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Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mai 2019
Huit-clos SF Dramatique très touchant, le film est très orienté sur la condition humaine. Les personnage sont très réalistes dans leur psychologie ce qui rend le film assez triste et dure a regarder a certain moment. J'ai trouvé le film tres immersif du fait de l'ambiance ainsi que de la promiscuité qu'on a vis a vis des personnages.
Mmm…alors c’est ça le fameux film qui a provoqué tant de remouds ? Il y a réellement des gens qui sont sortis de la salle pour autre chose que l’ennui ? C’est vraiment pour ce film que certains critiques ont fait des rapprochements avec "2001, l’Odyssée de l’Espace" et "Solaris" ??!! Franchement les gars, faut arrêter la drogue…."High Life", c’est un film qui raconte…bah rien du tout !! Non, le métrage fait presque 2h et ce n’est que du vide. Si la base du script pouvait faire illusion (un groupe de criminels condamnés à mort accepte de commuer leur peine et de faire partie d’une mission spatiale en route vers un trou noir afin d’y trouver une nouvelle source d’énergie) en nous proposant un huis clos carcéral où la prison prend les apparences d’un vaisseau spatial, tout part en live quand le film ne joue plus que sur les tensions sexuelles entre les protagonistes, les poussant aux agissements les plus malsains voire violents. Claire Denis a cru qu’elle pouvait être Kubrick ou Tarkovski, mais au final elle n’arrive même pas à être aussi intéressante que Jess Franco ou Russ Meyer !! Je ne parlerais pas des incohérences dont tout le monde se fout (On envoie des gens dans l’espace avec aucun astronaute ou scientifique pour diriger le vaisseau ? Quel rapport entre la mission et les expériences du Dr Dibs ? Il n’y a pas d’appareils sportifs dans le vaisseau mais il y a une machine « à plaisirs » ??), ni de la nullité de la direction artistique (les décors sont tellement sobres et dépouillés qu’on n’a jamais l’impression d’être dans un vaisseau spatial : ça serait les WC d’une boîte de nuit que ça serait pareil !! Et lors des scènes externes, on dirait juste une boîte de chaussures maquillée au feutre !) et encore moins du récit nébuleux dont la structure enchâssée dans un long flash-back finit de nous paumer (déjà qu’on a envie d’arrêter le visionnage à la moitié du film tant c’est ennuyeux !!). Même le casting ne rattrape pas le niveau : je n’avais pas revu Robert Pattinson aussi insipide à l’écran depuis la saga "Twilight", Juliette Binoche est ridicule en « matonne » névrosée (on dirait qu’elle essaie d’imiter Charlotte Gainsbourg dans les films de Lars Van Trier mais en vain !), et tous les autres vous les aurez oublié une fois le film terminé tant leurs prestations sont pathétiques !! Non franchement, j’ai du mal à croire qu’il s’agit de la même réalisatrice qui m’avait tant marqué avec "Les Salauds"…Bref, si "High Life" se dit tenir du cinéma d'auteur, il n’en représente que la ringardise : de la masturbation intellectuelle pour bobos hipsters de passage au festival de Cannes… Même "Dante 01" est moins chiant, c’est pour dire ! Passez votre chemin…
J'espérais retrouver le kiff ressenti face à un Interstellar et c'est finalement une énorme daube philosophique sur le sex, la procréation et l'évolution de la vie sous ses differentes formes lors de voyages cosmiques. Quelle purge intellectuelle ce film, et surtout quelle perte de temps... Laissez l'espace à la physique sérieusement, la philosophie n'a rien à y faire !! Ça plaira à tous ceux qui arrivent à s'extasier 3h sur une toile blanche avec un point noir au milieu, pour les autres qui cherchent une résonance intellectuelle (au sens scientifique) ou juste un bon divertissement de SF, passez votre tour ce film ne vaut RIEN
Quand claire Simon abordé la SF, claire Simon fait surtout du claire Simon. Viscéral, brut de coffre, certaines séquences étonnent vraiment. Les acteurs hors norme se livrent au jeu de la réalisatrice sans réservé. Pattinson continue à favoriser les univers extrêmes, bibiche parfaite dans un rôle intense impose sa silhouette troublante, et évite le ridicule face à certaines scènes pas évidentes à jouer. On se laissé porter par un univers étrange pour se rendre compte que le scénario peu abouti n' a pas vraiment été travaillé. Dommage, la sensation finale est celle d' avoir vu un film loupé.
