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Laurent A.
60 abonnés
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4,5
Publiée le 27 août 2021
Alors ce n'est soi-disant pas un remake du film "Léon Morin, prêtre" avec Jean-Paul Belmondo (1961) on retrouve pourtant le ressort dramatique et la même intrigue amoureuse avec des noms identiques et certaines répliques sont des copies conformes... ceci étant - et ce n'est pas une critique - cette remise à jour de ce film adapté d'un roman de Béatrix Beck (prix Goncourt 1952) en constitue une nouvelle adaptation : l'arrivée d'un nouveau prêtre (interprété ici par Romain Duris) dans une petite bourgade pendant l'occupation allemande et c'est une belle réussite, le cheminement du doute et de la foi est très bien rendu, de même que le trouble spirituel qui ébranle la principale protagoniste de cette histoire, brillamment interprétée par Marine Vacth. La fin est cependant prévisible et m'a moins touché que le cheminement de l'histoire jusqu'à son dénouement, mais c'est un avis tout à fait personnel. Le film est un belle réussite de cinéma, une histoire forte avec de la réflexion et de la philosophie, une vraie réflexion de fond sur la foi, et au cinéma ce n'est pas si courant...
Un film original emprunt d'émotion. Belle rencontre entre une paroissienne réticente à croire en la religion catholique et un prêtre à la fois séduisant et habité par son choix (être prêtre). Romain Duris est convaincant dans ce rôle de prêtre et Marine Vacth est émouvante. Tout les sépare, ils s'affrontent mais ils se respectent. Une grande richesse de dialogue. Les sentiments sont forts, et illustrent une de ces histoires d'amour improbables ou condamnables de cette période.
Nicolas Boukhrief change radicalement de style et se confronte à un thème classique. On est d'ailleurs ici davantage dans une nouvelle adaptation du roman et non devant un remake du classique de Melville. Le cinéaste privilégie ici l'histoire d'amour impossible entre deux êtres que tout semble opposer. Il ne tombe jamais dans le mélodrame et signe un drame digne et finalement poignant. A noter l'excellence de l'interprétation des deux acteurs principaux. Un bien beau film donc, malgré une thématique quelque peu surannée.
D'un point de vue cinématographique, ce film est plutôt terne : la mise en scène et la musique manquent de souffle et d'intelligence dramatique. Ce qui sauve cette histoire ce sont les deux acteurs principaux (Marine Vacth et Romain Duris - ce dernier réalise d'ailleurs une belle prestation) : le duo est très émouvant. Il y a des interactions émotionnelles subtiles, pleines de sincérités naturelles, qui ne laissent pas indifférents.
J'avais beaucoup aimé en son temps le film de Jean-Pierre Melville et j'étais donc un peu sceptique quand à un remake. Si la première partie est très intéressante (lequel l'emportera?), j'ai trouvé la seconde très longue et ennuyeuse. De plus si le personnage de Léon Morin a touché juste, l'homélie de Raymond Duris ne m'a pas convaincu, contrairement à Marine Vacht.
Voila un film qui pourrait plaire à un chrétien ; mais pour celui qui a abandonné toute croyance, se retrouver dans l'ambiance triste et morbide de l'ambiance d'une église n'est pas un réel moment de plaisir. Toutefois, le film est bien réalisé et se regarde .... tristement.
Le réalisateur, Nicolas Boukhrief, plus abonné à des films policiers ou sombres comme "Made in France", signe ici une nouvelle version du roman de Beatrix Beck. On est tout de suite emballé par la performance de Marine Vacth, jouant Barny, jeune communiste athée qui trouve chez le père Morin (Romain Duris) une écoute différente qui va la pousser à se convertir au christianisme. Le quotidien sous l'occupation allemande souffre de quelques largesses dans sa reconstitution mais l'on retient avant tout la foi et la surtout la condition du célibat des prêtres qui y est retranscrite à merveille. Un mélodrame avec un petit goût de déjà vu mais emmené par deux acteurs magnifiques spoiler: avec une fin très juste .
Un très beau et bon film porte par deux acteurs sublimes tout en discrétion et en amour à la fois. E très belle lumière et une atmosphère bien servie par de superbes plans. Je connaissait le livre et le premier film, surtout ne pas faire de comparaison car il ne s'agit pas d'un remake mais d'une nouvelle adaptation pour ma part très réussie. Romain Duris est excellent ainsi que la lumineuse actrice Marina Vahct
Très belle confrontation d'idées et d'acteur ! Doris habité par le rôle et Marine sublime rebelle très bien filmés par Boukrief, souvent de très près. Film à revoir pour sa richesse de dialogue
La confession est un film tiré du roman, Léon Maurin, prêtre de Béatrix Beck primé du Prix Goncourt en 1952. J'ai beaucoup aimé ce film. Le générique indiquant la source, piqué de curiosité, j'ai consulté Babelio. Les lecteurs sont plus sévères que le jury Goncourt, une appréciation limitée à 3,2/5 moins bien que les spectateurs du film 3,8/5. Pour ma part je lui donne 4/5. Certes, il ne peut être un chef d'oeuvre car le sujet, une paroissienne qui s'éprend du curé, a été traité moult fois dans les fictions et cette situation est encore plus courante dans la vraie vie. Au delà de la petite histoire d'amour il y a le sujet de l'Amour. La lecture de Paul lettre 1 Corinthiens chapitre 13...si je n'ai pas l'amour je ne suis rien, aux obsèques de plusieurs habitants, tués par représailles par les occupants allemands aux actions des résistants, à l'intention des paroissiens pour certains des collabos, n'est pas dénuée d'interpellations. La leçon a encore toute sa justesse aujourd'hui, nos écarts s'appliquant à d'autres hypocrisies et trahisons... Nos élites politiques nous en donnent une preuve tous les jours !
j'ai trouve romain duris tres bon mais a par ca le scenario est assez mince et le film s’oubllie aussi vite qu’il a ete vu. sinon ca se regarde sans deplaisir mais sans grande emotion non plus - un film juste moyen
J'ai bien aimé cette adaptation du prix Goncourt de 1952 par Béatrix BECK. J’ignorais ce roman, tout comme la 1ere adaptation de JP Melville “Léon Morin, prêtre”, avec JP Belmondo, en 1961, et Emmanuelle Riva. J'y ai vu, surtout, le portrait d’une femme, Barny, communiste dans l’âme, qui tombe amoureuse du prêtre et ira jusqu’à se convertir pour tenter de le séduire … elle y réussira mais il n’y aura pas de coups de reins. Léon restera inflexible, même s’il avouera son amour à la sublime Barny, confession inversée, et celà restera platonique, ils se quitteront pour toujours. Le film vaut pour les deux très bons acteurs, leurs dialogues ciselés, les réponses du prêtre sur la foi, et la subtilité avec laquelle on ressent la montée du désir chez Barny. J’émettrais un gros bémol sur les seconds rôles : les postières, collègues de Barny, sont ridicules, pas crédibles.