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cortomanu
85 abonnés
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3,0
Publiée le 29 juillet 2018
Un joli film simple et touchant pour un sujet sombre traité sans emphase ou parti pris. Quelques longueurs. L'amitié entre les deux petites filles ajoute une note particulière.
Un dessin animé à la ligne claire sur l'enfance, ses rêves enfouis et ses fantasmes pour se protéger du monde adulte. Ici, le cloaque fondamentaliste Taliban et sa peur obsessionnelle des filles. La lâcheté des bigots et leur haine dans chaque plan : de la culture, de la liberté. Une oeuvre fluide qui alterne avec grace scènes réalistes et fuites esthétiques.
superbe film d'animation qui relate l'histoire d'une petite fille qui est obligée de se déguiser en garçon pour nourrir sa famille et retrouver son père emprisonné car c'est 1 conteur d'histoires et cela est interdit sous le regime detaliban en Afghanistan et cette enfant a besoin de son imaginaire pour avancer et garder espoir malgré ses conditions de vie mais ce film même s'il est adressé aux enfants je le déconseille au jeune public car scènes très violentes.
Voila un film d'animation original et très réaliste. L'action se déroule en Afghanistan sous le régime taliban, et la petite Parvana va devoir se faire passer pour un garçon pour nourrir sa famille et essayer de libérer son père, mutilé de guerre. Ce conte met très bien en lumière les exactions faites aux femmes dans ce pays mais réussit quand même à nous offrir des moments de grâce et de poésie. Une nouvelle façon de voir la réalité de ces années de guerre et de l'oppression féminine afghane.
Sorti un peu de nulle part, ce film d’animation est une surprise tant il est abouti visuellement et important par son sujet. En choisissant d’évoquer la situation actuelle en Afghanistan, le film fait un choix courageux qui s’avère globalement payant dans la mesure où il parvient à dénoncer les dérives et les horreurs de cette société en conservant un récit à hauteur d’enfant. Mais je dois tout de même dire qu’au contraire de « Persépolis », à qui il est souvent comparé, « Parvana » manque un peu à mon goût de maturité dans son récit et reste un peu trop prudent dans sa première heure. Bien que cette dernière soit de qualité, je la trouve un peu trop sage et trop lisse, en plus de souffrir de quelques longueurs qui nuisent à la fluidité du récit. Heureusement, la dernière demi-heure relève le niveau de l’ensemble, le film connaissant un tournant salvateur qui accélère le rythme de l’histoire et apporte d’avantage d’émotion au spectateur. Je suis donc moins dithyrambique que certains concernant « Parvana » mais j’avoue avoir été séduis par cette fable touchante, un film d’animation ambitieux comme j’aimerais en voir plus souvent.
Parvana est une œuvre qui permet d'avoir une réflexion sur la condition de la femme à cette époque. La liberté de certains avantages se donne le moyen d'exister que chez les hommes. Parvana parvient à ce privilège en se transformant. Les histoires contées par Parvana à travers ce film d'animation sont les seules moyens de s'évader et de devenir plus forte. Le quotidien est dure sous les Talibans. On perçoit très peu d’échappatoire dans l'enfance de Parvana. Les rencontres avec les hommes aboutissent souvent à de la violence, certains passages permettent de montrer que certains hommes malgré les Talibans prennent des risques en prenant d'autres choix que celui qui leur ai dicté. L'énergie de Parvana démontre une force qui peut combattre tous les problèmes de son quotidien. Son courage et son refus de la résignation crée de l'espoir en elle. C'est une œuvre difficilement comparable à Persepolis ou Valse avec Bachir, le traitement du temps et de la violence est construite différemment. Film qui ne donne pas le sourire mais qui fait réfléchir et avancer.
Le scénario est captivant, et est un témoin de l'histoire de l'Iran. Les voix françaises collent bien aux personnages. L'histoire est peut-être un petit peu dure pour un enfant.
Les dessins ne sont pas de la beauté et du réalisme des animes japonais (Your Name 2016, Colorful 2011) mais ils ne sont pas horribles non plus (Kill Bill 1 2003, Animatrix The story boy 2003). Et l’animation est bien, assez pour donner vie aux séquence en centre-ville. L’histoire nous plonge dans la vie d‘une petite Afghane du nom de Parvana qui sera obligé, suite à l’arrestation injuste de son père, de se déguisée en garçon pour pouvoir circuler en ville afin de travailler dans le but d’apportée de la nourriture a sa mère et son frère et sœur. Plongée au cœur de Kaboul, cette histoire a le mérite de pointée du doigt certaines conditions injustes de la femme afghane au xx ême siecle : Interdictions au travail, interdictions à l’éducation, Interdiction de circuler en public sans la présence d’un homme. Une histoire émouvante.
