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alain D.
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5,0
Publiée le 2 novembre 2024
Que dire d'un tel film ? Tout y est passionnant, puissant et magnifiquement joué. On se demande où JJA a trouvé de tels décors ? Surtout cette bibliothèque démente. Mention 5 étoiles à Ron Perlman, déjà superbement exploité par le même JJA dans la Guerre du Feu.
En 1986, Jean-Jacques Annaud adapte au cinéma le roman d’Umberto Eco. Gros succès auprès du public et également récompensé du César du meilleur film étranger, ce thriller médiéval possède une atmosphère étouffante. Au sein d’une abbaye bénédictine, une série de meurtres mystérieux se produit. L’enquête menée par un frère franciscain (le savoureux Sean Connery) et son jeune assistant (Christian Slater) nous entraîne dans un univers riche en personnages intrigants. S’appuyant sur un scénario de qualité, la mise en scène est également incroyable avec une reconstitution du Moyen Âge qui force le respect. En toile de fond, la description de l’obscurantisme religieux de l’époque finit par glacer le sang. Bref, un grand classique.
Bon film sur un mystère dans une abbaye Italienne au 14ème siècle. Après coup, ce film fait un petit peu penser à une satire, notamment par le jeu légèrement sarcastique (comme toujours) de Sean Connery et par la représentation de l'Eglise et de ses différents membres, pratiques et idées qui nous est offerte. Sean Connery est fidèle à lui-même : vif, doué, sarcastique. Les autres personnages sont supers aussi. C'est ce film qui a permis la résurrection de la carrière de Connery. De Niro était également en jeu pour le rôle principal. Les décors extérieurs ont été construits à Rome et les décors intérieurs viennent d'une abbaye en Allemagne.
Je mets un 5 étoiles à cette œuvre car c’est peut être l’un des plus grands films français qui existent. Je ne vais pas vous mentir que le début a été un peu long pour moi, mais le film passe tout seul. L’ambiance est exceptionnelle, les acteurs aussi. En faite je ne peux rien dire de mal sur cette œuvre.
Pour titiller ce chef-d’œuvre, il aurait mérité trente minutes de plus par rapport au roman qui est extraordinaire. L’ambiance est incroyable, mélanger une enquête à une telle époque c’est du jamais vu . Merci Jean Jacques.
Bonjour tout le monde, Jean Jacques Annaud est un immense réalisateur et ce film est une œuvre cinématographique totalement aboutie et qui développe les problématiques religieuses au Moyen-Orient Age dans les conflits liées aux livres que certains nomment dangereux . La manière de filmer cerne au plus près les passions humaines. Voici la citation qui clôt le roman " Le nom de la rose " d' Umberto Eco : " stat rosa pristina nomine, nomina nuda tenemus"........... Avez-vous apprécié ce film ? Bien à vous. Gérard Michel
Ce que j’apprécie le plus dans ce film, c’est de mener une enquête policière dans une abbaye avec une ambiance oppressante, sombre et lugubre ; ça m’a un peu fait penser à l’ambiance d’"Alien". On apprend par la suite les différents cultes des moines dans une abbaye de l’époque. En plus de Sean Connery, qui reste un grand acteur, le jeune Christian Slater se « démarque » pour sa première performance et est bien développé de par sa complexité comme son maître. Je peux souligner aussi la performance de Ron Perlman, qui offre une performance spéciale, et celle de F. Murray Abraham, qui sait toujours jouer les méchants. Visuellement, le film me fascine : il y a un ton bleu pour instaurer une ambiance nocturne et sombre et un ton brunâtre pour le reste. Par contre, je trouve le montage parfois charcuté ; on dirait que c’est Jean-Marie Poiré qui s’en est occupé . Cependant, on a droit à une musique de James Horner toujours réussi et à une immersion certes particulière mais qui fait son taf.
J’aime bien quand des films mélangent 2 genres bien différents et "Le Nom de la Rose" en fait partie : l’ambiance est glauque mais réussie et le casting est aussi impressionnant. Ce qui est sympa aussi, c’est le titre en lui-même qui est particulier : spoiler: faut bien être attentif et avoir un sens critique pour le comprendre .
Le Nom de la Rose est un film qui raconte l'enquête d'un moine sur des crimes obscurs dans une abbaye bénédictine du XIVe siècle. C'est un film qui marque par cette quête de la vérité de Guillaume De Baskerville franciscain accompagné de son jeune disciple présent pour son éducation Adso de Melk. Guillaume lutte contre l'obscurantisme et se bat à contre courant contre des des ordres religieux bénédictins et cherche des réponses contre des crimes obscurs. Ce film montre toute l'intelligence et toute cette abnégation que montre Guillaume incarné par Sean Connery époustouflant dans ce rôle. Ce film est un huis clos dans cette abbaye, on suit avec beaucoup de passion cette enquête et toute la sagesse de Guillaume prend encore plus d'épaisseur face à l’Inquisition qui est envoyé pour résoudre cette enquête. L' Inquisition est une juridiction spécialisée créée au XIIe siècle par l'Église catholique. La scène du tribunal est très forte où l'on voit tout le courage de Guillaume malgré le risque de qualifier ces propos d'hérésie et d'être condamné. Guillaume témoigne avec ces convictions et ne se laisse pas manipuler malgré la pression qui veut le corrompre. Jean-Jacques Annaud signe un film magnifique, doté d'une intelligence dans le scénario et d'une enquête que l'on suit agréablement dans une atmosphère religieuse omniprésente. Un thriller à voir absolument.
quel magnétisme, l'ambiance captée par le film offre celle d'une réalité qui parait plus vraie plus intense , il y a des moments picturaux mais magré tout on s'ennuie énormément.
