Cléopâtre
Note moyenne
3,9
1178 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

109 critiques spectateurs

5
23 critiques
4
33 critiques
3
30 critiques
2
11 critiques
1
9 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2013
Bon, j'avais ce film en DVD, et la durée est quand même super rebutante, 4h, même si ça a bonne réputation, faut se les taper les 4h. Mais dans un moment de faiblesse j'ai décidé de lancer le DVD (comprendre de l’introduire, légèrement humecté dans le lecteur).
De Cléopâtre je connais la "légende" et le film de Cecil DeMille. Alors ce que je ne sais pas, c'est si la légende veut que Cléopâtre soit apparu pour la première fois à Jules César enroulée dans un tapis. Mais c'est dans les deux films. Et si on excepte les passages obligés les deux films sont très différents.
Mais je dois dire que les deux ont un sens du grandiose et du spectaculaire.

Cléopâtre c'est des gens qui ont dépensé sans compter et ça se voit, parce que c'est splendide en tous points. Les décors (sans un pet de numérique, forcément) sont magnifiques, ça a de la gueule quand même lorsque ce n'est pas de la CGI. Et c'est sublimé par une photographie des plus splendide qui met très bien en avant les qualités "artistiques" du film. Ces plans de nuit où le bleu et l'orange se mélangent, c'est beau. Vraiment très beau.

Et j'avoue avoir été agréablement surpris par l'érotisme latent qui se dégage de la première partie du film, Taylor, magnifique, se baignant nue dans son bain, ou portant des décolletés ne laissant que peu de place à l'imagination. Brrr. Ceci me rappelle qu'à l'époque où j'étais un grand passionné d’égyptologie, Cléopâtre c'était un peu mon fantasme. Et je crois que ce film me l'a ravivé. Enfin cette image d’Épinal que l'on peut avoir de Cléopâtre et dont le personnage se joue en accueillant César dans son "bain". Cette reine sublime, faiblement vêtu, si ce n'est de légers draps transparents.

Seulement c'est là où Mankiewicz (que j'aime beaucoup par ailleurs) se perd. Pour moi il se trompe de sujet (où était-ce ce que les studios lui ont obligé de faire, je ne sais pas), pour moi le sujet n'est pas tout la dimension politique que peut avoir Cléopâtre, ses idées, ses plans un peu foireux, son ambition, le tout parfaitement rendu par la mise en scène bien grandiose et le côté très pompeux du film. Mais ça manque de chair. De désir brûlant. Ardant. D'érotisme. D'intimité.

On a de grandes obsessions, un final shakespearien, mais je trouve ça sans âme. C'est très bien huilé, sans nul doute. Et comme je l'ai dis visuellement c'est une baffe. Mais à force de trop vouloir en mettre plein la vue, de traiter de grandes idées, de Rome de façon aussi peu naturelle, j'ai eu l'impression que j'étais au théâtre (sans que ça soit péjoratif).

Et en parlant Shakespeare et théâtre, je trouve que Mankiewicz a très bien joué avec le fait qu'il avait déjà tourné Jules César dix ans plutôt et offre une vision de l'assassinat de César différente mais entièrement compatible avec son film précédent. Il refuse la redite, ainsi point de Calpurnia et de ses avertissements, nul vieillard sur les marches du forum vociférant "beware the ides of march", nul discours de Brutus, nul discours de Marc-Antoine, point de batailles Marc-Antoine contre Brutus, il l'a déjà dit et ce n'est pas le sujet. Donc là il s'en est bien tiré.

Seulement voilà, si ce n'est jamais chiant, que les 4h passent vraiment bien (bien que la fin je la trouve un peu longuette, genre la dernière demi-heure ça tourne un peu autour du pot), le sujet principal du film n'est pas traité et finalement je trouve ça assez banal sur le fond (pas que ça soit inintéressant, mais pas marquant) et le côté grandiloquent de la forme vient de rajouter une belle couche. C'est trop superficiel je pense, les personnages sont là, mais ne vivent pas. Leurs amours me semblent ôté de toute passion (un comble car Taylor et Burton fricotaient ensemble pour se marier un an plus tard). J'aurai aimé être déchiré, que ça soit humain et pas juste l'exemple même de ce que Hollywood peut faire question machinerie et logistique. Pour moi on n'est quasiment jamais dans le vrai, le pur.