Ne tiendrait-on pas notre perle animée de l'année 2018 ? En ce qui me concerne, cela ne fait aucun doute. Fin, subtil intelligent, accessible à tous : « Parvana » coche toutes les cases du (très) bon dessin animé pour répondre parfaitement à mon critère principal : plaire autant aux adultes qu'aux enfants. Dessin à la fois simple et follement élégant, beauté de l'univers, scénario de grande qualité : j'ai été enchanté du début à la fin par cette histoire n'édulcorant en rien les conditions dramatiques dans lesquelles vivent les femmes en Afghanistan, allant jusqu'à m'apprendre certaines choses absolument terrifiantes sur la « doctrine talibane ». Rien n'est simpliste, chaque personnage apportant une nuance parfois inattendue : pas d'idéalisme mais de l'espoir, à l'image d'une héroïne imparfaite, faisant des erreurs mais infiniment attachantes : assurément l'une des plus belles de ces dernières années. Après, il y a ce dessin animé que l'on peut trouver (très) joli mais parfois un peu basique, du moins si l'on ne va pas jusqu'au bout de ce dernier tant son dénouement révèle à quel point il est intimement lié avec l'histoire de la famille... Un vrai, beau film, d'une sensibilité constante ne pouvant que profondément émouvoir le spectateur une fois le générique apparu : un coup de cœur, un vrai.
En Afghanistan sous je joug des talibans, une enfant se fait passer pour un garçon, afin de subvenir aux besoins de sa famille, suite à l'arrestation de son père. Une fable (pour enfants) engagée et humaniste, d'une beauté lumineuse.
Adapté d'une bande-dessinée et produite par Angelina Jolie, "Parvana" est sans conteste l'une des plus jolies choses animées que l'on verra en 2018. Cette production à la fois canadienne, irlandaise et luxembourgeoise met en scène une petite fille passionnée par les histoires vivant en plein régime taliban. L'animation est inventive dans sa binarité ; alors que la peinture de la réalité se veut strictement traditionnelle, le conte racontée en fil rouge adopte une autre esthétique assez fabuleuse. On peut ainsi voir le conte qui agit ici classiquement en échappatoire de la réalité terrifiante qui n'est pour autant pas occultée. À l'inverse de ce que l'on a pu lire, ce n'est pas un film suggéré ; au contraire, Nora Twomey s'avère directe et incisive, n'hésitant pas à montrer la réalité en face. Hormis quelques séquences larmoyantes et une fin un peu expédiée, le succès de "Parvana" est précisément d'avoir réussi une approche tendre et violente à la fois du sort des femmes en Afghanistan.
La solitude semble réussir à Nora Twomey. Neuf ans plus tôt, elle avait réalisé en collaboration avec Tomm Moore l’excellent « Brendan Et Le Secret De Kells ». Laissant son complice se cantonner à la production, Nora Twomey attaque seule la réalisation de « Parvana », alias, « The Breadwinner », la petite fille qui gagne le pain de toute la famille. L’illustratrice Irlandaise réalise ici un chef-d’œuvre absolu. A la fois pour son graphisme, très stylisé et ses textes très poétiques, ce dessin animé se détache aussi du lot en raison de deux exploits éblouissants. Le premier consistant à juxtaposer, puis mêler une histoire réelle, dure, voire même violente, à une narration légendaire et onirique. Le deuxième exploit réside dans le fait que la réalisatrice parvient à trouver le moyen de faire sortir de la beauté tout en relatant de manière presque documentaire le quotidien infernal que font vivre les Talibans aux populations Afghanes.
Construite sur une mise en abîme symbolique (l'héroïne contant l'histoire d'un jeune garçon surmontant des obstacles pour accomplir sa mission), la narration module ses techniques esthétiques selon le récit concerné, offrant de belles irisations. Montrant sans mièvrerie ni pathos le quotidien des femmes afghanes privées de droit, de liberté, de considération, l'intrigue s'ancre dans une réalité socio-politique habilement dessinée. En revanche, l'égocentrisme inconséquent de la protagoniste se voit récompensé contre toute logique, soutenu par des coïncidences invraisemblables (l'autre fillette, le gentil taliban, le cousin inutile, la guerre). Entre révolte mélancolique et optimisme déconcertant.
Bon film d'animation, souffrant peut-être de quelques longueurs malgré sa courte durée. Le graphisme est simple mais propre. L'histoire tient une place importante ici. Elle est belle, touchante mais il manque un petit quelque chose pour en faire un "grand" film : une suite, une fin, l'impression d'inachevé se fait légèrement sentir. Au final, une oeuvre tout à fait convenable et à connaître au vu de son sujet.