350 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
67 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
18 critiques
3
25 critiques
2
9 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
il_Ricordo
118 abonnés
407 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 12 juillet 2012
Bob se fait vieux. Il se satisfait d'une petite vie tranquille faite de jeux de petites combines minables, bien loin de son passé de gangster "à la ricaine", mais avec ce regard nostalgique emprunté à une ancienne belle époque, celle que personne n'a connu à part lui. La chance qui ne le trompait jamais commence à le quitter peu à peu. C'est alors qu'il imagine sur un coup de tête, une affaire en or qui lui donnerait une belle retraite dorée au soleil. La voix-off est complètement inutile, les dialogues ont vieilli et la mise en scène de Melville encore jeune en réalisation n'est pas tout à fait assurée, mais le ton et l'ambiance de Bob le flambeur en font un incontournable du Cinéma français. Le quartier de Montmartre est décrit avec soin et souci de réalité, dans les rues où trainent les prostituées, aux bars où jouent les habitués des combines de Bob et ses amis. Le coup que prépare Bob est dès le commencement voué à l'échec : il s'entoure de trop de complices, donne sa confiance à ceux qui ne la méritent pas. Ainsi, son petit protégé fanfaronne et raconte tout à sa copine, le croupier vendu fait de trop beaux cadeaux à sa femme etc. On ne doute plus un instant du ratage complet que l'opération va donner. Toutefois, avec une ironie mordante, rien n'est perdu pour Bob : incapable de résister à sa tentation de jouer au Casino, il trahit lui-même la confiance de ses complices, et ce retour à lui-même lui vaut l'arrestation la plus chanceuse du Cinéma. Jean-Pierre Melville trouve son ton le plus plaisant dans cette histoire de gangster sur le retour, arrêté pour un braquage qui n'a même pas pu se produire, et enrichi pour la première fois, de la manière la plus honnête qui soit.
Une grande réussite dans le genre, celui du film de gangsters. L'atmosphère est bien installée, les personnages, pour certains attachants, existent vraiment, et agissent de façon cohérente. Sans tourner à la parodie, un certain humour est présent aussi. Fondamentalement, le film relève de la distraction certes, mais constitue un modèle dans ce domaine.
J'ai eu énormément de mal à aller jusqu'à la fin du film, c'est peu de le dire, et ce même si Bob le flambeur est certainement supérieur à la production du genre de l'époque. Est-ce à cause du rythme lent, de certains seconds rôles pas très doués et donc peu crédibles ou du scénario pas des plus savoureux (quoi que?), je ne sais pas. Néanmoins la fin (disons les 5-10 dernières minutes) est légèrement plus pimentée que le reste et relève quelque peu le niveau. Toujours est-il qu'à ce jour c'est le premier film de Melville qui me déçoit un peu. Comme quoi, même les meilleurs ont des faiblesses ! Et en un sens c'est presque rassurant.
Une première partie qui traîne un peu en longueur, pas très captivante. Pourtant, et même si on ne met pas longtemps à deviner la tournure que vont prendre les évènements, on fini tout de même par accrocher et être pris dans ce "dernier plan", pas très original, que nous prépare Bob dit le flambeur.
Premier film policier de Jean-Pierre Melville, il confine à l'ennui. Long à démarrer, il faut s'accrocher pour regarder la suite. Les acteurs sont quasiment inconnus et manquent de conviction. Il n'y a pas grand-chose de passionnant dans cette réalisation poussive où il ne se passe quasiment rien hormis le concours à la drague d'Isabelle Corey. Il faut attendre la fin pour qu'il y ait un semblant de mouvement sans parler d'action, totalement inexistante. D'ailleurs, ce film ressort plus du drame que du genre policier. Heureusement, Melville nous concoctera par la suite quelques chefs-d'œuvre avant de mourir subitement en 1973.
Montmartre et Pigalle, l'ambiance des années 50, le vieux truand Bob qui flambe à tout va dans son américaine avec son costard, son galure et son imper', il a de l'allure. Le style Melville est lent mais ici tellement lent qu'il en devient pas regardable. Les acteurs sont gentils mais sortent d'on ne sait où, que des inconnus au bataillon. Le temps que ça se réveille, je me suis endormi. Comme dirait Arletty, l'atmosphère ne fait pas tout, surtout quand on ronfle.
Une incursion de la première heure dans le genre, plus ironique que ce qu'il fera plus tard, mais ce qui a fait l'imaginaire du maître du polar français se retrouve déjà dans ce film qui n'a peut-être comme défaut que d'avoir mal vieilli.
Pas le plus connu des Melville mais pour moi le meilleur. Un véritable chef d'œuvre qui plus est sans la moindre tète d'affiche. Les cinq premières minutes du film sont extraordinaires, on nous retranscrit parfaitement l'atmosphère de Paris au petit matin à cette époque.
Très bon polar réalisé par Jean-Pierre Melville en 1955. Certains aspects du scénario me font penser à celui de "Rififi chez les homes" réalisé par Jules Dassin la même année. Logique, c'est Auguste Le Breton qui a écrit les dialogues des deux films.
Jean-Pierre Melville nous offre un pur film de gangster, intrigue ultra prenante, dialogue parfait tout comme la mise en scene, mention special a la belle Isabelle Corey qui attire toute l 'attention quand elle est devant la camera (de plus elle est née a Metz tout comme moi), bref fan de gangster et autres, un film francais a voir absoluement
Tourné quasiment à la même époque que touchez pas au grisbi, ce film tourne le dos au cinéma du moment. C'est pas encore la nouvelle vague et c'est déjà plus le cinéma de papa. Ce film annonce un jour nouveau dans la réalisation. Un chez d'oeuvre absolu plein de nostalgie et de modernité.
Film policier noir qui se déroule en plein cœur de Paris.. Le scénario est relativement simple mais efficace. Quelques longueurs , mais on toujours fan de cette ambiance de gangsters classe !
Un policier absolument sublime, mélancolique et teinté de poésie. L'atmosphère nocturne du Paris des années 50, avec ses bars et ses salles de jeux, est admirablement rendue. Roger Duchesne, dans le rôle de sa vie, est tout simplement magnifique. Hommage à la série B américaine, film-culte, "Bob le flambeur" est l'un des plus beaux polars français.
J'avais adoré le Samourai et le Deuxieme souffle, mais là j'ai failli partir au milieu du film. Qu'est ce que ça joue faux! Les personnages affichent une espèce d'apathie agaçante (ça doit être la quantité de clopes invraisemblable!). On ne croit pas une seconde à ces truands, contrairement aux Lino Ventura et consort du Deuxieme souffle. Même dans les bonus du DVD ils reconnaissent ces défauts d'interprétation. Allez pas de sentiments: zero étoiles.