Derniers Avis : Sicario La Guerre des Cartels - Page 17
Sicario La Guerre des Cartels
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Quentin H.
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4,0
Publiée le 4 juillet 2018
Sicario (2) : la guerres des cartels, réalisé par Stefano Sollima, avec Josh Brolin, Benicio Del Toro, Isabela Moner...
Deuxième volet de la (futur) saga Sicario lancée en 2015 par Denis Villeneuve. Encore une fois, un film d'action en rapport avec l’actualité américaine. Encore une fois, le film laisse le spectateur sans voix devant cet opus avec un suspense à couper le souffle. Que ce soit les scènes d'actions réalistes, les décors, le jeu des acteurs avec une mention spéciale au duo Brolin / Del Toro et le scénario écrit encore une fois par Taylor Sheridan. Sans oublier la musique qui cette fois est composé par "l'assistante" du compositeur attitré de Villeneuve : Johann Johannsson, décédé il y a près d'un an environ.
Enfin, on en ressort de la salle bouche bée après un spectacle impréssionnant. 17/20.
Évidemment, la première question qui nous vient à l'esprit en découvrant l'existence de "Sicario La Guerre des Cartels" c'est : Pourquoi ? Pourquoi diable avoir produit une suite au film magistral de Denis Villeneuve qui n'en appelait aucune ? Taylor Sheridan a beau avoir rempilé à l'écriture, Benicio Del Toro et Josh Brolin (mais pas Emily Blunt) repris leurs rôles respectifs, "Sicario" premier du nom se suffisait tellement à lui-même par ses nombreuses qualités qu'a priori, on dû mal à voir comment un deuxième opus pourrait prétendre rivaliser avec l'excellence de son prédécesseur, surtout sans Denis Villeneuve à la barre.
Pourtant, au bout d'à peine quelques minutes, Stefano Sollima tire les premiers coups de semonce d'une violence synonyme de terreur barbare qui nous choppe immédiatement. Pendant près d'une heure, impossible de ne pas être scotché par "Sicario La Guerre des Cartels", le film tisse une toile d'intrigues passionnantes où le gouvernement américain part en croisade belliqueuse contre la fourmilière des cartels mexicains en élargissant le champ des lois anti-terroristes. La frontière américano-mexicaine devient ainsi une poudrière à ciel ouvert où des explosions de sang menacent à tout moment de se répandre dans les paysages désertiques. Les manipulations du barbouze Josh Brolin et de son agent versatile Benicio Del Toro (bénéficiant tous deux d'une aura presque iconique en lumière du premier film) afin de créer des conflits inter-cartels impressionnent par leur froideur inhumaine simplement pour arriver à leurs fins et menacent sans cesse de prendre une forme de grenade dégoupillée prête à leur sauter à la figure. S'il ne l'égale pas sur la durée, le réalisateur de "Suburra" parvient toutefois à renouer avec l'intensité contagieuse de son prédécesseur, on reste toujours sur le qui-vive, à guetter tout comme le personnages le moindre gravillon qui pourrait enrayer les rouages de leur plan. L'idée de reprendre l'imagerie des convois indissociable du premier opus n'était peut-être pas la plus heureuse sur le papier - dur de rivaliser en même temps- mais Stefano Sollima contourne le problème en usant d'autres approches où la tension est bel et bien là, permanente, viscérale pour mieux éclater dans des pics de violence impressionnants et "Sicario 2" nous en enveloppe de bien brillante manière pour ne plus nous lâcher...
