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Alexandre Cacheux
77 abonnés
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3,5
Publiée le 14 août 2017
J'ai toujours apprécié les œuvres espagnoles qui nous parviennent. Généralement, elles ont du caractère et surprennent toujours. "Que dieu nous pardonne" a effectivement du style, un univers visuel bien à lui, qui peut faire penser à "SEVEN" de gluante mémoire. Le scénario est assez classique, au niveau d'un bon thriller. Plus inhabituelle est l'étude des fractures des personnages principaux et de la société espagnole. Malgré quelques longueurs, l'attention du spectateur reste sous tension jusqu'aux dernières minutes...surprenantes !
Assez prometteur sur papier, le film tarde tellement à démarrer que la scène finale passe pour une introduction maladroite et mal jouée. Un pervers meurtrier s'en prend au 4e âge de manière sadique et violente. Les inspecteurs mènent l'enquête dans un environnement soporifique et une succession de clichés fort malvenus. Gros point faible de ce film policier, les personnages sont grossièrement exagérés. Le flic bourru et agressif coéquipier d'un bègue renfermé et timide. Le manque cruel de complicité entre eux engendre un total détachement vis à vis de leur personne.
On s'attache au portrait fouillé de ces deux flics cabossés dans un Madrid vieillot. Les scènes avec la femme de ménage dégagent une sensualité puissante. L'intrigue est gentiment hitchcockienne à la mode psychanalyse des années 50. Un petit côté Almodovar sans couleurs pour la perversité du sujet.
Bien que ce film n'ait rien à voir avec La isla minima sorti en 2014, que dios nos perdone est aussi un film policier espagnol et on peut que se féliciter de voir de tels films produits. Ici aussi, on a affaire à un duo de flics, partenaires depuis longtemps on suppose, mais très différent. C'est un binôme clivant. Et c'est là-dessus que repose le film. Le scénario est aussi bâti sur une histoire sordide de violeur de femmes. Le film met du temps à démarrer je trouve mais une fois lancé, la tension monte jusqu'à une fin plutôt forte.
Voilà un film policier qui ne fait pas dans la dentelle : les scènes les plus glauques sont filmées, crument, sans masquer la réalité. On plonge que dis-je on s'immerge très rapidement dans l'enquête mais aussi dans la vie tumultueuse de ces deux policiers, pas toujours très blancs. Car ici, pas de manichéisme! Les policiers restent des hommes avec leur faiblesse, bien filmé ici. Par contre, pas de réelle course poursuite, tout juste quelques scènes un peu musclées. On regrettera juste cette fin un peu expéditive mais qui a le grand mérite de sortir complètement des standards du film policier et politiquement incorrect. A voir par tous les amateurs de film policier même si ce film est espagnol, tous les standards du film policier sont bien présents.
Après "La Isla Minima" l'année dernière et "La Colère d'un homme patient" cette année, le thriller espagnol est en train de gagner ses lettres de noblesse. "Que Dios nos perdone" pourra en témoigner, les hispaniques ont le sens de l'enquête et le talent nécessaire pour élaborer des personnages sombres et torturés. Sur le fil du rasoir, l'histoire du film de Rodrigo Sorogoyen se concentre sur deux flics, images centrales de l'oeuvre, rongés par la brutalité et la colère et qui ont, chacun, leur façon bien à eux de contenir ces pulsions. Si Dieu pardonne, les deux policiers espagnols semblent être à la recherche de cette absolution qu'ils trouveront sans doute en coinçant un serial killer fautif de la pire des horreurs : les viols et meurtres en séries de femmes âgées. Suintant l'agressivité et le malaise, le film de Sorogoyen dépeint une époque agitée où les gardiens de la paix sont devenus des loups au centre d'un monde de plus en plus bouillant comme cette scène où une jeune femme refuse de laisser entrer les enquêteurs chez elle car un de ses amis a été violenté lors d'une manifestation par les forces anti-émeutes. La seule issue pour sauver la face semble être l'arrestation d'un meurtrier perturbé, parodie malsaine d'une société patriarcale et traditionnelle qui traite les femmes avec violence et mépris. "Que Dios nos perdone" dépeint avec turbulence le portrait de 3 hommes tourmentés par leur colère et la frustration qui en découle. Dans un Madrid à la croisée des générations, la traque du mystérieux tueur donne lieu à des scènes explosives où le talent des acteurs dévore l'espace. Thriller passionnant qui privilégie le développement de ses personnages à un jeu de pistes névrosé, le film de Sorogoyen est une plongée impressionnante dans la psyché d'hommes luttant contre leurs démons intérieurs. Dommage seulement que le contexte et la toile de fond de cet été 2011 agité n'ait pas pris une part plus
A Madrid, un serial-killer viole et tue des femmes âgées durant un été caniculaire. L’enquête proprement dite n’est pas le moteur essentiel de « Que Dios Nos Perdone », son scénario vaut surtout pour son côté sordide et la moiteur de son climax mais également par les tourments existentiels de ses flics. Je suis cependant resté sur ma faim et ne rejoins pas ceux qui ont été emballé par ce polar ibérique le trouvant diffus et fréquemment parasité par des scènes superflues.
Poisseux comme une ville sous la canicule. Un film qui conjugue désespoir et misère. Une ballade sombre et agitée dans la ville de Madrid. On ressent le poids de la chaleur, puis la fatigue et enfin le stress.
