Le Retour de Mary Poppins
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 décembre 2018
Un pâle remake déguisé en suite... on oublie la magie du premier, son originalité, son avant gardisme, son dynamisme et on s’assoit sur la morale anticapitaliste (anti-Disney ?) du premier opus qui avaient fait (à juste titre) son succès. Même si les acteurs sont plutôt bien choisis, avec une mention spéciale pour Emily Blunt, qui reste cependant beaucoup trop à l’écart, les décors et les costumes bien soignés, la magie n’est pas là. Tout est prévisible, calqué sur le film original sans aucune touche d´excentricite. Tout est sage. Tout est plat. Les chansons ne sont pas entraînantes... mais le pire... Ce qui faisait de Mary Poppins un chef d’œuvre d’avant garde était sa psychologie ! Une vision anticapitaliste et humaniste qui se transforme en une formidable ode aux banques et aux placements financiers...(l’histoire des 2 pences... ça ne choque que moi ??) PJ Travers doit se retourner dans sa tombe...
Thierry T
Thierry T

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 décembre 2018
Avis aux fans du premier opus de Mary Poppins, si vous voulez perdre 2 H de votre temps pour un navet, allez voir cette suite...
Une Mary Poppins qui ne sourit pas, très cassante et abus de sa personne.
Comment Disney a pû accepter un scénario pareil ???
Des grands acteurs qui jouent un rôle secondaire, toute la magie du premier opus de Disney a été perdue.
Film sans intérêt, A FUIR !!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 décembre 2018
Un film vraiment beau, les costumes, les décors... Des clins d'oeil au premier film... Vraiment magnifique !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 décembre 2018
Tout d'abord, ce qui m'a frappée, la référence flagrante et glauque au film "Ça" de S.King. Oui oui !!
1- Georgie de M. Poppins est le même acteur que.. Georgie de Ça.
2 - Dans les premières scènes nous le voyons en premier plan, avec des ballons sortis de nulle part derrière lui près d'un banc.
3 - Quelques minutes après, il se met à courir avec un cerf-volant sous la pluie vs son bateau en papier dans Ça.
4 - Dans la scène de la baignoire il plonge pour récupérer un jouet bateau parmi les nombreux jouets que M. Poppins jette dans l'eau... Ce bateau que Georgie dans Ça tente de récupérer avant qu'il ne se retrouve dans les égouts.
5 - A la fin la scène des ballons où l'on demande à Georgie de choisir un ballon... Et que M.Poppins se retrouve avec un ballon rouge (comme celui de Ça) sorti de nulle part alors que tous les autres sont pastels...
En ben j'ai beaucoup aimé, connaissant bien les S.King, ça a donné un ambiance particulière et décalée, je ne comprends pas trop pourquoi avoir mis cette référence mais j'ai trouvé ça inattendu et original.

Malgré les nombreuses critiques négatives, j''ai pourtant beaucoup aimé le film. Beaucoup de rappels et de clins d'œil au premier même si pas excessivement recherchés, mais un scénario légèrement différent avec des scènes magnifiques et entraînantes, des couleurs vives et de jolies costumes, des chorégraphies parfaites et de belles chansons.
J'ai également beaucoup aimé les nombreuses références aux autres films et dessins animes : Alice au Pays des Merveilles, Aladdin, l'Apprentie Sorcière, Peter Pan...
En revanche je n'ai pas forcément aimé le fait d'entrer trop rapidement dans le monde magique de M. Poppins avec la scène de la baignoire. Beaucoup trop rapide, les enfants n'ont pas le temps de faire connaissance avec là nounou...et nous non plus suis je puis dire.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2018
Ce n’est pas pour dire mais cette Mary Poppins a plus de gueule que notre « Joséphine ange gardien » nationale ! Blague à part, ce remake du classique de 1964 déguisée en suite est un pari réussi haut la main tant la réussite de l’original est au rendez-vous. L’émerveillement est quasiment constant devant ce défilé de bons mots, de chorégraphies aériennes et de beaux sentiments. Durant deux heures, on a le sourire vissé aux lèvres et les yeux embués par l’émotion, nostalgiques d’une époque et d’un lieu que l’on n’a pourtant pas connu. Et c’est là toute la maestria de Rob Marshall, de parvenir à faire revivre des époques (avec leurs clichés certes, mais dans ce genre de film ce n’est absolument pas un problème), de nous les rendre palpables et de nous donner envie d’y faire un bond en arrière. Sa plus grande réussite dans le genre étant l’indétrônable « Chicago », certainement l’une des meilleures comédies musicales de tous les temps. Ici, s’il y a une chose dont on est sûr, c’est que si l’on accepte de retomber dans l’état d’esprit de celui ou celle que l’on était bambin à la vue du « Mary Poppins » de Stevenson, de retrouver son âme d’enfant en somme, ou que tout simplement on n’en est encore un au fond, il est impossible de ne pas s’amuser devant les (més)aventures de la famille Banks. Une famille à laquelle Mary Poppins vient une nouvelle fois porter secours vingt ans après. Il y a une espèce de grain de folie, de magie qui opère et nous transperce dès les premières images.

Et si « Le retour de Mary Poppins » est un film réussi c’est aussi bien grâce à Rob Marshall avec son inventivité visuelle et son sens du tempo que grâce à celle qui reprend le rôle mythique et culte de la charmante nounou. Et pour incarner cette Mary Poppins version 2018, il fallait une actrice à la fois discrète mais charmante, une actrice au pedigree déjà bien fourni mais pas trop star non plus, une actrice qui sache à la fois être malicieuse, autoritaire et bienveillante. Avec Emily Blunt, les producteurs ne s’y sont pas trompés. Dès son arrivée du ciel, on sait qu’elle est faite pour le rôle. Entre la flic de « Sicario », la mère aux abois de « Sans un bruit » et peut-être la future Poison Ivy de l’univers DC Comics, la comédienne nous offre une palette de rôles variés et impressionnants qui font qu’il faudra désormais compter sur elle. Elle ne souffre jamais de la comparaison avec Julie Andrews par ailleurs. On reprochera au film, non pas ses superbes chorégraphies et scènes de danse mais les deux ou trois séquences où les acteurs se mettent à chanter seul pour exprimer leurs sentiments et qui passent très mal ici, contrairement à Broadway. Et peut-être une deuxième heure moins endiablée que la première avec quelques longueurs. Car la première partie du film dispose d’un morceau d’anthologie, à la fois prouesse technique et moment d’enchantement total, lorsque les personnages sont projetés dans une porcelaine et que l’animation à l’ancienne se mêle aux prises de vues réelles. Une vingtaine de minutes ébouriffantes et époustouflantes. Enfin si le coucou de Meryl Streep permet une scène amusante mais c’est tout, c’est surtout l’ensemble féerique et une bonne dose d’émotion et d’humour attendrissant qui font de ce retour bienvenu, un parfait moment pour les Fêtes de fin d’année.

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Cinema
Cinema

11 abonnés 33 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 décembre 2018
une énorme déception pour moi..... des images simplement magique mais un scénario bâclé et surtout le film traine en longueur et plus le temps passe plus nous avons envie de changer de salle... vraiment dommage
Fanfan
Fanfan

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2018
Trop de chants, trop de danses (ils sont retombés dans le même travers que le premier film) et moi même je me suis ennuyée. Par contre les acteurs étaient très bons. Mais je pense que les enfants n'accrocheront que très peu à ce film qui se veut d'un autre âge, volontairement désuet. Peut être est ce là l'erreur, il me semble que cela aurait été super de transposer Mary Poppins à notre époque, cette époque où nos petits enfants pourraient se reconnaître. Quand on a envie que le film se termine et que mes petites filles me disent "Je m'ennuie", on a compris. Dommage pour l'actrice qui joue le rôle de Mary Poppins car, point positif, elle est vraiment super dans son rôle. Conclusion, je n'ai pas retrouvé la magie du premier et mes petites filles (9 ans et 4 ans) n'ont pas aimé.
Walter Mouse
Walter Mouse

547 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2018
En cette fin d'année 2018, Disney brûlent leur dernière cartouche en réveillant un mythe dont personne n'aurait jamais crû/demandé le retour. En ne comptant pas le biopic Dans l'Ombre de Mary, ce film béni a longtemps été épargné des plus viles exploitations (seuls DisneyToon Studios en dériveront un court-métrage, une dédicace hors-continuité avec The Cat That Looked At A King) mais dans une période où le studio aux grandes oreilles ne se soucie plus de violer ce qui est inviolable, la célébrissime nounou rejoint ses camarades crayonnés et une suite est commandée. Du moins, dans les faits. Car cela est attendu, c'est un bluff, la nouvelle tendance à Hollywood de faire des suites trouillardes à des références du cinéma agace le public à une vitesse prodigieuse. Star Wars, Halloween, The Thing, aucun n'est épargné et avec à chaque fois la même erreur, confondre codes et clins d’œil. Et autant dire que Disney sont des maîtres en la matière avec leur catalogue complet qui passe actuellement au bois de justice. Mary Poppins est-elle assez résistante pour empêcher l'humiliation? Les premières minutes vont faire durer le doute. À nouvelle ère, nouvelles méthodes de tournage. Rob Marshall filme en extérieur, livre quelques panoramas de la capitale anglaise, déplace sa caméra un peu partout dans la ville et sait qu'il va provoquer la surprise en revisitant deux décors, il nous fait entrer dans le parc pour la première fois, nous fait découvrir un gardien ferme, une mystérieuse vendeuse de ballons, une drôle de voisine accrochée à son toutou, c'est tout une partie inconnue de l'univers de Mary Poppins qui se dévoile avant la fin du voyage à l'Allée des Cerisiers où les bâtiments ne sont plus contemplés via les mêmes angles, une détonnation qui se confirme avec l'envol du cerf-volant. La mise en scène, bien que classique, est modernisée et semble promettre ce mélange de nostalgie et de rajeunissement. Comme on s'y attend, Le Retour de Mary Poppins va calquer sa structure, scénaristique comme musicale, sur le premier film pendant 2h15. Beaucoup des anciennes chansons auront leur équivalent version 2018, A Spoonful of Sugar devient Can You Imagine That?, Stay Awake et Feed The Birds fusionnent en The Place Where Lost Thing Go, Step In Time devient Trip A Little Light Fantastic etc... De même pour les personnages ou les péripéties. La danse des ramoneurs devient la danse des falotiers, l'Oncle Albert devient la cousine Topsy, l'entrée dans le dessin devient la plongée dans le bol de porcelaine etc... De quoi grincer des dents face à un nouveau remake caché. Et pourtant l'étincelle se produit. Dès que la gouvernante remet les pieds dans la maison des Banks et laisse son emprunte un peu partout (un regard vers le miroir, monter par la rampe d'escalier), Rob Marshall rassure en montrant qu'il ne compte pas nous émerveiller avec les mêmes fantasmagories, il va tantôt les utiliser comme des rappels comiques en banalisant ces tours de magie (la séquence du bain ne va pas appuyer le fait que Mary Poppins sort tout un bric-à-brac de son sac, la vieille Ellen n'a aucune réaction en la revoyant monter à l'étage), tantôt modifier leur signification dans l'histoire (les coups de canon de l'Amiral Boom) et surtout s'en servir pour créer de nouvelles émotions. spoiler: Il y aura entre autres cette belle scène où Jane et Michael sont sur le départ. C'est un fait exceptionnel, l'Amiral Boom descend sur le plancher des vaches, il nous est enfin accessible et se joint au voisinage pour encourager les deux adultes. Symboliquement, le geste est déjà fort mais le plus poignant reste de voir la maison totalement vide alors que nous nous nous étions habitués à son mobilier, sa décoration et ses bibelots quand l'horloge sonnait 6 heures du soir. C'est son âme qui se perd, la marque des parents qui s'en va. Les 15 minutes en animation traditionnelle étaient inquiétantes au premier abord car démontraient l'impossibilité de se séparer de l'héritage de Mary Poppins mais là encore, la séquence varie les ambiances, propose un spectacle music-hall extasiant, joue avec les formes du vase et s'achève sur un cauchemar, voilà quelque chose de neuf bricolé avec du vieux. Dès que la copie pointe le bout de son nez, Rob Marshall réussit à ajouter de l'inédit (les allumeurs de réverbères ont droit à une deuxième grosse apparition, la nurse s'immisce davantage dans les affaires des Banks, elle cache moins ses intentions puisque la famille la connaît cette fois-ci). Un autre bon exemple sera l'apparition de Dick Van Dyke en Mr. Dawes Jr., entièrement pensée pour l'applaudimètre. Si l'on est tenté de crier au Deux-ex machina (et on aura raison), l'idée de ressortir ce personnage tertiaire, témoin des miracles de la nounou, pour faire le lien avec le premier film est un élément de résolution génial, et confier le rôle à Van Dyke l'est tout autant. La présence d'Angela Lansbury au casting est également un merveilleux cadeau. Cette icône Disney (Mme Samovar, Eglantine Price), qui était d'ailleurs envisagée pour jouer le personnage-titre en 1964, a droit à une jolie intervention durant le final.
Mais bien sûr, il y a à côté de ça des choses moins réjouissantes. Premièrement, Rob Marshall tient tellement à prouver qu'il a compris le film de Robert Stevenson que tout dialogue évoquant la manipulation de Mary Poppins est dénué de finesse, le scénariste David Magee nous enfonce dans le crâne avec un gant de boxe ce qu'il faut interpréter au-delà de ces mini-aventures sauf que l'on est déjà au courant de tout ça, parce qu'il y a un premier film. Petit souci supplémentaire, les trois nouveaux enfants nous sont présentés comme débrouillards, serviables et mûrs pour leur âge. Dès lors, on se demande comment, à part pour une présence maternelle, Mary Poppins peut leur être d'un quelconque secours. La trempette dans la baignoire était-elle indispensable? Même si, pour être franc, le scénario sait reprendre plus intelligemment le concept du premier opus comme lorsque The Place Where Lost Things Go est reprise pour être chantée à Michael. Mais le plus énervant est cette idée idiote d'avoir écrit un méchant. Pas un personnage pathétiquement drôle comme l'était Mr. Dawes Sr. non, un vrai méchant, un obstacle. Alors que le script aurait pu avancer de la même façon sans lui. Dernier reproche, Lin-Manuel Miranda, comme on le craignait, n'est là que pour camper un sous-Bert. C'est un gai luron, un bon compagnon de Mary Poppins mais qui, en-dehors de son passage rap, n'a rien qui le distingue. Bert était clownesque mais il était impensable d'imaginer l'héroïne accomplir son but sans son aide. Il faisait le plus gros du boulot et il n'y en avait pas deux comme lui. Jack n'a été créé que pour le remplacer et semble s'inviter tout seul dans ce bazar. Viennent maintenant les deux plus gros atouts et pas des moindres. On ne pouvait rêver meilleure comédienne que Emily Blunt pour prendre la relève de l'immense Julie Andrews. L'actrice est une des plus talentueuses de sa génération et nous l'acceptons immédiatement comme la nouvelle Mary Poppins. Un poil plus stricte et moins jeune, elle est parvenue haut la main à se différencier de l'ancienne version tout en nous donnant l'impression de retrouver le personnage. Bref, elle est "à peu de choses près parfaite en tous points". Et le défi était énorme. Presque impossible. Défi et impossible. Voici les mots qui conviennent pour désigner la tâche qui attendaient les successeurs des Frères Sherman. Mary Poppins est indubitablement le monument musical de Disney, leur plus grande bande-originale, toutes œuvres et toutes périodes confondues, le synonyme de perfection. Marc Shaiman et Scott Wittman avaient du pain sur la planche et bon sang qu'ils s'en sont admirablement sortis. Déjà, il faut féliciter le compositeur et le parolier pour n'avoir voulu inclure que des nouveaux morceaux, ne faisant allusion aux musiques originales que le temps de quelques extraits. Les neuf titres-phare sont d'une qualité remarquable, épousant sublimement le style des Sherman et étant écrits avec autant d'amusement et de passion que les chansons cultes d'il y a 54 ans. Bien qu'il reste possédé par le spectre d'un classique inimitable, Le Retour de Mary Poppins procure une sensation de bien-être qui arrive partiellement à retrouver la magie que Walt Disney avait donné à son film-somme un demi-siècle plus tôt. À cette époque, nous faisions s'envoler un cerf-volant, aujourd'hui, le ballon a pris sa place et nous nous envolons avec lui.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2018
oublions la première version et venons a la magie (2018) d'une mise en scene éblouissante avec des morceaux de ballet étourdissant, mêlant dessins animés et personnages vivants. on peut regretter de ne pas entendre le "supercalifragislistiqueexpialidocieux) mais cette fresque pour enfants enchantera tous les âges par sa fraicheur, ses décors pastel et ses personnages savoureux. un vrai conte de noel sans mièvrerie et plein de charme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juillet 2021
Le cinéaste Rob Marshall a réussi un coup de maître. Il orchestre un magnifique second chapitre pour "Mary Poppins". On y retrouve avec joie certains personnages, tout en découvrant d'autres réjouissants protagonistes. Ils évoluent dans une histoire qui revisite avec subtilité les thèmes du précédent film (l'enfance, le rêve, l'optimisme, la transmission), spoiler: tout en étant nourrie par une émotion profonde à propos du deuil et du temps qui passe.

La comédie musicale bat son plein, soutenue par une somptueuse bande originale de Marc Shaiman et Scott Wittman, qui reprennent le flambeau des frères Sherman. On découvre une somme de superbes nouvelles chansons, et de subliminaux hommages aux titres originaux; d'autant plus agréables qu'ils sont discrets.
La mise en scène est extrêmement inventive; avec des décors, des costumes, et des effets spéciaux sublimes.
Enfin, les comédiens sont formidables, avec une mention pour Emily Blunt, qui a su ne jamais imiter Julie Andrews, tout en nous faisant totalement reconnaître cette héroïne mythique, charmante et mystérieuse.
Ce "Retour" n'est donc rien d'autre qu' une délicieuse friandise, et il est conseillé d'en reprendre.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2018
Lorsque Rob Marshall, réalisateur capable du très bon comme du pas terrible décide d'orchestrer un retour de Mary Poppins, cela donne forcément un des films de l'année qui intrigue : eh bien je dois dire que j'ai été conquis

Mary Poppins 1er du nom c'est quand même un monument de mon enfance, qui plus de 50 ans plus tard a extrêmement peu vieilli et transpire encore du charme d'antan.

Faire une suite n'est pas aisé dans le sens où succéder à Julie Andrews relève de l'impossible tant elle a su marquer des générations par son charme, son humilité et sa douce autorité. Bref Mary Poppins est un personnage culte d'un film culte.

S'inspirant de la suite des romans originaux de Pamela Travers, "Mary Poppins Returns" prend place 20 ans après, en pleine période de Dépression où l'on retrouve Mickaël et Jeanne Banks ayant bien grandi, cette dernière aidant son frère désormais veuf, père de 3 enfants, et en proie à de terribles dettes. Bien évidemment, la célèbre nounou "à peu de choses près parfaite"va revenir mettre son grain de sel.

Emily Blunt réussit le pari impossible de succéder à Julie Andrews, sans jamais singer ses expressions, tout en conservant le charme et la caractérisation que l'on connait.

Pleine de grâce et de professionnalisme, elle éblouit durant tout le film de son regard malicieux et sa prestance : tout simplement une grande performance tant dans les scènes d'humour, de drama ou bien de chant (superbe voix).

Lin-Manuel Miranda (le génial acteur-chanteur-rappeur d'Hamilton qui ouvre ici le film) joue ici un falotier facétieux, reprenant grandement la fonction détenue par Dick Van Dyke à l'époque (qui fait même un cameo dans le film à 93 ans!), apportant ses talents de performer et son énergie contagieuse jusqu'à la fin. Bref un régal à chacune de ses apparitions.

Le reste du casting, que ce soit Ben Wishaw (apportant une sensibilité étonnante ainsi qu'un caractère mélancholique à certains passages vraiment bienvenus),Emily Mortimer, Meryl Streep (dans un rôle loufoque où elle se fait plaisir et nous aussi), Colin Firth en méchant ou bien les 3 jeunes Banks, c'est un sans faute.

Si le film reprend grossièrement une structure similaire (pouvoirs de Mary dévoilés aux enfants, passage dans un monde en 2D, scène du sommeil ou encore numéro impliquant des falotiers/ramoneurs), cette suite arrive à se démarquer par un rythme mieux tenu, son émotion et bien sûr un aspect visuel impeccable.

C'est simple, dès l'ouverture du film jusqu'à sa conclusion, c'est un vrai régal pour les yeux, avec une réalisation efficace et surtout Dion Beebe (un de mes directeurs de la photographie favoris) qui offrent un panel de plans chatoyants de toute beauté, que ce soit une ruelle dans la brume ou sur les toits de Big Ben : on a là un des films les plus beaux de l'année indéniablement.

Mention spéciale aux divers effets spéciaux du film (l'original ayant eu l'Oscar après tout), extrêmement aboutis tant pour le pays de la porcelaine et ses séquences à la Roger Rabbit, ou lors d'une virée dans un monde aquatique fantaisiste.

Là encore, difficile de passer après les Sherman et leur bande-originale culte, pourtant Marc Shaiman s'en sort avec les honneurs devant le caractère intemporel et orchestral des diverses partitions, jusqu'aux divers numéros chantés (et il y en a !) accrocheurs et plaisants, ne reprenant absolument aucun son de l'original.

La reconstitution d'époque est excellente grâce aux décors de John Myrhe et aux costumes de Sandy Powell (habituée de Scorsese

En conclusion,"Mary Poppins Returns" est la digne suite qu'on était en droit d'obtenir, un film authentique et qui renoue avec une magie, une douceur, une chaleur sur l'enfance, l'insouciance et le pouvoir de l'émerveillement en nous mettant du baume au coeur.

Oui, c'est très bon !
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2018
J'allais être un peu dur, mais je me ravise.... En effet, ce film milite pour la magie de la danse, la magie des couleurs et la magie des hommes tout simplement. Bien entendu ça passe un peu par du "nunuche" mais pour un public très jeune, c'est assez naturel. Les costumes et les personnages font preuve d'un superbe travail. J'ai beaucoup aimé la légèreté des scènes, et danse et musique venant ponctuer certaines phases avec de très beaux effets. Emily Blunt n'est pas forcément le meilleur choix, bref. Un tout petit peu lent, mais la magie opère et pour les fêtes, ce n'est pas si mal !! **
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 décembre 2018
Je suis très mitigé . C’est un beau film, les images sont belles mais on ne retrouve pas vraiment de chansons qui reste en tête et qui marque vraiment le film .
Le premier mary poppins a des chansons qui donne le rythme au film et qui reste . la je reste un peu sur ma fin.
Il y a des scènes vraiment copié coller de l’originale
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2018
Une fantaisie charmante et joyeuse malgré quelques défauts, qui doit beaucoup au charme pétillant d'Emily Blunt.
Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
ghjughju
ghjughju

20 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2018
Je pense que Mary Poppins est mon film préféré, depuis petite je le regarde sans m’en lasser, je suis également une inconditionnelle de Julie Andrews, je suis donc allé voir le « retour » en sachant que pour moi il n’égalerait jamais le premier mais quand même en lui laissant sa chance.
Les décors m’ont beaucoup plus, les enfants sont sympathique, Émilie Blunt est très attachant et on est content de retrouver Jeanne et Mickael. Jack en compagnons de route remplace assez bien notre homme à tout faire et la cousine de Mary est jouée divinement par Meryl streep. Les clins d’œil au premier film sont nombreux et les mélodies également.
Mais voilà... aucunes chansons qu’on a envie de fredonner en sortant de la salle, Mary Poppins est presque un personnage seconder, certaines scènes sont des copier colle du 1er (certains diront hommage, je dis loupage) et c’est vraiment dommage.
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