Adaptation du roman éponyme de Umberto Eco, Le nom de la rose prend la forme d’une superproduction européenne éblouissante à plus d’un titre, à la fois spectaculaire et sans concession d’un point de vue artistique et intellectuel. Mettant en scène des géniaux Sean Connery et le tout jeune Christian Slater, le film nous embarque dans l’Italie du XIVème siècle, dans une abbaye bénédictine frappée par une série de morts mystérieuses parmi ses moines. Il nous offre une galerie de personnages tous plus truculents les uns que les autres, propageant l’image d’un Moyen-Âge sombre, violent et crasseux. Ode à la tolérance, au savoir et à l’ouverture d’esprit, Le nom de la rose sonne aussi comme un pamphlet très actuel contre l’obscurantisme et l’extrémisme religieux. Multipliant les clins d’œil et références en tous genres (à Umberto Eco lui-même, à la Bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges, à Arthur Conan Doyle et son Chien des Baskerville…) ce film nous plonge dans une atmosphère incroyable, à mi-chemin entre le thriller fantastique, le film policier et la chronique théologique. Il est sans conteste l’un des plus films européens les plus marquants des années 80.
Mes goûts ont manifestement évolué ! À sa sortie, en 1986, j'avais adoré ce film, découvrant notamment Sean Connery sous un angle nouveu... Aujourd'hui, ce film m'insupporte, en raison précisément de la mauvaise prestation de Sean Connery, son humour " British " totalement inapproprié à l'atmosphère médiévale et monastériale que ce film est censé donner... scénario gore et incohérent, prétentieux et verbeux...
Plongé en plein Moyen-Âge, en 1327 pour être précis, le spectateur du XXIe siècle découvre avec effroi le poids de la religion et de l'inquisition. Les moines gardent un lourd secret qui, s'il était révélé, ferait s'effondrer l'édifice mis en place pour tenir les masses et les maintenir dans une vie de misère. Même les contradicteurs risquent leur vie : "Celui qui conteste le verdict d'un inquisiteur est coupable d'hérésie." Quant à la condition de la femme, on la devine au travers de cette réplique : "Plus amère que la mort est la femme, dit l'ecclésiaste." Guillaume de Baskerville (interprété par l'excellent Sean Connery) mène une enquête éclairée, faisant fi des obscurantismes de son temps. Une enquête pour élucider des morts subites doublée d'une quête pour découvrir un livre caché depuis des siècles : le second tome de la poétique d'Aristote, qui traite notamment de comédie. Perdu ou plutôt caché pour mieux maintenir les peuples dans l'ignorance tandis que les représentants de l'Église s'écharpent (le ventre plein) sur une question : "Le Christ possédait-il la robe qui le vêtait ?" Le Pape Jean, en Avignon, attend la réponse à cette douloureuse question, et confirmera les mises à mort décidées par l'inquisiteur Bernardo Gui (F. Murray Abraham) aussi impitoyable que craint. Le film se termine sur cette étrange incrustation dont la traduction en français m'échappe : "stat rosa pristina nomine, nomina nuda tenemus." Revu en 2024, soit trente-huit ans après sa sortie, Le Nom De La Rose n'a pas pris une ride. Jean-Jacques Annaud a signé là une merveille à voir absolument.
“Le Nom de la Rose” est un bijou de mise en scène, tant le travail au niveau de la lumière, des plans ; l’approche est incroyable et permet avec peu de chose de créer une véritable atmosphère, glauque, brute et médiévale. Le long-métrage est axé autour des croyances religieuses et de la foi où l’église se retrouve mêlée à une succession de meurtres étranges. Sean Connery campe en tant que Guillaume de Baskerville, un franciscain, enquêteur et philosophe à ses heures perdues ; avec l’aide de Adso (Christian Slater) qui pose les questions de la manière dont le spectateur pourrait se les poser lui-même ; de la découle plusieurs thème autour de la foi, de l’emploi du rire dans la religion, de l’amour et différente valeur de la vie. Le long-métrage est dur et violent dans l’ensemble. “Le nom de la Rose” propose également une des scènes d’amour les plus sensuelles de l'histoire du cinéma entre Adso et une inconnue (Valentina Vargas) (appelée la diablesse par les croyants de l’abbaye). Par sa consistance et son rythme, le long-métrage propose quelque chose de fort bien construit ; même s’il manque peut-être de modernité à présent, il n’en reste pas moins un classique du genre.