Quand Claire Denis se prend pour stanley kubrick ca donne ce navet qui est mal réalisdé avec une juliette binoche à la limite de la drolerie en doctoresse limite pornocrate : c'est mal réalisé. Quant au message : il est simpliste voire grotesque.. Sans intérêt.
J'aime beaucoup le cinéma de Claire Denis qui a la particularité dans quelques uns de ses films à arriver à être vraiment malsain et poisseux, je pense notamment à Trouble Every Day ou bien à Les Salauds. Ici on est un peu dans la même veine. Ici on sent à chaque plan que quelque chose ne va pas, que tous ces gens sont dérangés, qu'ils ont des problèmes irrésolus... Ce qui rend le plus réellement troublant, dérangeant et enivrant.
Disons que ce n'est pas un film agréable, loin de là, tout ça est assez étrange, on peut avoir du mal à comprendre où le film veut en venir, mais finalement l'expérience est réellement gratifiante. Disons qu'on a un final de toute beauté et une musique de fin chantée par Robert Pattinson lui-même qui vaut clairement le détour et récompense le spectateur pour tout ce qu'il vient d'endurer.
Néanmoins je dois dire que le film pue le manque de budget, on commence Pattinson est dans l'espace en train de parler à sa famille avec une sorte de baby phone de l'espace. Il laisse tomber une clé à molette dans le vide et... ben... elle tombe... idem lorsqu'il jette des corps dans l'espace, ça semble tomber. Il y a un vrai problème avec la gravité. Surtout qu'on se retrouve avec une porte qui mène aux espaces infinis qui semble être une porte normale... pas particulièrement sécurisée... Et le fait que les astronautes ne portent pas de bouteilles d'oxygènes et la légèreté de leur combi n'aide pas à rendre le tout crédible.
Le pire étant que le vaisseau spatial de l'intérieur ressemble à des appartements de l'URSS, mais pas à un vaisseau spatial.
Mais une fois qu'on a réussi à entrer dans cet univers de SF un peu particulier on apprécie le réalisme scientifique. Je veux dire qu'un trou noir ressemble à un vrai trou noir, que le vaisseau voyage à 99% de la vitesse de la lumière et que par conséquent le temps "ralentit" pour les gens dans le vaisseau comparé aux gens sur Terre, etc. Ce qui donne d'ailleurs lieu à de très belles séquences oniriques.
Le film est extrêmement sensoriel et la musique éthérée renforce cette impression de planer. Le film semble avoir un gros problème avec le sexe, le viol, l'insémination artificielle, les fluides corporels, l'orgasme... puisque tous ces prisonniers de l'espace participent à une expérience étrange à base d'insémination artificielle, se masturbent dans une pièce étrange... et ne peuvent résister à leurs pulsions sexuelles.
Tout ça rend la relation entre Pattinson et sa fille extrêmement ambigüe. On voit que la fille veut rester seule avec son père, c'est malsain au possible. Et en même temps on est plongé au cœur de l'univers dans cet espace infini... enfermant pour l'éternité les deux personnages ensemble. Il y a un côté freudien qui côtoie quelque chose d'extrêmement métaphysique qui donne au film toute sa beauté.
Et puis comme dit... la fin... la fin est juste formidable, une pure expérience visuelle et sensorielle de cinéma. Quelque part elle m'a rappelée un peu la tendresse infinie qui se dégageait de la fin de 4h44 dernier jour sur Terre. On y sent l'aventure, quelque chose qui nous dépasse et une certaine forme de beauté et d'amour. C'est grandiose.
Je ne sais pas si High Life est un film aimable, mais c'est un bon film, qui tourmente son spectateur par ses choix, son ambiance et même par son esthétique un peu fauchée qui contribue au sentiment de malaise évident.
