôle traditionnel de fille facile, qu'elle fignole avec une science consommèe, jouant de tout l'arsenal de la sèduction pour gagner l'amour de Fresnay! Dans une sèquence du film où on la surprend au pieu dans l'attente de son amoureux, on la voit placer un oreiller sous elle de manière à mettre ses seins en valeur, rajuster l'attache de ses bas, raviver prestement ses lèvres, etc...De tels efforts seront couronnès de succès, puisqu'elle parviendra à sèduire l'ombrageux mèdecin! Notons que "Le corbeau" marquait un certain courage de la part de Clouzot, qui n'hèsita pas à produire un film où l'on pouvait lire en transparence une critique très vive de l'occupant et où l'accent ètait mis sur l'atmosphère de dèlation pesant sur les relations sociales de cette èpoque noire! Quant à la sèquence mythique de l'ampoule èlectrique qui se balance, elle fait aujourd'hui partie de la lègende du 7ème art...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 août 2010
Pas une ride pour ce classique, qui se distingue principalement par l'intelligence de ses dialogues, par son rythme rapide, et par son scénario malin et surprenant. A déguster sans retenue !
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2009
Admirable Clouzot.Un délice du cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 septembre 2008
Avec peu de choses Clouzot arrive à donner une belle épaisseur au film et la tension est entretenu jusqu'au bout.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 août 2008
Film sur le soupçon, l'ignorance et la rumeur, "Le Corbeau" est un véritable sommet dans la carrière de Clouzot. Filmé sous l'occupation, l'audace du propos (un corbeau sème la discorde dans un village dont les habitants commencent à suspecter tout le monde) est avant tout servi par une mise en scène millimétrée et une interprétation d'une justesse saisissante, loin des simagrées que l'on pouvait voir dans de nombreuses productions d'alors (Demazis, par exemple). Brillant, ce film est également divertissant, et Clouzot prouve qu'il est capable de mener une enquête et de plonger dans les mystères comme personne.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juillet 2008
Le chef d'oeuvre de Clouzot, un petit village à l'atmosphère très lourde ou règne un mystérieux corbeau, cible de ce corbeau, Fresnay enquete, des scenes extraordinaires surtout celle ou la lampe balance et la discussion entre Larquey et Fresnay sur le bien et le mal, suspense quasi-insoutenable pour identifier le corbeau jusqu'à la fin.
Julien D

1 343 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juin 2014
La réputation de film anti-français dont s’est vu affublé le film de Clouzot au lendemain de la seconde guerre mondiale est due, outre qu’il ait été produit par des studios allemands, à sa réussite de faire transparaitre à l’écran, et à travers les réactions des personnages, une ambiance de paranoïa particulièrement pesante qui va, inéluctablement, réveiller la suspicion et la haine entre les individus. Cette remarquable mise en scène et cette qualité d’écriture ont, une fois la polémique retombée, permis au Corbeau d’être enfin reconnu comme une œuvre culte et intemporelle. Inspiré d’une sordide histoire vraie survenu dans l’entre-deux-guerres, cette intrigue, en prenant lieu dans un petit village renfermé sur lui-même, illustre en fait merveilleusement bien la situation de la France sous l’occupation allemande avec les problématiques de l’hypocrisie ambiante et de la délation anonyme renvoient directement à la collaboration. La thématique taboue de l’avortement est elle aussi évoquée au cours du film, prouvant une nouvelle fois sa grande modernité. La fluidité du scénario fait de cette enquête en huis-clos un thriller particulièrement efficace où chaque protagoniste, en plus d’être bien interprété, tient une place importante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 avril 2008
Dialogues superbes, intrigue très bien menée. Pas démodé du tout. Un vrai Hitchcock.
posbern343
posbern343

10 abonnés 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2008
Le film qui valut à HG Clouzot deux ans d'interdiction de travailler, car les "libérateurs" d'alors assimilaient ses films à une forme de collaboration (la Continental était en fait dirigée de loin par Goebells). C'est une ignomignie. Ce film était en fait un refexe de dégoût envers les collabos et les dénonciateurs anonymes. Au delà, le scénario comme l'interprétation et les jeux de clair-obscur renvoient à la grise nature humaine, ni blanche ni noire... Rien de tranché. Mais tranchant. Chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 février 2008
Un excellent film, bien nque je trouve la fin un peu trop attive. On a pas le temps de respirer, le film est fini :D
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2008
Tout le monde a en mémoire la célèbre saillie de Clouzot, par ailleurs infiniment simpliste et discutable: «Pour faire un film, premièrement, une bonne histoire, deuxièmement, une bonne histoire, troisièmement, une bonne histoire». C'est une telle vision des choses qui lui vaudra d'être l'une des cibles favorites des cinéastes de la Nouvelle Vague. Il faut cependant reconnaître qu'il fut, au moins dans ses premiers films, un très brillant illustrateur de cette conception narrative classique du cinéma, conception certes réductrice mais légitime dans ses limites propres. À cet égard, «Le corbeau» (1943) demeure aujourd'hui comme l'une des plus remarquables réussites du cinéma français. Avec une noirceur absolue qui donne la nausée, Clouzot le misanthrope y dépeint, sous les traits d'un véritable cloaque, une petite ville de la France rurale. Pour le réalisateur, l'âme humaine, même celle des enfants, est de toute évidence sale, veule et sournoise et peu de place est faite à la lumière. Mais tout cela ne serait rien d'abord sans une mise en scène, certes classique, mais de très grande classe, et qui distille un suspense tout à fait étonnant, ensuite sans le jeu tout à fait remarquable des acteurs (Pierre Larquey et Pierre Fresnay au dessus de tout éloge), enfin sans une photographie magnifique d'où procèdent de très belles images trahissant une influence évidente de l'expressionnisme allemand. On rappellera deux séquences d'anthologie. D'abord le plan superbe où Marie Corbin, apeurée et fuyant son lynchage, se regarde dans un miroir brisé. Ensuite la célèbre scène de la lampe et qui justifie à elle seule qu'on se souvienne de ce film. Un ouvrage finement ciselé à découvrir ou à redécouvrir.
aaber
aaber

39 abonnés 402 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2007
Aucun signe de vieillesse et c'est tant mieux ! Grandissime Fresnay ! Remarquable H.G.C. ! Un fabuleux grain, pas comme toi, qui n'est pas toqué, Joyce !
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juillet 2010
Le Corbeau est l'un des plus grands films d'Henry Georges Clouzot. L'histoire se déroule dans une petite ville de province, où le docteur Rémy Germain commence a recevoir des lettres anonymes signées " le corbeau ", l'accusant d'avortements. Finalement d'autres habitants de la ville en reçoivent a leur tour. Tout le monde se soupçonne et craint de devenir la prochaine victime du " corbeau ".
Fort d'un scénario absolument génial de Louis Chavance, ce long métrage du réalisateur des Diaboliques restera comme l'un des meilleurs films français des années 40. La mise en scène est minutieuse et l'atmosphere extrêmement lourde et pesante.
Les interprètes sont tous excellents, que ce soit Pierre Fresnay dans le rôle du Dr Germain, Pierre Larquey dans celui du Dr Vorset ou encore Ginette Leclerc dans le rôle de Denise Saillens, tous contribuent au fait que ce film soit devenu un classique du cinéma français.
Voila donc un film qui mélange suspense, policier et drame et que je conseille vraiment a tous, car le résultat final est sans appel: il s'agit veritablement d'un chef d'oeuvre comme le cinéma français ne serait plus capable de nous offrir à l'heure actuelle, et il serait vraiment dommage de passer à côté.

18/20
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse