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Pernille
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1,5
Publiée le 30 mai 2025
Sans doute, il y en a qui ont aimé, mais moi, non, jamais. Je n'ai pas lu le livre d'Umberto Eco, je ne comprends pas son oeuvre et celle-là tout particulièrement. Le problème est que pour moi c'est un film historique, or, je crois que ça n'a pas été fait en ce sens depuis le livre jusqu'au film. Que la maîtrise de l'Histoire ne semble pas la qualité première des intervenants. Cela part dans des dérives et des domaines qui ne m'intéressant pas. Pourtant moi, je suis historienne médiéviste. Mais l'Histoire et l'ambiance de ce film sont très différents. Donc ma façon de l'interpréter est liée à ma formation. Par conséquent, ça ne peut pas fonctionner ! Je ne suis pas persuadée que tous ceux qui ont apprécié, aient tout compris !... Et c'est là le problème !
"Le Nom de la Rose" est ce que l'on peut dire un chef d'œuvre cinématographique comme on fait que si rarement . Jean Jacques Annaud nous présente un long métrage magistralement filmé avec une direction d'acteurs d'une façon magnifique . Sean Connery nous prouve avec ce rôle son grand talent d'acteur , Christian Slater ( qui d'ailleurs est sacrément jeune dans ce film ) tiens l'un de ses meilleurs rôles , Abraham restera à jamais , même après sa mort un grand acteur et pour finir Ron Perlman m'a franchement surpris avec un rôle qui lui va vraiment comme un gant . "Le Nom de la Rose" est un film à voir absolument sans aucun problème pour voir du grand cinéma . Bon film à vous , bonne soirée et profitez bien .
Courageuse expédition entreprise par Annaud que de s'attaquer à l'adaptation d'une oeuvre d'Umberto Eco, écrivain italien de génie réputé pour l'érudition profonde de ses ouvrages qui mêlent philosophie, théologie et complotisme aux services d'intrigues surhumaines. "Le nom de la Rose" n'est peut être pas aussi épineux que son vertigineux petit frère "Le pendule de Foucault" mais on ne peut que louer Annaud du résultat final.
Il parvient admirablement à recréer l'ambiance délétère et poisseuse de ce monastère retiré des hommes (et des dieux ?) où règnent des guerres intestines savamment orchestrées. Les décors, les costumes, la distribution et surtout le maquillage sont une réussite totale qui nous font plonger instantanément dans ce XIVe siècle peuplés de religieux plus dérangeants les uns que les autres et qui instillent une tension malsaine dès la première rencontre. Plus encore, Annaud réussit à forger sa propre mythologie; A travers Sean Connery et Christian Slater qui trouvent des partitions d'anthologie dans un tandem franciscain qui fonctionne parfaitement, mais surtout en émaillant son récit d'images marquantes et innovantes.
Le rythme est finement ciselé et la transposition des codes du thriller dans un environnement médiéval est très bien réalisée et reste encore aujourd'hui une des références du genre. Le suspense est efficace avec un dénouement intéressant même si un peu précipité. Paradoxalement, le film a le défaut de ses qualités: son austérité et sa froideur permanentes qui sont très intéressantes d'un point de vue ambiance, plombent complètement l'empathie ressenties à l'égard des personnages qu'on suit avec plaisir dans leur enquête mais sans jamais frissonner pour eux. La seule exception à ce constat est la surpuissante scène centrale du film impliquant Slater (et que reconnaîtront ceux ayant vu le film) qui joue précisément sur cette asepsie pour créer une sidération et un moment mémorable hors du temps. Pas convaincu complètement non plus par le montage qui semble un peu hasardeux, notamment dans les transitions de scènes ou quand l'action s'accélère ainsi que par les compositions d'un tout jeune James Horner qui se cherchait encore au sortir d'Aliens.
En conclusion, un vrai bon thriller historique cryptique et torturé qui demeure toujours aussi marquant 40 ans après sa sortie.
Quand on tient un scénario comme ça (d’après le roman éponyme de Umberto Eco), il ne faut pas le gâcher. Pari réussi par JJ Annaud. On est transporté dans une abbaye bénédictine du Nord de l’Italie au XIVe siècle. Les médiévistes nous disent que la reconstitution des décors, vêtements, vie quotidienne, usages divers sont fidèles à ce que l’on sait de cette époque dans ce genre de lieu. La controverse théologique est bien présentée, un peu rapidement sans doute. Mais c’est au profit de l’intrigue policière, car c’est bien le polar génial imaginé par Eco que l’on suit avec les déductions de Guillaume de Baskerville (un genre de Sherlock Holmes du Moyen Age, est-ce un hasard s’il porte le nom d’un des romans les plus célèbres de Conan Doyle ?). Les acteurs sont tous formidables, avec une mention spéciale pour Ron Perlman.
