"Brooklyn Village" souffre cruellement de l'absence de véritable électrochoc, pourtant indispensable et se faisant toujours toujours attendre... Mettre en place des individus très new-yorkais dans l'âme, intellos et bobos juste comme il faut, toujours souriants, gentils et aimables malgré leurs propres intérêts financiers, et les observer ainsi suffit-il à faire un bon film ? Mélanger les thèmes de l'adolescence, du deuil, du déménagement, de la transformation des quartiers et bien sûr du rapport à l'argent était-il une bonne idée pour servir de fil conducteur à cette histoire qui n'en est pas vraiment une, ce qui donne un film qui n'a rien à raconter sur le fond ? Car si on a bien compris le nœud du problème à savoir l'augmentation du prix du loyer de la boutique de l'amie (très) intime, locataire et voisine du père décédé, la situation quant à elle évolue très peu et déteint à peine sur l'attitude des personnages, ce qui fait qu'on s'ennuie plutôt. Car de son côté le spectateur attend et soupçonne en parallèle une intrigue ou un secret sous-jacent, qu'il était pourtant simple et intéressant de positionner afin de donner un minimum de punch ou de mordant à l'affaire, mais non !... Ira Sachs préfère rester sur sa ligne de conduite, et se cantonner à un genre de chronique sociale très sage et douce, certes pas désagréable mais pas époustouflante non plus et de loin ! Un peu mièvre sur les bords, assez contemplative au centre, de cette réalisation, il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent, ce qui est encore plus vrai si on ajoute à cela des acteurs adultes lisses et trop maîtrisés contrairement aux deux ados plus impliqués ! On sort de cette séance plutôt déçus, en se demandant même quelle était la véritable démarche ou le véritable enjeu du réalisateur à travers ce projet, c'est dire... !
"Un cousin éloigné de Woody Allen" lit on sur l'affiche. Il faudra penser à dire à ce "critique" de cinéma qu'il revoit les films de woody allen. Il n'y a évidemment rien de commun avec woody. Ce film arbore tous les mauvais tics du cinéma labellisé sundance (petite musique, plan longue focale et acteurs avec un regard perdu...) C'est sidérant de vide et d'un ennui profond. Le film est aussi fade que l'affiche, bien doux, bien cucu et bien niais. On se croirait dans un mauvais film publicitaire pour le parti démocrate des années 90. À mille lieux d'un "berkman se séparent" qui était un bijou de sensibilité, de finesse. Ici, on est face à un mauvais pilote d'une mauvaise série qui n'aurait jamais été plus loin que cet épisode.
Je n'ai pas réussi à m'intéresser à cette histoire sans consistance, très mièvre voire cucul la praline. Les ados sans boutons, aspirants pseudo artistes ne sont pas réalistes et sont juste agaçants. Quant aux histoires de pognon de cette famille de bobos, quel ennui ! Je ne comprends pas que ce film insipide ait tant de succès... Et on veut nous faire croire que New,York est un village en plus ?
Au vu des critiques de la presse, je m'attendais à passer un bon moment. Franchement ça n'a pas du tout été le cas et j'ai l'impression de m'être fait avoir. Mais qu'est-ce donc que ce film dont l'intrigue met déjà une heure à se mettre en place, puis, une fois posée, se déroule mollement avec quantité de scènes de remplissage ? Ca s'étire, ça se traîne , c'est longuet à mort autour d'une histoire parfaitement inconsistante. J'avais lu que pour certains ce film traitait d'une belle histoire d'amitié, pour d'autres c'était une analyse sur la mutation des quartiers qui se boboïsent, pour d'autres encore une étude sur les conflits générationnels. Que ne vont pas chercher les critiques pour nous montrer qu'ils sont intelligents ! Leur meilleur talent, en l'occurrence, est d'avoir su trouver quelque chose à du rien.
que peut on trouver a ce brouillon . c'est lent affreusement ennuyeux , le scénario tient en trois lignes , et comme il n'a rien a dire on en rajoute des tonnes. , et c'est une insulte à Woody que d'avoir mis son nom sur l'affiche . on ne se souviendra certainement pas de cette chose sans intérêt . a éviter de toute urgence.
