Le Nom de la Rose
Note moyenne
4,2
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546 critiques spectateurs

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243 critiques
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201 critiques
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Noleon Kaeland
Noleon Kaeland

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2026
Une enquête policière originale et qui passe un message utile.

Le tout début fait douter. La qualité d'image est un peu vieillotte, les environnements et le sujet semblent austères. Mais très rapidement l'histoire devient prenante. Dans ce contexte médiéval, on ne s'attend pas à une enquête policière, et pourtant s'en est tout à fait une, et bien racontée qui plus est. Les personnages et les événements sont intégrés au fur et à mesure, pile pour que l'on ait le temps de tout comprendre. Pour autant, la narration n'est pas simpliste, claire et linéaire, elle s'arrange quelques espaces de mystères pour que le spectateur reste sur ses gardes. Avis aux amateurs d'énigmes et de légendes concernant les livres et les bibliothèques, on frôle le Da Vinci Code. Toute la scène se déroule dans un monastère d'une froideur triste et inquiétante, mais celle-ci est combattue par la force du duo principal, la bienveillance et la joie du héros. Sean Connery incarne un moine éminemment sympathique, heureux dans ce qu'il est, stable, et d'un grand amour filiale pour son disciple qui grandit à ses côtés. Enfin, le film a un message clair. Il ne se cache pas d'avoir une opinion et cela est agréable : la lutte contre l'obscurantisme dénonce les dérives de la foi, de l'instrumentalisation de la peur.
Il reste quelques défauts cependant. La fille sans nom, qui est l'objet du titre de l’œuvre (la fameuse « rose ») provoque au milieu du film une scène d'ébats sexuels sans raison, non installée par le récit (à part un regard de trois secondes et demie dans une des scènes précédentes). Aussi, la fille passe vraiment pour la tentatrice, l'incarnation de Satan, donnant raison aux moines d'avoir peur. De manière générale les femmes n'ont aucune place et la seule que l'on voit n'a ni nom ni parole, à peine entend on quelques mots d'italien à un moment.
Le héros, Guillaume de Baskerville, et comme son nom le suggère, semble être tiré d'une nouvelle de Sherlock Holmes. Ses déductions ont un côté plaisant, mais le personnage est si inébranlable qu'on a parfois l'impression qu'à la fin du film il prendra ses bagages et retrouvera le confort bourgeois du 221b Baker Street, que tout le film n'était pour lui que des vacances chez les moines du Moyen-Âge. Cela ne retire rien à la justesse de l'acteur, mais l'écriture donne trop de force à ce personnage que rien ne bouscule, sauf un peu la fin, et encore. C'est aussi la force du personnage, il prend son parti de tout. Sur le plan esthétique, il est par contre assez ridicule que les deux héros soient les deux seuls à être beaux, tous les autres personnages (sauf la fille tentatrice) sont bien arrangés. Aussi, le monde paysan semble caricaturé à l'extrême, aucun ne parle ou presque pas, ils semblent dénués d'intelligence. Enfin, certaines scènes semblent mal adaptées par rapport au livre. En voulant peut-être économiser des explications, certaines scènes en sont trop dépourvues. Ainsi, on retrouve l'hérétique en train de faire un rituel en compagnie de la jeune fille sans savoir ce qu'elle fait là ni qu'elles sont les motivations du moine.
En bref, une intrigue bien menée, mystérieuse, qui plonge dans les légendes qui rodent autour du pouvoir des livres et des bibliothèques. Mais certains recoins de la réalisation gagneraient à être améliorés et la représentation des « humbles » manque de finesse.

« Le rire efface la peur, et sans la peur il n'y a pas de foi, car sans la peur du diable il n'est plus besoin de Dieu. »
Christian Duhourcau
Christian Duhourcau

121 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2026
Chef d'œuvre du film historique comme beaucoup de films de Jean-Jacques Annaud. Avec un grand Sean Connery. Moyen Âge parfaitement reconstitué.
Naram
Naram

150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2026
Le Nom de la rose nous plonge dans les souvenirs d’Adso, un vieil homme au crépuscule de sa vie se rappelant une histoire se déroulant en 1327 dans une abbaye bénédictine au nord de l’Italie, qu’il nous narre. À l’époque, c’était un jeune novice qui était sous l’aile du franciscain Guillaume de Baskerville, très respecté. Ils sont ici pour découvrir la vérité sur plusieurs prêtres morts de façon inexplicable. On suit une enquête médiévale dans une ambiance sombre.