Et au début du film, j'ai eu vraiment du mal avec l'accent britannique de Rex Harrison. Ben ouais déjà que ce n'est pas tourné en latin, si en plus César parle avec un accent de noble anglais… mouais. Et les Égyptiens je les trouve très pâle. M'enfin bon, on n'est pas dans la vérité historique, vu que Cléopâtre aurait eu des enfants avec Marc-Antoine, mais bon. Un peu de vraisemblance c'est cool parfois.

Tout ça pour dire que je suis déçu, c'est bien, mais trop grandiloquent, trop c'est trop et ça manque d'humanité. Je trouve ça transparent.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2019
"Cleopatra" fait partie de ces films plus célèbres pour leur tournage que pour leur qualité intrinsèque. Dans ce cas, le film fit beaucoup parler de lui à l'époque pour sa production littéralement pharaonique. Un budget démentiel de plus de 30 millions de dollars (le film resta longtemps le plus cher de l'histoire du cinéma, inflation comprise), qui aurait fait couler la Fox en cas d'échec en salles ! Un tournage très long, mouvementé par des caprices de stars et des licenciements de réalisateurs... Sans compter la liaison adultérine largement médiatisée à l'époque entre les deux vedettes Richard Burton et Elizabeth Taylor ! Bref, beaucoup de bruit, mais au final que vaut le film ? En premier lieu, les proportions titanesques de la production se voient à l'écran : les décors & costumes sont très variés et réussis, et le nombre de figurant assez hallucinant donne de la vie à l'écran (on voit parfois des centaines de soldats & cavaliers pour des scènes très courtes), en particulier lors des batailles. Ensuite, la durée importante (4h) permet de bien creuser le trio amoureux. D'abord Cléopâtre et César, puis Cléopâtre et Marc-Antoine. Elizabeth Taylor est sublime en reine d'Egypte malicieuse et ambitieuse, qui manipule les hommes à la fois par amour et pour son intérêt. Rex Harrison campe un Jules César attachant, fin stratège mais trop avide de pouvoir. Richard Burton quant à lui se lâche en Marc-Antoine frustré de vivre dans l'ombre de César, et dont la passion lui fera commettre de nombreuses erreurs. Des personnages bien développés, mais qui ont malheureusement le verbe souvent trop pompeux, d'autant que le scénario se veut bavard (alors que les scènes de batailles sont plutôt courtes). "Cleopatra" reste donc un péplum impressionnant, qui n'atteint pas le statut de grand classique, mais qui vaut amplement le coup d’œil.
leochou
leochou

20 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2013
Cette fresque romanesque et historique est magnifiquement mise en scène qui distille ces intrigues de pouvoir et d'amour sur plus de 4h. Grace à la qualité du scénario et à celle du casting, on est transporté par cette histoire que l'on suit de bout en bout sans aucun ennui, bien au contraire. Un pur chef d'oeuvre.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mars 2014
DEUX HEURES MOINS LE QUART AVANT JC. Les 10 commandements de Mankiewicz: 1 la fox tu ruineras. 2 Taylor tu supporteras. 3 Longueur tu éprouveras. 4 beauté tu exagéreras. 5 amour tu devineras. 6 soporiphique tu dèfiras. 7 gloire tu retiendras. 8 budget tu exploseras. 9 pharaonique tu construiras. 10 culte tu comprendras.
Toutourien
Toutourien

