Frantz
Note moyenne
4,1
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459 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 octobre 2016
Tout simplement un chef d'oeuvre d'émotions avec des acteurs hors norme. Une grande subtilité dans la réalisation et un scénario tranché au couteau servi magnifiquement par le noir et blanc. Du grand ciném français . Ozon et Ozon encore plus. Merci pour ce beau film .
herve d.
herve d.

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 octobre 2016
Très beau film tout en finesse. On se laisse prendre par cette histoire, par ce mensonge ajusté par respect d'une famille, de ses traditions, de ses valeurs.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2016
Le film de François Ozon a tout pour rebuter d’emblée ! Je dois lui reconnaitre une vraie audace de présenter un long métrage en noir et blanc, sur un sujet douloureux (la mort est omniprésente dans ce film), pour moitié en langue allemande sous-titrée et au rythme parfois assez lent. On sait Ozon adepte des défis difficiles et des films différents (« Rickie » par exemple) et on sait qu’il a une vraie cote d’amour dans le cinéma français, côte d’amour que j’ai parfois du mal à comprendre, je l’avoue. Avec « Frantz », il fait le pari du noir et blanc, avec juste quelques passages en couleurs particulièrement choisi avec soin (en accompagnement du violon). Le procédé n’est pas nouveau, le noir et blanc donne une vraie gravité au sujet que l’on veut filmer et les courts passages en couleurs peuvent faire passer un message (d’optimisme ici) à certains moments du film. Décidément, « La liste de Schindler » de Steven Spielberg servira de référence encore longtemps sur cette question. Moi, honnêtement, même si je ne suis pas certaine d’en voir l’utilité (la sujet est déjà suffisamment grave sans qu’il soit vraiment besoin de l’appuyer avec du noir et blanc), ça ne me gène pas et je ne trouve pas cela rebutant. Surtout qu’Ozon soigne son film aussi avec l’utilisation de la musique, discrète, jamais envahissante et qui ne parasite pas les images. Certains plans sont très beaux, certaines scènes silencieuses sont parfaitement réussies (la seconde scène du lac). La reconstitution de l’Allemagne puis de la France sont également très belles, assez fidèles à cette ambiance particulière de l’immédiat après-guerre. La scène ultra courte où Anna traverse en train les paysages français ravagés (alors qu’en Allemagne, tout est intact) avec dans son compartiment une gueule-cassée est forte et n’a pas besoin de tirer en longueur pour faire passer l’idée de l’absurdité de la guerre. Le casting franco-allemand de « Frantz » ne se résume pas au couple Anna/Adrien campé par Paula Beer et Pierre Niney. Les seconds rôles, et particulièrement les parents endeuillés de Frantz sont des rôles assez écrits, notamment le rôle du père tenu par Ernst Stotzner. Ce vieux médecin, écrasé par le chagrin et la culpabilité d’avoir incité son fils à s’engager, lutte contre lui-même pour tolérer la présence de ce français qui lui apporte à la fois réconfort et douleur. Ce vieil homme bascule doucement du côté de l’humanisme alors que tellement de ses contemporains vont basculer de l’autre côté, c’est un beau rôle, parfaitement incarné. Pierre Niney est un acteur de talent dont le rôle est horriblement difficile. Il donne beaucoup dans en incarnant Adrien mais étrangement, sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi, je n’ai pas été convaincue à 100% par sa performance. Il m’a donné l’impression à plusieurs reprises de surjouer un tout petit peu : surjouer la fragilité, surjouer la maladresse, surjouer la malaise. Cela vient peut-être du fait qu’à côté, Paula Beer est impeccable et toujours d’une justesse totale. Cette jeune femme triste à mourir qui renait petit à petit au contact de ce français qu’elle aurait mille fois raison de haïr, c’est un rôle plein de délicatesse et Paula Beer y apporte énormément de douceur et de dignité. Le film de François Ozon est clairement un film qui bascule en son centre. Dans toute la première partie, Adrien est en Allemagne, cherche le contact avec la famille de Frantz, est en but à la froide hostilité de toute la ville, il est en souffrance et cherche quelque chose qu’il n’arrive pas à formuler. Puis, au milieu du film, la vraie raison secrète de la présence d’Adrien tombe. Honnêtement, ce « rebondissement » n’est pas difficile à deviner, il était tristement prévisible. Dés lors, le film bascule et les rôles s’inversent : c’est Anna qui recherche Adrien, qui voyage en France et se retrouve dans un pays hostile (mais de manière différente), et c’est Anna qui recherche en Adrien quelque chose qu’elle n’ose pas se formuler à elle-même. La mort est omniprésente dans la France et l’Allemagne de 1919, elle est partout où on regarde, elle en chacun des survivants, elle en chacun des parents endeuillés. C’est une période particulière et le climat y est particulièrement bien rendu dans « Frantz » : la France saignée à blanc, détruite mais victorieuse d’un côté, l’Allemagne saignée à blanc, intacte mais humiliée (et déjà revancharde) et bientôt ruinée de l’autre. Le film traite aussi du pardon et du deuil, et évidemment de l’absurdité du conflit (au travers du personnage du père). Le scénario, même s’il est sans surprise, est d’une grande pudeur sur toutes ces questions. Il amène ses deux personnages, il les accompagne dans leur retour à la vie, chacun à leur manière. On peut trouver au film de François Ozon une certaine aridité parfois, quelques longueurs, quelques scènes un peu bavardes aussi. C’est évident qu’il n’est pas formaté pour plaire au plus grand nombre, qu’il n’est pas pensé pour être diffusé à 20h50 un dimanche soir sur TF1. Mais c’est un film intelligent et soigné, plein de délicatesse, campé dans une période historique très particulière (et sur laquelle il y aurait beaucoup à dire et à filmer, on attend avec impatience l’adaptation de « Au revoir la haut » de Pierre Lemaitre) et qui traite de sujets simples mais essentiels.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2016
Film extrêmement émouvant sur l'absurdité de la guerre de 1914-1918. Pierre Niney est très bon comme toujours.
C'est un film très original.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2016
Il y a d'abord un peu de surprise à voir Ozon assumer avec "Frantz" une forme aussi classiquement sage, pour le meilleur (une indiscutable subtilité dans la représentation d'un pays vaincu, égaré entre deuil et soif de revanche, une véritable oreille musicale quant à l'utilisation des deux langues du film) et parfois le pire (le stéréotype toujours pénible du passage à la couleur comme "symbole"). Bien sûr, derrière la reprise d'une pièce de théâtre apparemment déjà adaptée en mélo humaniste par Lubitsch, on reconnaît aisément les thèmes habituels d'Ozon, et en particulier le mensonge comme révélateur d'une vérité plus profonde. Mais paradoxalement, peut-être à cause d'une certaine maladresse dans la construction du récit (la seconde partie, française, moins réussie d'ailleurs, en écho de la première ; le truc des deux "révélations" pour relancer le film qui peine un peu...), on se lasse finalement des enjeux théoriques de "Frantz" pour s'intéresser au splendide retour à la vie d'une jeune femme étouffée par le deuil, superbement interprétée par une jeune Allemande inconnue chez nous, Paula Beer. A elle seule, elle justifie pleinement l'intérêt que l'on peut porter au film, et conforte encore la réputation justifiée de Ozon, directeur d'actrices et filmeur de femmes.
montecristo59
montecristo59

