Nosferatu
Note moyenne
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Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2025
“Nosferatu”, un héritage officieux

Le “Nosferatu” de F.W Murnau est devenu culte et est très intéressant tant sur le plan audiovisuel que sur l’aspect de la production. Effectivement, il s’agit d’une adaptation officieuse du livre “Dracula” de Bram Stocker qui finit au rang de film marquant dans l’histoire du cinéma.

Voir un remake de Nosferatu réalisé par Robert Eggers peut être passionnant et réussi ; d’autant plus après son adaptation à la sauce nordique de “Hamlet” de Shakespeare.

Alors quand est-il après visionnage ?

Il s’agit d’un film vraiment excellent qui mérite la meilleure expérience de par sa réalisation minutieuse et sa qualité d’écriture exemplaire.

Succinctement, le film reprend convenablement l’histoire du film original ; par ailleurs, Robert Eggers humanise donne une importance conséquente aux différents protagonistes. Effectivement, le développement est une évolution majeure du film de Eggers ; sans compter que les dialogues sont fins et théâtraux sans que cela rentre dans le kitsch.

Concernant le scénario en lui-même, il paraît complet ; le récit est intéressant et la narration plonge le public dans une ambiance d’horreur gothique traditionnelle. Le spectateur reçoit le point de vue aussi bien des protagonistes que des antagonistes avec justesse et objectivité. Sans compter que le film n’est absolument pas manichéen et montre de la noirceur chez tout le monde et de la blancheur chez tout le monde (sauf chez Nosferatu) ; le film démontre l’omniprésence du vice. La durée du film (2h15) passe très rapidement tant la narration est excellente et bien calculée avec des péripéties qui rythment intelligemment le film.

Se sentant immergé dans un récit pesant, le spectateur ne peut que rentrer dans l’adaptation de Robert Eggers.

La réalisation est tout simplement maîtrisée de A à Z ; à commencer par la direction photographique qui présente un clair-obscur et des couleurs importantes. Les images picturales plongent le spectateur dans une dimension pesante similaire à ce que présente le scénario ; l’ensemble est en total cohérence. Les plans sont des tableaux et les couleurs sont tellement rares que leur présence en devient cruciale et réconfortante. Les mouvements sont très travaillés et sont parfois très impressionnants. En ce qui concerne la musique, elle est objectivement magnifique. Robin Carolan a composé un travail remarquable rendant le gothique et montrant un héritage de l’expressionnisme allemand.

En bref, Robert Eggers et toute son équipe crée et offre une ambiance cohérente au scénario. Ils dévoilent l’héritage du cinéma allemand avec justesse en marquant les esprits avec maestria.

Il est important de découvrir “Nosferatu” que ce soit la version de Eggers ou de Murnau au vu du bijou de réalisation et d’histoire que les 2 films présentent.
ThaïStyle
ThaïStyle

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 décembre 2024
Je me suis endormi pendant presque la moitié du film.
Pour ce qui est de la seconde moitié, que j’ai regardé péniblement (uniquement parce que je ne suis pas allé le voir seul) je me suis ennuyé très profondément.
Presque aussi profondément que la sieste que j’ai piqué.

À part quelques très rares jolis plans, je ne vois aucun intérêt d’avoir réalisé ce remake.
Le Nosferatu moustachu et respirant comme un patient atteint d’un cancer des poumons en stade terminal fait pitié.
L-R Depp, j’espère vraiment ne plus jamais la revoir sur un écran. Nulle. Elle en fait des caisses. J’avais l’impression de voir Marion Cotillard dans Batman, mourir indéfiniment.
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Nosferatu est un personnage mythologique inspiré de Vlad l'Empereur, dont l'existence remonte au XVe siècle. Vlad l'Empereur (Vlad le Dragon) et ses descendants sont de cruels despotes. En guerre contre l'Empire ottoman, ces figures médiévales présentent toutes les caractéristiques de notre actuel président de la République lorsqu'il prétendait gouverner avec le peuple, ne s'inclinant ni à droite ni à gauche mais tous ensemble "En marche !" pour mieux exercer son pouvoir, seul. En fait d'écarter son pied du Mal, il s'y est plongé tout entier et nous avec, jusqu'au Grand Confinement et même après que le Covid s'est installé définitivement.

