Rage
Note moyenne
2,8
505 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

78 critiques spectateurs

5
4 critiques
4
14 critiques
3
28 critiques
2
18 critiques
1
9 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2022
Une jeune femme qui vient d'avoir un accident de moto est opérée en urgence dans une clinique de chirurgie esthétique. Elle se met peu de temps après son réveil à attaquer des gens qui développent des symptômes voisins de ceux de la rage. Réalisé alors que David Cronenberg n'était pas encore très connu du grand public international, le film tient la route. Son absence d'acteurs de grande renommée et une photographie peu travaillée, lui donne paradoxalement un certain charme. Le film ne connaît pas de rupture de rythme et est à la hauteur de films plus connus du réalisateur. On notera la présence de Marilyn Chambers, actrice de films pornographique, dans le rôle vedette du film. Cronenberg souhaitant Sissy Spacek pour le film, après l'avoir vu dans "carrie" de De Palma. Les amateurs de Cronenberg ne manqueront pas ce film, même s'il n'est pas le meilleur de son auteur.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2020
Troisième long-métrage pour David Cronenberg qui laisse déjà entrevoir sa marque de fabrique, à savoir, les mutations sur le corps humain.

Avec Rage ! (1977), il réalise un film d’horreur oscillant avec la science-fiction où une jeune femme, victime d’accident de la route, se réveille de son coma en découvrant qu’elle n’est plus la même et pour cause, elle possède… un nouvel orifice situé sous son aisselle droite. Ressemblant à s’y méprendre à un anus, ce dernier possède un dard qui lui permet de transpercer ses proies afin de se nourrir de sang. Rose devient malgré elle une sorte de vampire qui, après s’être nourrie de ses victimes, leur inocule un virus et les transforme en espèce de zombies assoiffés de sang. S’ensuit alors une vague épidémique dans les environs de Montréal.

Malgré son faible budget, David Cronenberg se démène pour rendre crédible son histoire. Dès le début, au cœur de la clinique de chirurgie esthétique, le ton est donné. La mise en scène est particulièrement efficace et tout le film repose sur les frêles épaules d’une actrice pas comme les autres. A savoir Marilyn Chambers, porn-star révélée aux yeux du monde dans le cultissime Derrière la porte verte (1972). Cette dernière se démène et prouve qu’une actrice pornographique peut se reconvertir dans le 7ème Art.

Un climat d’angoisse anxiogène qui montera crescendo et qui ne relâchera jamais la tension. A noter qu’il existe depuis, un remake homonyme : Rabid (2019) de Jen & Sylvia Soska.

► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
Estonius

4 743 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2020
Après la claque "Frissons", on redescend d'un étage malgré une réalisation supérieure, comme dans l'opus précédent on se contamine à toutes berzingue sauf que le sous-texte sexuel n'est plus là. On a donc un film d'horreur gore assez basique. On ne s'identifie à aucun des personnages et je n'ai pas trouvé que Marilyn Chambers faisait une prestation extraordinaire malgré qu'elle soit peu avare de ses charmes. On retiendra malgré tout quelques scènes anthologiques comme spoiler: la panique dans le métro ou la balle perdu qui atteint… le père Noël.
Un petit Cronenberg
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 février 2020
Marilyn Chambers, actrice X de l'époque apporte à ce film un côté sexuel très assumé !
Le mélange décidé par Cronenberg fonctionne bien et même si l'esthétique du film à vieilli, le charme opère.
J'aime les ambiances malsaines que distille Cronenberg dans ses films et ici on est dans le ton.
Expérimentations médicales, eugénisme ? , sexe, vampirisme, ces ingrédients nous emmènent vers les obsessions humaines.

Et c'est diablement bon.
MaCultureGeek

1 164 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2019
Révélations possibles sur la toute fin du film.

