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Un visiteur
2,0
Publiée le 30 octobre 2016
Je ne pourrai pas dire que ce film est mauvais, mais c'est qu'il est surtout sans intérêt : le scénario est très banal, pas vraiment de moment fort, le jeu des enfants vraiment limite... Après de la à dire que visionner ce film est désagréable serait faux, mais cette 1h30 est vraiment oubliable.
On avait envie de découvrir le Grand Prix du Festival de Cinéma Américain de Deauville 2016. Brooklyn Village c’est cette comédie dramatique indépendante portée essentiellement par de jeunes comédiens qui font prendre conscience aux plus grands d’un problème social. Ici, c’est la famille de Jake qui hérite d’une maison dont le rez-de-chaussée est occupé par la boutique de Leonor, une couturière latino-américaine. Mais le loyer s’avère bien inférieur aux besoins des nouveaux arrivants, ce qui va compliquer les relations cordiales qui s’étaient installées initialement. Ira Sachs filme une œuvre très humaine avec quelques notes touchantes. Problème, nous sommes au cinéma. Cela signifie que nous aurions appréciés davantage d’enjeux dramatiques, quelques mesures de contrariétés et une once de consistance. Bref, le délicieux casting ne suffit pas à insuffler le dynamisme recherché. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Un film nuancé au scenar plein de délicatesse. Le rythme est assez lent mais permet de prendre le temps de présenter et complexiser ses personnages sans tomber dans la caricature des caractères. Un film intimiste frais et fort sympathique du coup.
J’aime ces films indépendants du quotidien qui font pleurer, il se raconte une histoire derrière, une simple tranche de vie très émouvante, ça fait du bien au moral.
Film intimiste sur l'impact de la vie réelle des adultes sur l'amitié de leurs fils adolescents. Scénario très mince et beaucoup de longueurs qui installent une certaine douceur avant les ruptures inévitables. L'ennui gagne malgré la finesse du jeu des acteurs, Kinnear en tête.
Un film qui tarde à démarrer, posant longuement un décor qui ne présente pas grand intérêt, tout comme le scénario très minimaliste. Reste ici et là un ou deux beaux moments d'émotions. C'est bien peu...
Film dont ma qualité essentielle provient de l'amour porté par le réalisateur à ses personnages . Histoire banale sublimée par une realisation tout en délicatesse. Des adultes aux adolescents la direction d'acteurs en fait des personnages émouvants.
Finement ciselé, qu'il s'agisse d'amitiés adolescentes, d'histoires de familles, de portraits joliment dessinés, du rapport à l'argent, de la performance théâtrale.Je suis surpris que quelques esprits blasés revendiquent de s'être ennuyé!
Un très beau drame sur l 'éducation des enfants. Ira Sachs est un très bon réalisateur. Greg Kinnear incarne un père qui fait du théâtre. Jennifer Ehle interprète une mère. Paulina Garcia campe le rôle d'Eleanor la vendeuse défavoriséen. Théo Taplitz et Michael Barbieri sont les révélations de ce film dramatique autour de la famille.
Une tranche de vie très réaliste qui manque malheureusement un peu d'envergure. La réalisation est bien trop timide. Un sous Woody Allen qui malheureusement reste à la surface de son véritable sujet.
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1,5
Publiée le 24 septembre 2020
La relation entre et les garçons n'a ni émotion ni énergie elle semble fausse donc on ne s'engage pas. La référence à un père absent et à la douleur du garçon était un crochet à son futur échec qui était trop évident et superficiel. Renforcé par la scène vraiment du père et du fils où le père déclare que le travail acharné et les efforts ne valent pas la peine si vous avez le talent. Quelle était vraiment la relation entre la couturière et le grand-père ?. À moitié laissé entendre et pourtant, nous sommes censés être émotionnellement attirés par son appel à rester et à ne pas payer le tarif en vigueur. Qu'est ce que le réalisateur essayait de faire avec ce film il ne s'agissait certainement pas de la relation entre les 2 garçons, ce n'était pas de la relation entre le père et fils, présents ou absents, ni de familles, ou de mari resté à la maison avec une femme qui travaille, des entrepreneurs immigrés en difficulté ?. Le chagrin, la perte, le sexe, grandir, vieillir, rien, n'a été pas développé ou construit. Il n'y a jamais eu de moment où vous vous êtes engagé émotionnellement avec le film dans Brooklyn Village...
Une fois de plus, être séduit d'emblée par la vitesse et surtout l'extrême délicatesse avec laquelle Ira Sachs installe ses personnages et le lien qui va les unir. Il distille, avec subtilité et un sens inouï de l'ellipse, un regard plein d'empathie et de douceur sur les êtres qui essaient de vivre ou de construire leur vie sans prendre le risque de briser celles des autres. Mais c'est surtout par son talent immense à filmer les gestes ou les scènes qui paraissent d'une insignifiance totale mais qui débordent tellement de vie, d'émotions, de lyrisme qu'elles deviennent essentielles dans l'évolution des personnages qu'il séduit le plus. En particulier, ces magnifiques travellings latéraux sur les deux ados déambulant dans les rues de Brooklyn en trottinette et en rollers qui illustrent sans rien dire cette amitié indéfectible en marche. Une fois de plus, un film magique.
Voilà un très bon film américain, très bien joué, avec une (des) histoire(s) touchantes. Des bobos, des ados, des latinos et des proprios. Des relations que l'on croit simples mais qui se complexifient dès que l'argent et les intérêts s'en mêlent. Une réalité sociale et urbaine. Un village dans la ville qui n'échappe pas aux dures lois du marché qui détruisent les liens entre personnes pourtant pas formatées pour ça. Un très bon moment et une réflexion lucide sur les relations humaines.
Traduire "Little men" par "Brooklyn village", du point de vue du marketing, c'est vraiment très fort, mais malheureusement, ça tue le film aussi. On s'attend à quelque chose entre Brooklyn Boogie et Woody Allen, quelque chose de fantaisiste, de rafraîchissant, or on a sous les yeux un film totalement déprimé et déprimant, dont la chute est quasiment amorale.
Ce n'est pas manichéen, c'est bien filmé. Les dialogues et les personnages sont profonds. Pour une fois, le New York filmé n'est pas bling bling. Mais l'histoire est trop pauvre pour en faire un grand film.