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Michael R
138 abonnés
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4,0
Publiée le 11 mars 2022
Le cinéma des frères Safdie (Good Time et Uncut Gems), c'est un peu comme regarder les 1ers Scorsese après une vodka redbull et un ecsta. La narration est ventilée et vous porte dans une frénésie qui vous laisse exsangue à la sortie de la séance. La recette reste la même et à chaque fois, un acteur moqué en ressort grandi (Pattinson/Sandler).
«Good time » commence fort, un peu comme un film social filmé nerveusement à la Cassavetes où nous faisons connaissance de 2 frères, dont l’un est handicapé mental. Allons nous vers un scénario à la Steinbeck, genre « Des souris et des hommes », oui dans l’intention du personnage principal de s’occuper de son frère, non, tant ce personnage apparaît instable et peu rationnel, à l’image d'un De Niro dans « Mean streets » ou d'un Pacino dans «Panique à Needle Park ». Après un braquage foireux filmé très calmement, les frères Salfie nous entraine ainsi que son personnage vers une épopée nocturne dans les bas-fonds de New-York. Filmé avec nervosité, le film ne souffre d’aucun temps mort. C’est un peu « After hours » version dramatique. Oui, le cinéma des frères Safdie peut se comparer à celui de Scorsese sans exagération tellement « Bad time », film sous adrénaline, ne nous lâche pas. Dans le rôle principal, Robert Patinson, vraiment habité par son rôle, nous étonne une fois de plus. Lui aussi peut aussi dans ce rôle être comparé aux plus grands (cités précédemment). On peut trouver le scénario un peu faible mais cette réserve est vite balayée par la qualité de la mise en scène et de l’interprétation.
"Good Time" des frères Safdie est un film nous plongeant dans les bas-fonds de New-York. Après un braquage raté, deux frères se retrouvent poursuivis par la police. L'un d'eux, Nick, ayant un handicap mental, se fait attraper, son frère Connie va alors essayer de le libérer. Tout dans le film est travaillé pour nous immerger dans l'atmosphère poisseuse entourant les personnages, dans une fuite en avant qui les entrainera toujours plus profondément dans la panade. Des images sombres, une caméra tremblante, des gros plans sur les personnages, une musique électronique vacillante : l'ambiance est totalement immersive. Soulignons aussi la très bonne performance de Robert Pattison, bien loin désormais de "Twilight". On pourra toutefois regretter que l'œuvre ne s'aventure pas un peu plus loin que cette recherche de style, et que les multiples péripéties ne conduisent pas à une évolution des personnages. Finalement, en termes de narration le film ne semble jamais décoller, si bien que nous restons bloqués dans les bas-fonds avec notre protagoniste. "Good Time" est néanmoins un film qui vaut largement le détour, et que n'était pas si loin de faire un énorme tour de force.
Très agréablement surpris par ce *Good Time* qui, malgré le fait qu'on me l'avait survendu, m'a accroché au siège la totalité du film. Ceci est dû par l'énergie incroyable que déploie le film, constamment sous tension et ne laissant que peu de répit. Robert Pattinson nous prouve, après *Cosmopolis* et *The Lost City of Z* qu'il est un très grand acteur, disposant d'une palette interprétative assez large et capable d'incarner plusieurs types de personnage avec naturel et crédibilité. Son personnage et la façon dont il le compose sautent aux yeux du spectateur dès sa première apparition et sa mise en relation avec son propre frère dans un premier temps et avec une petite frappe dans un second temps lui permettent d'effectuer un parcours initiatique et une prise de conscience qui le frappent autant que le spectateur à la fin du film. C'est extrêmement rare de voir ça, mais la fin qui, sous une première lecture pourrait être vue comme un bad ending se révèle en fait un happy ending, éclatant au grand jour le véritable propos du film, du moins la façon dont je l'ai ressenti.
Il ne s'agit pas d'un film pessimiste mais d'un constat, sur une société, un contexte politique, une étude sociologique et surtout un message positif envers les institutions ne sont pas toutes représentées, pour une fois, comme les grands méchants à éviter. Le film est très ambivalent sur son sujet et l'intelligence de son scénario réside dans cette contradiction qui anime le personnage principal. Certes il essaie de sauver son frère, mais c'est lui qui l'a mit dans cette situation. Un serpent qui se mord la queue en somme, et qui sortira du cercle vicieux qu'en acceptant une aide extérieure.
La réalisation est viscérale, caméra au point, dans un style faussement documentaire très bien utilisé, ne lâchant pas ses personnages d'une semelle. Une fresque urbaine unit temporelle bluffante de réalisme et de sincérité, de profondeur et d'inventivité.
Je salue la sagesse du scénario, la qualité des interprètes et la puissance de la mise en scène. Un très bon film.
Il s'agit d'un thriller nocturne hallucinant et très bon. La bande son est excellente et accompagne bien le tempo de l'histoire. On est vraiment pris par la tension qui émane du film, j'ai été intéressée par cette histoire du début à la fin. Aussi, chose importante à souligner : il n'y a pas de fusillade, d'armes à feu et cela fait vraiment du bien.
Un thriller réaliste sur un braquage raté, où Robert Pattinson tiens un rôle à contre emploi plutôt convaincant pour une fois. Une certaine tension dramaturgie bien en évidence de la part du réalisateur. Violence parfois crue. Une fin triste.
Un film à l'atmosphère hyper prenante, qui scotch le spectateur jusqu'à la dernière minute. Le scénario mène le duo d'acteur jusqu'au bout de la loose en prenant une tournure démentielle. Mais au final on assiste bien à une vision de la déchéance d'une Amérique au bord du gouffre. Un film étonnant a voir.
De Ben Safdie, Joshua Safdie (2017) . Un polar nerveux autant par l'action sans cesse rebondissante qu'à la musique souvent tonitruante . Une course improbable durant une nuit particulièrement agitée . comme un rood movie narratif sur deux looseurs. Le résultat est très inégal tant chaque rebondissement semble nous mener nulle part . Une course effrennée qui ne mène jamais où on pense ! Pour autant Robert PATTINSON est vraiement inspiré et campe avec force son personnage . Il est en ce sens la force du film .
Thriller nerveux qui suit les péripéties nocturnes d'un malfrat qui tente de faire échapper son frère handicapé mental de prison....Robert Pattinson joue très juste, le film enchaîne les scènes d'action (certaines bien violentes) et les rebondissements, et on ne s'ennuie pas une seconde!
Voici un film qui partait d'une idée intéressante mais qui se noie dans une histoire où il ne se passe pas grand chose au final... On suit sans déplaisir la longue nuit de galères de Connie pour sauver son frère... Tout tourne mal, tout fout le camp, entre braquage minable, drogue...
Si 'Good Time' fait au début penser à une relecture psychédélique de 'Collateral' de Michael Mann (voire de 'Drive'), son humour pince-sans-rire désespéré le fait vite basculer dans la tragi-comédie presque coenesque. Le coup de force des réalisateurs vient néanmoins lors de la scène finale, qui colore et éclaire rétrospectivement tout le sens du film : dans 'Good Time', on ne parle en fait que d'amour fraternel et de peur de la solitude, et c'est étonnament émouvant.
Rythme haletant et personnages déjantés, dans cet univers nocturne où les problèmes s'enchainent... Mais assurément, il manque une réponse à : pourquoi on nous montre tout ça ? Le film manque d'une raison d'être, d'un message, et se cantonne à empiler les tuiles que peut rencontrer son personnage principal. Tout est organisé pour distraire le spectateur, et il y parvient, mais sans qu'on sache pourquoi on nous montre tel ou tel personnage, ou telle ou telle embuscade. On assiste donc à un spectacle sans fil directeur, ou une succession de situations cocasses, mais sans véritable lien entre elles. De plus la générique de début se termine à la 21ème minute, ce qui semble beaucoup trop tardif pour un film d'1h37.