...du moins, pendant la première heure, car, en son centre, "Sicario 2" se met dangereusement à piétiner en connaissant un coup de mou d'une ampleur inattendue. Tous les fils scénaristiques savamment mis en place en amont ne vont en fait déboucher que sur une deuxième partie aux allures d'énorme transition vers un éventuel troisième long-métrage. À partir de ce moment, "Sicario 2" va certes s'échiner à construire une thématique de trilogie s'axant sur une revanche logique autour du personnage de Benicio Del Toro mais cela aura pour conséquence inévitable d'en faire une énorme baudruche qui ne va cesser de se dégonfler des ses bonnes idées et de sa construction autour des intérêts d'un seul personnage. Entre une humanisation grossière, même forcée en comparaison de la subtilité du premier film, et quelques twists cousus de film blanc, "Sicario" peinera désormais en permanence à renouer avec l'intensité de ses premiers instants et, pire que tout, s'achèvera sur une ultime scène en forme de teasing pour un épisode de conclusion, confirmant encore un peu plus ce statut de film en réalité futile et transitoire vers des événements bien plus majeurs.
De la part de Taylor Sheridan à l'écriture, on attendait forcément bien plus qu'une suite en forme de simple étape, lui qui a toujours su donner une identité tellement affirmée à chacun de ses films. Peut-être qu'un troisième "Sicario" nous contredira en dévoilant les plans d'une trilogie à juger avant tout sur ses qualités globales mais, pour l'heure, après la claque de Denis Villeneuve, ce deuxième film pris en tant que tel ne vaut que pour sa magnifique première heure avant de se perdre dans les préparatifs d'une prochaine conclusion.
Un tres bon debut avec une bonne ambiance pesante accentue par une bande son en adequation , une bonne fin également mais gros probleme entre car la tension retombe , le film ronronne et le temps semble long. Vraiment dommage.
Un thriller brutal, efficace et bien interprété qui souffre d'un scénario boursouflé qui finit par s'effondrer. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Si vous avez aimé la scène de la fusillade au poste frontière du premier Sicario, ce film va vous plaire. Josh Brolin est parfait en vieux baroudeur habitué à naviguer en zone grise, Benicio Del Toro est définitivement un grand acteur, il incarne à la perfection son personnage de vengeur mexicain désabusé. La surprise vient de la "gamine" du casting : Isabela Moner avait un petit rôle dans Transformer l'année dernière, elle joue ici tour à tour la furie, la fille à papa arrogante, la petite fille apeurée, donnant l'impression qu'elle pourrait tout jouer. Seul bémol, le scénario démarre comme dans le livre "Sur tous les fronts" de Tom Clancy, avant de rejoindre la suite du premier Sicario, puis de prendre une nouvelle orientation, comme si 3 scénaristes s'étaient relayés sans se parler. J'avais déjà ce sentiment bizarre dans le premier film de Denis Villeneuve, je ressent la même chose avec la réalisation de Stefano Sollima. Il manque ce petit truc, ce je-ne-sais-quoi pour que ce film soit excellent. Vivement Sicario 3 !!!
1er revu avant-hier et me réjouissais à l'idée de cette suite Sauf que le scénario est totalement foutraque et abracadabrantesque . . . Rien ne tient debout et on regarde bientôt sa montre ou la lumière verte de la Sortie de Secours ! C'est bien torché et honnêtement joué mais parfois risible d'incohérence. Bref, éviter surtout le 3ème opus à venir !
Le film est bien mené, on reste accroché jusqu'à la fin de l'histoire...prétexte à un numéro 3. C'est bien filmé, ça frappe fort, de façon assez similaire à " l'épisode " 1. Reste les incohérences et le scénario tiré par les cheveux pour limiter le plaisir.
Le premier volet, signé de l'excellent Taylor Sheridan et réalisé par l'incroyable Denis Villeneuve, avait mis la barre bien haute. Alors vouloir faire une suite était un peu dangereux. Et pourtant ce second volet relève le défi. Même si Denis Villeneuve n'est plus derrière la caméra, on retrouve le même scénariste et un nouveau réalisateur qui ont su garder l'essence du sujet et mettre l'histoire en lien avec l'actualité. Maintenant, il est question des migrants qui entrent aux USA via le Mexique illégalement afin de perpétrer des attentats. C'est assez prenant et terrifiant, surtout au début, et petit à petit se met en place le plan des américains qui se prennent pour les rois du monde croyant pouvoir faire ce qu'ils veulent des deux cotés de la frontière. Sincèrement, c'est hyper bien ficelé et on se laisse prendre par l'histoire sans problème. La réalisation est impeccable avec des séquences inventives et d'autres faisant référence au premier volet. La bande son donne un climat de tension. Les acteurs sont excellents. Benicio del Toro et Josh Brolin reprennent leurs rôles et sont très bons. La jeune Isabela Moner est très impressionnante. On regrette l'absence d'Emily Blunt dans ce volet. Mais comme tout laisse présager un troisième volet, peut-être y sera-t-elle de retour? En attendant, ce très bon thriller mérite qu'on s'y arrête.