Deuxième film reconnu de David Cronenberg, Rage ! se pose en effet comme un film de transition : il reprend la sexualité évoquée au travers de Frissons pour la mêler aux transformations corporelles poussées proposées par Chromosome 23. Dès le départ, c'est très viscéral : le côté film d'horreur de son temps, à petit budget, filmé modestement, appuie le réalisme des scènes et la tension de l'épouvante.

D'autant plus que Cronenberg, grand acharné qu'il est, a pris pour protagoniste une actrice de film x, Marylin Chambers, qui transmettra ce virus de la rage par le désir sexuel. Il y a toujours cette propension à rendre la sexualité crade, perverse, mortelle : un peu comme la série b sympathique La Mutante, Rage ! proposait déjà, une vingtaine d'années plus tôt, une thématique du désir profondément perverse et gênante : Eros et Thanatos unis, l'ami David se déchaîne et nous dévoile les vices de ses personnages jusqu'à leur mort, plus suggérée par talent que par manque de moyens, des acteurs professionnels étant contaminé par une actrice de films x. Les plus farfelus pourront en déduire que Cronenberg prédisait la venue du cinéma international pornographique, à l'époque en plein essor.

Profondément cynique, il nous dépeint une société qui se construit sur le sexe à outrance, qu'on pourrait qualifier de mauvais sexe : voyeurisme, tromperie, luxure et viols (à plus ou moins grande échelle), le tableau des réjouissances, profondément malsain, pose ce qui sera le cinéma du réalisateur : glauque, représentation excessive des travers de nos sociétés, l'art de Cronenberg tapera dans les dents en nous exposant les envies qu'on rattache au corps, et qui peuvent être nocives à l'excès.

Ainsi, son film d'infectés passe du champ de la critique d'une routine sociale à celui de satire de la représentation qu'on peut avoir des couples, en témoigne cette dernière partie, dramatique, d'une rupture par téléphone. Un triste constat, purement ironique, cynique, à la limite du sarcasme qui laisse sur le cul : il aura suffit d'une benne à ordure, de deux éboueurs pour signer une conclusion affligeante d'ironie, et d'une séquence de téléphone enragée pour sceller le destin des deux personnages principaux, au travers d'une tension des plus efficaces et d'une envolée de colère très bien rendue par des acteurs convaincants (à ce moment).

Seulement, Rage ! pâtit de la réalisation encore trop classique de Cronenberg : ses plans simples, champ/contre-champ pour la plupart, sa caméra trop stable qui manque d'envolées, de pics d'émotions le rend légèrement dépassé, vieillissant. Plus que vieilli (qui ne semble pas être un problème), il en est devenu dépassé : le jeu d'acteur inconstant doit y jouer pour quelque chose, notamment au travers de la prestation irrégulière de Chambers et de l'acteur principal, tous deux excellents sur la fin quand ils étaient soit caricaturaux (la représentation du couple n'échappe pas aux clichés américains, pour les détruire ensuite de manière salvatrice par l'intelligence de l'écriture) soit peu investis (Chambers qui tue les désireux n'est guère effrayante).

La peur, plus que d'être transmise par la prestation des acteurs, viendra ainsi plus de cette même mise en scène posée qui, si elle manque encore de fluidité et de dynamisme, sait déjà très bien poser son ambiance, étayer son propos et mettre en valeur ses maquillages profondément répugnants. En ce sens réussi, Rage ! a conservé son impact initial : à certains moments plutôt gênant, il illustre talentueusement la réflexion de son réalisateur, et se pose comme un second regard intéressant de ce qui se perpétuera, au travers de multiples grands films sortis à peine plus tard, comme l'une des plus grandes carrières d'un réalisateur épouvante/fantastique de l'histoire du cinéma moderne.
tomPSGcinema

882 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2018
"Rage" peur clairement être considérer comme étant un des films les plus malsains dans la filmographie de David Cronenberg. L'histoire qui mélange sexualité et vampirisme est vraiment très étrange mais la mise en scène de Cronenberg est assez aboutie. On notera la performance très convaincante de Marilyn Chambers, qui était déjà une star du cinéma X.
Djam A
Djam A