Avant de devenir Nosferatu au cinéma, derrière la caméra de Murnau et de Herzog, notre vampire est d'abord Dracula, un personnage de roman créé par Bram Stocker. L'incarnation du Mal. Dominateur, il supplante l'Ankou, sa carriole aux essieux grincheux et sa faux à l'envers, en provoquant des crimes de masse. Nosferatu 2024 se revendique de cet héritage en important la peste à Wisborg pour assouvir ses plans diaboliques et sanglants.

L'intrigue ne varie pas: le lendemain de ses noces, Thomas Hutter, jeune clerc de notaire, est envoyé par son patron au Chateau de Nosferatu. C'est chez lui, de l'autre côté des Carpates, que le comte signera l'acte de propriété pour l'acquisition d'une ruine gothique qu'il entend posséder à Wisborg. Thomas Hutter abandonne sa jeune épouse Leni le temps du voyage. Or cette dernière est anxieuse: elle prédit la mort à son époux, une mort qu'elle-même embrassera avec bonheur. Jadis somnambule, elle fut la proie de contorsions cauchemardesques. Thomas inquiet, remet sa jeune épouse aux bons soins d'un couple d'amis avant d'entreprendre son voyage.

Eggers nous met alternativement à la place de Thomas, tout au long de sa mission opaque et de Leni, dont la possession s'intensifie, qu'un médecin soigne en la ligotant et en la gaslightant à l'éther. Chez le couple qui la veille, les deux petites filles, apeurées par les contes que leur père leur lit le soir, semblent plus craintives encore, en présence de Léni. Elles ont cet air fiévreux des jumelles dans Shining.

L'atmosphère est anxiogène. Sur la route, à travers la forêt ténébreuse, Thomas se fait voler par une communauté de Tsiganes aux rites barbares et païens. Parvenu à l'intersection d'une route embrumée, une charrette sans conducteur lui ouvre sa portière en direction du seul chemin qui vaille. Au Chateau de Nosferatu, il se met à délirer, pris de sueurs. Le comte lui extorque une signature sur un acte traduit dans une langue moyenâgeuse et l'enferme.
De son côté, Leni semble prise d'étreintes sexuelles non consenties avec une figure existante dans son esprit et de son corps. Elle est possédée, tous sens confondus.

Le consentement. Voilà en quoi ce Nosferatu fait preuve de modernité. Tel est l'angle du film. L'autre proposition de Robert Eggers, est de laisser entendre que le sauveur, celui qui brisera la possession, providentiel et mystique Professeur Albin Eberhart Von Franz, quoique doté de la raison du scientifique, serait lui-même vampire. Interprété par Willem Dafoe, à l'allure intranquille, l'hypothèse convainc.

Le film se vit comme on lit un roman addictif: des chapitres courts et intenses, saisissants. Une intrigue dévoilée bribe après bribe. Chacun de ces micro-chapitres est ponctué d'une musique entêtante et explosive. Il y a les cris, l'effroi, la stupeur. C'est irrésistible: qui de Leni ou du spectateur est le plus ensorcelé ?

Lily-Rose Depp a été choisie pour succéder à Isabelle Adjani dans le rôle de Leni. Premier grand rôle au cinéma: elle correspond parfaitement au personnage. Son visage expressionniste rappelle celui du Cri d'Edvard Munch. À certains égards, dans certains plans, elle me fait penser à une héroïne d'un film de Robert Bresson. Elle a cet air christique et juvénile. C'est Nicolas Hoult qui s'éprend de Thomas Hutter. Gracile, félin, son inquiétude nous étreint. Il ressemble à s'y méprendre au Voyageur contemplant une mer de nuages, de Caspar David Friedrich. Quant aux paysages, ils traduisent ce romantisme allemand exacerbé qui envoûte autant qu'il glace, mâtiné d'un brouillard turnerien.
J'ai passé un excellent moment de cinéma, tout' envoûtée.
crisane vegeta
crisane vegeta

17 abonnés 492 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 janvier 2025
comment ne pas comparer ce film avec Dracula de coppola et la c'est le drame, il lui arrive jamais à la cheville malgré le même début de film un immobilier va au château de nosferatu pour lui faire signer un bail et les ressemblances ne s'arrête pas là, la fiancé a un lien avec dracula, bref.....j'aurais cru voir un remake mais malheureusement vraiment très très mauvais, l'ambiance est pauvre, les acteurs ne valent pas ce de dracula, on s'ennuie fortement, passer votre chemin
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 décembre 2024
Robert Eggers invoque avec Nosferatu une œuvre qui rampe sous la peau, un cauchemar éveillé où chaque image semble contaminée par un poison lent. Ce n’est pas un film que l’on regarde : c’est un sortilège que l’on subit, une descente dans une obscurité où les contours familiers se brisent pour révéler des formes impossibles.