3 ans après Sicario, revoici Benicio Del Toro et Josh Brolin dans une affaire liée aux cartels mexicains. Emily Blunt n'est plus là (snif), c'est désormais la très jeune Isabela Moner qui prend le relais féminin de cette histoire virile, violente et crue dans ce monde totalement immonde des mafieux profitant de la misère humaine autour de la frontière américano-mexicaine. Le rythme est correct, les moments de tension sont plutôt bien rendus, le scénario global tient bien la route, je n'ai pas ressenti un coup de coeur violent pour ce film, mais je reconnais avoir passé un assez bon moment dans cet univers féroce et dangereux. Plutôt pas trop mal. --> Site CINEMADOURG <--
Un second opus bien plus énergique et bourré d'action avec en fil rouge des sujets d'actualité comme le trafic de migrants et leur infiltration par les terroristes islamistes. Le tout se suit avec plaisir mais n'a pas ce côté énigmatique et plus cérébral que le premier volet. Les acteurs sont efficaces mais Hollywood en faisant toujours trop, un manque de crédibilité assez accentué quand même. Pas mal...
Le titre est souvent trompeur. J'avais adoré le Sicario de Gilles Villeneuve autant par sa réalisation que par son scénario haletant et nerveux. Ce Sicario 2 reprend les personnages pour les embarquer dans une histoire qui est à l'eau de rose, ne tient plus debout après les 20 premières minutes sa mièvrerie très" politiquement correct" est à l'opposé du premier film Dire que je suis très très déçu est en dessous de la réalité
On sort du film désespéré si l’on a cru y voir abordé le problème de la frontière entre Mexique et États-Unis. Donc il ne faut pas croire ça. Pas croire davantage que tout est machiavélique et manichéen dans le monde, qu’il s’agisse des mexicains frontaliers, de la CIA, du DEA, ou de la nouvelle drogue à faire passer (islamistes dont le but est de se faire exploser au Texas). Attention aux résonances contemporaines ! C’est suffisamment prenant comme action, thriller et violence, sans y ajouter du réel et du politique. Dans ces conditions-là (qui peuvent déplaire à beaucoup), le film permet de passer deux heures sans se rendre compte. On oublie soucis, voisins, fauteuils, chaleur, et même la barbarie, la civilisation, voire la guerre des cartels (qui est surtout dans le titre). Il y a des parenthèses superbes, comme ces personnages secondaires dans certaines séries télé, qui finissent par nous toucher plus que le sujet proprement dit. Mise en scène maîtrisée, bande-son dramatique, souvent délicieusement oppressante. "Pas de règles cette fois", entend-on dire. Promesse tenue ! Quoique non. D’ailleurs, tout n’est pas si manichéen puisqu’un tueur peut avoir un neurone qui n’obéit pas aux ordres, voire la larme à l’œil. Benicio del Toro et Josh Brolin excellent dans ces rôles ambigus. La fin de ces deux heures est toutefois étrange. On peut penser qu’elle est bâclée. Ou qu’elle est comme une séquence post-générique (annonçant un Sicario n°3). Espérons être dans ce dernier cas et même revoir leur partenaire féminine de Sicario n°1 –Emily Blunt manque en effet dans ce n°2, occupée qu’elle était avec Sans Un Bruit, le film d’horreur de son mari, et avec Le Retour de Mary Poppins… Cela dit, cette fin a le mérite de nous sortir de la torpeur où les images et les sons nous ont mis, et de nous faire revenir sur le scénario. Comme dans la saga Jurassic Park, il y en a qui croient savoir gérer le chaos qu’ils ont créé. Mais là, quand même, on fait croire qu’on fait croire tout en croyant qu’ils croient qu’on croit, tandis qu’on a oublié islamistes, cartels, etc. Scénario compliqué ou chaotique ?
