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Charles R
59 abonnés
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3,0
Publiée le 17 novembre 2016
On avait bien apprécié le roman de Maylis de Kerangal, "Réparer les vivants". Outre l'intérêt du sujet - le don d'organe -, le livre se distinguait par son écriture nerveuse, saccadée et, pour le dire en un mot, virtuose. Le défi de Katell Quillévéré pouvait paraître périlleux. L'adaptation filmique rendrait-elle compte de la violence intérieure du roman, de son urgence ? Autant le dire d'emblée, une certaine déception se fait sentir. Certes le film est fort honorable, mais le style de la réalisatrice diffère beaucoup selon les moments. Nulle ressemblance entre l'ouverture du film pleine de virtuosité et qui nous entraîne vers la mer houleuse, paradis des surfers, mais aussi vers l'accident qui causera la mort de Simon, et la deuxième partie qui s'assagit au point de manquer cruellement de rythme. On nous rétorquera que ce changement de rythme s'adapte à l'intrigue qui, après le désarroi des parents, fait place à l'acceptation de la greffe d'organe. Peut-être, mais fallait-il verser dans la série médicale et le documentaire pur et dur qui contraint à devenir spectateur d'une opération dont on doit supporter les gros plans sanguinolents durant d'interminables minutes ? En outre, on peut regretter que là où la romancière ne faisait que suggérer, le scénario précise et appuie lourdement en inventant des situations qui ne font que conforter le spectateur dans une sorte de paresse intellectuelle. Il n'empêche que la distribution est de qualité : Tahar Rahim dans le rôle de Thomas, le jeune infirmier chargé de persuader les parents de Simon de la nécessité du don d'organe, Emmanuelle Seigner qui nous fait une receveuse très convaincante, Bouli Lanners, parfait dans le rôle du médecin bourru, et tant d'autres... En somme, un film sauvé par son casting et qui devient de ce fait un bel hymne à la médecine et à la vie. Mais attention : personnes allergiques à la vue du sang, s'abstenir !
J'ai été décu du nouveau film de Katell Quillévéré. Après l'excellent "Suzanne", l'attente était forte. Le film démarre bien, avec un premier quart d'heure hypnotique. Comme très souvent, j'ignore ce dont le film parle (et je n'ai pas lu le livre), j'aime me laisser surprendre et découvrir l'histoire. In fine celle-ci doit très bien fonctionner à l'écrit, moins en image. Un certaine pesanteur frappe le film, où tout est un peu appuyé, l'émotion en premier. Le casting aussi empêche de vraiment se laisser toucher par le film, vu la collection de stars qui défilent. On attend le prochain film avec impatience.
Quand la décence s allie au talent, elle permet de traiter un sujet aussi difficile que le don d organes avec dignité et émotion. Le jeux d acteurs est impressionnant de justesse. Film à recommander et à voir.
Une fiction qui touche du bout des doigts une réalité, un quotidien à la fois pénible et rempli d'espoir. Réparer les vivants est beau, visuellement d'abord, par quelques recherches de mises en scènes inspirées, mais aussi et surtout dans son propos.
on est resté sur notre faim on pense que le sujet de fond aurait mérité un traitement plus approfondi Néanmoins très bien réalisé et quelle qualité d'image
Un juste portrait des deux camps, celui du donneur et du receveur. Chaque rôle est d’une grande douceur et personne n’est mis en avant. Pas de premier rôle mais un vrai travail d’équipe et c’est le point fort du film.
Seulement la réalisation flirte avec la chirurgie de trop près. Alors parfois on s’ennuie, les parties purement techniques sont trop appuyées. Le don d’organe est un sujet fort et le titre du film nous touche en plein coeur jusqu’à penser aussi à le partager au cas où…
Katell Quillévéré a ressenti la détresse dans les deux familles avec beaucoup de finesse et de compassion. Le personnel soignant semble idéalisé mais on a envie d’y croire.
On croise avec bonheur les comédiens que l’on aime tant. Un sans faute pour le casting : Bouli Lanners est subtile, Dominique Blanc est pertinente, Tahar Rahim est lunaire et Anne Dorval est sublime .
Katell Quillévéré défend avec minutie l’histoire de Maylis De Kerangal et elle le fait avec beaucoup de sincérité. Une réalisation qui sait, aussi, se faire poétique particulièrement dans la première partie.
Simon victime d'un accident de la route de retour de la plage est en état de mort cérébral. L'hopital demande aux parents s'ils acceptent le don d'organes. A Paris, Claire insuffisante cardiaque, attend un don d'organe....
Vu hier "réparer les vivants", adaptation cinématographique de Maylis de Kerangal. Je n'avais pas lu le roman qui a rencontré un grand succès en librairie. Si le film et son scénario universel m'ont "parlé" et beaucoup ému, c'est grâce à ce croisement de destins et d'organes, qui raconte comment le coeur de Simon, 17 ans, va continuer à permettre à Claire, femme d'une cinquantaine d'années, littéralement à bout de souffle de continuer à vivre. Le film est bien réalisé, les acteurs (Emmanuelle Seigner, Kool Sheen, Tahar Rahim, Anne Dorval...) jouent avec efficacité et humilité les rôles qui leur ont été attribués. Le film est un plaidoyer pour le don d'organes. On mesure l'habileté de chacun dans la grande chaine de la transplantation, du médiateur qui s'entretient avec les parents au chirurgien qui tel un horloger, transplante l'organe.
