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NinaMyers
18 abonnés
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1,0
Publiée le 23 avril 2026
Deux heures de clip vidéo, empilant sans nuance tous les clichés du film de mafia : politiciens véreux, évêques corrompus, guerres de clans et violence gratuite. Et, pour cocher la case “modernité”, on ajoute du sexe un peu partout, sans que ça serve vraiment le propos. Le tout culmine dans une fin franchement risible : spoiler: une junkie qui élimine le grand patron mafieux, lequel, évidemment, n’a pas de garde du corps On peine à y croire une seconde. Les dialogues sont plats, les personnages caricaturaux, et les acteurs en font des tonnes, comme s’ils cherchaient à compenser le vide du scénario. Un Parrain version contrefaçon, sans souffle, sans tension, et surtout sans âme.
Avec Suburra, Stefano Sollima ne signe pas un simple film de mafia, il filme l'agonie d'une civilisation. C'est une œuvre viscérale, un opéra de violence où l'État, l'Église et la Rue se consument dans le même brasier. C'est du cinéma de "substance", qui refuse le glamour pour exposer la mécanique froide du mal.
Une atmosphère de fin du monde : La pluie incessante n'est pas qu'un décor, c'est un personnage. Elle lave les rues mais ne purifie rien. La mise en scène est étouffante, sublimée par la bande-son de M83 qui apporte une mélancolie électrique à ce chaos. On sent le poids de l'histoire et la lourdeur du destin qui s'abat sur chaque protagoniste.
Des visages, pas des masques : Le casting est d'une crédibilité absolue. Entre le "Samouraï" et son calme de prédateur au sommet de la chaîne, et "Numéro 8", chien fou et tragique, chaque acteur incarne une facette de la déchéance. Mais c'est dans les marges, avec Sabrina et Viola, que le film trouve son cœur battant : celui des victimes et des survivantes qui tentent d'exister dans un monde qui les méprise.
Le réalisme du "Béton" : Rien n'est gratuit. Chaque trahison est une suite logique, chaque coup de feu est une ponctuation nécessaire. Le film démonte avec une précision chirurgicale comment un simple incident peut faire s'écrouler tout un château de cartes, de la périphérie gitane jusqu'aux balcons du Vatican.
En résumé : Un chef-d'œuvre de noirceur clinique. C'est sec, c'est impitoyable, c'est brillant. *Suburra* est la preuve qu'on peut filmer la pourriture avec une élégance rare sans jamais en trahir la puanteur. Un 5/5 qui s'impose comme une évidence.
Corruption, chantage, meurtre, « Suburra » explore les bas-fonds de la cité romaine, de sa mafia et ses ramifications dans un long-métrage à la mise en scène très soignée. Le récit profite également de personnages bien travaillés, sans manichéisme mais peu reluisant pour autant, dont les dynamismes habitants chacun d’entre eux fait mouvoir une intrigue habile et foisonnante.
Sur fond de corruption, on a un thriller ennivrant à Rome, assez réussi, avec règlements de compte, retournements de situation, violence. Le scénario, l'interprétation, le rythme sont bons. Mais il manque sans doute un enjeu qui aurait rendiu cette histoire plus intense, car à part l'argent et le pouvoir (des lieux communs en matière de thriller), elle manque d'une cause assez importante pour qu'on se sente vraiment impliqués. Du reste, les personnages quoique pariculièrement soignés, n'inspirent ni sympathie ni détestation, ce qui nous rend leur sort assez indifférent.
Rarement vu des dialogues aussi simplets. Les images ne font pas tout. Il faut arrêter de croire que le public de ce genre de film n'a pas plus de 100 mots de vocabulaire.
Viscéral ce récit inspiré d'une histoire vraie mêle le destin de gangsters aux codes d'honneur disparates, de politiques avides et d'hommes d'église peu chrétiens dans une atmosphère poisseuse, lourde de corruption, de colère, de désespoir, dont le pessimisme n'a d'égal que sa violence au sein d'une Rome si éloignée de son image d'Epinal. Porté par un excellent casting de personnages sombres, torturés, aveuglés, à la psychologie pertinente selon leur milieu respectif (jusqu'au pleutre qui libère sa bestialité une fois humilié) une lancinante musique et une réalisation habile, efficace, subtile malgré son refus d'édulcorer la réalité d'une vie mafieuse ou viciée, ce coup de poing captive. Sub urbe...
Un thriller choral sombre et captivant qui nous plonge dans une Rome gangrenée par la mafia et la corruption politique, porté par un casting impeccable et bercé par la BO magnétique de M83. 4,25
Ce film est magnifique pas de temps morts des acteurs au sommet de leur interprétation (on ne connaissait que Jean Hugues Anglade) une photographie hallucinante et pure pour ce petit chef d'oeuvre Italien très violent. La finalité n'est pas du tout celle a laquelle on s'attend. Les personnages sont presque tous méchants lâches ou pathétiques et pourtant c'est aux pires qu'on arrive encore à s'attacher un peu. Il y'a des scènes de nudité féminine totale mais jamais gratuite, on a hâte de découvrir la série pour se rendre compte des similitudes avec le film. La bande son est adaptée et très belle un film sans faute
Pas crédible pour un sous! Des gamins sans charisme qui contrôle les politiques le Vatican .Franchement c'est grotesque ! La mafia tournée en ridicule !
Un polar plutôt glauque et vulgaire, genre série B à la moralité plus que douteuse. Gros manque de finesse dans le jeu et la direction d'acteurs. On se demande pourquoi le Pape est mélé à cette histoire alors qu'il n'y a aucun lien apparant entre l'intrique et le Vatican. Décevant.
Un ovni dans le cinéma Italien. Un chef-d'œuvre méconnu. Tout est parfait dans ce film. Les personnages sont incroyables, la bande son (M83) magique et visuellement juste splendide. À voir absolument.
Un enchainement de situations à partir d'une nuit survoltée d'un député. Un film sur la corruption généralisée en Italie, les intérêts particuliers de la politique de la mafia et de l'église. La réalisation est brillante ainsi que l'interprétation. Le scénario parfaitement écrit rend le film fluide et agréable à suivre. Quelques scènes crues ou violentes peu habituelles dans un film grand public. Un film à découvrir.
Quoi dire à part que c'est un petit bijou made in Italia ? Rien. À voir absolument, supérieur à Gomorra dans sa dramatique, avec des moments frôlant la perfection en termes de réalisation. Bref, c'est en voyant ce type de Drame/Thriller qu'on se rend compte de l'extrême pauvreté de notre cinéma hexagonal. Que ce soit le cinéma transalpin, espagnol, britannique et d'autres européens, nous proposent des pépites et font vraiment réfléchir quant à ce qu'est devenu l'industrie cinématographique française...
De la pure mafia qui rime avec trahisons, violence, drogue, gangs, vengeance dans une ville de Rome pluvieuse et bien sombre. Ce film italien de Stefano Sollima vaut le détour, les aficionados des films de pègre seront conquis. Le début est difficile à comprendre avec beaucoup de personnages mais petit à petit l'intrigue se démêle. Les trafics concernent la mafia mais aussi la politique et le Vatican, tous sont corrompus jusqu'à la moëlle. Les personnages sont bien caractéristiques du genre avec des femmes prostituées ou junkies et des hommes charismatiques, de vraies brutes. Un bon film mafieux en somme qui réveille le cinéma italien.