En effet, l’abbaye est imposante et austère, il y a toujours de la brume, les prêtres présents sont atypiques et renfermés, comme s’ils cachaient un secret. Bref, nous sommes plongés dans une atmosphère mystérieuse. En fond, il y a le conflit entre les franciscains et les bénédictins sur la richesse de l’Église. Dans cette abbaye bénédictine, les pauvres sont à l’écart, donc en retrait tout le film, le clergé et la plèbe ne se mélangeant pas : il y a une lutte des classes.

De plus, Guillaume et Adso doivent se dépêcher de démêler la vérité car l’arrivée d’un inquisiteur pour régler l’affaire plane tout le long. Lui, à l’inverse de Guillaume de Baskerville, n’est pas réfléchi, avec une méthode plus radicale condamnant forcément des innocents à tort. Adso, en parallèle de l’enquête, tombe amoureux d’une femme pauvre dont il ne sait rien.

Au fil de l’œuvre, on découvre de plus en plus de choses, notamment avec des allusions au rire, qui est réprimandé par les prêtres mais pas par Guillaume de Baskerville. Le mobile du meurtre devient plus intéressant que l’identité du tueur : spoiler: les meurtres seraient liés à un livre interdit. La fin est grandiose, se déroulant dans la bibliothèque labyrinthique cachée des prêtres. Cependant, tout brûle à la fin, faisant disparaître les preuves et tout le savoir.
L’histoire se conclut par le dilemme final qu’Adso rencontre : choisir de suivre son amour ou de continuer son apprentissage du clergé avec Guillaume de Baskerville
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
L’image est sombre, comme si le Moyen Âge n’avait pas de soleil, le film un peu lent à démarrer. Histoire assez prenante. Excellent Sean Connery.
Martin Pollaud-Dulian
Martin Pollaud-Dulian

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2026
« -Do you think this is a place abandoned by God ?
-Have you ever known a place where God would have felt at home ? »

Au XIVè siècle, une abbaye bénédictine italienne est frappée par une série de meurtres, alors qu’elle doit accueillir une rencontre entre franciscains et représentants de la papauté d’Avignon.

Le nom de la rose c’est un thriller médiéval qui mêle enquête criminelle et histoire théologique.
Le film marque par son ambiance. Ce huit-clos dans une abbaye perchée sur une falaise est fascinant.
Le décors d’abbaye bénédictine est en lui-même parfait, extrêmement plausible, merveilleusement élaboré. On sent ce besoin de crédibilité dans tous ce que le film veut montrer, jusque dans les trognes patibulaires ou burinés de ces moines.

Le film nous fait brillamment ressentir cette atmosphère d’oppression paranoïaque : un peu à la manière de ce que peut faire un Polanski, des personnages extérieurs se heurtent au silences et aux non-dits de ceux présents dans l’abbaye. On sent ce côté poli-agressif, ce climat de complot qui enfle, à mesure qu’ils grattent à la surface des sombres secrets que cache l’abbaye.

Le nom de la rose c’est aussi une brillante retranscription du contexte intellectuel de la religion catholique de l’époque. Le cadre est celui de la confrontation entre les ordres monastiques et leurs conceptions théologiques, alors que s’affirme la puissance de l’inquisition. Il est question de la pauvreté de l’Eglise, de la collectivisation des biens du clergé, de la place du rire dans la vie monastique, autant de débats dont le film rend compte parfaitement. On aborde également l’aristotélisme et la transcription des manuscrits antiques dans cette abbaye de moines copistes. Ces débats offrent un contexte fort au film, ainsi que des motivations profondes aux personnages.

Le film parvient à ce double résultat par une réalisation somptueuse : jeux d’ombres, éclairages à la torche, agrandissements ou élargissements pour placer les personnages dans des environnements gigantesques.

