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    Senses 1&2
    note moyenne
    3,8
    401 notes dont 45 critiques
    répartition des 45 critiques par note
    8 critiques
    12 critiques
    13 critiques
    10 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Senses 1&2 ?

    45 critiques spectateurs

    larac28
    larac28

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    4,5
    Publiée le 6 mai 2018
    Le charme de cette série japonaise vient de son côté faussement improvisé-comme souvent dans les séries- se conjuguant habilement avec la conception du temps et du mode de vie des japonais. Société de la soumission, du polissage, et de l’attachement à la forme, les japonais travaillent beaucoup et profitent pleinement de leur temps libre. C’est ce que font ces quatre femmes de milieux et de statuts différents dont la vie, à l’image de l’épais brouillard de la première séquence semble obstruée. Elles se retrouvent le temps d’un week-end ou lors d’un atelier sensoriel ( le toucher) pour échanger. Il s’agit bien, par les sens de renaître avec le langage, c’est l’atelier qui va permettre de libérer la parole, et finalement de se connaître. Le talent de ce réalisateur c’est surtout, de superposer deux niveaux : dans de longs plans séquences, les langues progressivement se délient, et si la charge émotionnelle reste parfaitement maîtrisée, elle n’en laisse pas moins paraître une violence inouïe qui vient sèchement balayer tous les fondements de la société nippone.
    virgileblacksmann
    virgileblacksmann

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    5,0
    Publiée le 4 mai 2018
    C'est un film de 2h20 qui en paraissent deux fois moins. Et pourtant (qu'on n'en soit pas effrayé !) on peut dire qu'il ne s'y passe pas grand-chose : quatre femmes et leur amitié forte, mais ordinaire, dont les rapports vont être légèrement meurtris par des questions d'ordre conjugal. Les scènes s'étirent parfois, quoique sans lassitude pour le spectateur, observateur sans cesse tenu en éveil par la découverte progressive de ces âmes sensibles (les quatre héroïnes, leurs conjoints, et tous ceux qui gravitent autour). Tout dans ce film a l'air précieux (au meilleur sens du terme) , fragile, spontané. Autant dire que pour parvenir à un tel résultat, les acteurs doivent donner beaucoup d'eux-mêmes. Ce spectacle est fascinant.
    velocio
    velocio

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    2,5
    Publiée le 7 mai 2018
    Ce film étant encensé par une critique quasiment unanime, j'en attendais beaucoup. Un film, ou plutôt une partie de film puisqu'il s'agit là des 2 premiers volets, consacrés au toucher et à l'ouïe, de l'œuvre complète, avec ses 5 volets consacrés aux 5 sens. Vous devez savoir que ce film d'une durée totale de 5 h 17 va sortir en 3 morceaux, "Senses 1&2" étant le plus long (2 h 19). Franchement, je ne sais pas si j'irai voir la suite tellement "Senses 1&2" m'a déçu. Certes, le volet sociologique présente un certain intérêt, même si quiconque fréquente régulièrement le cinéma japonais est forcément déjà au courant de la place de la femme dans ce pays. Sinon, d'un point de vue purement cinématographique, la comparaison avec les films de Naomi Kawase n'est vraiment pas à l'avantage de Hamaguchi. Espérons que "Asako", en compétition à Cannes dans quelques jours, soit d'un niveau supérieur. En résumé : "Senses 1&2" n'est pas exempt de qualités, mais c'est loin d'être le chef d'œuvre qu'essayent de nous vendre la plupart des critiques.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 7 mai 2018
    Happy Hour est sorti au Japon en décembre 2015. Et le film de Rysuke Hamaguchi a fait un tour du monde des festivals dans les mois suivants. Comment donc le proposer aux spectateurs français s'est demandé son distributeur ? Non content de changer son titre initial pour celui de Senses (pourquoi pas ?), l'idée a été de le diffuser en 3 vagues successives en inventant un concept de "ciné-série" spécifiquement hexagonal. Qu'importe. Et s'il vaut mieux le voir en une voire deux fois, le fait est que l'on est en présence d'un long-métrage de plus de 5 heures qui mérite d'être apprécié à sa juste valeur, qui est grande. De là à en faire un immense chef d'oeuvre, il y a tout de même de la marge. Aux influences déjà repérées par certains (Cassavetes, Hong Sangsoo, Rohmer), on pourrait aussi ajouter Antonioni et Naruse. Et, sans doute, d'autres également sans que cela ne retire quoique ce soit à l'originalité narrative de Senses. Le film prend son temps pour nous présenter un quatuor de femmes japonaises, ni jeunes, ni âgées, ni belles, ni laides, extraordinairement ordinaires, dans un certain sens, ce qui les rend d'autant plus touchantes et universelles dans leurs questionnements et leur identité propre. Ensemble ou séparément, Senses réussit parfaitement à mélanger leurs vies professionnelle et privée, dotant chacune de ses héroïnes d'un caractère bien particulier. C'est un film sur la place des femmes dans la société japonaise d'aujourd'hui, y compris les divorcées, encore réprouvées. Ce qui est étonnant est la façon dont Hamaguchi s'éloigne parfois de ce qui semble sa trame principale en consacrant de très longues minutes à un atelier "d'interconnexions corporelles et sensorielles" (dans la première partie du film) et à une rencontre littéraire avec lecture intégrale d'une nouvelle (dans la dernière partie). Des moments un peu languissants qui paraissent digressifs mais qui ne sont pas moins reliés au reste du film, dans un approfondissement extrême des sentiments et des relations humaines. Senses est à la fois terriblement ambitieux et excessivement humble dans son traitement. Le genre de film qui n'enthousiasme pas nécessairement sur toute sa durée mais qui trace sa route avec sérénité et laisse une véritable trace dans les souvenirs des spectateurs.
    Carlos Stins
    Carlos Stins