C’était un superbe film d’action. On ne s’ennuie jamais et on apprend beaucoup de choses sur les migrants mexicain et les cartels. Je mets seulement 3 étoiles et demie car j’ai trouvé que la fin était bâclée.
Dans la série des suites que l’on n’attendait pas du tout, ce « Sicario 2 » se pose là! A priori inutile et sans aucune véritable raison artistique d’exister, cette séquelle semble pourtant installer les prémices d’un univers connecté où plusieurs histoires pourraient s’entremêler vue par différents réalisateurs. Un « Cartal Cinematic Universe » en quelque sorte où les truands, les trafiquants, le FBI, la CIA, les gouvernants, les politiques, la DEA, les kidnappeurs, le gibier humain, les barons de la drogue et la police remplaceraient les super-héros du Marvel Cinematic Universe en somme. L’idée est alléchante et quand on sait que Benicio del Toro et son personnage iconique d’Alejandro ainsi que Josh Brolin rempilent, aidés par un Taylor Sheridan de nouveau à l’écriture, on est conquis. En revanche, le personnage d’Emily Blunt a été gommé (en tout cas cette fois) et Denis Villeneuve laisse la caméra à Stefano Sollima, metteur en scène d’une œuvre toute aussi mémorable et magistrale que l’était le premier « Sicario », en l’occurrence l’excellent polar romain « Suburra » mais aussi de la série « Gomorra ». Bref, cette séquelle, sous-titrée « La Guerre des cartels », se présente en tous points sous les meilleurs auspices surtout avec le premier quart d’heure qui s’internationalise à la manière du « Zero Dark Thirty », en fondant la lutte contre le terrorisme avec celle contre les cartels mexicains de la drogue et le trafic d’humains à la frontière. Un sujet éminemment ambitieux pour une suite qui s’avère au final toute aussi passionnante que sa grande sœur quoique moins définitive et jusqu’au-boutiste. Peut-être est-ce l’effet de surprise en moins et l’impression d’assister à un film plus consensuel mais cependant tout aussi efficace.
Dans tous les cas, on apprécie la mise en scène au carrée de Sollima. A la vue des images et des séquences qu’il nous offre, on comprend que les producteurs ont eu le nez creux en le choisissant. Si nos nerfs sont peut-être moins mis à rude épreuve dans cet épisode que dans l’original qui jouait sur les pauses, l’attente et l’incompréhension du spectateur, c’est au prix d’un montage plus nerveux ici où les scènes chocs ultra violentes et les séquences d’actions se font plus nombreuses. « Sicario 2 » est beaucoup plus rythmé et les fusillades sont filmées de main de maître, elles sont lisibles et amples. Celle dans le désert, point culminant de film, est à l’égal de sa jumelle au poste frontière dans l’original. Moins sèche et inattendue certes, mais plus impressionnante et tout aussi radicale. Maintenant, le long-métrage ne révolutionne pas le genre (dominé par son aîné et par « Traffic ») mais le nourrit. L’histoire est complexe mais se suit sans trop de mal, les limites poreuses entre bons et méchants étant encore une fois la panacée. Il faut accepter d’être un peu dans le brouillard, comme l’est la situation dans cette zone dans la réalité. On regrette peut-être juste une fin très, trop, abrupte qui laisse un peu le spectateur sur sa faim. Mais « Sicario 2 » se positionne comme un excellent film dans le sous-genre devenu à la mode du film de cartel. Maîtrisé, prenant et sans concession, c’est du cinéma de haute volée.
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