40 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2016
François Ozon a mis le paquet et il a eu raison. Gros moyens sur la photo, magnifique : des éclairages très travaillés, un noir et blanc superbe alternant au fil des flash-backs avec la couleur, une bonne idée à mon sens pour rythmer cette longue narration. Gros moyen sur les costumes, les extérieurs et les décors. Gros budget donc sûrement, mais ça valait la peine...
Sensibles et justes, les deux têtes d'affiche accrochent sans excès de pathos, tout en retenue. Paula Beer est une Anna délicate, fine et très classe en fiancée éplorée mais digne, poignante d'un bout à l'autre de ce beau récit. Dans sa jolie bouche l'allemand est une langue bien musicale, et le français est magnifié par son accent discret. Difficile de rester de glace, de ne rien ressentir au spectacle de sa souffrance discrète...
Pierre Niney s'est paraît-il donné du mal pour être crédible, puisqu'il lui a fallu apprendre le violon et l'allemand, peu ou prou. Le jeu en valait la chandelle, il est un Adrien convaincant.
Ernst Stötzner et Marie Gruber, en père et mère de Frantz (ce mort aussi présent qu'un revenant), sont plus que des faire-valoirs : ils campent avec beaucoup de sentiment des gens simples et bons. Les émotions affleurent d'un bout à l'autre du film, soutenues par les qualités esthétiques de l'imagerie rétro juste ce qu'il faut, et par la bande-son classique sans effets ronflants.
Quant au message, certes simple (simpliste diront les cyniques : la guerre c'est mal, ça brise les vies des survivants pour longtemps, les esprits ouverts sont réfractaires aux nationalismes et ne peuvent que la détester...) il prend une portée universelle et puissante grâce à la finesse des jeux d'acteurs, si bien choisis et dirigés. Quand le réel est insoutenable, comment ne pas céder à la tentation du mensonge pour le supporter ?...
Bref, au final c'est vraiment de la belle ouvrage, un film qui vaut le détour !
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2016
Une si belle histoire d'amour.
Excellente surprise de cette rentrée, Frantz nous plonge au lendemain de la première guerre mondiale dans une histoire d'amour originale et délicate.
Par petites touches, le réalisateur nous décrit les ravages d'un conflit absurde, les menaces du nationalisme et l'impuissance des peuples face à l'arrogance et la stupidité de leurs dirigeants.
François Ozon nous surprend une nouvelle fois en réalisant une oeuvre différente et puissante.
Pierre Niney délivre une prestation remarquable d'émotions. Quelle classe !!
Les personnages secondaires sont tous remarquables et contribuent à la réussite de ce film.
Courez y !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 octobre 2016
Jusqu'à présent je n'ai jamais été très fan de François Ozon, mais je me dois de reconnaître ici un film à la réalisation aboutie et maîtrisée. Frantz fait vivre beaucoup d'émotions au spectateur, sans jamais tomber dans le mélo. L'intrigue est belle, le suspense prenant, la progression de l'action parfaitement menée. Etrangement, le noir et blanc n'enlève rien, bien au contraire. Un grand bravo sans restriction pour ce film sans complaisance.
ICHBIAHR
ICHBIAHR