C'est quand même pas très bien. Aurélien Barrau (consultant sur le film comme expert scientifique) a beau dire qu'un film n'est pas un documentaire, et que les images peuvent raconter d'autres choses, y'a des trucs grossiers à ne pas faire quand même... Et sans parler de physique ou de choses compliquées: juste leur casques qui ne se ferment pas sur l'arrière, seulement avec un petit bout de tissu qui pend, bon...
Les décors sont tellement cheap que je pense que c'est fait exprès, c'est pas possible autrement. Mais après j'ai pas compris pourquoi.
Et puis y'a pas d'histoire quoi. Enfin une bande de rebuts venu là pour vérifier les théories sur les trous noirs, qui ne reviendront pas. Déjà, qui pourrait 1 seconde penser qu'envoyer des criminels dans l'espace pour une mission scientifique de haut vol c'est une bonne idée ? Quand bien même ils ne reviennent pas.
Et ensuite ? On les voit déprimer, et puis... rien d'autre. Aucun élément pour venir dépoussiérer une petite piste de quoi que ce soit. Juste des gens un peu névrosés qui se font chier et qui sont pas très sympa entre eux. Voilà.
Passez votre chemin.
Et après avoir lu toutes les bonnes critiques, je suis désolé, mais... non y'a aucune reflexion sur l'homme et ses pulsions ou quoi que ce soit. On sent quand même la léthargie du mauvais cinéma français. Contemplatif, ça j'suis d'accord, mais du mauvais contemplatif.
Claire Denis s'attaque à la science fiction avec visiblement assez peu de moyens , ce qui est déjà difficile en soi avec ce genre de film . Son vaisseau spatial et son voyage intersidéral avec à son bord d'anciens condamnés à mort accompagnés d'une doctoresse reste à peu près crédible mais le scénario se perd dans de trop nombreuses absurdités et questions sans réponse qui nuisent à l'ensemble . High life évoque un équipage à la dérive ou les pulsions sexuelles semblent leurs seuls dérivatifs d'ailleurs organisé par la doctoresse ( Juliette Binoche très sexy ) qui s’obstine à recueillir tout le sperme possible afin d’assurer une descendance à l’équipage . Dès le début du film, on sait d’ailleurs qu’un enfant est né avec son père comme seul parent et on découvrira au fur et a mesure le délitement de l'ensemble des passagers . Film osé et déconcertant ..
Que dire... Ce film n'inspire que l'ennui et ne me donne à réfléchir que sur le temps perdu à regarder ce dernier. Toujours et encore une idée intéressante mais qui se noie dans un marasme faussement psychologique dans une ambiance cheap qui nous emmène encore plus en dehors de tout intérêt.
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3,0
Publiée le 19 avril 2019
"High Life" est étrange et fascinant à la fois. Pour son premier film de science-fiction, Claire Denis nous place en immersion au sein d'un vaisseau en route vers une mission sans retour dans lequel on retrouve des condamnés à mort et une sorte de scientifique ou médecin qui leur faire subir des expériences sexuelles dans le but de créer la vie dans cet environnement particulier. C'est comme si en acceptant cette mission, ces étaient réduits à leur seule et simple fonction d'êtres reproducteurs. Le Dr Dibs tente de féconder les femmes et prélève le sperme des hommes tandis qu'elle ne se prive pas pour se faire plaisir. "High Life" a parfois des airs déguisés d'un film érotique totalement kitsch comme le montre cette scène où Juliette Binoche se fait plaisir dans la chambre dédiée. Dans l'idée et le traitement, ce film est plus proche des œuvres de Kubrick et de Takovski que d'un "Interstellar" ou "Gravity". C'est un drame de science-fiction élégant et sobre qui questionne l'Être humain en plus de parler de découvertes spatiales. Loin des films à gros budget, ce film fait très old school, mais dans le bon sens du terme avec de très beaux décors et une ambiance pesante. Si l'histoire est plutôt superficielle et que tous les personnages ne sont pas indispensables, j'ai trouvé le film assez fascinant. Cependant, je l'ai trouvé également un peu trop avec une dernière partie sans grand intérêt à mon sens et un final décevant. C'est pour cela que je baisse ma note, car c'est un bon petit film avec beaucoup de qualités, mais ça manque de consistance pour tenir quasiment deux heures.