15 abonnés 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 août 2019
Infâme navet comparé à Quo Vadis ou Spartacus : abominablement bavard, scènes interminables sans aucun intérêt, mimiques américaines ridicules (clin d'oeil de Cléopatre en plein défilé...) ; ce film est une grosse daube à éviter totalement.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2008
Forte de la splendeur des reconstitutions et de la puissance du jeu de ses acteurs, cette version séduit et envoûte le spectateur. Hélas, la seconde partie sur la déchéance de Marc-Antoine est moins captivante que la première avec César et la longueur du film (4h) se fait durement sentir, principalement dans certains dialogues. Les scènes “d’action” sont toutefois impressionnantes et les scènes de foules ont une ampleur rarement égalée : l’entrée de Cléopâtre dans Rome reste l’une des scènes les plus grandioses de toute l’histoire du cinéma. Le film coûta une véritable fortune, mettant à mal l’équilibre financier de la Fox, et le tournage fut des plus mouvementés. Le cinéma-grand-spectacle par excellence. Le plus : Elizabeth Taylor est d'une beauté ennivrante !
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2008
Au cœur des fastes décors de Rome et d’Egypte, Joseph L. Mankiewicz peine à conserver la puissance intime de son art dans «Cleopatra» (USA, 1963). En quelques deux cents soixante-dix minutes, le cinéaste dépeint une fresque sur la vie mouvementée de la dernière reine d’Egypte. Dans les ornements grandioses, les costumes indénombrables et les éblouissantes couleurs chaudes, Mankiewicz réussit à dégager les agitations communes de l’amour. L’opération de la petite histoire dans la grande Histoire est familière au cinéma mais l’écart qu’impose le film dénote du singulier. Jamais histoire d’amour, aux sentiments aussi versatiles, ne s’est vue confronter à des proportions aussi gigantesques. C’est dans l’association de la passion et de la politique que le film procède à cette ambigüité des histoires. La tentation est alors de grossir les traits pour mieux rendre compte de l’effusion des sentiments. Dans ce sens, et pour notre plaisir, le film rejoint Shakespeare, influence avouée de Mankiewicz. Le destin auquel le monde les soumet influe sur les simples émotions des protagonistes. L’idylle que Cléopâtre vit avec Jules César puis avec Marc Antoine est soumise aux volontés politiques du Sénat romain. Le destin n’est pas une instance magique mais là une production humaine. C’est du poids du monde que se meurt Cléopâtre et ses amants. Outre les influences du théâtre élisabéthain, le scénario, souvent pilier plus fondateur chez Mankiewicz que ne l’est la mise en scène, détient certains des thèmes chers au cinéaste. Pour exemple en est la solitude que la figure féminine doit affronter. Toutefois bien que l’intrigue prime sur sa mise en scène, le film engage dans sa durée un entremêlement des lieux et des temps par des ellipses spatio-temporelles. D’une séquence à l’autre, Mankiewicz alterne indifféremment entre Rome et Egypte. L’Histoire ne se fait plus qu’un bloc de puissance contre lequel lutte l’amour de deux êtres qui avant d’être maître et reine sont homme et femme.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 janvier 2017
Je me demande si le film a eu l'Oscar des plus beaux décors ? il le mériterait amplement. Même de nos jours, il reste très impressionnant à cet égard. Idem pour les costumes et... les nombreuses tenues de Cléopâtre... et de son bellâtre.

Et puis bordel ce défilé de la gay pride juste avant que Cléo n'arrive sur son char ! on se croirait dans "Champs-Elysées" avec Drucker. Ou au Moulin rouge du Paradis latin avec toutes les breloques qui brillent. Même la musique qui ne cesse de gueuler comme un orchestre de roquets énervés fait davantage penser à un cabaret aux bouteilles de champ' à 350 balles qu'à... un quoi au fait ? un "peplum" ?

C'est sans doute ça, les peplums : des pièces de théâtre géantes (genre le Puy du Fou tu vois...) où tout le monde vient parader (putain, arrête ton char Ben-Hur) au son des trompettes, puis le cas échéant inévitablement se met à déclamer des sornettes que personne n'écoute, car tout le monde dort déjà.

Richard fait ce qu'il peut en jupette et Elizabeth a de superbes maquillages et de jolis décolletés... Puis je regarde le temps, je n'ai tenu qu'à grand peine une heure et demi. Il reste encore deux autres plombes et demi... Et j'ai fait ça en deux fois.