Superbe film. J'ai trouvé que l'on se sent parfaitement immergé du début à la fin dans cette abbaye où règne une ambiance assez oppressante, puisqu'en effet tout le monde semble avoir quelque chose à cacher. De plus Sean Connery est très bon dans ce rôle.
Adaptation d’un roman dense et passionnant d’Umberto Eco .Polar moyen-ageux dans une abbaye bénédictine . Film somptueux avec une splendide reconstitution historique, une intrigue passionnante du début à la fin,du rythme,des décors magnifiques, une atmosphère oppressante et un Sean Connery impérial. On retiendra un des premiers rôle de Ron Perlman jouant Salvatore, le bossu, simple d’esprit
Ce film pourrait se passer n'importe où tellement l intrigué est téléphonée. L'ambiance du monastère ne transparaît pas, Le réalisateur est resté bloqué sur la guerre du feu , avec les paysans mais la jolie paysanne elle est maquillée et épilée. C'est un divertissement, Sean Connery fait son numéro et on l adore. Mais un césar pour ça ?
Un chef d'oeuvre, il n'y a pas d'autre mot pour définir ce film . Le film à pas prit une ride, l'intrigue est bien construite , Sean Connery et Christian Slater forment un super duo. On a le droit à des scènes mémorables spoiler: comme la scène d'amour entre Christian Slater et la fille, les scènes dans la bibliothèque .... ça exploite bien aussi la religion par rapport à ce qu'on peut faire et pas faire en temps que prêtre. Un classique du cinéma à ne pas loupé
Je l'avais vu à sa sortie, et viens de le revoir ; comme dans mes souvenirs, en mieux. C'est, avec Elephant Man, un OVNI cinéphilique. Intemporel. Qui peut bien avoir l'idée, dans les années 80, de pondre un truc pareil, un genre de policier "médiéval", sombre, en quasi noir et blanc, qui parle de bondieuseries et d'Inquisition ?? C'est encore mieux en V.O. (surtout la voix de Sean Connery, magistral). Tout est épatant et étonnant. C'est long et parfois lent, mais il se passe plein de trucs et c'est jamais ennuyeux. La langue parlée et les dialogues semblent d'époque, bien qu'il n'y ait aucun maniérisme. Les tronches sont vraiment pas possibles - mais parfaitement crédibles. Avec les costumes, les décors, la lumière et l'ambiance, on est plongé au Moyen-Age. Ce film a du souffle, et pourtant il y a peu de scènes d'extérieur. Le mec qui a fait les images (le chef op' ?) a visiblement été touché par la grâce. Comme dans les meilleurs Hitchcock, il y a des scènes difficiles, de l'angoisse, mais un personnage rassurant et positif (sans être gnan-gnan) sinon ce serait trop pénible. Le personnage du bossu est époustouflant. Il a dû inspirer Garou dans Notre Dame de Paris ;-) Ce film est habité. Même non-croyant, difficile de ne pas y croiser Dieu à maintes reprises. La fin est majestueuse.
Jean-Jacques Annaud a trouvé l’esprit du livre, et les modifications qu’il apporte sont faites dans un but cinématographique, d'où l'intitulé de palimpseste.
C’est un film viscéral et sensoriel. Et pourtant il reste simple. L’introduction fait bien comprendre les caractéristiques des personnages. L’ambiance est très vite installée: des morts suspectes dans un grand édifice religieux, au Moyen Age.
Parmi les personnages, les méchants sont très méchants : ça peut faire un frand dilm. Il y a celui qu’on doit découvrir et un autre, déjà adversaire de Guillaume de Baskerville. Le protagoniste principal est interprété par Sean Connery. Un rôle intéressant pour l’interprète de Bond puisque son personnage de mentor est ambigu. Adso de Melk, narrateur, (Christian Slater) n’oubliera jamais sa rose. C’est ce film qui m’a fait connaître Ron Perlman, déjà dirigé par JJ Annaud dans la Guerre du Feu. Le réalisateur fit appel en urgence à lui après qu’un acteur italien refusa de se faire une coiffure d’époque. Cette anecdocte montre bien que le réalisateur a travaillé sur le Moyen-Age. Le personnage de Salvatore (Ron Perlman) est révélateur du film, parce qu’il semble faire l’idiot, mais il ne l’est pas. L’attitude d’Adso et de Guillaume sont très différentes vis-à-vis de ce personnage. Ce film fait apparaître des personnages secondaires forts.