Le film a certes un faux rythme et une certaine lenteur mais par quelques scènes, il réussit parfaitement à décrire la naissance d'une amitié forte entre les 2 adolescents et dans le même temps la dégradation des relations entre les parents respectifs à cause d'enjeux financiers. La partie sociale est également très intéressante, avec notamment les changements de population dans un quartier quand celui-ci prend de la valeur et les conséquences que cela engendre. C'est aussi un plaisir de retrouver Greg Kinnear dans un bon rôle et de découvrir le jeune Michael Barbieri, fort talentueux.
"Le cinéma de Sirk est axé sur la différence et celui d’Ozu sur le foyer notamment la fragilité des liens familiaux dans ce foyer. C’est la fragilité qui m’inspire le plus chez ces deux cinéastes, ils comprennent la fragilité humaine." A déclaré le réalisateur. Deux grandes références qui ne trouvent que très peu d'écho dans son dernier long-métrage. Le scénario est faiblard, il en va de même pour les dialogues. Quand ceux-ci auraient pu virer dans la cruauté et la rancœur, Ira Sachs choisit la sagesse. L'ensemble manque cruellement de vigueur. Dommage. L'intérêt financier et les relations humaines ont rarement fait bon ménage. Ces deux rapports plus fouillés auraient permis d'apporter plus d'intérêt. Je retiens quelques jolis et rares passages, bien photographiés, quand deux gamins en roller dévalent les rues de Brooklyn. Venant d'un cinéaste, ambassadeur du cinéma indépendant américain, je suis assez déçu. La formidable Pauline Garcia qui explosait dans Gloria, le film Sebastian Lelio, ne trouve ici que très peu de moyens pour exister vraiment. Les deux grands vainqueurs sons les deux jeunes acteurs, Theo Taplitz et Michael Barbieri.
Ira Sachs est en train de devenir un réalisateur majeur en tissant de film en film une oeuvre ou cohabitennt constamment subitilité, élégance et intelligence. Brooklyn Village (quel mauvais titre français ...), est son travail le plus fort le plus universel. Loin des radotages d'un Woody Allen vieillissant, il construit un drame puissant sans aucun manichéisme ou facilité scénaristique. La pureté des idéaux adolescents sont ici broyés par l'implacable buldozer d'une société ou la loi du plus fort (du plus riche) règne quels que soient la moralité de chacun. Tous les personnages sont décrits avec bienveillance et attention et on se demande comment il est possible de dire autant de choses essentielles en 1h25 minutes quand tant de films nous prennent en otage de longues heures pour nous faire perdre notre temps ... Chef d'oeuvre.
Les critiques uniformément élogieuses, et aussi une bonne bande annonce laissant présager une histoire intéressante, rendent d'autant plus vive la déception à la vision du film. Le scénario est très peu développé, en dehors du principal rôle masculin les personnages sont des esquisses, et le film tire à la ligne, longues séquences de patins à roulettes dans Brooklyn, ou dans une boite pour ados, tout ça frôle l'ennui et la frustration de voir bâclée une histoire qui promettait beaucoup sur le papier.C 'est un peu un ersatz de cinéma européen.
C'est bien intentionné, le thème est intéressant : comment l'argent et la propriété polluent les relations humaines. Malheureusement, c'est terriblement mou et plat, les longueurs s'accumulent et, si quelques scènes, assez cruelles, sont réussies, ce film souffre d'un manque de rythme que le talent des acteurs, en particulier des deux jeunes, ne parvient pas à compenser. Tel quel, un court métrage aurait largement suffi. Sans doute aurait-il fallu développer quelques autres aspects de la vie de cette famille de bobos, dont le réalisateur a tout de même le mérite de ne pas se contenter de regarder le nombril, comme le font tant de ses confrères.
