Un film où le déroulement du récit est constamment contrarié par l’instabilité de la mise en scène, comme si Audiard ne savait pas comment aborder le genre. Un western auquel le sens de l'espace fait défaut. Dommage car les personnages, les dialogues, les thèmes abordés (la relation fraternelle, la soif de l'or, l'idée d'une nouvelle communauté) ne sont pas dénués d'intérêt. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Le film se met en place petit à petit , peut être un peu lentement ,lorsqu'enfin nous avons les tenants et aboutissants nous suivons avec plaisir les péripéties des protagonistes. Les images son superbes ,les grands espaces magnifiquement filmés et la ruée vers l'or esquissée d'une manière plutôt réaliste. Les acteurs sont parfaits notamment J.C Reilly Un seul bémol :la banalité avec laquelle est traitée la violence; Où mène la haine du Père?
Je ne comprends pas la note pour ce film. Je l'ai vu avec un collègue qui aime "tous les films" même ceux que je trouve ennuyeux et là, lui-même le trouve "pas terrible. Moi j'ai passé deux heures à m'ennuyer comme un rat mort ; le scénario écris sur un ticket de métro étiré à 1km, pas de rebondissements, aucune intelligence dans le scénario et la réalisation. Un navet comme un réalisateur français sais en faire. Il n'y a que l'excellent jeu des acteurs, les beaux paysages et les beaux travelling qui sauvent un peu le film et encore je suis gentil et il fallait trouver un truc positif.
Grosse attente et comme souvent grosse déception. La preuve une fois de plus que les « critiques » officielles sont totalement « déconnectées ». J’ai tout lu sur le dernier Audiard. « Western crépusculaire », « Audiard réinvente le genre », « sublime » etc. Et au final je me retrouve devant un « french road movies » sympathique... avec des acteurs épatants, une image superbe, une partition musicale décalée MAIS où sont les codes du western ? Il n’y a pas le moindre soupçon de suspense... l’histoire s’étire autour de personnages à la fois profonde et insipides qui ne comprennent même p s eux même leurs propres motivations. Audiard utilise pour relancer le tempo des scènes violentes ou la mise en scène d’une nature hostile mais sans jamais vraiment la mettre en scène car toutes les scènes d’actions sont « invisibles » !!! Le manque de moyen ne doit pas justifier un pseudo effet de style. Nous sommes très loin vraiment très loin d’ « Impitoyable ».
En pleine période de la Ruée vers l'or, "Brothers sisters" est avant tout un très bon western confirmé par le duo surprenant John C. Riley et Joaquin Phoenix. Le duo fraternel infernal est joué d'une extrême justesse. Joaquin Phoenix est le frère leader par rapport à son cadet que l'on qualifierai d'un peu balourd. Cependant, au fil du film, celui-ci se révèle être redoutable pour, au final, prendre le leadership sur son cadet. Les deux frères poursuivent un second duo formé par le détective J. Gyllenhaal et le chimiste Riz Ahmed. Dans la première partie du film, Jake Gyllenhaal traque le second mais finalement, la traque se termine en amitié et nous donne un duo attachant. Dans des paysages et des décors époustouflants d'authenticité, le film se poursuit, certes assez mollement, mais non pas sans intérêt. On découvre le duo de frères sous un autre angle ; un angle attachant qui nous donne presque de l'empathie. Dans cette second partie, toujours, le second duo est également inspiré par des idées utopistes (création d'une société nouvelle). Au final, la mayonnaise prend bien, le quator d'acteurs est génial, l'humour volontaire ou involontaire du réalisateur est également présent et la fin moralisatrice nous fait penser que dehors, on peut être les pires brutes mais une fois à la maison, on redevient de véritables petits agneaux.
Jacques Audiard réussit avec ce premier film américain une oeuvre très personnelle, aussi introspective que l'était "Dead man", le western de Jarmusch. Ce qui est surprenant, c'est de constater l'aisance avec laquelle le cinéaste maîtrise les codes d'un genre bien éloigné du cinéma français, pour les dépasser et donner à chaque rebondissement une forte crédibilité qui amène le film là où personne ne l'attend, mais - en fin de compte - tout près du final d'un des chefs-d'oeuvre du genre, "La prisonnière du désert".
Du grand Jacques Audiard (2018) . Un grand western comme on en voit peu d'autant intéressant que c'est un (grand certes !) réalisateur français ui s'y colle . Tout ce qui fait le genre y est et plus encore, un côté épique en plus . Décors naturels , grands espaces et belles lumires . Une grande , belle et puissnte histoire de deux frères à l'âme blessée . C'est dûr et pourtant emplie d'humanité et de fraternité . Avec Joaquin Phoenix, John C. Reilly, Jake Gyllenhaal excellents !
Un western franco-américain, cela ressemble à quoi ? Nous avons ici un western américain de bonne facture avec des dialogues de film français. Nous voyageons à travers l’ouest américain, traversant les embryons de villes qui poussaient dans le désert au rythme de l’avancée des prospecteurs d’or, les villes construites un plus tôt par les trappeurs, pour finir dans les villes moderne de Californie. Ce film nous offre de belles scènes de reconstitution historique, sur une période charnière où la civilisation américaine prend forme après une période de conquête sauvage. Question revolvers, Joaquin Phoenix et John C. Reilly – surprenant – font parler la poudre du début à la fin! Jake Gyllenhaal et Riz Ahmed sont bons. Au final, un bon film un peu long qui se laisse voir pour l’histoire, ou pour… l’Histoire !
Superficiel? Oui Lent? Oui ....Cadrage proche, par moment du tv film année 2002, Représentation des femmes..ou la la .. Hommage à son frère ..le film c’est perdu ..enuyeueux , la fin de ses films se ressemblent ? , pas finis.. bref je suis sortie dubitatif... on est pas près de refaire du western... Dommage ...
grand film! acteurs très bons notamment joaquin. western hors norme. merci à Jacques Audiard de son regard fin et aimant sur ces hommes que l'époque avaient transformé en brutes. bravo!
Une excellente histoire d'excellents comédiens belle mise en scène des images des paysages éblouissants un film à aller voir malgré pas mal de violence
Disons que c'est un pseudo western bavard et ennuyeux au rythme trop lent qui se déroule néanmoins dans des décors grandioses mais cela ne suffit pas pour faire oublier de regarder sa montre On reste spectateur du film sans vraiment y entrer !
Audiard ne réinvente pas le western mais il le détourne ! Il nous raconte une histoire d'hommes en passe de retrouver un peu de leur humanité (la toute dernière scène est remarquable ... l'une des deux brutes retrouve l'apaisement, se laisse aller sans avoir le besoin vital d'être sur le qui-vive !). Les dialogues ont leur importance (leur portée parfois philosophique n'est en rien pesante ni factice).Je n'ai qu'un conseil à donner à ceux-celles qui veulent du brutal (!), du spectaculaire façon grande époque du "western spaghetti" ou qui ont besoin de leur overdose de violence hystérisée ; passez votre chemin. Epatante bande son qui colle à l'image. Qualité de la photo .. de tous les instants. Les paysages (ibériques) sont incontestablement un des atouts du film. Petite réticence : je n'ai pas aimé le son des armes (ça sent trop les coups à blanc façon Parc Okay Corral ) !