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On peut être un peu déçu lorsqu'on a lu le livre de Maylis de Kerangal, le film est pourtant assez fidèle.
De bons acteurs que l'on n'a pas l'habitude de voir dans ce genre de rôles : Bouli Lanners et tahar Rahim en médecins, kool Shen en père de famille....On s'accroche à cette histoire de transplantation vu du côté donneur et côté receveur. Les services hospitaliers sont un peu idéalisés, pour qui travaille dans un hôpital certaines scènes sont irréelles. Les médecins ne font pas les toilettes mortuaires, c'est le boulot des aides soignantes ..
De bons acteurs que l'on n'a pas l'habitude de voir dans ce genre de rôles : Bouli Lanners et tahar Rahim en médecins, kool Shen en père de famille....On s'accroche à cette histoire de transplantation vu du côté donneur et côté receveur. Les services hospitaliers sont un peu idéalisés, pour qui travaille dans un hôpital certaines scènes sont irréelles. Les médecins ne font pas les toilettes mortuaires, c'est le boulot des aides soignantes ..
Film bouleversant impossible de rester insensible. Difficile de se faire à l'idée de la mort surtout lorsque l'on est fauché à 17 ans. Cela confirme le fait de devoir s'arrêter sur les choses essentielles et vivre comme ressentir tout ce que la vie peut nous offrir. Ne pas vivre dans le regret et l'éternel projection. vivre l'instant présent est essentiel. C'est là que la vie prend tout son sens. Ce film nous renvoie à notre propre finitude et au fait que même dans la mort on peut transcender celle ci et continuer à vivre en faisant le plus beau cadeau qu'il soit le don de soi même. Le film est d'une grande humilité et humanité et sans tomber dans le patos on perçoit la douleur et le respect de celle ci a travers un être aimé et perdu à la fois.
J'ai bien conscience que, dans la critique cinématographique, le terme « chef-d'œuvre » est à manier avec des pincettes. Pourtant, il n'est pas impossible que celui-ci s'applique à Réparer les vivants, troisième réalisation de la jeune cinéaste Katell Quillévéré (Suzanne) et adaptation du best-seller éponyme de Maylis de Kerangal, récit éblouissant d'une transplantation cardiaque et d'une aventure humaniste poignante. Ce chef-d'œuvre donc, redonne ses lettres de noblesse à un genre souvent (et à tord) méprisé en France, le mélodrame, en réussissant l'exploit d'être à la fois émotionnel et pudique, sensible et subtile, lyrique et réaliste. Sans jamais sombrer dans le pathos, ni dans la mièvrerie, Katell Quillévéré insuffle à son long-métrage une atmosphère superbement éthérée, une poésie belle à en crever. Dans cette course contre la montre pour conserver le cœur amoureux et toujours palpitant d'un garçon en mort cérébrale, une multitude d'hommes et de femmes s'activent pour « réparer les vivants », Anne Dorval en l’occurrence, extraordinaire comme toujours, à qui est destiné le précieux organe. Tous ces personnages, même ceux qui apparaissent peu de temps à l'écran, sont écrit avec un soin qui force le respect. Au-delà de leur fonction principale (chirurgien, chef des urgences, petite amie, parent du défunt etc.), chacun d'eux possède des caractéristiques qui leur sont propres, qui les rendent attachants et surtout incroyablement « humains ». Du pain béni pour un casting d'une grande qualité, réunissant également Tahar Rahim, Alice Taglioni, Bouli Lanners, Finnegan Oldfield, Emmanuelle Seigner ou encore Kool Shen. Les nombreuses intrigues, sous-intrigues et sous-sous-intrigues se croisent avec une fluidité parfaite qui fait la force de ce scénario-chorale ample, sublimé au passage par des plans inoubliables (une scène de surf à tomber de beauté, une greffe cardiaque filmée de très près...) et des moments de tendresse qui tutoient la grâce (une amourette adolescente magnifique, une séquence ou deux frères regardent E.T. l'extra-terrestre dans les bras de leur mère, en souvenir du bon vieux temps...). Aucune fausse note n'est à déplorer, si ce n'est peut-être la musique d'Alexandre Desplat qui est un peu agaçante par moment. Mais ce serait tatillonner sur ce qui pourrait être, sans aucun doute possible, un des plus bouleversants mélos de l'année, voire de la décennie.
esthétique, un peu trop aseptisé émotionnellement ̂ pour ce sujet, ce film militant prêche pour les convaincus .les scènes chirurgicales semblent réalistes, bonne distribution mais je.n arrive pas à m'attacher aux personnages
sujet difficile et souvent tabou. Le film est remarquablement interprété. mention spéciale à Tahar Rahim.
