La Danseuse
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2016
La réalisatrice Stéphanie Di Guisto s’est inspirée de l’œuvre de l’écrivain italien Giovanni Lista pour sortir de l’oubli le personnage de Loïe Fuller (1862 – 1928) qui va devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque jusqu’à danser à l’Opéra de Paris. Pionnière de la danse moderne, cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes de bambou, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus, inventant sans cesse , utilisant les éclairages naissant pour jouer avec la lumière…Elle s’y brisera le dos, se brulera les yeux à la puissance des éclairages…Sa rencontre avec Isadora Duncan, qu’elle prend dans sa troupe de danseuses, jeune prodige avide de gloire, adepte d’un retour au modèle des figures antiques, d’une plus grande liberté du corps, osant s’exhiber presque nue, nimbée de voiles vaporeux , va précipiter sa chute en ce début du 20ème siècle...Les scènes de danse sont des moments magnifiques , la réalisatrice a choisi de retranscrire cette danse, ce déploiement du papillon, sans trucage, dans les conditions de sa création…ce sont des moments magiques, soutenus par des extraits musicaux éclatants…ces jeux de lumière contraste avec l’atmosphère plutôt sombre des autres scènes, tournées dans l’obscurité ou la pénombre d’appartements à la décoration chargée…Loïe est accompagnée par Gabrielle (Mélanie Thierry) , à la fois amie, confidente et mentor, tantôt ferme (elle tient les cordons de la bourse), tantôt douce et apaisante. La réalisatrice n’a pas voulu reprendre la liaison amoureuse que Loïe et Gabrielle avaient nouée dans la vie réelle…elle a introduit, un dandy souffreteux et éthéromane, Louis, Comte d’Orsay ( Gaspard Ulliel) dont la relation trouble qu’il noue avec Loïe n’apporte pas grand-chose au film…Soko, joue une Loïe Fuller, sûre d’elle, sûre de ses choix esthétiques, chargée d’une extraordinaire énergie, éprouvant son corps plus comme une athlète qu’une ballerine et qui va se retrouver broyée par tous ces accessoires qu’elle introduit dans son jeu…Isadora Duncan, (Lily-Rose Depp) , plus jeune, plus lumineuse annonce une nouvelle époque…Stéphanie Di Guisto nous donne là un film envoutant, voué à la beauté…un film de femmes, où les hommes restent de simples spectateurs…
Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2016
Loïe Fuller a grandi en Amérique auprès d'un père alcoolique qui meurt brutalement. Elle rejoint alors sa mère puis réussi ensuite à partir pour Paris où elle va devenir une danseuse toute particulière des Folie Bergères et va devenir une star adulée de son public
Jamon-de-Baiona
Jamon-de-Baiona

17 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2016
Cette histoire aurait pu être un beau film d'auteur. La tentation manifeste des producteurs de surfer sur la vague de la mode "Soko" a rogné les ailes pourtant magnifiques de cette "fée lumière" qu'était Loïe Fuller. Pourtant, le talent de Soko ne démérite pas et vaut plus que ce que l'on veut bien en montrer ( les rappels de la vie intime de cette jeune artiste sont superflus). Le principal défaut selon moi est que la réalisatrice ne va pas assez loin. Elle survole la plupart des sujets importants de l'histoire : la concurrence avec Isadora Duncan (Lili rose Depp, magnifique), leur relation personnelle ( oui, non, j'y vais, j'y vais pas), le succès phénoménal suscité à l'époque ( la dernière scène où on lui ouvre un peu le rideau est pathétique), la relation avec le public français ( cette danseuse franco américaine arrivée sur le sol national avait de quoi intriguer). Quant à Gaspard Ulliel, on va sûrement m'étriper mais il n'avait rien à faire dans ce film sinon montrer sa plastique irréprochable et jouer (encore) de son regard ténébreux. J'aurais préféré mille fois voir Denis Menochet dans son rôle plutôt que son apparition au début. Meme si je suis sévère, allez voir ce film qui est un premier film, je crois, sauvé par l'interprétation de ses deux artistes danseuses. J'oubliais Mélanie Thierry, superbe, et François Damiens un peu perdu dans ce contre emploi mais toujours très bon.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 octobre 2016
un film un peu plat c'est toujours pareil. les danses sont identiques comme si ce n'était qu'une seule danse pendant tout le film malgré ça Soko est fabuleuse quant à Lily rose ..... que fait elle dans ce film !!!!! rien puisqu'elle est doublée pour la prestation dansante ! donc la réalisatrice aurait dû prendre un petit rat de l'opéra ça lui aurait coûté moins cher !
fasskinder
fasskinder