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    4,0
    Publiée le 4 mai 2018
    Il est bien entendu compliqué de juger ce film qui n'est en réalité qu'une partie d'une oeuvre plus vaste qui se dévoilera semaine après semaine dans les salles françaises mais je dois dire que cette première partie de "Senses" m'a convaincu. Plastiquement réussi, Ryusuke Hamaguchi propose un long-métrage d'une grande douceur et empli de poésie. Le cinéaste japonais porte un regard très tendre sur ses actrices qu'il sublime par le biais de sa caméra, imposant ainsi à l'écran des portraits de femmes fortes et attachantes. Le long-métrage vaut également le détour pour le regard très juste et complet qu'il porte sur la société japonais actuelle, Hamaguchi proposant une fresque sociétale saisissante de réalisme qui met en évidence par le quotidien de ses personnages les particularités et les dysfonctionnements du Japon moderne. Le film prend son temps, parfois trop, si bien que je suis tout de même ressorti de "Senses" avec l'impression d'avoir assisté à une scène d'exposition étirée sur deux heures 20. Le long-métrage s'arrêtant au moment où l'action semble enfin décoller, je suis ressorti un peu frustré de cette séance mais également séduis par le travail d'Hamaguchi et impatient de découvrir la suite de cette oeuvre foisonnante qui semble loin d'avoir dévoilé tous ses secrets.
    Christoblog
    Christoblog

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    5,0
    Publiée le 6 mai 2018
    C'est une expérience unique que propose le film fleuve Senses, qui sort en France découpé en trois parties ; 1&2 (sortie le 2 mai), 3&4 (sortie le 9 mai), et 5 (sortie le 16 mai). Senses propose une exploration de la psyché féminine japonaise contemporaine, à travers le portrait de quatre femmes soumises aux (ô combien) pénibles oppressions patriarcales de la société nippone. Autant le dire d'entrée, le film est remarquable de nombreux points de vue, mais celui qui frappe d'entrée est le suivant : on aura rarement dans le cinéma japonais contemporain aussi bien montré combien la femme japonaise est soumise à la fois aux volontés de son mari (elle ne peut divorcer si le mari ne le souhaite pas) et aux conventions sociales. Au-delà de la condition féminine, le film de Ryusuke Hamaguchi expose avec une férocité placide toute la pesanteur des rapports sociaux qui existent dans son pays : politesse excessive, obséquiosité hypocrite. On aura rarement montré avec une telle force à quel point les émotions telluriques de l'âme humaine sont dans l'archipel japonais recouvertes d'une croute de conventions aliénantes. Senses est donc si l'on veut une sorte de Desperates housewives revisitées par un cinéaste qui emprunte à la fois à Cassavetes (pour sa façon d'étirer les scènes au-delà du convenable) et à Ozu (pour la sage sobriété de sa mise en scène). Si l'ensemble n'est pas constant dans l'excellence (comment pourrait-il l'être pendant cinq heures ?), il faut souligner l'extraordinaire prestations des quatre actrices, justement récompensées au Festival de Locarno. Les acteurs masculins sont par contrastes assez monolithiques. La mise en scène de Hamaguchi brille par un mélange de classicisme qui rappelle Bresson ou Rivette, alliée à de brusques fulgurances qui saisissent le spectateur : je pense notamment à cette façon inimitable de proposer des plans face caméra au détour d'une conversation. La finesse dans l'approche psychologique des personnages et les variations subtiles qui émaillent les longues de scènes de discussions collectives montrent à quel point le réalisateur est habile : j'ai hâte de découvrir son nouveau film en compétition, au Festival de Cannes.
    chas
    chas