Après le livre aux multiples prix, après l'adaptation théâtrale qui a enflammé Avignon, voici le film qui enthousiasme la critique. Etant seulement lecteur du roman qui, à part quelques petites réticences sur la tendance de l'auteure à s'écouter parfois écrire, emportait sans problème l'adhésion, l'adaptation cinématographique attisait ma curiosité, même si l'on reniflait l'espoir d'un bon coup juteux pour les producteurs. A l'arrivée, j'ai plutôt un sentiment mitigé. Le film, en voulant se démarquer du livre, propose un récit un peu bancal.
Pour rappel, le roman, au timing haletant, racontait le parcours d'un coeur qui de bon matin était dans le corps d'une jeune surfer et finissait dans la nuit suivante dans le thorax d'une cinquantenaire. Entre les deux, les vivants, les humains qui souffraient, exerçaient leur métier ou accompagnaient ce coeur dans une course contre la montre pour la vie.
Le film garde la trame générale, plaidoyer pour le don d'organe mais s'essaie à autre chose que ce périple à la tension ininterrompue. Le début du film, magnifique mise en image silencieuse des mots du roman, nous plonge avec poésie dans cette passion que peut être le surf pour des passionnés, moment intense que la scène forte et minimale de l'accident clos sans appel. Et nous basculons dans l'humain, avec une succession de personnages, tous joués par des têtes d'affiche qui font leur job à merveille ( même si j'ai trouvé Tahar Rahim, empathique mais pas trop crédible en médecin). Ce que le film apporte en glamour ( oui, même pas maquillée, Emmanuelle Seigner est sublime ), on le perd en tension narrative. Une évidente envie de ne pas trop jouer la carte larmoyante doublée de l'arrivée très rapide de la future greffée, dirige le film sur deux voies différentes qui ont au final du mal à se marier. On s'attarde sur l'univers de Claire Méjean, la receveuse du coeur, sa vie familiale, son amour pour une belle concertiste, cassant du coup l'urgence et la frénésie que crée la situation. Et quand le coeur reprend le dessus, c'est pour nous imposer une longue opération qui au final n'a guère d'intérêt dramatique. Anne Dorval a beau être formidable, Dominique Blanc incarner à merveille un grand chirurgien, le film perd en intensité et slalome entre deux réalités pas totalement en harmonie.
La fin sur le blog
Pour rappel, le roman, au timing haletant, racontait le parcours d'un coeur qui de bon matin était dans le corps d'une jeune surfer et finissait dans la nuit suivante dans le thorax d'une cinquantenaire. Entre les deux, les vivants, les humains qui souffraient, exerçaient leur métier ou accompagnaient ce coeur dans une course contre la montre pour la vie.
Le film garde la trame générale, plaidoyer pour le don d'organe mais s'essaie à autre chose que ce périple à la tension ininterrompue. Le début du film, magnifique mise en image silencieuse des mots du roman, nous plonge avec poésie dans cette passion que peut être le surf pour des passionnés, moment intense que la scène forte et minimale de l'accident clos sans appel. Et nous basculons dans l'humain, avec une succession de personnages, tous joués par des têtes d'affiche qui font leur job à merveille ( même si j'ai trouvé Tahar Rahim, empathique mais pas trop crédible en médecin). Ce que le film apporte en glamour ( oui, même pas maquillée, Emmanuelle Seigner est sublime ), on le perd en tension narrative. Une évidente envie de ne pas trop jouer la carte larmoyante doublée de l'arrivée très rapide de la future greffée, dirige le film sur deux voies différentes qui ont au final du mal à se marier. On s'attarde sur l'univers de Claire Méjean, la receveuse du coeur, sa vie familiale, son amour pour une belle concertiste, cassant du coup l'urgence et la frénésie que crée la situation. Et quand le coeur reprend le dessus, c'est pour nous imposer une longue opération qui au final n'a guère d'intérêt dramatique. Anne Dorval a beau être formidable, Dominique Blanc incarner à merveille un grand chirurgien, le film perd en intensité et slalome entre deux réalités pas totalement en harmonie.
La fin sur le blog
Quelques scènes sont vraiment du grand cinéma et l'histoire en elle-même est vraiment belle et surtout superbement racontée. Je reconnais trois influences: celle du Gus Van Sant, un peu d'Almodovar et celui qui m'a vraiment fait plaisir, du Kitano.... cette façon de présenter les trajectoires qui vont se rencontrer par l'amour des êtres. Car l'amour est bien au centre du film. La vie, l'amour et la mort qui les sublime. Maupassant disait qu'on pouvait être insensible au grand malheur du monde et pleurer devant une chose futile, et bien on pourrait retenir cette scène magnifique de l'infirmier qui, avec délicatesse, lave une dernière fois le corps du garçon et lui dit au revoir par son silence.
D'une grande émotion et d'une grande justesse.