Les deux inspecteurs sont sur une enquête de serial-killer d’un genre particulier. Ces deux flics sont très loin de se ressembler. Le Détective Alfaro est une brute impatiente avec un instinct presque animal. Son binôme, le Détective Velarde est un drôle de type taiseux et bègue, il a l’intelligence et le flair pour traquer le tueur. La rencontre de ces deux-là est particulièrement détonante, malgré les sentences du conseil disciplinaire qui pèse sur Alfaro, ils vont s’accrocher à l’enquête avec obstination voir obsession. Deux personnalités sombres et torturées.
Un regard juste sur Madrid en 2011, avec la visite du Pape Benoit XVI, la révolte des indignés et la chaleur étouffante. Un bon polar, glauque et violent mais avec une approche indéniable de l’énergie du désespoir.
Rodrigo Sorogoyen ne fait ni dans la dentelle ni les falbalas. Il brutalise le genre avec talent. La fin nous brise le coeur. Excellente BO de Olivier Arson
un polar noir et malsain avec des flics non conventionnelles et antipathiques avec des problèmes personnelsmais qui ont de l instinct. une histoire de seial Killer...rien de nouveau dans le scénario tout est dans l atmosphère un peu de lenteur les dernières 30min mais reste attractif
Acclamé par une grande frange de spectateurs assurément bobos, la réussite de ce film profondément mou et lent est une énigme ! Il est extrêmement long, mal construit et désespérément soporifique si bien que le spectateur se trouve très souvent complètement perdu. La deuxième moitié du film est intéressante à partir du moment où ils approchent du suspect. On sent enfin un soupçon de rythme et de tension. Les acteurs sont bons. Néanmoins le tout s'avère peu passionnant pour ne pas dire ennuyeux.
Un vrai film noir, avec toutes les caractéristiques du genre. L’enquête policière sur les viols et meurtres de vieilles femmes est parfaitement ancrée dans l’ambiance étouffante d’un Madrid sous tension, du fait de la visite du Pape Benoit 16 pour les Journées mondiales de la jeunesse, des contestations sociales des « Indignés » et de la canicule qui pèse sur la ville. Les deux policiers évoluent dans un milieu assez délétère, en rivalité avec d’autres collègues, et sont sous la menace de sanctions internes. Eux-mêmes sont en proie à des difficultés personnelles importantes : l’un souffre d’être bègue et d’un vide affectif qu’il est trop maladroit pour combler, l’autre d’un manque de contrôle de soi et d’une inquiétante propension à la violence, d’autant plus présente qu’il en en phase de séparation. Les meurtres commis relèvent du sordide, et (presque) rien n’est là pour leur mettre du baume au cœur. Seul résiste leur vague idéal de justice, qu’ils constatent en décalage avec le fonctionnement d’une société qu’ils semblent ne pas comprendre. La réalisation est parfaitement en adéquation avec le contenu : avec un montage nerveux et efficace, elle fait sa place au mystère et au doute, tout en s’attachant à dresser des portraits incisifs des personnages secondaires rencontrés. Une nouvelle belle réussite du polar Espagnol, dans lequel tous les protagonistes ont, à des degrés divers, de bonnes raisons de demander l’absolution évoquée par le titre.
Une intrigue policière classique certes bien interprétée (même si les personnages sont quelque peu stéréotypés) mais qui ne révolutionne pas le genre et avec une fin un peu expédiée. L'ensemble reste néanmoins correct dans une ambiance sordide qui n'invite pas vraiment à la plaisanterie.
Ce polar très sombre, bien ancrée dans la réalité du début années 2010 en Espagne, fait de crise et de tensions sociales, est surprenant de nervosité et de violence. Comme si Seven croisait Les Affranchis, cette plongée dans un Madrid suffocant vaut le détour, et rien ne nous est épargné dans le macabre, des détails sordides propres aux meurtres, aux personnalités dépressives des enquêteurs.
Deux ans après "La Isla minima", ce polar espagnol est une réussite. L'intrigue se déroule pendant la visite du pape Benoît XVI où la police doit faire face à des crimes atroces commis sur des vieilles dames. Le duo de flics formé par Antonio de la Torre et Roberto Alamo est particulièrement contrasté mais complémentaire. L'analyse psychologique de ces deux hommes est particulièrement intéressante : le premier, bègue, mène une vie d'ascète avec une sexualité refoulée tandis que le deuxième n'arrive pas à maitriser ses pulsions violentes. Ajoutez à cela un contexte politique fragile et vous retrouvez un thriller espagnol qui n'a rien à envier aux américains ou aux coréens. Deux flics et un tueur pour 2h 06 de suspense (âmes sensibles, s'abstenir).
Film policier très bien réalisé. Les acteurs sont tous excellents. C est un film à voir. L histoire en elle-même semble avoir été vue fréquemment au cinéma et pourtant, il se dégage de celui-ci, une ambiance toute particulière. Ce film a sans conteste un style, une originalité peu commune. Deux policiers madrilènes qui font équipe se rendent compte, contre leurs collègues et leur hiérarchie que des meurtres ont un lien. Leur recherche de la vérité, les conduira à une introspection sur eux même. Ce film propose aussi une réflexion sur la question du mal et ses rapports avec la religion.Si Dieu existe, pourquoi y a-t-il le mal? Que Dieu nous pardonne ( Que dios nos perdone) notre interrogation.