Je crois qu'il me faudrait des mois ou des années pour le finir : pas plus de quelques secondes par jour sinon ça fait mal.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
En tenant compte de l'inflation, "Cléopâtre" reste et restera pour longtemps encore, le film le plus cher du cinéma. Du budget initial de 2 millions de dollars, le film en aura finalement couté 44! (soit environ 450 millions actuel). Après une série d'échec commerciaux la Fox décide pour renflouer ses caisses de mettre en production le remake de leur "Cléopâtre" de 1917 qui avait eut un énorme succès à l'époque. Au lieu de sauver le studio, le film va au contraire le mettre à genoux. En fait "Cléopâtre" est le genre de film dont le mythe est plus interessant que le film lui-même. Le désir de Mankiewicz était de faire de l'oeuvre 2 films de 3 heures. Mais pour des raisons commerciales lié à la romance qu'avait noué Elizabeth Taylor et Richard Burton, Zanuck ordonna qu'il n'en ai qu'un. Beaucoup de scènes d'exterieurs resterent sur le sol de la salle de montage. Cela eut pour conséquence de rendre le film lourd et pesant, car les 4 heures restante ne sont quasiment que des scènes d'interieures bavardes sur les intrigues entre les personnages. Il n'y a guère que la mythique scène de l'entrée de Cléopâtre à Rome à sauver de ce desastre. A sa sortie, le studio persuadé et conforté par les bonnes critiques d'avoir réalisé un chef d'oeuvre déchanta rapidement devant le mauvais bouche à oreille des spectateurs et alla jusqu'à remonter une deuxième fois le film en le réduisant encore à 3h15. Heureusement la Fox connue par la suite une série de gros succès, mais l'ardoise de "Cléopâtre" ne fut épongée qu'à la fin de la décennie.
ptiverat
ptiverat

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 février 2014
Ouf que dire de cette orgie visuelle construite sur un scénario médiocre avec quelques belles envolées littéraires. Une fois passée la guimauve hollywoodienne spectaculaire et trop dorée à mon goût que reste-il de crédible à ce film? que reste-t-il de crédible à Taylor pour ce film? Que reste-il de la véritable Cléopâtre et de ses orgies, de la fumeuse d'opium et de son envoutante sexualité? RIEN sinon qu'un produit “politically” correct à la sauce hollywoodienne, répliques à peine plus élevées qu'un roman Harlequin et des personnages construits, certes, mais tués par les dialogues banals (à part quelques tirades) et surtout une intrigue endormante au possible. Tout cela est sans tripes et sans âmes! Malgré que les acteurs s'évertuent sur un scénario lourd à étaler leurs tripes et Burton soit le seul à s'en tirer un peu sans se faire mordre par l'aspic empoisonné d'un scénario rampant. Taylor pose et repose et est pathétique en reine d'Égypte où, finalement, on ne voit que la reine d'Hollywood. Le film croule sous son faste et se laisse regarder par ledit faste juste par voyeurisme de démesure. C'est d'ailleurs sa seule cohérence: la démesure des décors et le nombre de figurants. Le reste étant finalement terriblement ennuyant et Élisabeth Taylor aussi crédible qu'Élisabeth Montgomery dans Ma Sorcière Bien Aimée. Une Cléopâtre de carton-pâte et de formules magiques que l'on a peine à croire! Pour le nez (dans tous les sens) de Cléopâtre on repassera ! Et pour une Cléopâtre intéressante on regardera la série Rome!
jonas
jonas