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    4,0
    Publiée le 7 mai 2018
    A travers la belle amitié de quatre femmes de Kobé à l’orée de la quarantaine, deux premiers sens sont explorés : le toucher et l’écoute. Nous vérifions une fois encore que le cinéma japonais excelle à décrire les relations familiales ou amicales, finement, délicatement, franchement. Sous une apparence de trajectoires bien tenues, des perspectives intimes se mettent à jour avec une authenticité permise par le réalisateur qui prend son temps. Les personnalités changent, les vérités sont contradictoires et évolutives, les relations polies et parfois violentes. Quelques réactions peuvent nous sembler étranges et d’autres d’autant plus familières, avec des moments de maîtrise, courbettes exotiques et des élans de sincérité stupéfiants. Tant d’humanité dynamique redonne foi en la nature humaine. Les dialogues efficaces alternent avec des moments de silence et de calme, nous reposant de tant de productions didactiques et tonitruantes, tout en portant un regard critique envers les rapports installés dans la société nipponne entre garçons et filles, sans manichéisme. Nous ne pouvons que nous attacher à ces belles femmes pudiques, fragiles, subtiles, et attendre impatiemment de les retrouver dans les épisodes prochains.
    zoupeurman
    zoupeurman

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    1,5
    Publiée le 8 mai 2018
    Une belle tranche de vie ternie par un rythme lent caractéristique du genre japonais. Les personnages sont lisses et il est difficile d'éprouver de l'empathie et de l'attachement.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 26 mai 2018
    Primé au Festival des Trois Continents et celui de Locarno sous le titre « Happy Hour », Ryusuke Hamaguchi réalise le projet fou de suivre le quotidien de quatre japonaises pour un film de cinq heures et dix-sept minutes. Finalement le distributeur a fait le choix de découper l’histoire en épisodes pour les sortir sur trois semaines consécutives. Rebaptisé Senses, la première série cinéma prend son temps lors de très longs échanges entre les personnages. Pourtant Senses fascine. Dans l’épisode 1 et 2 nous découvrons quatre femmes d’une trentaine d’années tout à fait normales, soit en couple ou en procédure de divorce. Elles aiment se retrouver pour quitter leur cocon et participer à un atelier de toucher, pour pique-niquer ou pour visiter la source thermale d’Arima. Dans une mise en scène épurée, le cinéaste dresse le portrait intime de femmes dans le Japon moderne aux travers de leurs déterminations, de leur honnêteté et aussi de leurs doutes et de leurs défauts. A la fois simple et profond Senses 1 & 2 nous éblouit par sa vitalité et sa délicatesse et nous serons au rendez-vous lors les prochains épisodes. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    3,5
    Publiée le 8 février 2019
    Portraits de 4 femmes, 4 amies, dans le Japon d'aujourd'hui. 5 épisodes d'une série au cinéma. 5h17 d'un film qui prend donc le temps de creuser la psychologie, les émotions, les relations de ses personnages. Il est question d'amitié, d'amour, de frustration, de liberté, de préjugés sociaux ou moraux... Le regard du cinéaste semble particulièrement lucide, aussi bien au niveau individuel que collectif. Il a une façon bien à lui de saisir des sentiments forts et percutants sous des dehors peu expressifs, une violence intime sous la glace de conventions et autres codes de politesse. Le résultat est donc à la fois puissant sur le fond, raide sur la forme. Et toujours précis dans la direction d'acteurs, la composition de plans, la science du détail annonciateur. Il y a bizarrement ici et là quelques failles techniques (dans la mise au point de l'image, notamment), quelques longueurs aussi dans les 3e et 4e épisodes. Mais l'intelligence de l'ensemble donne envie de suivre ce réalisateur à l'avenir.
    Fidelou
    Fidelou

