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Laurent C.
295 abonnés
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3,5
Publiée le 23 décembre 2016
Elle n'a peur de rien Isabelle Huppert ! La voilà dans la peau d'une ouvrière dans une usine agro-alimentaire quelque part dans le centre de la France. Mais elle n'a pas été que manutentionnaire. Il y a quelques années, elle a été Laura, une chanteuse sélectionnée à l'Eurovision, pour une chanson kitch à souhait. Elle est reconnue par Jean, un jeune intérimaire, qui, en plus de tomber amoureux d'elle, s'enquiert de la remettre sur le devant de la scène. "Souvenir" n'est peut-être pas une œuvre cinématographique inoubliable, néanmoins, le réalisateur belge, Bavo Defurne au nom totalement improbable, a fait un film attachant, attendrissant et surtout qui ne se prend jamais au sérieux. Et c'est là la réussite de ce long-métrage, à savoir que le parti-pris est nécessairement léger. Huppert se débrouille très bien dans ce rôle de chanteuse alcoolique et les personnages qui l'entourent, à commencer par Kévin Azaïs qui était grandiose dans "Les combattants" sont tout à fait à la hauteur. Elle prend au sérieux ce rôle, même si la vacuité des sentiments, la désinvolture des textes de chanson prédominent dans ce récit sans importance. "Souvenir" rappelle la fonction première du cinéma : la détente et il est indubitable que l'objectif est atteint.
Une prise de risque une fois de risque une fois de plus réussie pour Isabelle Huppert, très grande comédienne sublime dans ce rôle de chanteuse oubliée sur le retour. En prime une belle histoire d'amour tumultueuse et la voix d'Isabelle Huppert interprétant avec talent quelques chansons. J'ai aimé ce film bien écrit avec beaucoup de sensibilité.
Un film tout mignon ; belle part au vintage ; des canapés aux micros ; et une beauté des images kitches ; que ce soit allongée sur un lit d'hopital ou un verre à la main. Pierre et Gilles jusqu'au bout ; intéressant aussi.
Ce film manque vraiment de vraisemblance, le thème central étant la chanson et Isabelle Huppert ayant de nombreux talents mais pas celui d'une chanteuse ! Pour le reste, le film se laisse regarder sans déplaisir mais reste plutôt modeste.
Avant d’aborder le second long-métrage de Bavo Defurne, comment ne pas souligner la beauté de la photographie de l’affiche réalisée par Pierre et Gilles. Comment résister ensuite à découvrir une Isabelle Huppert aux côtés du jeune Kévin Azaïs qui ne cesse de nous étonner. Souvenir c’est l’histoire d’une chanteuse oubliée qui, il a quelques décennies, avait participé à l’Eurovision. Aujourd’hui elle travaille dans une usine et un jeune boxeur va la reconnaître. Sa fascination pour elle va l’inciter à tout faire pour la remettre sur la route de la chanson. Le duo improbable nous séduit dès les premières séquences de leur rencontre. Ils sont beaux et leur charme nous captive incroyablement. Il faut dire que la mise en scène épurée et la qualité de la photographie et des plans aident à ce voyage quasi érotique. La chanson Souvenir a aussi quelque chose de chimérique. Souvenir est une comédie romantique qui se joue du strass dépassé et l’amour intemporel. Nous sommes hypnotisés. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
À mon goût ce film est mauvais, j'aime bien Isabelle et j'adore Kevin mais là, le couple ne colle pas, l'écart d'âge est énorme, on n'y croit pas un instant !!
Pas fameux ! Qu'est donc venue faire Isabelle dans ce film aussi guimauve que vieillot et d'une fadeur extrême, elle l'intellectuelle, elle la sulfureuse ? L'histoire, très peu crédible, ne suscite aucune émotion. Pour les inconditionnels d'Isabelle Huppert, et encore ... Elle n'est pas à son meilleur dans ce film. .
Ce souvenir d’un moment où Isabelle Huppert pousse la chansonnette façon Pink Martini ! ♥♥ Synopsis : Une chanteuse oubliée, qui a autrefois participé à l’Eurovision, rencontre un jeune boxeur qui va la convaincre de tenter un come-back.
Souvenir où comment faire renaitre de ses cendres une ancienne gloire de l’Eurovision ! Si le pitch semble alléchant, le long métrage de Bavo Defurne ne tient malheureusement pas complètement toutes ses promesses. En effet, la dramatisation peine à s’installer, là faute sans doute à une économie de moyens assez visibles à l’écran. Certes l’ensemble est resserré sur les deux personnages principaux mais quelques altercations ne sonnent pas très justes dans leur intimité. On a du mal à croire à cette idylle entre « l’ancienne » et le « petit jeune » de 22 ans. Pourtant le cadre et la photo sont beaux…
On pense forcément à Quand j’étais chanteur mais en moins bien. Isabelle Huppert semble un peu trop laissée à elle-même pour trouver un personnage assez neutre. Car prendre la grande comédienne française crée forcement une attente qui peut laisser sur sa faim. Ainsi si les premières minutes sont assez intéressantes, la dramaturgie s’essouffle complètement quitte à en devenir très (trop?) prévisible. Ce qui reste, c’est la joie de revoir sur grand écran Kevin Azaïs (deux ans après Les Combattants) lui assez bon en amoureux transi.
J'avais très peur de ce film, peur d'un côté décalé et loufoque et je dois dire que je n'aurais pas beaucoup misé dessus et bien je me suis gourré en beauté ! Ce film est délicat, tendre et émouvant et pour une fois Isabelle Huppert est au top ! Elle n'a pas un rôle bizarre et tordu et cela lui va très bien ! J'ai adoré suivre l'histoire de cette ex-chanteuse, has been et loseuse, qui s'amourache d'un jeune boxeur qui veut relancer sa carrière. C'est drôle, touchant et frais et la chanson de Pink Martini est très plaisante à rester en tête. Bref un joli film sur la solitude, le succès et l'amour !
En 2006 sortait Quand j’étais chanteur, petit bijou où brillait un Gérard Depardieu reconverti en chanteur de variétés sur le déclin. Dix ans plus tard et pour son second long-métrage, le réalisateur Bavo Defurne en propose une variante des plus délicieuses où c’est Isabelle Huppert qui, cette fois, incarne une chanteuse à succès tombée dans l’oubli depuis des décennies puis subitement ramenée sous le feu des projecteurs. La grande qualité de Souvenir est détenue dans son titre-même : le passé douloureux sert de base dramatique à un édifice qui mime, par sa structure, le mouvement mécanique de deux machines. La première machine, c’est le travail à l’usine, rythmé par ses rituels, ses mouvements répétitifs au son d’une sirène qui indique l’heure de déjeuner puis la fin de la journée. Defurne n’hésite pas à appuyer l’incessante routine de nos protagonistes en réitérant de façon quasi similaire leurs gestes et leurs postures mis sur le même plan que les barquettes de pâté soigneusement décorées. À cette première machine succède une deuxième dont les rouages reproduisent ceux subis des années plus tôt, les rouages de la célébrité d’abord fragile, vite confirmée sur la scène de l’Eurovision. Le pâté a cédé sa place à la chanson, avec, dans les deux cas, la répétition ad nauseam d’une partition faite de sons et d’attitudes figées. Le show business ne vaut donc guère mieux que l’usine agroalimentaire. Pire, il éloigne les amants qui avaient su unir leur désillusion et fonder quelque chose, écrire le premier jet d’une histoire dont la beauté aurait dû imprégner les textes de la chanteuse. Or, elle l’a fait, un peu dirons-nous. « Joli garçon » en témoigne. Et avec cette chanson naît l’espoir d’une réunion, espoir qui se verra comblé, enfin. Souvenir brosse le magnifique portrait de deux amants que l’âge et les rêves étaient censés repousser, mais que l’amour et la foi en l’autre lient pourtant. Il suffit de voir le personnage de Liliane quitter sa chambre d’hôpital et gagner le couloir tel un spectre sorti des entrailles des programmes télévisuels – elle est son ombre, à savoir Laura – pour saisir la puissance dramatique voire tragique de ce couple destiné à s’aimer contre vents et marées. Pour l’incarner, deux acteurs impeccables, à commencer par Kevin Azaïs qui sert ici au réalisateur de corps porteur d’un érotisme diffus. « Seul vit l'amour / Où vit l'envie ».
Le film est construit autour d' Isabelle Huppert, donc le réalisateur se croit obliger de créer toute une atmosphère art et essai, Rythme lent, personnages taiseux avec plans rapprochés sur les visages... Bref le film n'avance pas et on s'ennuie. D'autant plus que si l'histoire pouvait être intéressante la manière dont elle est filmée ici la rend inintéressante et peu crédible.
Dominé par la présence lumineuse d’Isabelle Huppert, un conte de Noël qui ose l’artifice pour mieux nous plonger dans son univers léger et pétillant. Difficile de ne pas sortir de la salle sans avoir la joli musique de Pink Martini en tête.
Vrai plaisir à découvrir ce film original, tendre, humain. Le scénario parvient à nous surprendre mais sans effet, avec un bel équilibre réalisme/fiction, idem pour l'esthétique sur le fil du réalisme et du conte. J'ai vraiment bien marché à cette histoire, c'est drôle, c'est sensuel et touchant. Et bien sûr, la rencontre entre deux très beaux acteurs, très différents, uniques en leur genre. A voir!
Un film à réserver en priorité aux cinquantenaires aimant les jeunots et inconditionnelles d'Isabelle Huppert. Kevin Azaïs y joue cependant une belle partition et rend le film émouvant. Bref, ça se laisse voir.