4 abonnés 47 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mars 2015
Difficile de comprendre pourquoi ce film a eu un tel succès. C'est horriblement long (4h00) et horriblement lent. La comparaison avec la série TV Rome, qui traite en gros de la même histoire, est cruelle. Tout sonne faux dans cette superproduction en carton pâte : des décors dignes d'un patronage au maquillage des acteurs totalement anachronique, en passant par l'interprétation aussi crédible qu'une opérette de Luis Mariano. Certes Liz Taylor est très belle, mais elle est tellement maquillée et déguisée qu'on apprécie mal sa beauté.
A la rigueur je veux bien comprendre que ce film a une valeur historique, témoignage d'un style hollywoodien fait penser aux hotels de Las Vegas plus qu'au 7ème art. Mais le voir aujourd'hui tient du pensum.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2015
Permettez-moi de commencer cette critique par une question : quelqu’un pourrait-il me dire en quelle année est apparu le talon aiguille ?....... Bon je ne vais pas attendre éternellement une quelconque réponse puisque je suis à nouveau engagé dans un monologue allocinéphilistique. Alors autant y répondre de suite, et je vais commencer par un peu d’histoire concernant ces fameux talons puisqu’on aperçoit au moins à deux reprises Elizabeth Taylor chaussée de talons aiguille. C’est bref, mais c’est visible malgré les robes longues. Les talons aiguille firent leur véritable apparition dans la vie courante dès les années 1930. En ce qui concerne le talon haut, il semble que les premières traces remontent à l’Egypte antique 3500 ans avant notre ère, de telles chaussures étant alors apparemment portées par des personnes au plus haut statut. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos hiéroglyphes dont l’action se passe dans les années 40/30 av. J.C. . "Cléopâtre" : un projet pharaonique, une durée marathonienne, une machine à gagner des Oscars, un budget colossal resté longtemps le record absolu du film le plus onéreux de l’histoire du cinéma. Nous sommes en 1963, 44 millions de dollars ont été dépensés, ce qui correspondrait aujourd’hui (à vue de nez, compte tenu de l’inflation) à un budget de 310 millions de dollars, si ce n’est davantage. Elizabeth Taylor en récolta un rien que pour son cachet, et dut endosser pas loin de 65 costumes ayant coûté la bagatelle avoisinant les 200 000 dollars. En somme, la Fox s’est donnée les moyens de faire la lumière sur l’une des plus grandes histoires de tous les temps. A ce que l’on en sait, le scénario semble être fidèle à l’histoire spoiler: , bien qu’il a été écarté le fait que la plus célèbre des reines d’Egypte ait eu trois enfants avec Marc Antoine
. Rouben Mamoulian, le premier réalisateur, craqua sous la pression de l’ampleur de la tâche. Il fut remplacé par Joseph L. Mankiewicz qui fit un film en deux parties de trois heures chacune. Au final, la Twentieth préféra une version de quatre heures d’un seul tenant, bien que je me souvienne d’avoir vu ce film en deux parties à l’époque où la télévision le diffusait encore assez régulièrement. La réussite fut totale : 9 nominations aux Oscars 1964, 4 de remportés. Même si "Cléopâtre" semble être très théâtral, à tel point que ça peut en déranger plus d’un, on ne peut que s’émerveiller devant l’immensité des décors (non nominés) et des costumes (oscarisés). Les choses ont été vues en grand, et ça se voit. Je disais donc que pour le rôle-titre, Elizabeth Taylor a été choisie et visiblement elle s’est régalée, prenant manifestement un malin plaisir (pour ne pas dire son pied) à incarner un personnage qui a marqué l’histoire de son époque. Les historiens sont dans l’incapacité de dire si Cléopâtre était d’une beauté divine, mais il est établi que les statues édifiées à son effigie ont été idéalisées dans ce sens. Et je dois dire qu’Elizabeth Taylor est belle, très belle, si belle que j’en regrette presque de ne pas être né à son époque. Encore aurait-il fallu que je sois de son monde… En tout cas, nous spectateurs pouvons profiter de sa plastique de rêve, à des années lumière des critères à tendance anorexique de la beauté d’aujourd’hui. Que ce soit nue dans son bain, ou à peine vêtue d’un drap pour recevoir des soins de peau, ou allongée sur une sorte de sofa face à césar, ou encore pulpeusement habillée de robes à décolleté ravageur que même un Wonderbra serré à mort viendrait honteusement gâcher, elle est tout simplement magnifique et contribue à la légende laissée en héritage par Cléopâtre VII. Mais pourquoi ce petit côté ardent, érotique ? La réponse est dans le film : elle choisit ses amants. Et donc elle agit en conséquence. C’est sans doute ce qui la pousse à faire une entrée fracassante dans Rome, la scène incontestablement la plus impressionnante du film. De mon souvenir de gamin, c’est la scène qui m’avait marqué, et pour moi c’est LA scène à ne pas rater. Elle veut en mettre plein la vue,... et on en prend plein la vue ! Tout le long du film, c’est spectaculaire, les producteurs ayant dépensé sans compter. Les effets visuels ont obtenus leur statuette, ainsi que la photographie, et la direction artistique. Il va sans dire que l’ensemble du casting est très convaincant, mis à part peut-être Martin Landau dans le rôle de Rufio, que j’ai senti un peu perdu. Rex Harrisson (en course pour les Oscars) et Richard Burton sont impeccables spoiler: , bien que je ne trouve pas les crises d’épilepsie de Jules César très convaincantes
. La musique, en course elle aussi à la plus grande récompense, accompagne bien le film : elle est clinquante et est au niveau de la démesure du film, tour à tour impressionnante et plus discrète pour les moments plus intimes. Evidemment, pour faire un bon film à cette hauteur, ça passe par une bande son irréprochable et un montage maîtrisé. C’est le cas et ces deux aspects techniques ont été reconnus puisqu’ils étaient en compétition pour les Oscars, qu’ils ne remportèrent pas. Il fut donc logique que "Cléopâtre" soit lui aussi nominé en tant que meilleur film, mais il n’obtint rien. La faute à quoi ? Est-ce parce que le film balance trop entre les faits historiques et les romances ? Seul le jury de l’époque saurait nous répondre. Je rappelle cependant qu'il manque deux heures de tournage... Pour répondre à la dernière question, je crois que le réalisateur et surtout la Fox l’ont voulu ainsi, pour notre plus grand plaisir des yeux, et je respecte totalement ce choix, le sujet étant vaste au possible si on tient compte à la fois de l'actualité historique, des enjeux politiques et géopolitiques. La durée peut être rebutante, c’est vrai, mais je tiens à dire que les quatre heures passent bien. Assurément un grand film, digne des plus grandes réalisations hollywoodiennes de l'époque.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 mai 2011
Typiquement le genre de film dont les moyens dépensés ne valent que si vous le voyez au cinéma mais où est-il diffusé actuellement?
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 mai 2011
Un film en 2 parties. La 1ere, qui se termine avec la mort de J.César est épique, grandiose, intelligente. Rex Harrison est impérial. 5 étoiles, il n'y a pas photo! Mais voilà, la 2eme partie, est lourde, voire gnangnan! On s'en fout de la vie privée de Cléopatre, on s'en fout de savoir qu' Antoine force sur la bouteille. R.Burton n'arrive pas à la cheville de Harrison, en plus ses répliques sont chiantes. Une étoile pour la 2eme partie et c'est bien dommage!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 décembre 2019
Ce monument à l’âge d’or du studio faiseur de féerie magique, juste suffira en frappant des mains pour nous éblouir chers spectateurs, une fresque sur le joyaux antique de l'histoire, les tableaux tragi-héroïques Greco-Égyptiens sont dans son musée du jardin suspendu romain latin luxembourgeois proto-eden, possédant beaucoup de trésor inestimable.
Conserver précautionneusement et sous scellé pour contrecarrer les cambrioleurs faussaires arnaques contrefaçons conspirateurs assassins de dictateur voulant concentrer les pouvoirs républicains anciens, méthodes sénatoriales impérium.