Bill Skarsgård, spectre d’un autre monde, incarne le comte Orlok comme une créature exhumée d’un rêve malade. La monstruosité qui l’habite n’est pas une simple déformation physique : c’est une énergie, un souffle putride qui ronge tout ce qu’il effleure. Sa démarche n’a rien d’humain, ses gestes sont brisés, comme si le poids d’un autre univers pesait sur ses os. On y devine des échos de Pennywise, cette autre figure du cauchemar façonnée par Stephen King, mais ici, tout artifice est décharné, tout éclat réduit à un murmure.

Les ombres qui l’entourent ne sont pas des reflets ; elles vivent, elles respirent. Elles s’étirent, se tordent, se replient comme des bêtes traquées, prêtes à bondir. Eggers orchestre chaque plan comme une hantise picturale, un tableau macabre où la lumière devient complice du mal. Les teintes grisâtres, presque moisies, évoquent des photographies ternies par le temps, des fragments d’un monde oublié qui ne demande qu’à resurgir.

Lily-Rose Depp, dans le rôle d’Ellen, flotte comme un spectre à demi formé, prise entre le réel et l’irréel. Elle est une proie, mais aussi une offrande. Ses échanges avec Orlok ne relèvent pas de la communication, mais de l’osmose : un ballet étrange où chaque regard semble drainer la vie. Quand leurs ombres se touchent, c’est un baiser de cendres, une étreinte qui suinte la ruine.

Dans ce film, la laideur n’est pas une aberration, mais une esthétique. Elle suinte de chaque fissure, de chaque pli, de chaque ombre. Elle est sublimée jusqu’à devenir une autre forme de beauté, une beauté qui dérange, qui ensorcelle, qui pousse à détourner le regard, mais qui hypnotise par sa vérité brute.

Eggers ne se contente pas de réanimer le vampire de Murnau ; il le torture, il l’arrache de son tombeau pour le remodeler. Ce n’est plus un simple récit gothique : c’est un cri de l’âme, une plongée dans le viscéral. L’horreur, ici, est une texture, une matière qui colle aux doigts et qui ne se lave pas.

Nosferatu (2024) n’est pas un film à raconter, ni même à expliquer. C’est une expérience qui hante, une fièvre qui consume. On en ressort contaminé, avec dans les veines le souvenir d’un rêve qu’on préférerait oublier, mais qui persiste, qui chuchote, qui refuse de mourir.
papa o'rum
papa o'rum

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2024
En 2024, peut on vraiment s'attaquer à l'histoire de Dracula sans envisager les centaines de films dont il a plus ou moins déjà fait l'objet ? Eggers semble penser que oui. Sans perspective et sans point de vue, son Nosferatu, définitivement plus mort que vivant, fait l'effet d'une déambulation très dirigiste à travers un musée poussiéreux. C'est la plus impardonnable faute d'un film qui en compte bien d'autres... Les comédiens ne sont pas à la fête, sans cesse soumis à des scènes particulièrement ingrates. Et sans plus d'allant qu'un vulgaire "Conjuring", les jump scares fainéants et la bande son bruyante sont aussi de la partie. On attendait tellement mieux de la part du séduisant auteur de "The witch" et "The lighthouse".
Ludovic E
Ludovic E