Petite précision, la scène de transplantation est assez longue et détaillée.Si elle est réaliste, elle pourrait incommoder les plus sensibles.
Après une entrée en matière saisissante de par ses belles images, la photographie prend vite le pas sur l'émotion. En effet l'histoire est belle et devrait être bien plus touchante que ce n'est le cas mais on suit l'ensemble comme une sorte de documentaire finalement assez loin de toute tension dramatique. Quelques choix artistiques apparaissent également douteux tels l'opération à coeur ouvert en plans serré hyper documentée qui désamorcent de toute façon toute charge émotionnelle. En revanche la jeune réalisatrice s'est entouré d'excellents comédiens et même si les Bouli Lanners ou Tahar Rahim ne forcent pas leur talent, certains sortent du lot, Karim Leklou, Kool Shen ou encore le très prometteur Finnegan Oldfield. En fait je suis autant déçu du film en lui-même que de mon ressenti, je m'attendais véritablement à être ému, embarqué et je suis resté en marge face à trop de longueurs et une impression de contemplation stérile. Vraiment dommage car le scénario est très bon et l'idée plaisante, tant pis.
Réparer les vivants : c'est un film adapté du roman de Maylis de Kerangal
" Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps."
Réparer les vivants : c'est de l'émotion sans tomber dans le pathos
Réparer les vivants : c'est une pléiade d'acteurs au service d'un film, d'une cause humaniste, d'un don pour la vie
Réparer les vivants : c'est un film froid, aux lumières blafardes, à la mise en scène simple - oscillant entre scènes de vie et documentaire -
Réparer les vivants : c'est un film bouleversant, non pas par l'inacceptable - à savoir le décès d'un enfant - mais par toute la mécanique, toutes les petites mains ordinaires et bienveillantes indispensables au retour à la vie d'un malade.
Croyez moi, ou pas, ce film remplira votre coeur d'Amour et de Compassion !
Ce film est exceptionnel : La thématique abordée est une première. Les acteurs jouent très bien avec une mention spéciale aux actrices, toutes des petites amies aux mamans. Mais pour rien au monde je reverrai ce film une seconde fois car beaucoup trop douloureux pour moi.
Déception. C'est étonnant, ce film arrive curieusement à être ennuyeux et sans émotions (ou presque) malgré un sujet très "palpitant". J'ai cherché les raisons d'un tel ennui: le manque d'intensité et de rythme dans ce film qui compte beaucoup de longueurs, trop d'actrices et d'acteurs moyens (Kool Shen, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval et ses 2 fils, Alice Taglioni) dont le jeu sonne faux et enfin une musique, plutôt belle au départ, mais qui devient vite lancinante et répétitive. Voilà les principales raisons d'un loupé qui m’amènent à cette conclusion: il faut surtout lire le roman!
Katell Quillévéré réalise avec ce sujet difficile, délicat et douloureux son troisième long-métrage. Elle a déclaré : "Je voulais construire un récit qui ne soit ni une chronique, ni un film choral, un film de relais, sans personnage principal"… "Chaque personnage, tout en ayant une identité très forte, est le maillon d’une chaîne suspendue entre une mort et une vie. Le cœur du film est la question du lien entre ces individus et comment s’organise cette chaîne pour prolonger une vie, pour transformer la mort." Le scénario ne s'attarde pas sur la psychologie des personnages. Les moments forts, ceux de l'acceptation des parents donneurs, ou celui de cette mère qui sera la réceptrice, sont à peine effleurés. Trop d'images stylisées entravent l'émotion. Les passages concernant les opérations n'apportent pas grand chose, à l'exception de cet éclair de joie dans les yeux des chirurgiens à la toute fin de l'intervention. Ces petits bémols ne réduisent en rien l'intérêt de ce film courageux, voire indispensable. Un long-métrage qui ne laisse pas indifférent et qui laisse à chacun son libre choix. L'ensemble du casting et la direction artistique sont remarquables.
Après l'admirable Suzanne qui nous avait - un peu trop vite ? - fait crier au génie, Katell Quillévéré nous assène ici un film ultra classique au scénario simplisme, oscillant sans cesse entre mélo larmoyant et documentaire, ne nous évitant aucune scène prévisible et ne prenant jamais aucun recul. Ce qu'on retiendra de positif, c'est une direction d'acteurs et une distribution impeccables jusque dans les seconds rôles, une très belle image ainsi qu'un montage nerveux et intelligent. Et même un éclair de génie avec la scène du funiculaire ! Mais pourquoi doit-on subir cette énorme musique à gros sabots qui marque les effets comme au théâtre de Guignol ? Était-on vraiment obligé de nous exposer aux opérations médicales avec un tel luxe de détails ? Jouant habilement des bons sentiments, un brin manipulatrice, la réalisatrice nous prouve ici ses compétences professionnelles mais pas son talent d'artiste. Dommage!