33 abonnés 304 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2016
ça aurait pu être un très bon film. Souci : tous les aspects dramatiques sont confinés en 2ème plan... du coup, on a droit qu'à la bande annonce du film (vue pendant 4 mois, merci !) Que dire de la fille de Deep ? Elle ne sait pas jouer, point barre. Les relations lesbiennes sont censurées.... En résumé, un film qui n'ose rien, qui ne danse pas.
Agathe R.
Agathe R.

15 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2016
J'ai aimé la première partie du film mais moins la deuxième où il y a quelques longueurs. Les éclairages et les couleurs sont très beaux. J'ai passé un bon moment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2016
J'ai adoré ce film. Merci à Stéphanie di Giusto qui a bien fait ce film.
Ce film est surprenant. Les actrices et acteurs sont vrais ils ont su bien ressentir les personnages.
Les couleurs du film sont magnifique. On voit que Stéphanie a fait une grande école d'Art.
La musique est belle.
L'histoire est belle et un peu cruelle.
Rien de négatif à dire sur ce film que j'ai vraiment profondément adoré.
Merci de nous avoir donner du beau
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 octobre 2016
L'histoire est très intéressante, la performance de Soko est superbe ! Les scènes où elle danse sur scène sont hypnotisantes !
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2016
Louie Fuller est incontestablement un personnage de cinéma à part entière dont il est logique qu’un film raconte une partie de la vie. Une histoire très cinématographique pouvant mêler constat d’une époque, portrait de femme et réflexion sur l’art. Malheureusement, la réussite n’est pas vraiment au rendez-vous en dépit d’un film intéressant et sporadiquement passionnant. « La Danseuse » pêche par manque d’un angle défini par lequel regarder cette histoire. Las, on assiste à une biographie classique et imparfaite, sans aucune aspérité, alors qu’elle aurait pu être vibrante et sulfureuse. Trop de thèmes sont effleurés au lieu d’être creusés avec la volonté de rester tout public et de traiter une carrière dans son ensemble. Le « Saint-Laurent » de Bonnello, par exemple avec comme facteur commun l’acteur Gaspard Ulliel, montrait que de choisir des fragments de la vie d’un artiste pouvait s’avérer un excellent choix.

Quant à l’interprétation, elle est sans aucun doute de qualité mais toutes les relations entre les personnages et - donc avec celui du rôle titre interprété par Soko -ne sont pas assez approfondies, ce qui aboutit à une frustration pour le spectateur et un sentiment d’inachevé. Que ce soit les rapports avec le personnage joué par Ulliel, l’admirateur amoureux et triste, ceux avec la danseuse opportuniste jouée par Lily-Rose Depp, incarnant la fascination et la tentation, ou encore la relation avec le personnage de Mélanie Thiéry, représentant soutien et appui, on est tristes de voir que tout reste en surface. Les rôles sont habités mais on ne leur donne pas assez de place pour exister quand certains rôles sont même sacrifiés (François Damiens par exemple, pas très à l’aise).

Heureusement, le point d’orgue du film est constitué des ballets de la danseuse qui sont sublimement mis en scène et chorégraphiés, c’est somptueux et c’est ce qui constitue le meilleur atout du film. Comme lors de cette fulgurance esthétique pouvant s’apparenter à une publicité pour parfum où l’on voie Louie Fuller et ses danseuses s’entrainer dans le jardin d’un château sous une palette automnale : brillant. Dommage que l’on sente un manque de budget flagrant, notamment dans les scènes américaines, et que trop d’ellipses maladroites sème des embuches à la narration. On sent que la réalisatrice a fait les bons choix de mise en scène mais s’empêtre dans son scénario avec une seconde partie plus brouillonne et répétitive.Mais le long-métrage permet de découvrir une artiste méconnue aujourd’hui et de la remettre sous les feux des projecteurs.
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2016
Premier long métrage pour Stéphanie Di Giusto, qui signe une magnifique retranscription de Loïe Fuller (aux côtés du directeur de la photographie Benoît Debie (Love…)). Film militant, enivrant, créatif, inspirant, mettant en exergue le parcours impensable de cette danseuse atypique et les doutes de la création. Un casting magnifique où la chanteuse Soko brille de justesse et de talent. Musique magnifique (de Nick Cave et autres).
Alexis R.
Alexis R.