16 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2024
Bonsoir à toutes et tous, nous avons passé un très bon moment.. Robert Eggers est fidèle à lui mme et c'est temps mieux.. Il a fait de très beaux plans, l'ambiance est là, oppressante parfois; Il ne fait pas réellement peur mais je ne pense pas que ce soit le but..L'idée de la noirceur des êtres à cause de la peur d'être seul(e), déprimé(e) etc ajoute un plus à cette histoire.. celui de Coppola était très bien, celui-ci aussi ds un style plus sobre. Lily-Rose Depp que j'ai peu vu avant mais qui me laissé un souvenir très moyen et ici excellente, Nicholas Hoult est aussi parfait..Bill Skarsgård (CA) est pas trop mal mais j'ai trop ressenti Ca(le film) quand on le voit de près. Néanmoins rien n'est gâché. Je recommande ce film avec une interprétation très correct, de très beaux plans, sobre, pas de 3D et avec une vision très intéressante... J'avoue dans l'ensemble beaucoup apprécier Robert Eggers. Prenez soin de vous..
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2025
Revisiter ce film culte d'il y a un siècle, qui a marqué des générations par son thème d'épouvante autour d'un certain Dracula et de vampires "à tout faire", souligné par les reprises à mi parcours par des acteurs mythiques tels Klaus Kinski et Isabelle Adjani. C'est dire quelle tâche attendait Robert Eggers spécialisé si on peut dire sur les thèmes de sorcellerie, épouvante et horreur. Un très judicieux choix d'acteurs : Bill Skarsgård ( difficilement reconnaissable ), également Willem Dafoe, "la gueule de l'emploi" et un joli rôle pour Lily-Rose Depp ! Enorme travail sur la photographie, les ombres en particulier, qui offrent un contexte accentuant les scènes d'horreur ( blessures, envahissement des rats ) et mixant noirceur et ésotérisme. A noter la violence du contraste de beauté des jeunes femmes et de l' épouvantable représentation de Nosferatu. Les méandres du scénario sont un peu longs à s'éclaircir, mais la qualité des plans, l'originalité des mises en scène nous font saliver l'issue quelque peu fantasmagorique... Magnifique gestion du maquillage. A réserver aux amateurs du genre... !!**
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2024
Nouvelle adaptation du Roman Dracula de Bram Stoker, Nosferatu est à la fois une relecture plus moderne et
Un hommage à la première adaptation non légale, le Nosferatu de 1922. C'est d'ailleurs drôle de retrouver ici Willem Dafoe qui a incarné le vampire dans le film de 2000, L'ombre du vampire, racontant l'histoire de ce premier tournage. Alors, que vaut cette nouvelle version ? Il faut avouer que ce film est singulier, comme coincé entre deux époques. Le style est à la fois moderne et ancien, la mise en scène est très théâtrale, bien plus de dialogue que d'action. Les plans nocturnes sont tournés de manière à avoir une sensation de noir et blanc, faisant aussi un rappel du premier opus. Tout est dans la composition des acteurs, très british et aristocratique, pile dans le ton. Le casting est très réussi, avec notamment Bill Skarsgård (Pennywise, the Crow) encore une fois méconnaissable dans la peau du monstre, mais aussi Aaron Taylor-Johnson qui joue aussi un tout autre rôle après Kraven The hunter ! Lily-Rose Deep, Willem Dafoe et Nicholas Hoult assurent également vraiment, c'est un sans-faute. Les apparitions du démon sont soignées, le film est très sombre, joue habilement avec les ombres. L'ombre de sa main, qui se joue des humains comme des marionnettes, fait toujours son petit effet ! L'histoire, même si un peu retravaillée, est bien connue, elle met du temps à se lancer, mais l'atmosphère que dégage ce mythe est très vite prenante. L'effroi face à la bête est presque palpable, et c'est tellement agréable une version de Dracula qui ne soit pas sexualisé à outrance. Il est vraiment cruel, c'est sanglant, il ne fait pas dans la charité. Il a vraiment quelque chose de captivant, limite hypnotisant, malgré ou grâce à la sensation d'être devant un vieux film. Bref, Nosferatu nous offre un spectacle particulier qui ne plaira pas à chacun, mais dont les qualités font de lui un film d'horreur à ne pas manquer pour les fans du genre.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2025
Fallait oser le faire ! Ce film est le remake du film le plus célèbre du cinéma mondial du genre épouvante (l'ancêtre du cinéma fantastique ?), et l'un des classés dans le top de tous les films. Oser s'attaquer à cet icône, forcément indéclassable puisqu'elle date d'il y a un siècle, du temps du cinéma muet, et que ce film-là n'est pas muet. - L'auteur aurait pu le faire muet (on a bien The Artist en 2011, muet et en noir et blanc), mais quel en aurait été l'intérêt ?