Plein de souvenirs remontent. Je me rappelle de la musique. Je me rappelle de la couleur. Et comment ne pas voir le « pillage » de Chris Columbus pour Harry Potter : ce film a influencé le cinéma. Le moyen-age est devenu par la suite souvent poisseux. C'est donc un film à voir au moins une fois.
Ma scène préférée : la découverte des livres de la bibliothèque.
Plus proche de la comédie burlesque que d un film retraçant la vie d un monastère. Les moines ont pour la plupart des têtes pas possible. Ensuite le clergé est insulté, peu de scènes crédibles. La femme est au rang d''objet sans nom tout comme les paysans qui ne savent apparemment pas parler et ont pour principale occupation de se chercher des poux dans la tête ( et de les manger) Les paysans sont représentés comme des bêtes puantes, tout comme les ouvriers dans le film parasite. Petites gens sans culture vraiment ? Le fait que ce film plein de clichés ait obtenu le césar du meilleurs film étranger est encore plus dérangeant. Nous sommes loin du livre. Loin également d un bon film malgré un Sean Connery excellent et un Christian Slater convainquant Et
Jean-Jacques Annaud adapte (assez fidèlement apparemment) un roman de Umberto Eco et réalise un thriller et polar inquiétant, à l'ambiance tellement pesante qu'on sursaute des qu'il se passe quelque chose. L'angoisse se repose sur l'horreur de chaque meurtre, l'étrangeté des moines et de cette abbaye au 14ème siècle, la manière de filmer qui fait un peu huit clos, les nombreuses allusions à Satan, la BO de James Horner qui sort de son style habituel pour composer un vrai thème musical, médiéval et angoissant. Le film bénéficie d'un rythme assez calme et posé, et pourtant en 2h10 sont abordés tout un tas de thèmes variés : l'intelligence et le savoir, la foi et l'hérésie, le rire, l'amour et le désir, la philosophie des noms (beaucoup moins que dans le roman mais quelques allusions tout de même), la luxure et l'homosexualité. Tout de même une sacrée époque, on voit vraiment dans ce long métrage les horreurs dont était capable la chrétienté ! Sean Connery avec la voix française de Claude Giraud a un charisme fou. Une belle photo était d'ores et déja assurée avec Annaud. Le film se termine par la voix off du personnage principale, agréable à entendre, qui nous raconte brièvement son futur. Tout les personnages sont inspirés de personnes ayant réellement existés. Un véritable chef-d'oeuvre.
spoiler: C'est l'histoire d'un Hercule Poirot en tonsure et robe de bure enquêtant sur des meurtres dont le motif laisserait interdit un génération Z
- Cette critique contient des spoilers -
Cette adaptation d'Umberto Eco s'appuie sur un scenario original dans lequel un moine et son apprenti enquêtent sur des morts inexpliqués survenus dans une abbaye isolée.
Ce polar médiéval m'avait marqué plus jeune et son revisionnage m'a confirmé sa force et sa maitrise. On est pris par le suspense de l'enquête policière, le charisme d'un Sean Connery magistral et surtout l'ambiance de ce cloitre plus étrange et malsain à chaque nouvelle scène. La réalisation appuie cette sensation d'écrasement, la caméra relevant fréquemment la tête vers les hautes tours de la forteresse.
Les dialogues sont également particulièrement réussis comme l'échange entre Baskerville et le vénérable Jorge sur le rire, propre de l'homme... comme le pêché. Ceux sur l'opposition de la raison à la foi religieuse paraissent aujourd'hui démodés même si une relecture vérité vs fake news ne parait pas absurde. The Name of the Rose est une charge continue contre l'église à la structure rigide, à l'opulence indigne et opposée au progrès.
"William of Baskerville: But what is so alarming about laughter? Jorge de Burgos: Laughter kills fear, and without fear there can be no faith, because without fear of the Devil there is no more need of God."
The Name of the rose m'a également plut parce qu'il célèbre la puissance des livres, capable de tuer, de déchaîner les passions et même de rendre exalté notre héro, force tranquille. Enfin, même si le mécanisme est usé et les protagonistes caricaturaux (l'inquisiteur), je n'ai pas pu m'empêcher de me révolter contre l'injustice et la condamnation d'innocents par un système arbitraire et implacable.
Une critique tout de même sur l'évidente misogynie de l'œuvre. Le seul personnage féminin est un visage et un corps davantage qu'un être humain et sa seule action consiste à s'offrir sexuellement en geignant comme une bête. On ne saura "jamais son nom" de celle qui n'aura même pas prononcé un mot, c'est peut-être très poétique mais c'est surtout très cxx.