Neruda
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Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2017
C’est un film très sophistiqué, avec un travail sur les couleurs, les flous et les décors (extérieurs comme intérieurs). Il est écrit à autour d’un poème, avec un texte et une voix off aux accents très littéraires. L’histoire est celle du poète et sénateur communiste Pablo Neruda dans le Chili d’après 1945, alors qu’il est traqué par la police à cause de ses opinions politiques.

Je n’ai malgré tout pas été captivée par l’ensemble que j’ai trouvé peu intéressant, avec des enjeux difficilement identifiables. Le personnage de Pablo Neruda n’est pas sympathique, pas charismatique et ne dégage ni ne suscite beaucoup d’émotions.

L’ensemble laisse un goût de snobisme cinématographique.
Christophe B.
Christophe B.

21 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2017
L'on reste sur sa faim, le film ne retraçant qu'une minuscule partie de la vie de Neruda…
Même si la photographie est somptueuse et offre des plans de paysage splendide, même si les acteurs sont irréprochables l'on s'ennuie ferme pendant une bonne moitié de ce qui aurait pu être un grand biopic… dommage.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2017
Pablo Larraín déroule de façon insolite, entre faits réels et fictifs, la chronique picaresque d’une fuite soigneusement mise en scène. Se refusant au biopic académique, Neruda, d’abord film policier puis western existentiel, tire le portrait peu complaisant de son personnage-titre devenu clandestin dans sa patrie natale. Sur l’errance physique du sénateur-poète chilien viendra sans tarder se refléter l’errance mentale du spectateur. Plus de détails sur notre blog ciné :
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2017
Ce film n'est pas du tout un biopic sur Pablo Neruda mais seulement une tranche de vie. C'est plutôt la traque de l'inspecteur Peluchanneau envers le sénateur poète. On y découvre un homme atypique, qui aime manier le verbe, profiter de la vie et qui ne se départit jamais d'une forme de cynisme. Le film qui partait très bien avec un Luis Gnecco impeccable a tendance à s'essouffler par la suite spoiler: avec une fin presque comique
. Pablo Larrain ("El Club") signe ici une oeuvre instructive sur le poète mais le style manque de gravité, eu égard à cette partie de l'histoire chilienne avec la gouvernance de Videla mais peut-être n'était-ce pas le but du film...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 juin 2017
Un subtil mélange entre réalité et fantaisie qui permet au récit de se diluer à travers la singularité de l’œuvre du personnage historique. De plus, "le personnage secondaire" agit véritablement en contre-poids et devient l'alter égo psychologique de Neruda. La traque s'achève au sein de la steppe Chilienne avec une réalisation digne des plus grands westerns du 20ème siècle
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2018
Du grand poète et figure centrale de la gauche marxiste chilienne du milieu du 20ème siècle, je ne savais pratiquement rien. Au terme de ce film de marionnettiste, je n’en sais pas davantage puisqu’une fois de plus, on n’a pas affaire ici à un biopic au sens strict - en fait, ce n’est même pas un biopic du tout ! - mais à un moment volé de l’Histoire, ré-instrumenté afin de cristalliser l’essence d’un homme et d’une oeuvre...mais on ne peut pas reprocher à Pablo Larraín d’avoir agi de la sorte en vertu de convictions politiques qui lui soient propres : en fait, ‘Neruda’ s’amuse autour d’un homme et d’une oeuvre qui tiennent, dans son pays en tout cas, du mythe fondateur, et parlent de regards croisés et de vision artistique bien plus que de l’histoire du Chili. Le point de départ se raccroche pourtant à des événements ayant réellement eu lieu : à la fin des années 40, menacé d’arrestation par le président Videla qu’il avait pourtant contribué à faire élire, le sénateur Pablo Neruda s’enfonce dans la clandestinité, jouant au jeu du chat et de la souris avec ses poursuivants jusqu’à ce qu’il parvienne à fuir vers l’Europe. Dès ce moment, ‘Neruda’ prend un tour quelque peu déstabilisant pour un film qui traite d’un matériau historique : d’une part, l’enquête obsessionnelle et picaresque menée à travers tout le Chili par l’inspecteur Peluchonneau pour mettre la main sur l’écrivain se situe quelque part entre le Film Noir et une aventure de Tintin : quitte à prendre des libertés avec la vérité historique, autant que ce soit plein de rebondissements. D’un autre côté, l’homme Neruda, authentique martyr de la Gauche - il décéda, “d’un cancer soudain�, quelques jours après l’arrivée de Pinochet au pouvoir - n’est pas un personnage sans tâches : digne représentant “rouge caviar� d’un peuple au nom duquel il pérore mais qu’il fréquente très peu, jouisseur et menteur, lâche et imbu de sa personne, l’homme ne suscite, au mieux, que le dédain amusé qu’on voue aux bouffons et aux figures d’opérette. Pablo Larraín aurait-il pris le risque de déboulonner le mythe ? Non...car rien n’est vrai...ou plutôt rien n’existe en dehors du regard de l’autre : Peluchonneau et Neruda, tels qu’ils apparaissent dans cette fiction, ne sont eux-mêmes que les créations fictionnelles de leur némésis respective. Peluchonneau, borné, obstiné comme un vieux limier, ne songeant qu’à la réputation que lui vaudra l’arrestation du nouvel ennemi public n°1, n’est que la vision qu’entretient l’artiste de l’état répressif, qui fonctionne sur l’action coordonnée de rouages insignifiants et anonymes...et le flic, dans un curieux développement méta, finira par comprendre qu’il n’est pas un individu à part entière, jusqu’au moment où l’auteur le gratifie a posteriori d’un patronyme. Quant au Neruda débauché et détestable, il n’est que la vision qu’entretient l’Etat sur un opposant politique trop célèbre pour être réduit au silence discrètement, et dont il faut à tout prix exploiter la possible corruption morale et l’hypocrisie. Bien sûr, il ne s’agit là que d’un dispositif filmique astucieux, sur lequel Larraín bâtit tout son film : on n’apprend pas grand chose sur la personnalité historique, sur ses écrits et sur le contexte politique et culturel de l’époque et pour peu qu’on ait percé à jour la logique du film, il ne devrait dès lors plus présenter de réel intérêt. Mais le secret reste bien gardé et s’il y a fort à parier que cette ficelle ne pourra pas être reproduite de film en film, elle donne une saveur inhabituelle à ce faux-biopic, dont Neruda n’est finalement qu’une figure imposée, qu’on applaudit comme un bon tour de passe-passe, pas dupe de sa qualité réelle mais content de s’être fait avoir.
Maxence!
Maxence!

