Excellent film ! Un bon thriller moyenâgeux, avec une atmosphère et une enquête mystérieuse et plaisante. Le casting est très plaisant (j'ai adoré l'interprétation de Sean Connery), la photographie trouve l'exacte milieu pour la nuance des couleurs (froide et chaude) et les décors moyenâgeux sont parfaitement restitués et réalistes, c'est impressionnant ! "Le Nom de la Rose" est une bonne surprise, je le conseille !
Ce monument du cinéma fait partie des films à voir une fois dans sa vie. Mais son atmosphère est très malsaine (grands espaces vides, froid permanent, personnages plus étranges les uns que les autres...), et son austérité trop repoussante à mon goût. Heureusement, le charisme de Sean Connery et le mystère entretenu rendent l'enquête palpitante.
Film historique, basé sur un roman d'Umberto Eco, rarement l'ambiance du moyenne age n'aura été aussi bien retranscrite à l'écran. L'intrigue est elle aussi menée d'une main de maitre et les acteurs sont parfaits.
Annaud est un metteur en scène éclectique mais peu prolixe. Quand il s’empare d’un sujet, il le traite à fond, s’investit dans des recherches titanesques et cherche à reconstituer le décor le plus crédible pour tourner le sujet qu’il a identifié. Ce fut une nouvelle fois le cas ici, et il raconte que ce n’est qu’à la dix-septième version du scénario qu’il a considéré être prêt à tourner! Une préparation maniaque et fouillée, comparable à celles de Stanley Kubrick. Le roman éponyme d’Umberto Eco, qui est déjà en lui-même un cocktail original et unique dans son genre, ne pouvait certainement trouver meilleur réalisateur pour être porté à l’écran.
La qualité intrinsèque d’un livre ne garantit pas non plus la réussite à l’écran. Ici Eco n’a pas à rougir de la transposition qu’il a autorisée. Annaud a absorbé avec délice la mixture ésotérique concoctée par Eco : une enquête policière au milieu d’une querelle religieuse entre dominicains, adeptes de la pauvreté, et bénédictins, repus et issus de grandes familles, le tout situé dans une abbaye inquiétante, mélange de puissance, de jouissance réprimée, dans l’environnement obscurantiste du moyen-âge.
Déjà rien qu’avec un tel titre, joli mais abscons, on ne sait pas sur quel pied danser.
Le diable montre sa queue et envahit l’esprit des protagonistes au fur et à mesure que les morts violentes se succèdent dans ce monde clos. Avant que l’espoir n’arrive fugacement sous la forme de l’envoyé de la Sainte Inquisition, dont les méthodes d’interrogation n’ont rien à envier à celles des armées les plus cruelles.
Jésus était-il pauvre, quelle question incongrue ! Faut-il interdire le rire, car il offense Dieu ? Le thème reste d’une modernité hallucinante, quand on songe aux interdictions diverses pratiquées aujourd’hui par les musulmans intégristes… La connaissance est enfermée à clef dans le labyrinthe-bibliothèque, le désir sexuel réduit à des copulations mercantiles.
Sean Connery – choix inattendu- est à son habitude remarquable. Autour de lui s’agitent en catimini une brochette de «gueules» que Fellini n’aurait pas renié. Le froid glace les corps sous la bure, les paysans sont relégués avec les cochons, le silence règne dans le réfectoire, l’ordre papal est sauf. La Renaissance et encore plus le siècle des Lumières sont encore bien loin. On frissonne avec délice, tout en suivant des débats théologiques de cette époque troublée.
PS : D’habitude inconditionnel des VO, je reconnais que la version originale en anglais peut déranger au début puis l’atmosphère envoutante du monastère reprend rapidement le dessus. La version française fonctionne aussi bien avec la distribution internationale d’acteurs.
Mars 2016 -TV vo octobre 2023 - GE restauré
Même vu partiellement, même en TV ca reste magiquement envoutant...oups attention l'inquisition veille! Mai 2010
Un films policier au moyen age sur fond de religion mené par Sean Connery ! Du grand art ! Une bonne enquête avec des rebondissement palpitant ! On cherche a savoir le fin mot de l'histoire et on ne décroche pas avant de le connaitre ! Une très bonne histoire !
Le nom de la rose est un trés grand film qui nous entraine sur les traces de mystérieux meurtres se déroulant dans un monastère au XIVème siècle, un thriller haletant servi par une reconstitution irréprochable, un des meilleurs films sur le moyen-age.
Jean Jacques Annaud sacrifie les références très hérudites du roman au profit de clins d'oeil à Agatha Christie et à Conan Doyle,mais il bombarde aussi son film de critiques sur les abus de l'Eglise d'aujourd'hui et de demain,à travers des décors parfaits ( en particulier la tour et le labyrinthe de la fin du film ),il réalise un thriller médiéval dont on ne sort pas indemne
Un beau film historique assez crédible grâce aux décors, aux costumes, aux acteurs et à l'ambiance particulière qui se dégage de cette histoire. Il y a certaines longueurs mais on apprécie ce film jusqu'à la fin.
Un suspense médiéval porté par le charisme de Sean Connery plongé dans une ambiance gothique très réussie. Les gueules des personnages, les décors impressionnants, la musique inquiétante, les mystères de l'intrigue...tout ces éléments conjugués créent un style que l'on a pas tellement l'habitude de voir dans une salle obscure.
"Le nom de la Rose" est un film vraiment sublime. La mise en scène est vraiment intelligente, distillant parfaitement l'angoisse, faisant douter le spectateur ... la photographie, froide comme l'hiver mais parfois aussi chaude comme le coeur d'un jeune homme, mais toujours sombre, est magnifique ... Un casting vraiment impressionnant (Sean Connery (absolument charismatique), Christian Satler, F. Murray Abraham, Michael Lonsdale ...), un scénario parfaitement écris, une atmosphère à la fois dérangeante et lyrique ... un chef d'oeuvre ...
Un très grand classique du cinéma, avec un Christian Slater débutant et un Sean Connery au sommet de son art.
L'esthétique gothique et l'atmosphère glauque rendent particulièrement angoissante l'intrigue de ce polar, qui se veut médiéval... Et y arrive! Le réalisateur s'est donné les moyens de réussir un vrai film d'histoire - avec juste un minuscule anachronisme artistique, trois fois rien quand on songe aux productions prétendument historique qui laissent passer d'énormes bêtises...