Le long métrage s’appuie sur une pléthore de comédiens au sommet de leur art : Sean Connery en Sherlock Holmes médiéval, moine désabusé mais pugnace dans sa recherche de la vérité, Micheal Lonsdale, ténébreux et mutique père supérieur de l’abbaye, ou F. Murray Abraham en maître de l’inquisition sadique et terrifiant ; sans compter le reste des moines, qui par leurs maquillages et leurs geules de cinema, sont des seconds rôles réellement marquants.

C’est à la fois un film très fort, très cru sur l’ambiance de l’époque mais aussi philosophiquement très recherché.
Ifop
Ifop

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2026
Il déroute par ces prises de vue et une réalité historique fraichement et complètement acquise a l'ensemble de l'ouvrage.
Louis Ricard
Louis Ricard

32 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2026
J’ai bien aimé ce film. L’histoire est prenante et le cadre, les décors sont très beaux. Je pense que le livre est mieux que le film et ça donne envie de le lire. Cependant c’est vrai que certaines fois c’est un peu compliqué à suivre, mais ce n’est pas dû à la mise en scène, je pense que le livre est tout aussi compliqué à comprendre. Je te conseille de le voir car on ne s’embête pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2026
« -Do you think this is a place abandoned by God ?
-Have you ever known a place where God would have felt at home ? »

Au XIVè siècle, une abbaye bénédictine italienne est frappée par une série de meurtres, alors qu’elle doit accueillir une rencontre entre franciscains et représentants de la papauté d’Avignon.

Le nom de la rose c’est un thriller médiéval qui mêle enquête criminelle et histoire théologique.
Le film marque par son ambiance. Ce huit-clos dans une abbaye perchée sur une falaise est fascinant.
Le décors d’abbaye bénédictine est en lui-même parfait, extrêmement plausible, merveilleusement élaboré. On sent ce besoin de crédibilité dans tous ce que le film veut montrer, jusque dans les trognes patibulaires ou burinées de ces moines.

Le film nous fait brillamment ressentir ce climat d’oppression paranoïaque : un peu à la manière de ce que peut faire un Polanski, des personnages extérieurs se heurtent au silences et aux non-dits de ceux présents dans l’abbaye. On sent ce côté poli-agressif, ce climat de complot qui enfle, à mesure qu’ils grattent à la surface des sombres secrets que cache l’abbaye.

Le nom de la rose c’est aussi une brillante retranscription du contexte intellectuel de la religion catholique de l’époque. Le cadre est celui de la confrontation entre les ordres monastiques et leurs conceptions théologiques, alors que s’affirme la puissance de l’inquisition. Il est question de la pauvreté de l’Eglise, de la collectivisation des biens du clergé, de la place du rire dans la vie monastique, autant de débats dont le film rend compte parfaitement. On aborde également l’aristotélisme et la transcription des manuscrits antiques dans cette abbaye de moines copistes. Ces débats offrent un contexte fort au film, ainsi que des motivations profondes aux personnages.

Le film parvient à ce double résultat par une réalisation somptueuse : jeux d’ombres, éclairages à la torche, agrandissements ou élargissements pour placer les personnages dans des environnements gigantesques.

Le long métrage s’appuie sur une pléthore de comédiens au sommet de leur art : Sean Connery en Sherlock Holmes médiéval, moine désabusé mais pugnace dans sa recherche de la vérité, Micheal Lonsdale, ténébreux et mutique père supérieur de l’abbaye, ou F. Murray Abraham en maître de l’inquisition sadique et terrifiant ; sans compter le reste des moines, qui par leurs maquillages et leurs geules de cinema, sont des seconds rôles réellement marquants.

C’est à la fois un film très fort, très cru sur l’ambiance de l’époque mais aussi philosophiquement très recherché.
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 196 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2025
L'un de mes films-culte! Je ne l'avais pas revu depuis très longtemps, et j'ai pu constater qu'il n'avait que très peu vieilli, donc qu'il conservait toutes ses immenses qualités! Un récit passionnant, façon Sherlock Holmes au Moyen-Âge, une mise en scène brillante, une galerie de personnages tous plus inquiétants les uns que les autres, le triomphe du rire sur l'obscurantisme (du moins c'est ce qu'on aimerait croire), un Sean Connery en grande forme, et la naissance de l'amour... Bref, “Le Nom de la Rose” reste vraiment un très grand film.
Tanguy R.
Tanguy R.