18 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2017
Une biopic peu classique qui mêle subtilement la poésie, le portrait, l'intrusion de la fiction dans la narration. Presque trop sophistiqué.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2017
J'ai peu d'affinités avec la littérature sud-américaine. Je ne sais pas pourquoi: c'est comme ça. Autrement dit, je ne sais pas grand chose sur Pablo Neruda. Et ce n'est pas après Neruda que j'en saurais plus. Car ce film est tout..... sauf un biopic.
C'est une oeuvre intégralement baroque, qui ne saurait en aucune façon être signée par un Européen. Si, un Russe, sans doute, avec d'autres moyens, arriverait à récréer cette réalité délirante... En tous cas, le jeune Pablo Larrain est doué! Un talent unique, même si par moments on a l'impression qu'il tourne un peu à vide; qu'il y a un peu trop d'étincelles, et trop peu de fond.
C'est attrape moi si tu peux, l'histoire d'une course poursuite. Tantôt on est chez les Pieds Nickelés (le flic sur sa moto avec ses lunettes oeil-de-mouche); tantôt chez Sergio Leone (les superbes scènes finales de poursuite à cheval dans la Cordilière des Andes enneigée...)
Pablo Neruda est un diplomate, un sénateur communiste (bien qu'il ait soutenu la candidature de Videla?????) qui se retrouve donc dans une situation difficile quand le gouvernement commence à arrêter les communistes en masse.
Pas un biopic, ou alors à charge, car le grand homme est drôlement esquinté. Fêtard ridicule qui se déguise en Néron au milieu de filles à poil (apparemment, l'intelligentsia chilienne de gauche adorait ces festivités d'un goût douteux), profitant de son épouse peintre, riche et cultivée, Delia del Carril, (Mercedes Moràn, magnifique actrice!) avant de la larguer, et tout bouffi de son statut de GGRRRAND artiste, défenseur du peuple (avec lequel il ne partage rien...). L'acteur, Luis Gnecco, est lui aussi fantastique! Neruda se retrouve entièrement aux mains du Parti qui ne veut pas que son GRAND homme soit arrêté, et le trimbale d'une bout à l'autre du pays, de cache en cache.... sa seule liberté restant de jouer des tours à ses gardes du corps en s'échappant en douce pour faire une petite ballade en ville.... Assez pathétique, non? Mais le gouvernement souhaite t-il vraiment mettre sur la main sur Neruda? On peut se le demander: l'écrivain internationalement reconnu serait plus gênant dedans que dehors.... Mais il y en a un qui y croit, c'est l'inspecteur Oscar Peluchonneau, "El director general de la Policía de Investigaciones de Chile es el jefe máximo de la policía civil" (sic), car oui, malgré ce nom ridicule qu'on croirait inventé par quelque auteur de BD, il a bien existé...
Gael Garcia Bernal est stupéfiant! Affublé d'une ignoble moustache, sous en feutre et en imperméable cintré, avec une coupe de chevaux improbable, il ressemble à une petite frappe échappée de la rue Lauriston
Dans un tourbillon, ce que d'aucun appellerait une mise en abîme..... on est dans la tête de Peluchonneau qui, confronté au grand homme, se sent pousser des ailes, ou plus exactement, dans ce que Neruda imagine se passer dans la tête de l'inspecteur.
Brillantissime, inventif, du vrai cinéma excitant. A voir
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 janvier 2017
Le cinéaste surprend pour avoir brisé les fondements des films biographiques, surtout par le rythme accéléré de sa narration mais aussi par le mélange entre la fiction et des personnages et situations réelles. Le réalisateur confère à la chasse du poète un ton de vaudeville policier qui fait que la charge comique du film soit plus remarquée, mettant face à lui des autorités si pathétiques comme maladroites. Comme conséquence, cet attachement au genre policier pour faire hommage à la poésie face aux barbares devient assez flou. Même s'il y a des moments magnifiques, comme le petit détail d'obliger cet abruti de détective à lire de la poésie pour pouvoir suivre les indices, ou l'interrogatoire de la travesti à la gendarmerie, quand elle déclare, plus ou moins: "Il m'a dit que j'étais un ouvrier de l'art, que j'étais comme lui. Mais ça, toi, connard de merde, jamais de ta vie arriveras à le comprendre".