L'intérêt du film est évidemment qu'on y parle. C'est plus simple pour raconter cette fable (qui reste quand même compliquée). Plus simple en apparence. Car le problème est là. On y parle trop. Les bavardages de Willem Dafoe d'abord (mais comment clouer le bec de quelqu'un qui a toujours quelque chose à dire ?!) Ensuite, les dialogues (ou monologues !) vraiment ciselés comme dans une tragédie de Corneille (c'est déroutant, voire amusant). Enfin la voix de Nosferatu... mi-Dark Vador mi-bronchitique.

Tout ça va plutôt à l'encontre du mystère glauque, lent, muet, qui règne dans le Nosferatu de Murnau, et qui fabrique l'épouvante. Ici, pas d'épouvante. C'est un très beau film, agréable à entendre, presque amusant, et dont l'esthétique sombre nous fascine. C'est cette photographie, le plaisir des yeux, qui reste le point fort du film.

Quant à la fable, c'est une fable. Les forces de la mort contre les forces de la vie. La belle se sacrifie pour sauver le monde de la pestilence. On se demande quand même comment Nosferatu peut se faire avoir par le lever du jour, lui qui a pouvoir et prescience. Mais l'auteur suit de très prêt le scénario de 1922 (en le saturant d'explications), et nous n'allons pas critiquer le roman d'origine ! - Il aurait pu cont(r)acter un mangaka pour épurer sa mise en scène. Qui sait ?!

A.G.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Créature légendaire qui à de nouveau droit à un film. Ici donc il va partir de ses Carpates pour rejoindre sa promise joué par une excellent Lily-Rose Depp j'ai trouvé. Pas simple de passé des phases de transes à la femme forte qui veut rien lâcher en passant par la femme apeuré par ce qui lui arrive. Et avec un casting de classe avec Hoult ("Mad Max fury road...) , Dafoe qu'on ne présente plus et Skarsgard méconnaissable en Nosferatu. Un film à l'ambiance pesante du début à la fin, des décors sombres et des jeux d'ombres qui mettent cette tension. Bref un très bon film d'horreur pour quasi finir cette année.
NOTE : 8/10
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2025
Après avoir fait ses gammes dans des domaines peu évidents (un film de sorcellerie, des contes de marin ivre, une saga viking fantasmée), Robert Eggers s’attaque, avec ce ‘Nosferatu’, à une vache sacrée du cinéma fantastique. D’abord, il y eut le classique expressionniste de Murnau ; ensuite l’adaptation seventies, étrange et pénétrante, de Werner Herzog : deux classiques immortels du cinéma fantastique avec lesquels, au moindre faux-pas, les gardiens du temple ne manqueraient pas d’effectuer une comparaison au détriment d’un cinéma moderne jugé complaisant, demeuré et profanateur par nature. Le risque était grand de livrer une relecture trop scolaire, écrasée par le poids des deux références mais à l’usage, on avait tort de s’inquiéter : si Eggers reste fidèle au matériau d’origine, il n’en est jamais prisonnier. Je suis généralement peu satisfait des modifications apportées à un matériau déjà éprouvé, pas parce qu’elles seraient intrinsèquement inacceptables mais parce que je n’ai pas souvent obtenu la démonstration que les scénaristes modernes possédaient des compétences égales à leurs prédécesseurs. C’est pourtant bien le cas cette fois-ci, alors même que les évolutions touchent à des éléments fondamentaux du récit. Ellen Hutter est plus explicitement que jamais le pivot central du récit - magnifique prestation “adjanesque” de Lily-Rose Depp, en passant - et les quelques trahisons, notamment vis-à-vis de la conclusion de la version Herzogienne, n’ont rien de la facilité qu’elles semblent être en apparence. Quant au vampire, je craignais qu’il ne perde de son aura une fois attifé en aristocrate d’Europe orientale mais il n’en est rien, d’autant plus qu’il n’a plus rien à voir avec la figure vaguement tragique incarnée par Klaus Kinski et renoue ici avec sa nature de prédateur inhumain. Quand je songe à tous ces films que j’ai vu, que j’ai appréciés sur le moment et qui ne m’ont pas laissé le moindre souvenir vivace et persistant, au moins ais-je l’assurance que Robert Eggers ne me fera jamais ce coup-là : ‘Nosferatu’ n’est pas qu’un hommage réussi à une mythe du 7ème art, c’est aussi un grand, un authentique film d’épouvante. Le climat brumeux, gris et lugubre de Wisborg semble tout droit sorti d’un cauchemar de Jean Ray et, par petites touches, le réalisateur parvient à graver des vignettes inoubliables, de celles des chocs visuels fondateurs de votre enfance, alors qu’on pensait avoir tout vu en matière de vampires, a fortiori dans une version déjà adaptée deux fois à l’écran: l’ultime apparition des époux Harding, les crises d’hystérie de Ellen ou même tout simplement l’ignoble bruit de succion de la créature participent à ce malaise persistant, au point qu’on accueille les quelques jump-scare comme une récréation bienvenue dont Eggers a le bon goût de ne jamais abuser. A vrai dire, malgré tout mon respect pour ce réalisateur qui ne m’a jamais déçu, je ne croyais qu’à moitié à la viabilité d’un tel pari. Avec son obligation de solennité et de grandiloquence, c’est très délicat, l’épouvante gothique : un pas de travers et on se retrouve avec la Famille Addams sur les bras. Pourtant, cette version de ‘Nosferatu’ s’avère clairement un des films les plus marquants de l’année écoulée, et trônera sans doute au sommet de mon top personnel, (je n’ai pas encore vu tout ce qui m’intéressait mais je ne décèle pas de challenger sérieux à l’horizon), ce qui confirme aussi une fois de plus que Eggers est bien le plus européen des cinéastes américains mais aussi l’un des rares à s’être fixé une niveau d’exigence formelle et thématique élevé et à s’y être fermement tenu jusqu’ici.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
L'année 2024 ne pouvait pas mieux se terminer... Robert Eggers est un génie de mise en scène et d'idée novatrices, pour égaler le grand Nosferatu de 1922. Techniquement, le film a tenu ses promesses. La photographie est absolument sublime, tout comme les décors qui accompagnent cette ensemble expressionniste. Malgré une légère longueur sur sa fin, c est une réussite totale ! A l'avenir, j'ai la certitude quz ce film deviendra emblématique dans son style!
Totomallet
Totomallet