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    2,5
    Publiée le 31 mai 2018
    « Il pleut sur Kobé et notre avenir est bouché », dit l’une des quatre amies Akari, Sakurako, Fumi et Jean dans le funiculaire qui les monte au parc botanique. Le ton est donné : les trentenaires ont du vague à l’âme. Mais elles adorent repasser ensemble le film de leur vie. Le prochain rendez-vous, ce sera les sources chaudes. Avec reprise de la conversation autour d’une infusion... Même feuilletonné en cinq épisodes, le film d’Hamaguchi n’en finit plus. Les scènes se répètent à l’infini, étirées et bavardes. L’une des jeunes femmes a beau disparaître en cours de route, accablée par son divorce, ça ne fait que renforcer les interrogations du groupe. Tout juste si la douce plainte autour des problèmes conjugaux glisse-t-elle vers un champ plus large. Avec la dénonciation à demi-mots d’un modèle patriarcal et de conventions sociales d’un Japon encore très corseté dans le domaine de la famille. Le malaise est perceptible. Reconnaissons avec ses thuriféraires que Senses ne manque pas d’un certain charme. Mais cette exploration de la psyché féminine, aussi délicate soit-elle, se dilue dans la langueur monotone de scènes répétitives. Et la pauvreté scénaristique finit par atténuer la portée du discours de quatre âmes sensibles. Quatre femmes mélancoliques, elles-mêmes loin de se libérer d’une obséquiosité très conventionnelle. Senses 1 et 2 étaient censés nous parler de l’ouïe et du toucher : on craint pour les trois sens restants.
    Anne M.
    Anne M.

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    3,5
    Publiée le 7 mai 2018
    « Senses » est un feuilleton cinématographique en 5 épisodes, présenté sur trois semaines. Après plus de deux heures pour ces deux premiers épisodes, chacun consacré à un des 5 sens, il est certain que j’irai voir les 3 épisodes suivants. De nos jours à Kobe. 4 amies empruntent un funiculaire vers les hauteurs de la ville et déjeunent ensemble abritées sous la pluie. Le film s’attache ensuite a brosser un portrait progressif et détaillé de chacune de ces femmes. Les dialogues y ont une importance capitale, occupant une place importante et animent un décor sobre et agréable mais plutôt statique. J’ai eu l’impression d’être invitée parmi ces amies à l’autre bout du monde, partageant avec elles diverses questions du quotidien des femmes japonaises. Certaines plus intéressantes que d’autres. Le cinéaste parvient à insuffler du ressort dramatique à l’ensemble, le film suscite petit à petit un intérêt croissant. A suivre … Mon blog : larroseurarrose.com
    Boby53
    Boby53

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    4,0
    Publiée le 10 mai 2018
    Comment résumer: le temps s'écoule, la vie aussi et les 2 h20 semblent déjà trop courtes! Comédiennes amatrices paraît il, toutes quatre d'un naturel bluffant! Mise en scène légère, d'un classicisme naturaliste. Une entreprise cinématographique hors norme qui nous emporte. On attend la suite avec gourmandise. Ce cinéma nous rend heureux.
    Stephen S
    Stephen S

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    4,0
    Publiée le 9 mai 2018
    Je suis en pleine lecture d'Aki Shimazaki alors Sense est du pain béni pour ressentir le japon d'aujourd'hui. Je pratique le kendo, donc mon regard sur le japon était surtout d'avant Meiji. Le film est une construction de plan d'un équilibre étrange, comme l'artiste japonnais qui créer des équilibre avec les déchets des plages. Il y a quelque chose qui dans cette première partie qui m'a fait penser à "Après la guerre" d'Annarita Zambrano, des gros plans ou s'exprime la profondeur des êtres, avec une petite porte quelque part au fin fond de soi qui veut s'ouvrir sur l'inconnaissable.
    Patricia P.
    Patricia P.

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    2,5
    Publiée le 4 mai 2018
    de très beau moments, profonds et délicats, mais aussi des longueurs ennuyeuses, une demi heure en moins aurait valu plus d'enthousiasme à ce premier volet...
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