Ces scènes, aussi la lecture du poème Los enemigos, développe légèrement les capacités artistiques de son protagoniste. Cependant, Larrain traduit le scénario en images comme si Neruda était un romancier best-seller plutôt qu'un poète. spoiler: Une fois le dialogue entre sa femme et le détective fini, on comprend que la narration du film est création du protagoniste lui-même. Sauf que concernant Neruda, écrivait-il des romans policiers? Si c'est lui qui a créé cette histoire,
où sont-elles la célébration de la beauté et la délicatesse? La mélancolie et la nostalgie? Le désamour et le chagrin? Même s'il est un film très amusant, voici sa valeur, on dirait que le portrait de Neruda est secondaire, au-delà d'insister sur sa condition de bourgeois communiste.

Dernièrement, spoiler: une fois qu'on arrive au twist western aux Andes, on pense que le film fermera avec l'image de cet homme seul dans la neige, mais d'un coup,
on nous explique mot par mot les conclussions que le film nous avait déjà insinuées, ayant comme résultat un dénouement réitératif et longue. Pour ne pas parler de l'épilogue à Paris, qui semble plus une imposition des producteurs que la volonté du réalisateur.

/// Encore plus de fautes et d'erreurs sur le lien ci-dessous
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2017
Une traque montée comme une construction littéraire qui se ferait devant nous, un hommage à un poète et une charge politique, Neruda est tout cela à la fois, et même si c'est parfois un peu lourd, ça en vaut largement le détour. Un discret humour permet aux rouages de fonctionner sans accroc.
Dedalus27
Dedalus27

38 abonnés 3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2017
DÉPÊCHE: Pablo Larrain, réalisateur chilien de plus en plus réputé à l'international, réalise avec Neruda un film policier drolatique, d'une puissante intelligence scénaristique. En reprenant les motifs du film noir et du western, Larrain questionne à travers son récit l'artiste, la fiction, et le communisme. Un film divertissant, d'une intelligence remarquable.
Serge_la
Serge_la

11 abonnés 815 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2018
Dans ce film surréaliste, Neruda est célèbre mais chassé pour son appui aux communistes. C'est un cas de célébrité clandestine recherchée par la police. L'amour que tous portent pour Neruda semble réel et enflammé par la haine des dirigeants fascistes, à la botte des États-Unis. Lyrique et surréaliste. Rigolo par moments.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 janvier 2017
Le thriller fantasmagorique mis en place par Pablo Larraín est assez déroutant.
Je suis passé complètement à coté de ce film.
A mon sens le pire film de l'année.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 janvier 2017
Entre histoire, fiction et poésie, Pablo Larrain nous offre un film où il sera bien difficile de décortiquer la mythologie du véritable fait historique. Porté par une mise en scène œuvrant à cet effet et dynamique, l'on nous présente un Neruda imbu de lui-même et bien moins proche du peuple dont il deviendra la voix que la sexagénaire de ses pigeons au square. Durant cette course poursuite, l'inspecteur Oscar Peluchonneau qui porte ici le récit en y étant la voix off, et un Neruda en pleine construction de sa légende, viennent à se confondre, à s'entremêler, jusqu'à une fin aux allures de Western. Qui de la voix off ou du poète raconte l'autre ? Qui de Neruda ou de Peluchonneau naît de l'imagination de l'autre ? Qui est au service de l'autre ?

En bref, en usant de ces nombreux artifices, et sans perdre de vue le contexte historique, Larrain parvient à mettre en abyme les propres artifices de ce personnage paradoxale, aux mots tantôt révolutionnaires, tantôt de chimères, et nous offre un film à l'image même du personnage qu'il présente.
officielaurore
officielaurore

4 abonnés 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2020
Bon film, malgré un début peu prenant. Petit à petit on découvre une autre dimension du film, avec la chasse à l'homme qui devient très intéressante. J'ai bien aimé !
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