Un mauvais délire pour le frangin qui doit sortir son autre frangin de prison. Connie ne s’imagine pas que les deux réalisateurs vont lui concocter une nuit de folie dans les bas-fonds new yorkais. Mais une fois dans la fange et le dégoût, le brio de Robert Pattinson est bien insuffisant pour donner à cette nouvelle veine policière l’élan suffisant à une dynamique que sous-tend un scénario peu élaboré. Ça parait assez neuf, mais le résultat n’est qu’un brouillamini exalté et fatiguant, sur une mise en scène qui se fatigue à reprendre des codes pour les dépoussiérer. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Rarement une oeuvre aura envoyé autant la sauce dès son pré-générique. Fiévreuses, haletantes et hallucinées, les premières minutes de "Good Time" introduisent deux frères dont la relation est dominée par l'ascendant cérébral et affectif de l'un sur l'autre (un des deux frères étant touché de déficience intellectuel) et qui décident de braquer une banque dans les règles de l'art. Souci du détail, réalisation à 200 à l'heure qui évite pourtant habilement l'écueil d'un style clippesque qui lui pendait au nez, "Good Time" en impose grave. Jusqu'à ce que le braquage en question tourne mal et que l'histoire ralentisse tout doucement. Pour mieux repartir ensuite. Car la particularité de l'oeuvre des frères Safdie est d'imposer un rythme original, fait d'instants shootés à l'adrénaline et à la musique électro tapageuse et de moments où toute cette folie visuelle ralentie subitement sans même que le spectateur en prenne réellement conscience. En découle une histoire assez passionnante, se déroulant le temps d'une nuit et composée de rebondissements plus dingues les uns que les autres. Et au milieu de tout ça, Robert Pattinson qui n'en finit plus de convaincre. Son personnage bénéficie ici d'une écriture intelligente qui pousse le spectateur à se complaîre dans une forme d'empathie doublée de dégoût pour un homme aux facultés d'adaptation exceptionnelles et rempli d'amour pour son frère mais aux démons plus que présents et qui rendent les intentions du gaillard plus que douteuses. Extrêmement original dans leur façon de mener cette histoire à mi-chemin entre le polar et le drame familial, les frères Safdie prouvent qu'il va falloir compter sur eux dans les années à venir, tout comme l'étoile montante et même confirmée qu'est devenue Pattinson.
ça été présenté à Cannes ?!! Et Le Monde en fait tout un plat, et je m'y suis laissé prendre, hélas! Au bout d'un quart d'heure, même moins, quand arrive le générique, hésitation: s'en aller? Mais dehors il fait un temps épouvantable, le cinéma semble chauffé... Voici pourquoi j'ai encaissé 1h40 de gros plans chaotiques, caméra sur l'épaule, avec une musique genre bulldozer pour meubler le vide de cette histoire où deux frères l'un débile mental, l'autre assez con pour entraîner le premier dans un braquage pour lui prouver qu'il n'est pas si bête (??) vont de catas en catas, et ...on s'en fout !!! Produit mode
C'est "After hours", mais en trash... Le film fonctionne en effet sur la base d'un homme enfermé dehors pendant toute une nuit et se voyant soumis à tous les problèmes possibles et imaginables. Encadré par deux scènes exposant d'une façon hyper réaliste le milieu psychiatrique hospitalier, le récit s'avère pour sa part assez incroyable. Le personnage joué par Robert Pattinson a un culot et une chance hors du commun, et en même temps son intransigeance et ses certitudes le conduisent dans les pires galères. La caméra extrêmement nerveuse des deux réalisateurs suit au plus près cette déambulation nocturne dans un New York peuplé d'êtres en déshérence. C'est très prenant, tout en s'avérant particulièrement poisseux. On pense à Scorsese ("After hours", je l'ai dit), mais aussi à Ken Loach pour la scène d'ouverture, ou encore au Mike Leigh de "Naked". Chacun y trouvera son compte...
4/5 très bon film... un Pattisson que j aimai pas mais qui est tres bon dans un rôle sombre et tordu... la bande son est juste époustouflante.. un film déjanté et sans éxagération
Un beau Thriller de Ben et Joshua Safdie ou l'on retrouve Robert Pattinson dans un rôle de braqeur et c'est très bien de découvrir une nouvelle facette de ce bel acteur en garcon survolté et violent c'est réussi merci à voir
Des bras cassés dans un engrenage infernal. Après un braquage qui a mal tourné, le personnage de Pattinson tente de sauver son frère de la prison. Les réalisateurs ne laissent pas de répit au spectateur en l’entraînant dans un univers sombre, sale et rempli de personnages sympathiques et quelque peu pathétiques qui auraient bien leur place dans un film des frères Coen ou dans Un après-midi de chien de Sidney Lumet.
Si Robert Pattinson a tourné ces dernières années avec des noms connus du cinéma (David Cronenberg, Anton Corbjin, James Grey), il est surprenant de voir son nom s'afficher en gros sur l'affiche du film de Josh et Benny Safdie. Assez peu connus, les frères sont pourtant les ambassadeurs du cinéma indépendant américain. Habitués à filmer des marginaux dans des quartiers peu reluisants de New-York, ce film ne déroge pas à la règle. On suit deux frères, dont un handicapé léger, dans leur quête d'une vie meilleure. Mais nous ne sommes pas dans un conte de fée, la vie pour les gens lambdas n'est pas simple, le parcours est semé d'embûches qu'il va falloir surmonter. Le récit sincère et sans fioriture (on ne s'attarde par sur le passé des frères, on ne joue pas sur la corde sensible, le pathos) est ornementé de musique assourdissante et de lumière criarde, pour rappeler que le cinéma n'est pas un art lissé, mais au contraire, un outil pour raconter la cruauté, la véracité de la vie. Loin d'être cependant un film triste ou un drame assommant, Good Time est une chronique, une tranche de vie des gens que personne ne veut entendre et encore moins écouter.
Intense ! Enfin un film qui fait ressentir des choses. Il m'a complètement happé. Les images et le rythme m'ont avalés, la musique m'a étourdi. Il faut ABSOLUMENT voir ce film au cinéma pour le comprendre et l’apprécier à sa juste valeur.
Parmi les films à l'affiche en ce mercredi, je me suis laisse tenter par Good Time parce qu'il réservait quelque chose d’intrigant. Je ne me suis pas trompée. Dès le début on se demande où les personnages nous emmènent, dans quelle course folle ils se lancent. On agrippe le siège, on frissonne, on grince des dents. On réagit vraiment face à eux, face à ce qu'ils font, qu'on soit d'accord ou pas. Le film narre l'histoire de paumés qui cherchent à s'en sortir, quitte à abîmer tout ce qu'il y a autour. Et pourtant on est toujours dans l'empathie. Comment pourrait-on faire autrement ? Les frères Safdie nous livre un film pur, un film sincère, sur des gens dont on ne veut pas entendre parler. Si la société décide de les ignorer, voir de les reléguer aux rangs de marginaux, les frères Safdie leur offre une vie, une vraie, qui ne cherche pas à les magnifier, ni à les excuser, seulement à les montrer dans leur plus simple apparat.
J'y suis allée avec une amie cinéphile, pourtant pas vraiment convaincue et je suis ravie ! J'ai passé un super moment, je ne me suis jamais ennuyée. Ce film propose tant de choses qu'il est difficile de déterminer ce que j'ai préféré. Le frère de Robert Pattinson, joué par un des réalisateurs est super touchant et convaincant, Pattinson est démentiel. La musique m'avait rarement marqué comme dans le film, comme un personnage à part entière. Une course poursuite dans un New-York qu'on ne voit jamais, enfin un cinéma vrai et sincère. Ca change des histoires de mafias et de drogue.
J'ai eue la chance de voir Good Time en avant-première, en présence des réalisateurs et j'ai été complètement sonnée. Déjà, les frères Safdie sont des gens simples, drôles, heureux d'être en présence du public français. Ils nous présentent leur film avec enthousiasme. Et le film mérite cet enthousiasme. On est accroché au siège, tout le temps. Le début du film est magistral, maîtrisé. Robert Pattinson et Benny Safdie sont crédibles en famille qui tente de se (re)construire, à la recherche d'une nouvelle vie. La bande-son appuie tout le propos avec intensité. En bref, un grand moment de cinéma.
Un road-movie dans les bas-fonds de New-York, au son d'une musique électronique hypnotisante, avec Robert Pattinson en faux gangster perdu mais intelligent... le combo gagnant. Mention spéciale à Benny Safdie, un des réalisateurs, qui joue le frère handicapé; il est très touchant.
Good Time est d'une intensité à littéralement couper le souffle. Le rythme est enivrant, effrénée, haletant. L'histoire est si prenante qu'on cavale avec les personnages. Et on voit enfin Robert Pattinson dans un rôie qu'il mérite, qui le sert, qui montre ses grandes qualités d'acteurs. je ne regrette pas du tout d'y être allé. Ca m'a permis, en plus, de découvrir les frères Safdie et leur superbe filmographie.
Les frères Safdie, ce sont Ben et Josh, deux réalisateurs new-yorkais d'une trentaine d'années. C'est Joshua qui s'est lancé le premier, seul, dans la réalisation. Ce film, c'était "The Pleasure of Being Robbed", présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2008. Ensuite, ce furent 2 films réalisés par Ben et Joshua : "Lenny and the kids", présenté à la quinzaine cannoise de 2009, et "Mad love in New-York", présenté dans la section Orizzonti à la Mostra de Venise en 2014. Et puis, en 2017, "Good time", de nouveau réalisé par Ben et Joshua, qui se retrouve en compétition officielle à Cannes. Mais qu'est venu faire ce film d'une grande niaiserie, destiné aux ados attardés, dans la compétition cannoise ? Bon, d'accord, le film ne commence pas trop mal (durant 5 minutes !) avec Connie, joué par Robert Pattinson, qui vient chercher son frère Nick, joué par ... Ben Safdie, lequel sort d'un entretien avec un psy. Car, figurez vous et riez à l'avance, Nick est handicapé mental. A ce titre, il rate tout ce qu'il entreprend et fait rater tout ce qu'on entreprend avec lui. Commettre un hold-up avec lui, c'est la lose assurée ! De gaffe en bévue, le film avance de plus en plus dans le grand n'importe quoi, ça voudrait sans doute être drôle, ça ne l'est pas. Et c'est en plus accompagné par une musique horripilante qui a quand même trouvé le moyen de se voir accorder le Cannes Soundtrack : Oh! membres de ce jury, aviez vous oublié vos oreilles à la maison ? Au cas où vous ne vous en seriez pas aperçu, il y avait quand même Ibrahim Maalouf dans "Vers la lumière" de Naomi Kawase.