11 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2016
On peut diviser le film en 2 : la première partie quasi parfaite et la deuxième beaucoup trop longue et moins intéressante
Mention spéciale à Soko que je découvrais et qui montre de réels talents d'actrice
Les scènes de danses sont magnifiques et illustrent bien le talent qu'avait Loïs Fuller
Emma Schell
Emma Schell

11 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2016
« Mademoiselle, me ferez vous l'honneur de m'accorder la prochaine danse ?

— Oh mon brave ami ! Merci pour votre invitation mais je ne puis accepter... 1 heure 52 à guincher, m'impatienter, me dandiner, auront eu raison de mon enthousiasme de départ.

— Soko ne vous pas bien guidée lors des pas de danse ?

— Détrompez vous ! Sa performance a été tout bonnement incroyable... D'autant plus qu'elle n'est pas doublée sur les chorégraphies, elle - à la différence de Mlle Lily Rose Depp - Elle m'a paru habitée par son rôle, tour à tour, vibrante, émouvante, fragile... Remarquable vous dis-je !

— Alors, pourquoi restez vous renfrognée sur votre chaise ?

— Parce que ce film aurait pu - aurait du - être un chef d'oeuvre avec sujet si ambitieux. Mais les choix hasardeux ? de la réalisatrice en auront décidé autrement... cassant le rythme, alternant envolées sublimes et piètres séquences.

. Quelle drôle d'idée d'alourdir ce biopic en inventant le personnage de Louis, campé par Gaspard Ulliel ? "J’avais besoin d’une présence masculine dans ce film peuplé de femmes. Loïe Fuller était homosexuelle et il était important pour moi de ne pas en faire le sujet du film. Louis Dorsay me touche beaucoup : c’est l’homme sacrifié du film" expliquera la réalisatrice par la suite - A la réflexion, je ne sais pas qui du film ou de l'homme aura été sacrifié ?...

Pourquoi avoir tant mis en avant la fille de Vaness' pendant la promo ? 10 minutes d'une prestation insipide MAIS qui a tout d'une grande selon notre meneuse de revue - je m'emporte mais je suis un tantinet courroucée - : " Dès la première scène, j’ai compris que j’avais affaire à une star. Elle m’a bluffée. Lily-Rose, qui n’a que 16 ans, n’a peur de rien, et est incroyablement à l’aise dans son corps. Alors que Soko a dû s'entraîner durant des semaines, elle, a tout de suite collé au personnage." Soko appréciera...

— Il me semble évident que vous avez passé une bien mauvaise après-midi ?

— Pas tout à fait. Tout n'est pas noir, tout n'est pas rose au cinéma... Ce film m'aura fait découvrir Loïe Fuller, pionnière de la danse moderne dont il ne me reste plus qu'à acheter les mémoires "Quinze ans de ma vie" pour mieux comprendre La Danseuse.
Deaders
Deaders

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2021
Tres bon film bonne palethe d'acteur et bonne mise en scène seul reproche le personnage d’Isadora passe un peu inaperçu.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2016
Comme l'éther qui est la raison d'être du comte , je suis reste a aimable distance de l'héroïne enveloppée de papier glacé de magazine et de soie vaporeuse .
Il ne s'agit pas de la caméra d'un David Hamilton loin de la , mais d'une même élégance de style qui entoure indifféremment les jeunes danseuses gambadant dans les prés et les bois avec l'héroïne et l'auto en feu du comte au milieu des arbres .Y a t'il vraiment un drame sur l'écran ?
La tension est délicatement évaporée comme avec Isadora Duncan . Pourtant il y a de la chair mais elle reste rose ou légèrement rougie , à peine fouettée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 octobre 2016
J’étais très curieuse de découvrir La Danseuse, avec ses sept nominations cannoises, sa médiatisation grâce à Lily-Rose Depp et, il faut bien le dire, sa polémique autour de l’homosexualité dans le cinéma français. Ne rejetez pas ce film : il vaut le coup d’œil, et mérite qu’on le découvre au cinéma. Les reproductions des danses sont magnifiques et Soko livre une interprétation hors-norme, bouleversante d’émotions.
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