L’immensité de la vie romantique d’une grande reine égyptienne, célèbre potin d’une et titre de magazine devant sa destinée, devenir une province romaine soumise courtisane de Cesar et général tacticien stratège militaire conquérant, ça y’est...c’est fait pendant quatre heures de durée impartie dans cette réalisation de 1962 qui a dû coûter cher.
Onéreuse synonyme fortune pour les incultes précédemment cités-jardins, la production a les moyens pour mettre ses idées au clair, l’Amérique pharaonique du cinéma, passionnément ces intrigues, la république période transitoire vers l’empire, Julius Gaius Caesar laisse sa place de cœur à l’adoption filiale Octavien, pour l’Auguste, hail salut romain italien transalpin......!!!

Pas de gaulois, la soumission sous Rome vainqueur et écrivain de l’histoire évincée les défaitistes perdants suicidaires, ave post César et hail l’empereur sur son vaste étendu de territoire commençant d’Europe jusqu’en Asie Mineure !!!.....
Amicalement diplomatique rencontre interaction commerciale millénaire avec leurs voisins d’autres prestigieuses, complexes, sophistiquées, et raffinées civilisations, beaucoup beaucoup d’histoire à raconter, au plaisir tout ou rien qu’en remerciant, on y voyant clair dans ce jeu théâtral magnifié, des acteurs et actrices shakespeariens, tient ton chef-d’œuvre...!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse