Voir dans cette oeuvrette grand guignolesque une fable antiraciste, comme le proclame doctement la critique bien-pensante, me paraît très surfait. Cependant, au passage, ces Armitage (père, mère, fille, fils, et pas mal plus...) font une assez réjouissante synthèse de bobos (des deux côtés de l'Atlantique, ce sont les mêmes), comme ceux qui s'enthousiasment à la critique de cet horrifique "Get out". Si le début du film (qui semble effectivement pouvoir revenir sur la thématique d'un "Devine qui vient dîner ce soir", 50 ans après le film de Stanley Kramer - jusqu'à l'arrivée in situ : les parents de Rose n'ont rien de "racistes", puisque tout au contraire "Obama friendly", pour faire court) installe avec une certaine opportunité des éléments troubles, gagnant en caractère anxiogène avec subtilité, dès que l'on atteint le "climax" cette dernière disparaît en un éclair, et l'on tombe (à une variable près - mais alors que Chris, comme ses devanciers chez ces drôles de gens, soit noir, ne présente guère, voire pas du tout, d'intérêt : exit la charge contre le racisme des vilains Blancs à l'encontre des gentils Noirs) dans de l'horreur vue, et revue (avec ses bonnes vieilles figures imposées gore), en dépit d'une fin abrupte. Côté casting, seul atout : Katherine Keener (la mère). Pour moi, un pétard mouillé, tant sur le plan "politique", que sur le plan cinématographique.