31 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2018
ce film film est superbe , petit film d'exploitation et d'anticipation il y figure 3 plans magnifique celui du début avant l'accident et celui ou rose s'enfuit de l’hôpital au petit matin dans la pluie et celui de fin le ramassage des corps contaminés par les éboueurs incroyable plan et photo . ,le rôle principal devait être a l'origine pour sissy spacek,mais qui a fini par être attribué a marilyn chambers une ex star du x ,qui s'en sort pas mal dans ce film . une ville assiégée par la maladie ou l’être humain et perçu une fois atteint comme un animal ,le fil a été tourné avec très peu de moyens ce qui laisse a pensé la créativité de david cronenberg. a noté la magnifique musique de howard shore qui colle parfaitement a l' ambiance glauque du film .
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2018
Cronenberg lance bien sa carrière avec Rage (contrairement à Crimes of the future, qui est un vrai navet).
Rage, un film tant d'horreur que d'anticipation, garde les thématiques favorites du réalisateur, les véhicules d'un point de vue nocif, ou encore la contamination.
Et puis comme d'habitude y'a des monstres, des meurtres et des gens qui parlent en permanence de science.
J'avoue avoir fini le film sous le choc, il était top, pas bouleversant mais qui suscite un intérêt particulier, grâce à sa noirceur permanente. Tant de morts à cause de son maladies et des accidents.
Les couleurs ternes sont là pour préserver l'étouffement du film et conserver l'ambiance.
Un budget minimaliste, pour un film d’horreur culte, qui s’impose comme étant l’un des pionniers du genre horror body. Il est également l’un des premiers à mettre en avant la contamination.
Bonnes interprétations de la part de ces acteurs inconnus, hormis Marilyn Chambers qui se lance sur un autre terrain. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 octobre 2016
Une jeune fille se fait faire une greffe de peau dans une clinique esthétique suite à un accident de moto selon un procédé nouveau. Dès lors une sorte d’alien vit sous sa peau, ne me demandez pas comment, et surgit d’un orifice désormais supplémentaire pour attaquer et pomper le sang des gens en leur incluant au passage une forme de rage contagieuse.
Agglutinat lourdingue d’inepties abracadabrantes, au scenario creux et désuet, aux progressions absurdes, saupoudré d’au moins une ânerie et une incohérence par minute, aux jeux de crispants amateurs, aux dialogues benêts et criards et à l’ennui certain. La présence de Cronenberg au générique affuble pratiquement une circonstance aggravante à ce machin non regardable.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2016
S'il demeure plutôt dérangeant, Rabid reprend trop les thématiques de Shivers, le précédent film de Cronenberg, pour ne pas installer une certaine redondance qui rend l'ensemble plutôt vain. Bien tourné et un brin plus crépusculaire mais moins bien écrit, le film vaut quand même pour Marylin Chambers, star du porno canadien dont Cronenberg utilisait les charmes à merveille, et un épilogue écrit à rebours du film, qui fait de la prédatrice devenue victime le symbole d'une humanité soumise à sa fragilité. Bref, un Cronenberg mineur et sans surprise, bien que pas désagréable.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2015
Plus abouti sur le plan formel que son frère jumeau Frissons, Rage est un film de contamination assez classique dans son déroulement scénaristique, mais non dépourvu de fulgurances, notamment lorsque Cronenberg se laisse aller à ses obsessions médicales sur la nouvelle chair. Ainsi, Marilyn Chambers se voit pourvue d’un appendice sous l’aisselle que n’aurait pas renié H.R. Giger. Chose d’autant plus symbolique que celle qui porte cette marque sexuelle agressive est également actrice issue du porno. Hasard de la production ou volonté manifeste de son auteur ? On notera en tout cas la capacité à créer un climat angoissant avec peu de choses. Le réalisateur n’a pas son pareil pour filmer des espaces modernes dénués d’âme. Toutefois, le script est un peu routinier, malgré les quelques trouvailles visuelles de Cronenberg, et l’ensemble se regarde donc comme une œuvre de jeunesse intéressante, à défaut d’être pleinement satisfaisante. Avec Chromosome 3 tourné juste après, le réalisateur boxera cette fois dans une catégorie nettement supérieure.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2015
Le cinéma des débuts de Cronenberg est quand même vachement intéressant. Avec peu de moyens, il arrivait à nous plonger dans ses histoires, qui paraissent simples au premier abord, mais qui se révèlent beaucoup plus profondes et signifiantes lorsqu'on les regardait de près. C'est le cas de Rage, qui présente un postulat de départ digne d'une bonne série Z, mais avec Cronenberg aux commandes, ça monte d'un coup dans un autre niveau. Le rythme est très bon, la mise en scène distille l'angoisse de façon extrêmement maîtrisée et la bande sonore est réussie. C'est vrai que son style de mise en scène et de photographie a beaucoup évolué depuis quelques années, mais le côté amateur, caméra épaule fonctionnait super bien sur ses premiers films. J'ai un peu moins apprécié que **Frissons**, mais j'ai quand même trouvé ça super cool !

