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Max Rss
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3,0
Publiée le 21 décembre 2025
Okay... On imagine donc que le "Petit Père des Peuples" et criminel de masse trouve la mort d'une hémorragie cérébrale tout en lisant une lettre dénoncant certains de ses crimes et accessoirement en pissant dans ses brailles et qu'ensuite, c'est la course contre la montre parmi les grosses légumes du Parti. Moi, j'achète ! Tourner Staline et les grandes pontes Soviétiques en ridicule ne peut être qu'une bonne idée. Mais elle en restera surtout au stade la bonne idée. Parce que pour voir plus haut que ça, il aurait fallu... un meilleur scénario, tout simplement. Quelques fulgurances verbales et quelques personnages hauts en couleur bien sûr, mais on était en droit d'en attendre beaucoup plus. Et l'on aurait aimé moins de lourdeurs. Heureusement, la verve et le talent des acteurs fait que ça passe pas trop mal. On s'en contentera.
Un film historique et comique génial. Lorsque la politique absolutiste des dictatures du XXe siècle rencontre la bouffonnerie pour nos offrir un spectacle apportant du rire dans la froideur des coulisses politiques du pouvoir moscovite des années 50 telle que la BD d'origine l'a si bien décrire.
Bien que redondant, le procédé satirique qui rappelle (à l'instar du drame romantique!) que cette période de terreur soviétique portait en elle son propre ridicule, tant dans l'obséquiosité que dans la paranoïa, se montre très efficace pour démythifier un système politique dictatorial. S'appuyant sur des dialogues savoureux, infusés d'humour noir, de comiques théâtraux, de décalages absurdes, les comédiens s'en donnent à coeur joie pour caricaturer les hommes de pouvoir (Steve Buscemi, Jason Isaacs, Jeffrey Tambor, Simon Russell Beale) ou illustrer la menace constante sur le peuple (Paddy Considine) dont la vie miséreuse ou douloureuse contraste violemment avec les ors des palais. Tout en respectant (pour l'essentiel) la réalité historique, la mise en scène transforme les faits en sujet de farce, tant par les caractéristiques des protagonistes que par les roueries en coulisses ou les représentations publiques. Une proposition singulière, pertinente, audacieuse!
☝️邏 alors si je peux me permettre une petite réflexion, c’est impossible que Krouchtchev se soit fait surnommer "Niki" par ses collègues. En effet il n’existe aucun surnom pour le prénom russe "Nikita" qui est d’ailleurs un prenom de garçon exclusivement et qui ethymologiquement, fait référence à Nike, déesse grecque de la victoire ! Suivez moi pour plus de culture générale ;) Sinon super film on a bien rigoli
Une farce politique à l’humour noir et corrosif, par moment amusante mais versant trop dans la mascarade grotesque et caricaturale, en dépit d’un casting séduisant. 2,25
En visionnant ce film, je n'imaginais pas que c'était autant une parodie... Tout est trop exagéré que ça rend le film "pénible". Je pensais voir un film historique. On peut imaginer qu'à la mort de Staline c'était le "bazar".... mais ici les curseurs sont au max. Ou alors, il fallait préciser "comédie"..
Ce film vaut pour ce qu'il est : un nanar anticommuniste et antisoviétique , lourdement burlesque , copieusement meublé de pitreries outrées . Par ailleurs , le réalisateur a complètement oublié Kliment Vorochilov , probablement le plus proche des camarades de Staline ...
Note moyenne car si le film est très drôle, et excellement joué par l'ensemble du casting dont au premier plan Steve Buscemi (Khrouchtchev) et Simon Russel Beale (Beria), il n'en demeure pas moins une falsification qui, au prétexte de la caricature, empêche de cerner les enjeux d'un moment historique extrêmement important. Or, la caricature, c'est très efficace et utile pour cerner un fait en un dessin qui se lit en quelques secondes, et qu'on pourra ensuite confronter à d'autres sources. Quand ça dure une heure et demi, le risque de modifier notre perception de la réalité est beaucoup trop fort - paradoxalement, le générique de fin rit des photos falsifiées effaçant les dirigeants éliminés par Staline et ses successeurs, alors que le film fait exactement la même chose ! Réduire l'ensemble des dirigeants soviétiques à des pantins grotesques, comme le propose le scénario, c'est aussi faire preuve d'un relativisme dangereux. Non, aucun proche de Staline n'était innocent, oui Khrouchtchev par exemple a approuvé les grandes purges, mais Béria était un sadique et un terrible criminel de guerre - peut-on les mettre sur le même plan ? Enfin, mais cela a été déjà dit à de nombreuses reprises, le choix d'une comédie macabre manque de respect aux victimes du stalinisme, en majeure partie totalement innocentes. Un film pas tout à fait désagréable, à regarder avec énormément de recul, voire une certaine défiance.
La Mort de Staline retrace avec efficacité cette bataille de succession au pouvoir russe, en y ajoutant une pointe d'humour british très bien maitrisé. Le tout est porté par un bon casting (Jason Isaacs se fait bien remarquer dans le rôle du chef des armées). Armando Iannucci signe une belle mise en scène et un bon récit, mais malgré tout reste assez sage...