11 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2016
Magnifique interprétation par deux artistes au mieux de leur art, casting réussi, le noir et blanc convient à l'époque, Ozon surprend par ce film qui ne ressemble pas aux autres, le succès est dans la salle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 octobre 2016
Super film , très belle histoire. À chaque fois, on est surpris par la tournure des événements. On sent vraiment la froideur de l'après guerre
gjolivier1982
gjolivier1982

70 abonnés 330 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2016
Le dernier opus d'Ozon est une vraie déception. Le film a des qualités évidentes du point de vue esthétique déjà. Les plans sont magnifiquement composés, la musique est très belle. Malheureusement l'ensemble est extrêmement froid et manque profondément d'émotion et ce malgré la prestation remarquable de Paula Béer qui est une vraie révélation. Le problème vient avant tout de l'écriture car tout le film repose sur un mystère dont la révélation à tout du grand n'importe quoi. Les personnages réagissent de manière tellement incompréhensible qu'il devient difficile d'effectuer un processus d'identification on reste donc très à l'écart du drame qui se déroule sous nos yeux.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2016
Je ne suis pas du tout entré dans ce film, certes formellement très beau, cette photo en noir et blanc qui se colorise à l’évocation des moments heureux, mais qui peut donner une impression glaciale et distanciée…ce récit ample et romanesque mais nourri d’incohérences…à commencer par cet Adrien qui surgit dans cette petite ville allemande on se demande comment… et cette Anna qui vit chez ceux qui auraient du être ses grands parents, mais dont on ne sait rien de son passé…le film reprend le thème de la culpabilité et du pardon…culpabilité d’Adrien, mais aussi culpabilité d’un pays dont les pères ont envoyé les fils à la boucherie, comme l’exprime si bien le père de Frantz devant ses amis à la brasserie…complexité d’une réconciliation franco-allemande, clin d’œil à l’actualité, mais qui en 1919 est d’abord un désir de revanche laquelle interviendra vingt ans plus tard…quant au thème du pardon, j’entendais s’exprimer cette religieuse témoin et victime de l’assassinat du père Jacques Hamel et qui disait combien le pardon était difficile…le pardon d’Anna m’ a semblé trop rapide…mais en pardonnant elle se libère du chagrin de tous les autres et redevient une femme libre…libre de s’assoir à coté d’un bel inconnu devant le Suicidé, tableau de Manet qui l’avait tant troublé auparavant…C’est peut être la seule émotion que j’ai ressenti….c’est un peut tard…
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 29 septembre 2016
Un petit village après la Grande Guerre. Anna va au cimetière pour amener des fleures sur la tombe de son fiancé Frantz, mort au front. Cependant, quelqu'un est arrivé avant elle. Des fleures restent sur la pierre, apparemment amenées par un jeune français qui bientôt rencontrera la jeune veuve. Qui est cet homme qui rentre dans un pays hostile pour visiter Frantz? Quelle relation avait-il avec Frantz? Et quelle relation aura-t-il avec Anna?