Je le conseille !
gimliamideselfes

3 441 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2015
Un film pas très connu de Cronenberg qui n'en est pas moins sympathique et particulièrement dégueulasse par moment (enfin, il a fait bien pire). C'est le genre de film qui se regarde sans faim, une histoire assez banale de prime abord, un accident de moto, une opération de la dernière chance pour sauver une jeune femme... Qui conduit à une sorte de protubérance au niveau de l'aisselle. Et là ça part en sucette !

On assiste en fait en gros au parcours de la jeune femme qui va répandre cette sorte de rage autour d'elle, à son copain qui veut la retrouver et à la gestion de l'épidémie ! Et je trouve que c'est fait de façon assez originale parce que la fille est consciente, on n'est pas comme dans la plupart des films avec la personne qui n'en peut plus, qui est au bout de sa vie et qui répand ses microbes partout, c'est mieux traité que ça. Alors la gestion de l'épidémie au niveau étatique va un peu vite, je ne suis pas certain que les autorités réagissent aussi vite, mais c'est vraiment de l'ordre du détail.

Je pense que le film aurait pu aller plus loin dans le crade dans la seconde partie, mais là encore une fois c'est du détail... C'est franchement bien rythmé, d'ailleurs la fois où je me suis dit "c'est redondant", c'était la dernière minute du film... Ce qui conduit d'ailleurs à un final surprenant tant il est antispectaculaire, à l'opposé d'autres productions du genre.

Du coup ce n'est sans doute pas le film le plus pertinent de Cronenberg, mais dans le genre série B complètement allumée, qui ne se moque pas de son spectateur, ben c'est pas mal du tout.
7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 décembre 2014
C'est étrange comme idée ! David Cronenberg est vraiment barré quand il s'y met, et nous le prouve une fois de plus avec ce "Rage" très particulier. Un espèce d'anus sous le bras qui transmet la rage avec un pic rétractable, bon je caricature un peu (pas tant que ça finalement) mais c'est grosso-modo le délire du film. Pas vraiment effrayant, bien que ce soit dégueulasse (tout comme les cafards géants présents dans "Le festin nu", qui parlent également avec un espèce d'anus bien crade une fois de plus), "Rage" ne sera pas l’œuvre de ce grand metteur en scène (oui, j'ai dit "grand", même si ça ne se remarque pas ici) que l'on retiendra.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 349 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2014
A la suite d'un accident de moto, une jeune femme se transforme après une opération. On trouve les obsessions de Cronenberg, le corps qui se transforme, le risque de contamination. Le film est cependant lourdement daté et un peu lent par moment. La réalisation est encore en devenir. Transformer Marilyn Chambers ancienne star X en quasi mante religieuse est osé. Le déroulement s'empâte un en cours de récit, la fin par contre étonne.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse