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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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3,5
Publiée le 11 mai 2021
Inspiré d’un film de Lubitsch de 1932, lui-même adapté d’une pièce de Maurice Rostand, Frantz (2016) est un drame franco-allemand qui se déroule juste à la sortie de la Première guerre mondiale. Son très beau noir & blanc et sa mise en scène élégante sont au service d’acteurs convaincants et d’une histoire forte, quoique sans grande surprise. Dans la filmographie de François Ozon, ce mélo aux accents pacifistes prend la forme d’un exercice de style visant à réaliser un drame « classique », qui se révèle efficace mais un brin pompeux, sur l’absurdité de la guerre, le mensonge et la naissance du sentiment amoureux.
Film lent mais tout en délicatesse. Comme l'acteur Pierre Niney. spoiler: Sur la difficulté de se remettre d'avoir tué l'ennemi du même âge et ayant lui aussi une famille.
Il y a nombre de films traitant de la guerre qui sont plus touchants, plus spectaculaires, plus élaborés mais ça reste de bonne facture. 3,5/5
Un très beau film sur la fin de la première guerre mondiale, relatant l'histoire d'Anna, une jeune allemande qui vient de perdre son fiancé, Frantz, mort au combat. Un jour, alors qu'elle se rend au cimetière, elle remarque qu'un inconnu se recueille sur la tombe de son bien aimé; elle va alors chercher à comprendre ce qui liait cet homme à son fiancé. Le film est d'un noir et blanc impeccable, ponctué de quelques scènes en couleurs. Le changement du noir et blanc en couleurs selon les sentiments des personnages est particulièrement bien maîtrisé. spoiler: La scène colorée où Adrien joue du violon avant de tomber dans les pommes, replongeant brusquement l'image en noir et blanc . Concernant les acteurs, Pierre Niney et Paula Beer offrent une belle prestation, pleine de justesse. Un bon moment passé devant ce drame de François Ozon, un petit plus à souligner pour les dialogues bilingues (français/allemands).
On est en droit de se demander ce qui a bien pu pousser F.Ozon à faire un remake de ce faux film pacifiste "Broken Lullaby" de Lubitsch inspiré d'une pièce de M.Rostand ? (cf. ma critique à ce sujet) Je dirais d'emblée que ce qui a été écrit pour le théâtre passe généralement mal sur grand écran. Sur une scène l'action est secondaire par rapport au baratin, au cinéma c'est le contraire. Je suis d'avis que Ozon n'a pas su renouveler suffisamment l'intrigue pour que cette fable vaguement moralisante puisse être crédible. Vous en connaissez beaucoup, vous, des poilus, qui après avoir vécu l'enfer dans les tranchées, vont s'excuser en pays ennemi d'avoir enfreint le 5ème commandement, même si l'homicide a été commis de manière peu glorieuse ? C'est d'autant plus improbable ici que notre anti-héros (on ne saura jamais par quel miracle) parle couramment la langue de Goethe. S'il était antimilitariste il aurait pu dire, se trouvant devant un Frantz peu menaçant, quelque chose du genre (je traduis) : "Fais-pas le con Frantz...j'suis pas fan de la baston, mieux vaut faire une belote que de s'étriper !". Bon, il est vrai que ce ne serait plus un film tragique mais l'essentiel c.a.d. le message pacifiste serait conservé ;-) Ozon a également emboîté le pas à Lubitsch en détruisant le mythe de l'Allemande dévouée corps et âme à son conjoint. (cf.le conte populaire :"Die guten Weiber von Weinsberg".) Certes, les salopes ça existe, mais un cas comme la fiancée du défunt Frantz, j'espère que c'est rare sinon y'a de quoi devenir fan de Jack l'éventreur. ;-) C'est vrai quoi...après lui avoir raconté un tas de salades, un type lui avoue avoir flingué son Frantz et notre Gretchen, au lieu de chercher à lui arracher les yeux avec ses griffes, commence à s'amouracher du tueur ! C'est d'autant plus invraisemblable que l'inconnu est aussi sex-appeal que Guinsbarre si vous voyez ce que je veux dire...Et Ozon n'hésite pas à en remettre une louche à la fin du film en montrant la belle -frustrée de ne pas avoir réussi à se faire celui qui a refroidi son Frantz- cherchant coûte que coûte à se draguer un Parisien. Eh bien, faut croire que le syndrome de Chimène a fait école : "...va ! je ne te hais point". Bref, je me plais à penser que Ozon a voulu faire ce remake essentiellement pour présenter une fin un peu plus crédible et montrer notre"poilu" sous un meilleur jour que dans le film de Lubitsch où il passe, si l'on fait abstraction des faux-semblants, pour un individu cynique, manipulateur et totalement dénué de scrupules.
Un film qui joue à fond la fibre du mélodrame. C’est joliment écrit, élégamment mise en scène et très bien joué. Pierre Niney est au top et Paula Beer, une belle révélation. Un bon Ozon que j’ai trouvé un poil long toutefois.
François Ozon nous offre une photographie, une mise en scène, une proposition d'histoire très belle, très puissante, très brute, très vrai entre ces deux personnages qui sont brillamment interprété par ce tandem d'acteurs !
Superbe ! Photographie, mise en scène, reconstitution historique, jeu des acteurs... tout est soigné dans les moindres détails. J'ai particulièrement apprécié la prestation de la famille allemande et la jeune actrice est belle et épatante. J'enlève une étoile à cause de l'intrigue qui tourne autour du mensonge et du mélo, cela m'a quand même paru peu crédible et m'a mise mal à l'aise parfois.
Un très grand film de François Ozon avec une superbe photographie en noir et blanc. Une très belle histoire d'amour impossible dans l'après guerre de 14 avec la rencontre de deux grands acteurs : Paula Beer qui est magnifique avec un jeu tout en retenue et Pierre Niney encore une fois magistral. Les seconds rôles, les décors, les costumes sont à l'unisson pour arriver à un sans faute. À voir sans hésiter
Belle histoire, beau film superbement réalisé et sonorisé. La première heure est prévisible, la deuxième plus surprenante et cruelle. Le couple Pierre Niney ( au physique très 1900) Paula Beer est remarquable.
Une première partie qui lentement plante le décor et le mystère, tout en délicatesse. Une deuxième partie qui accélère avec un nouveau suspens, et qui finit comme son début, tout en délicatesse. Superbe film. Le noir et blanc est magnifique. A voir.
Le scénario est assez osé voire improbable avec cette incursion du jeune Adrien dans le foyer de Frantz. Par la suite, on comprend comment le couple parental accepte cette présence et se prend même d'affection pour Adrien par substitution. Mais pour ce qui concerne Anna, le changement d'attitude est pour le moins plus difficile à admettre. François Ozon, le réalisateur, arrive à susciter puis soutenir l'intérêt jusqu’à la fin du film. Mention spéciale au jeu de la jeune actrice Paula Beer, à la fois belle et talentueuse.
Décidément un très beau film d’une tristesse absolue... je ne m’en lasse pas ! Un scénario en béton inspiré par Ernst Lubitsch. L’utilisation contrastée du Noir et Blanc et de la couleur, des acteurs irréprochables menés de main de maître et surtout, la prestation extraordinaire de Paula Beer. Pour moi le chef-d’œuvre de François Ozon. Une belle histoire contée avec pudeur et sensibilité. Magnifique.
Une histoire artificielle par sa froideur et ses "révélations" évidentes, rendant l'évolution des personnages peu passionnantes malgré un casting brillant et une mise en scène léchée. Un mélodrame bien terne émotionnellement.
Un jeune soldat rend visite aux parents d'un soldat allemand mort. Tiré d'un film de Lubtisch exceptionnellement non comique, celui ci pousse l'histoire au delà de l'original. Ne recherchez pas le titre du film original si vous ne voulez pas vous gâcher le plaisir de la découverte. On découvre une actrice gracieuse et talentueuse avec Paula Beer et une confirmation du talent de Pierre Niney dont l'allemand m'a paru époustouflant. Cela peut paraître lent mais pour moi cela fait partie du plaisir que l'on a à se laisser porté par un récit délicat et romantique. Une re-découverte.