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Sandra
36 abonnés
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3,0
Publiée le 19 septembre 2016
Très beau film mais beaucoup trop de longueurs ... Je me suis un peu ennuyée par moments ... Le film aurait pu être raccourci d'eau moins 20 mn. Néanmoins, les acteurs sont très bien. Peut-on vivre avec des regrets, a-t-on besoin de se faire pardonner un acte pour poursuivre sa vie ? Tels sont les thèmes de ce film.
Le film a deux intérêts. Le premier est qu’il s’agit d’une histoire où les personnages principaux sont dès le départ très tristes, mais semblent à chaque péripétie sur le point d’accéder au bonheur… que le scénario leur refusera à chaque fois, repoussant toujours ce bonheur par un nouveau « coup de théâtre » malheureux. Cet espoir de bonheur, toujours proche mais toujours hors de portée, est à la fois émouvant et un peu problématique, tant le film accumule les péripéties, qui peuvent du coup paraître fabriquées. C’est moins un problème de vraisemblance (le scénario est très bien écrit) qu’un problème de rythme, les péripéties s’enchaînant trop vite. Se produit au final une bizarre impression de décalage : le film se veut beaucoup plus émouvant qu’il ne l’est effectivement. Le second intérêt du film est qu’avec ces deux parties en miroir, la première en Allemagne et la deuxième en France, il dépeint très bien les relations franco-allemandes de l’entre-deux-guerres et permet de mesurer par comparaison avec celles d’aujourd’hui l’ampleur du changement, tout en rappelant que ce qui a déjà existé risque toujours de se reproduire si on n’y prend pas garde – l’Histoire nous ramène toujours au présent.
D'habitude, à la fin du film, quand les lumières se rallument, tout le monde se lève et se hâte vers la sortie. Là, je suis resté un long moment assis dans mon fauteuil. Comme un grand nombre de spectateurs. Parce qu'on avait envie de profiter encore un moment de l'émotion dégagée par ce très beau film. Ça parle de la guerre, bien sûr, mais seulement du mal qu'elle fait aux survivants. Du mensonge. De l'amour. De la vie, qui gagne à la fin, malgré tout. Les images sont très belles, mais pas trop, juste comme il faut. On ne comprend pas toujours pourquoi on passe du noir et blanc à la couleur ou réciproquement, mais ça n'a pas d'importance, parce que c'est naturel à chaque fois. Rien n'est pesant, rien n'est de trop, tout est juste. L'émotion affleure à chaque instant, les larmes viennent parfois, mais sans insister jamais plus que nécessaire. Il ne se passe pas grand chose, et pourtant on n'a pas envie que ça s'arrête. Et Paula Beer est magnifiquement filmée, parfaite.
Une petite ville allemande en 1919. Anna a perdu son fiancé Franz à la fin de la guerre ; tous les jours elle va fleurir sa tombe. Ce jour là elle constate qu’elle n’est pas seule à fleurir la tombe. Un jeune français Adrien, vient aussi régulièrement au cimetière. Quelle est sa motivation, quel est son secret ? De plus, dans la petite ville, la présence du jeune français suscite de vives réactions. Peu a peu entre la mémoire de Franz va rapprocher Anna et Adrien. L’inter du film se trouve en partie dans le mystère d’Adrien. Je n’en dis pas plus… Le film est remarquable. D’abord, le scénario très écrit et très bien mené, nous tenant en haleine par des rebondissements successifs : le secret d’Adrien, la réaction d’Anna qui hésite entre rupture et pardon puis la recherche d’Adrien. Le ressort dramatique est maintenu jusqu’à la dernière image. Le rythme sobre et lent est très adapté. Les personnages d’Adrien et Anna sont purs, édifiants dans leur rectitude, leur générosité et leur sens du devoir. voir la suite avec photos sur mon blog >
Le cinéma permet, si c'est réussi, de se transposer instantanément dans une époque et un lieu. Et là c'est très réussi. C'est noir, ample, douloureux mais beau, si beau. Ça se passe en 1919, juste après la guerre, en Allemagne et en France, cela semble si proche. La jeune actrice allemande, Paula Beer, est belle, délicate et forte. Pierre Niney donne le meilleur de lui même tout en sobriété et en finesse. L'image est elle aussi très soignée et pleine de symboles. Vraiment un des meilleurs films de cette année.
Un film juste et touchant qui montre l'après-guerre du côté allemand avec beaucoup d'émotions. Le noir et blanc apporte plus de réalisme mais surtout beaucoup de poésie avec le contraste des moments en couleur. La place apportée au mensonge est une touche d'élégance et de douceur pour survivre dans un pays meurtri par la guerre et la vie qui doit continuer malgré la mort des proches. Les acteurs sont excellents, notamment Paula Beer qui est une véritable révélation pour le public français qui la connait peu et n'a d'égal que l'époustouflant Pierre Niney. En bref, sublime.
C'est un excellent film, tout en nuances et délicatesse qui en dit bien plus long sur la guerre et ses ravages que bien des films montrant les batailles. La gestion du noir et blanc et des touches de couleur est parfaitement réussie. Un film émouvant, déroutant, magnifique et plein d'enseignements.
Un hymne à la mélancolie : Personnage magnifique d'une femme traversant avec beaucoup d'humanité les drames de la mort et l'amour. Il m'arrive de pleurer en fin de films, cette fois c'était dans la première demie heure.
Ennuyant, lourd et long, Frantz est malheureusement un stéréotype des films d’auteurs. Francois Ozon livre un drame classique qui souffre de son scénario lénifiant et facile dans sa première partie, des longueurs interminables qui nous empêche de ressentir une émotion et qui pousse à l’extrême le mélodrame que cela en devient pathétique par moments.
Cependant l’esthétique, la direction d’acteurs et quelques fulgurances poétiques sauvent le film. La vision de l’après-guerre et l’impact sur les mentalités (deux scènes de bar) sont très bien mis en scène.
Malgré des personnages assez fatiguant, Pierre Niney et Paula Beer sont brillants et le jeu d’acteur est remarquable (gestuel, attitude, comportement). Mais les deux acteurs qui m’ont le plus marqué sont les parents allemands interprétés par Ernst Stötzner et Marie Gruber.
Bref, faible sur le fond et très bien sur la forme, Frantz aurait mérité mieux.