Un film passionnant sur un moment clef du XX ème siècle, la succession de Staline. on a beau se retrouver au milieu de politiciens cruels sanguinaires ayant réellement existé, on rigole à plusieurs reprises, sans jamais être sur de la distance avec ce qui s'est réellement passé. Armando Iannucci arrive a trouver le bon équilibre entre réalisme et humour, il ne va jamais trop loin. on regrette que la fin tombe aussi sèchement. a part ça, de très bons acteurs et en particuliers Steve Buscemi, toujours parfait.
Je me souviens avoir été un peu déçu la première que je l’avais vu il y a quelques années, mais après un second visionnage je suis agréablement surpris !
Comme l’indique le titre, l’intrigue de cette comédie c’est la mort et la succession de notre dictateur soviétique préféré : Staline. On suit les grands personnages de l’élite soviétique (Beria, Khrouchtchev, Joukov et co) se disputant et se manipulant les uns les autres comme des gamins pour le leadership.
Les acteurs régalent avec ces caricatures (dont Jason Isaacs excellent en Joukov), quoique pas si caricaturales que ça… Parce que c’est ça le thème du film : c’est souvent par l’humour et l’absurdité qu’on dénonce le mieux la folie du totalitarisme.
L’humour est plus ou moins drôle mais l’ambiance générale a réussi à m’embarquer. Il faut connaître un peu l’histoire soviétique pour apprécier toutes les références mais ça reste abordable.
Ce film est excellent car il reconstitue cette sombre période soviétique dans ce qu'on en sait. C'est fidèle à la version diffusée de par le monde. On y voit un Béria comme la plus infâme des crapules, après Staline, et sa fin, qu'il méritait amplement. Et les acolytes de ses deux là, n'étaient pas beaucoup mieux même si on peut penser, par ce film, qu'ils n'étaient pas entièrement favorables. Mais comment lutter contre un dictateur capable de vous faire exécuter d'un haussement de sourcil? Un merveilleux témoignage historique et une belle reconstitution. A voir par tous les amateurs de film historique
Plus pathétique que drôle. Plutot raté. Vulgaire. Irrespectueux pour les victimes du régime. Irrelevant..Même le côté sarcastique est raté. Cela se veut drôle et cruel pour faire réfléchir. Absurde.
Film européen adapté d’une BD française, “The Death of Stalin” évoque les jours qui ont suivi la mort du célèbre dictateur. Ou comment ses sbires se sont battus entre eux pour récupérer le pouvoir, au sein d’un régime violent. Loin d’un thriller ou d’un drame sombre, le film de Armando Iannucci est une farce politique, au ton similaire à « In the Loop », le précédent film du réalisateur. On retrouve l’approche pseudo documentaire (caméra à l’épaule, personnages suivis dans leur quotidien), malgré de nombreuses erreurs historiques, toutefois assumées, cette comédie ne se prétendant pas comme un reflet exact de la réalité. Ceci combiné à plusieurs bons mots, des acteurs en forme (Steve Buscemi, ou l’ancien Monty Python Michael Palin !), et des situations absurdes à l’anglaise, qui moquent allègrement le régime soviétique. Cependant, la sauce ne prend pas totalement. La faute, d’une part, à un scénario étrange, qui sous-emploie étonnement certains personnages. Par exemple ceux incarnés par Olga Kurylenko ou Paddy Considine, dont on a du mal à comprendre l’intérêt de les introduire dans le récit, si ce n’est quelques blagues amusantes dans le premier acte. D’autre part, un manque de finesse dans la réalisation et l’écriture. Car si dans « In the Loop » il était relativement facile de faire preuve d’ironie vis-à-vis de l’absurdité des relations anglo-américaines conduisant à la guerre en Irak, la chose est beaucoup plus ardue ici. Armando Iannucci tente de dénoncer l’arbitraire, l’implacabilité, et la paranoïa de l’URSS, à travers bon nombres de séquences évoquant tranquillement les arrestations, tortures, viols, et exécutions. Mais son humour noir n’est pas assez affuté pour que ce soit toujours drôle. On ne passe toutefois pas un mauvais moment, et quelques drôleries sont vraiment réussies. Dont des références historiques aux années 40/50, qui risqueront cependant de laisser sur le carreau ceux qui connaissent mal la période. Dommage néanmoins de n’avoir pas pu tirer mieux d’un sujet aussi juteux.
Adapté d’une BD à succès, "la mort de Staline" nous conte les tractations (trahisons) ubuesques qui s’installent au sein des apparatchiks d’un régime totalitaire et paranoïaque inquiet de son futur immédiat suite à la brutale disparition de leur maître à penser. Alors que le cadavre du petit père du peuple est encore tiède, on assiste avec un plaisir jouissif à la panique qui s’empare de la fourmilière du politburo transformant ce dernier en pétaudière, excitation, calculs machiavéliques, pleurs, espoirs, inquiétudes, plans sur la comète pour certains et/ou course en tous sens tel un poulet sans tête pour les autres. Cette comédie acide nous entraine dans les méandres politiques d’une des pires dictatures du XX éme siècle, oscillant en permanence entre tragédie et rires glacés. Charlie Chaplin avait ouvert la voie avec son inoubliable "dictateur", Armando Iannucci place avec un talent certain ses pas dans les pas de son illustre prédécesseur et nous démontre qu’à défaut de rire avec les tyrans, on peut tout du moins rire d’eux.