C'est toujours appréciable de regarder un film qui n'a pas froid aux yeux et qui va où il souhaite aller à un moment donné de l'Histoire scientifique et humaine. Même si quelques références sont un peu trop voyantes et inscrites dans celle du cinéma, quelques scènes sont renversantes, surtout celles avec Mia Goth qui reste à mes yeux la figure majeure de ce long-métrage. Le reste de la distribution ne réussit pas à pénétrer cette diégèse de haute facture. Un peu décousu mais cohérent, cette œuvre reste un peu tristement dans un mainstream commercial, celui du film d'acteurs. Mais transpose néanmoins des essais plastiques hautement appréciable. La singularité reste en suspend, reste des questionnements rébarbatifs, et c'est un peu dommage. Sauf que l'on comprend la radicalité des rapports humains.
Un film de science-fiction sans effet spéciaux, qui propose d'aller à la découverte d'une singularité de l'univers, là où même la lumière ne saurait s'échapper et qui commence par un plan plus que rare, sur un bébé dans un vaisseau spatial, voilà qui était de bon augure. Ce voyage intersidéral mené par des repris de justice condamné sur terre et portés à soutenir les progrès de la science en guise de rédemption, ne pouvait être sans doute de tout repos.
Malheureusement si la violence brute ne nous est pas épargnée et son corollaire l'amour pour sa progéniture traité pourquoi pas à contre-pied, si la lenteur du périple, faute d'action cohérente, nous est bien fait sentir, si l’appréciation du temps, non pas qui passe mais pour ce qu'il est peut-être vraiment, nous est esquissé par une suite de flashbacks, si l'ambition est là, le résultat est décevant, ennuyeux, d'un verbiage quasi muet. L'aventure était à tenter, elle a échoué dommage !
Claire Denis poursuit son travail exploratoire sur le désir et les corps à travers cet étrange objet, film de science-fiction métaphysique porté par Robert Pattinson et Juliette Binoche, qui fait la part belle aux liquides biologiques humains : salive, larme, sueur, sang, sperme, lait maternel,... Si tout n’est pas réussi, certaines séquences sont absolument éblouissantes et l’on se sent happé par l’univers si singulier de la cinéaste française, et son attention particulière portée à l’image, à la lumière et aux sons. Une coproduction internationale mystérieuse, froide, sombre, violente et précieuse qui questionne le sens de la vie et de l’existence.
L'action de "High Life" se déroule dans une navette spatiale projetée aux marges de notre univers. On comprend que son équipage a été constitué de repris de justice dont la condamnation à mort a été commuée pour participer à cette mission probablement sans retour. Ils sont accompagnés d'une doctoresse (Juliette Binoche) qui travaille sur la reproduction humaine. Monte (Robert Pattinson) est l'un des membres d'équipage dont on découvrira le crime qu'il a commis sur terre et qui l'a conduit dans cette odyssée. Ses co-équipiers ont disparu l'un après l'autre. Il se retrouve seul à bord avec son bébé.
"High Life" est un faux film de science fiction, sans extra-terrestres ni combats intergalactiques. Comme "Solaris" (dont le remake par Steven Soderbergh est bien plus comestible que l’original de Tarkovski porté au pinacle par des cinéphiles qui ne l'ont pas toujours vu) comme "Sunshine" de Danny Boyle, il s'agit d'un voyage intérieur et d'une quête métaphysique.
Le problème est que ce voyage et cette quête tournent à vide. Dans un grand méli-mélo passablement prétentieux, il y est question d'amour, de filiation, d'inceste et de paternité. Si Robert Pattinson, le regard éteint, fixe l'infini des astres, le regard du spectateur s'éteint vite face à cet infini désastre.