60 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2025
Quatrième long-métrage du cinéaste féru d'épouvante, Robert Eggers, "Nosferatu" est une œuvre tout bonnement magistrale. Noire, violente, élégante, sanglante, sublime, la réinvention de la légende allemande est ici admirablement bien maîtrisée. Comme à son habitude, le metteur en scène met un point d'honneur à installer une ambiance pesante et nous propose des visuels d'une rare beauté. La composition ainsi que la gestion de l'éclairage s'approchent si bien de la perfection que certains plans pourraient se confondre à des toiles et peintures. Le côté horrifique est de même ultra efficace et ne manquera pas de faire sursauter à maintes reprises le public. Le casting n'est également pas en reste car Nicolas Hoult comme Lily-Rose Depp offrent de très bonnes prestations et sont épaulés par de tout aussi bons comédiens tels que Willem Dafoe, Aaron Taylor-Johnson ou encore Bill Skarsgård dans la peau du mythique vampire. Le rythme lent et le côté érotique très prononcé pourront peut-être en rebuter certains mais pour ma part, j'ai trouvé leur utilisation nécessaire à la qualité de l'œuvre. Ce "Nosferatu" moderne est donc une franche réussite, tant sur l'aspect artistique qu’horrifique et j'ajouterais même, qu'il s'agit pour moi du meilleur film de Robert Eggers à ce jour.
Azouz
Azouz

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2025
Dracula de coppola + murnau = le Nosferatu de Robert Egger.
C'est un peu schématique, mais Il y a énormément de similitudes sur le plan scénaristique avec le film de Coppola auquel il semble rendre hommage. Pour le style et la réalisation, je trouve que c'est son film le plus abouti, la photographie est vraiment superbe, c'est même assez rythmé, même si il y a un petit ventre mou au 2/3.
La séquence de fin par contre, que dire, beau, dérangeant, émouvant, le clou de ce beau spectacle.
Excellent trio d'acteur avec Nicholas Hoult, Lilly demm et Bill Skarskaard en vampire au style très réussi, pour les fans de warhammer il vous rappellera quelqu'un.
Après l'avoir vu une deuxième fois hier en IMAX, je revois mon avis à la hausse.
C'est beau, vraiment très beau, Bill Skarskaard est vraiment très bon dans son interprétation du compte Orlock.
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