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1,5
Publiée le 10 décembre 2025
Seigneur quelle purge... Je sais que ce film plait beaucoup en moyenne mais je n'ai pas du tout réussi à m'y intéresser. Passé le plaisir de reconnaitre des acteurs connus grimés en moines copistes ou en bossus, ça devient interminable et gesticulant. Le gros de l'enquête est dévoilé en moins d'une heure et après ça piétine. Sean Connery nous gratifie à intervalles réguliers de ses réflexions philosophiques au ras des pâquerettes tandis que Christian Slater dévoile toutes les limites de sa palette d'acteur.

Ironie ou pas, le rôle laissé à la femme dans le film est consternant. Pour ceux qui comme moi avaient du mal à visualiser le concept du "male gaze" il vous suffira de voir ce film : une femme qui ne dit rien - à la rigueur quelques grognements / couinements ça et là - mais n'hésite pas à sauter sur le premier homme décent qu'elle recontre pour une scène de sexe au-delà du ridicule.

L'image véhiculée du moyen-âge et de ses paysans est totalement caricaturale, avec une esthétique excessivement crasseuse - à vous dégoûter de votre popcorn...
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 décembre 2025
Un classique du registre de Jean Jaques Annaux, un thriller christianno-médiéval ayant eu pour défaut d’avoir eu de bien bonnes longueurs sur toute la première grande partie avant de miraculeusement voir son contenu dynamiser sur la seconde. Un thriller par contre, pas pour moi état donner l’absence totale de frissons, de tension et surtout, d’une bande-son ayant fait que ce film fut bien plus morose et long dans son dérouler. Sean Connery (« 007 », « Rock »…) incarne ici spoiler: ce moine à la forte allure policière, un rôle dérangeant clairement le sein même de ce couvent à l’allure de fort ou donjon imposant et grandiose visuellement, un inspecteur n’ayant clairement tous les droits sous le regard de Dieu, plutôt de ses serviteurs. Christian Slater en apprenti, élève devant bientôt dépasser le maître, novice ou presque dans les 2 domaines, il n’est pas totalement simple de faire son identité tant il n’est pas vraiment présenté. Un novice qui va néanmoins rencontrer et découvrir ce qu’aucun moine ne devrait « théoriquement » vivre, une relation. Valentina Vargas ou l’unique femme de ce film intégralement masculin ou même pas une seule nonne n’à de signe de vie ici-même. Laissée en pâture dans la misère et pauvreté vagabondant, elle réussie (comme par hasard) à être la séduisante jeune qui va faire tourner la tête du jeune moine. Leur scène intime fut d’ailleurs d’une surprise totale car elle surprend complètement par sa franchise, Annaux n’à pas eu froid aux yeux pour son aventure chrétienne. La seule scène « dynamique » qui aurait quand même pu bénéficiée d’un fond sonore alléchant. Ron Perlman (« Sons of Anarchy », « Hellboy », « Pacific Rim »…) en bossu difforme et italien, autant dire qu’il à eu le pack complet en therme de rôle « indésirable » et c’est bien ce qu’Annaux dira dans les bonus blu-ray : « Personne ne voulait de ce rôle, le pauvre en a hériter sans râler ». Un bossu au parler digne de l’opéra, un dynamisme étonnant pour une présence non invisible. Dwight Weist en doyen de ce domaine hautement sensible, gardien des savoir et impitoyable sur le respect des respects des règles. Comme il là si bien dit : Seuls les idiots rient, une pure invention satanique… », car là est bien le sujet du film à savoir la garde secrète d’une bibliothèque abritant la plus grande collection de livre du pays, dont cette comédie Grecque que tous le monde souhaite découvrir afin de s’évader de cette morosité environnante. Un recueil vieux de 2000 ans interdit d’accès car, des dires de ce moine, il renferme l’un des péchés ultimes pouvant dérouter l’esprit religieux. De là à tuer pour éviter de s’en emparer, désoler mais c’est complètement lunaire. Va savoir si j’ai même bien saisi l’intrigue mais grosso modo il s’agit clairement de meurtres pour empêcher cette comédie écrite de sortir des murs. C’est que viens ma morale, 2h d’un « faux » thriller médiéval ou la parole divine est soi-disant primordiale mais quand on voit le quotidien de ces hommes et l’influence « autoritaire » des dirigeants sur leur communauté, comment peut-on croire à tout ça ? Ce que je trouve encore une fois excellent est d’osé dire que le rire est blasphématoire, une ode à Satan… Mais que voulait Jésus, le divin Messi ? Propager la joie et la raison, non ? Et comme là citer Sean : « Quel écrit mentionne que le Christ n’est jamais ri ? » Alors pourquoi faire croire à un crime spirituel lorsqu’on en à même pas une seule preuve ?
Un récit long à la morale principale assez faible en soit qui remet pour la énième fois en cause les croyances « passées » et la manière dont les abbayes et monastères étaient gérer.
Zach-Arias
Zach-Arias