D'une grande émotion et d'une grande justesse.
que c'est long et ennuyeux ! publi reportage sur le don d'organes entrecoupé de scénes pour faire pleurer les mamans.
la prochaine fois je regarderai un "7 à 8" sur le don d'organes
la prochaine fois je regarderai un "7 à 8" sur le don d'organes
excellent film montrant le don d'organes et la mort encéphalique . De très belles émotions des acteurs extraordinaires , a voir en famille pour pouvoir en discuter et donner sa position ensuite .
Le don d'organes est abordé sous son aspect moral et clinique. J'ai particulièrement aimé ce deuxième abord qui, souvent perçu comme glaçant et mécanique, est ici roboratif, beau sans être sublimé, humanisé, charnel (...); la phase finale opératoire est émotionnellement très forte et pleine de sens ...
Un bon film mais qui n'apporte rien et ne dit rien à mon sens. Trop de longueurs cela tourne parfois au documentaire au détriment des sentiments des protagonistes. Je n'avais pas aimé le livre cela explique sans doute mon manque d'intérêt pour ce film. Petit bémol les acteurs sont très bons.
Sur un sujet un peu hors norme dans le contexte cinématographique actuel, Katell Quillévéré réussit le pari de transplanter le roman de Maylis De Kerangal au cœur d’un scénario, véritable manifeste pour le don d’organes. Face à une famille confrontée à cette proposition du monde médical, une patiente s’interroge sur les raisons qui lui font accepter le cœur d’un autre, un anonyme, elle-même anonyme pour les parents du donneur. La réalisatrice n’en fait jamais trop pour dire toute l’emprise d’une telle activité qui de la médecine à celui de l’intimité familiale bouleverse considérablement les fondations mêmes de notre existence. En ne retenant pas toute la tension de l’écriture romanesque, Katell Quillévéré vise malgré tout droit au cœur, ce muscle qui symboliquement devient celui de nos préoccupations quand il est aussi celui de l’amour. La cinéaste renvoie cette image comme le reflet du miroir de nos vies, avec des comédiens totalement immergés dans cet univers où le blanc et le silence s’accordent jusqu’à l’apaisement, presque l’harmonie.
Pour en savoir plus
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Réparer les vivants est le film qui va attendrir tous les cœurs en cette fin d’année. Le cœur, c’est justement le sujet principal de cette histoire documentée et touchante. Tout commence avec cet adolescent qui savoure la vie à pleines dents avec sa copine et ses copains de surf. Sa passion des vagues est sublimée dans une photographie idyllique qui nous donne des frissons au moindre mouvement de l’eau. Ensuite, il y a cette transition de la route à la vague pour simuler un accident. Peut-être la séquence d’accident la plus jolie jamais réalisée. Mais la vie belle va malheureusement se conclure dans les limbes pour la famille Limbres et au-delà de surmonter cette douleur inacceptable, elle va devoir exprimer un choix. C’est ici que le film se fracture et ouvre la voie au don d’organe. Nous faisons la connaissance d’une autre famille qui attend un cœur pour vivre de nouveau plutôt que de survivre. Tout le processus d’une greffe de cœur est expliqué et montré. Les procédures sont parfois difficiles à voir, mais la grâce apposée aux opérations en fait des séquences poignantes. Réparer les vivants est aussi l’occasion pour nous de voir Anne Dorval dans son rôle le plus calme et nous prouve ainsi sa capacité à étonner encore une fois. Rien à dire du côté de Tahar Rahim qui démontre encore une fois la crédibilité de son jeu au travers ce rôle sincère et émouvant. Alice Taglioni, Monia Chokri, Emmanuelle Seigner, Karim Leklou et Kool Shen donnent également beaucoup d’eux, même s’il est vrai que d’autres acteurs auraient pu délivrer mieux. Réparer les vivants est un film qui réconciliera nombre de citoyen à ce dernier geste de la vie et n’hésiteront plus à retirer leur carte de donneur.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
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Je n'ai pas lu le roman mais j'ai beaucoup aimé le film.
La réalisation est pudique, subtile.
Le choix de faire des scènes lentes et délicates est très bien vu.
Voilà un film à la fois bouleversant et gracieux.
Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié l'accent mis sur tous les personnages, y compris tous les seconds rôles (familles, amis, médecins, intervenants divers...).
La réalisation est pudique, subtile.
Le choix de faire des scènes lentes et délicates est très bien vu.
Voilà un film à la fois bouleversant et gracieux.
Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié l'accent mis sur tous les personnages, y compris tous les seconds rôles (familles, amis, médecins, intervenants divers...).
C'est rare de voir des films dont la mise en scène est une totale réussite.
En effet, elle est très délicate, émouvante et sensible cette mise en scène.
L'atmosphère est sobre, juste, ouatée.
En effet, elle est très délicate, émouvante et sensible cette mise en scène.
L'atmosphère est sobre, juste, ouatée.
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