Ozon, toujours une garantie pour remplir les salles, est de retour avec une histoire librement inspirée par The broken lullaby, de Lubitsch. Le film, élaboré impeccablement, nous permet de connaitre la vraie ambiance de l'Europe d'après-guerre. Aujourd'hui, un siècle après la Première Guerre Mondiale, on est habitués aux films qui montrent la période d'entre-guerres comme un jovial passage où la prospérité des heureux années vingt ont fait que l'hédonisme et la culture triomphent de Paris à Berlin. Cependant, Ozon réussit quand il préfère laisser de côté le point de vue étasunien de cette époque pour créer une Europe plus réaliste: deux nations voisines plongées dans la dépression de leurs habitants ruraux, dévastés par la perte humaine du conflit.

Le réalisateur évite d'idéaliser la période pour s'approcher plus au style des récits désenchantés de l'Europe de Stephan Zweig, nous enfonçant dans une atmosphère pessimiste et obscure, similaire à celle de l’effrayant Le ruban blanc, laissant que l'espoir et l'optimisme ne surgissent que des passions des protagonistes. Pour ceci, la couleur prend petit à petit la place de l'image noir et blanche dans les scènes les plus émotives. Une transition si subtile comme fabuleuse, dommage que cette ressource soit utilisée jusqu'à satiété.

Les derniers films de Ozon ont été très efficaces d'un point de vue financier: des scénarios passionnels, mais retenus à leur mesure au même temps que le rythme marche comme un métronome qui marque la durée de chaque élément à la perfection, sans passer les bornes, sans être trop timide non plus. Comme réalisateur de studio, Ozon est un des meilleurs. Le souci c'est qu'il s'entête à nous montrer des génialités d'auteur qui s'avèrent trop artificielles pour un style si académique, si clément. En plus, ce n'est pas la première fois que le réalisateur le fait: Dans la maison déconstruisait un récit qui semblait plus à une innocente blague de cinéaste qu'à n'importe quelle avant-garde pour découvrir.

Frantz est un très beau film qui monopolisera les nominations aux Césars grâce au merveilleux casting et au twist de scénario à moitié du film, passant de l'intrigue au romance: toutefois, il reste superficiel quand il devrait approfondir, limité forcement par un patron trop rigide pour ceux qui ont déjà affranchies les frontières du grand public. Mais d'un autre côté, et sans être condescendant ni méprisant, n'est-ce pas formidable que le grand public puisse compter sur ce genre de films qui, espérons, serviront comme tremplin pour des plus grandes découvertes, inquiétudes et curiosités? Sans doute. Rendez aux Césars ce qui est aux Césars.

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Philippe G.
Philippe G.

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2016
J'ai beaucoup aimé ce très beau film.
Beaucoup d'humanité, de respect, de dignité, de douceur.
Les images en N& B sont belles, les cadrages sont beaux.
Très bon jeux d'acteurs.
L'histoire contient des surprises étonnantes, et on ne sait pas où ça va nous mener.
Vraiment un très beau film.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2016
On ne reconnait pas trop Ozon dans ce film très différent de ceux qu'il a pu faire auparavant. Film d'époque, austère, qui nous place au lendemain de la première guerre mondiale dans le camp du perdant, L'Allemagne. On ressent la rancœur contre l'ennemi. Quoiqu'un peu trop académique, le film est un réquisitoire contre la guerre, la réconciliation est difficile et chaque famille à ses victimes. Belle performance de Pierre Niney, qui parle parfaitement l'allemand tout au long du film.
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