J'attendais mieux, plus enlevé, car dans l'ensemble, c'est plutôt "platitude" .... remarquez c'est à la mode :!!! Dommage. J'ai failli piquer du nez - fin de semaine oblige - l'argent pollue tout.. merci on le savait déjà. Je pense qu'on aurait pu mieux "tirer" des acteurs aussi bien les "âgés" que les jeunes.. La tristesse l'emporte dans cette ambiance non réjouissante et finalement assez pénible !!**
Comment faire un film de rien sur rien avec rien? Réponse avec ce film ( ? ) qui sidère par son vide sidéral. Difficile d'être plus minimaliste, tant dans le scénario quasi inexistant que dans le jeu des acteurs qui ressemblent à des ectoplasmes. De cinéma point. D'histoire, que nenni. On est submergé par l'ennui dès les premières séquences et l'on attend vainement le début de la moitié du commencement d'un frémissement, quand seuls nos propres ronflements musicalisent la salle. Bref , le cinéma indépendant façon Sundance dans ce qu'il a de pire.
rien de rien de rien. on lorgne du côté de Woody Allen, sauf que c'est encore pire que du Woody Allen. c'est creux, l'apothéose étant la scène interminable de cours dramatique...ce n'est même pas du niveau d'un téléfilm ... mal filmé, pas très bien joué, et un scénario tellement mince que des tas de scènes sont là pour faire du remplissage. on a envie de rendre sa carte de ciné quand on perd son temps de cette façon...
On a du mal à rentrer dans ce film malgré les bonnes intentions: des adultes décevants d'égoïsme, des ados complices mais en définitive impuissants devant tant d'égoïsme et finalement bien fatalistes, pas une ombre de rébellion, en conclusion on prend le monde comme il est et on s'en contente
Ira Sachs nous avait laissé le bon souvenir de la belle romance gay et sexagénaire « Love is strange » et tisse depuis une décennie une œuvre dans le cinéma indépendant américain plutôt intéressante et toute en retenue. Toujours dans la même veine très intimiste, « Brooklyn Village » souffre d’un postulat de départ peut-être un peu trop anodin pour en faire un film mais qui paradoxalement fait vivre le long-métrage. Car dès lors qu’on s’en éloigne, tout devient beaucoup moins intéressant comme on peut le constater lors du premier quart d’heure de mise en place assez laborieux ou lors de scènes inutilement rallongées ou moins intéressantes (les répétitions du cours de théâtre de l’un des gamins ou la pièce de théâtre où joue Greg Kinnear).
Des longueurs inutiles pour un film pourtant très court (1h25 à peine) qui prouvent bien que « Brooklyn Village » se constitue à partir d’un sujet trop fin pour un long-métrage ou alors mal exploité en dépit de ses très intéressantes ramifications sociétales et psychologiques. Jugez plutôt : une famille de Manhattan hérite d'une maison à Brooklyn, dont le rez-de-chaussée est occupé par la boutique d’une couturière latino-américaine. Les relations sont d'abord cordiales grâce à l'amitié qui se noue entre les enfants des deux foyers. Mais le loyer de la boutique (jamais réévalué par l’ancien propriétaire, père du nouveau et ami de la couturière) s'avère bien inférieur aux besoins des nouveaux arrivants. Ce problème financier va perturber la complicité entre voisins et la relation des deux enfants.
Les discussions des protagonistes concernant une affaire qui pourrait arriver à tout le monde sont écrites avec sens et acuité, amplifiées par des acteurs au diapason. Ce sont les meilleurs moments d’un film qui pêche par manque d’ambition et trop de simplicité. Il y manque une petite mélodie plus entrainante pour en faire autre chose qu’un micro-film plus ou moins intéressant selon les moments et auquel il manque peut-être de davantage de personnages ou de seconds rôles plus creusés. En l’état c’est juste sympathique et très subtil mais un peu trop insignifiant.