7 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2025
"Le Nom de la rose" est un film d'aventure hors du commun; dans lequel deux personnages fort attachants se retrouvent confrontés à un mystère des plus fascinants.
Jean-Jacques Annaud nous captive, tout en offrant une magnifique ode à la connaissance qui nourrit vertueusement les humains.
Pas une seconde de ce spectacle ne laisse indifférent. On se trouve littéralement transporté au XIVème siècle, en compagnie des deux héros franciscains, dans l'impressionnant décor de cette austère abbaye. Et chaque plan de ce long-métrage active les sens du spectateur.
Au service d'un scénario aux dialogues remarquablement écrits, l'ensemble des acteurs est formidables: leurs regards, superbement filmés, procurent mille émotions; lesquelles sont aussi mises en valeur par la partition puissante de James Horner.
Ainsi, cette première adaptation du roman de Umberto Eco mérite d'être rangée parmi des chefs-d'oeuvre du cinéma.
Flop le Nain
Flop le Nain

13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2025
Une rare présentation du monde oublié des religieux du Moyen-âge, de leur façon de vivre et de penser. C'est surtout cet aspect historique qui m'a passionné. Le côté "enquête criminelle" m'a semblé moins crédible, mais ça reste un excellent prétexte pour s'immerger dans cet univers saisissant.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2025
Le pari était osé pour Jean-Jacques Annaud de réaliser cette enquête policière moyenâgeuse au centre d’un monastère et c’est avec une éclatante maitrise qu’il signe ici un film audacieux et intriguant, dont plus le mystère s’épaissit, plus il devient fascinant et permet une montée en puissante d’une histoire qui traite en creux de l’obscurantisme religieux. La mise en scène du cinéaste est un régal, avec une ambiance aussi âpre que crue ainsi que l’interprétation, notamment Sean Connery étonnant et convaincant dans son rôle de moine enquêteur privilégiant la raison qui apporte tout son flegme britannique au personnage.
Emma56
Emma56

2 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2025
Vu (revu, mais vu pour la première fois au cinéma) en version restaurée, et même en 2025 ce film n'a pas pris une ride. Une adaptation du roman de Paolo Coelho, dont le titre ne sera révélé qu'à la fin du film au moment du générique. Un suspense qui tient en haleine tout le long du film dans un contexte médiéval qu'on pourrait qualifier obscurantiste et où la religion, l'érudition, peine à trouver une place pour apporter de la joie, dans un monde de pauvreté. Le décor sert avant tout pour une enquête policière avec Sean Connery (Guillaume de Baskerville), qui incarne parfaitement un frère franciscain qui décide de résoudre cette enquête, accompagné d'un novice, Christian Slater (Adso de Melk) qui est en fait le narrateur de l'histoire. Dans la tourmente, la place du péché originel et notamment le rôle des femmes à ce sujet, tient une place importante dans le récit qui décrit un monde où il n'y a que des hommes extrêmement violents, ce qui confère une réflexion sur la perception des femmes dans le regard masculin, et la différence entre la théorie du mal et son exercice réel. Un film qui est probablement, indémodable, quant à son sujet. Une bande son très adaptée qui donne une vraie ambiance sonore au film.
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