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Adrien J.
150 abonnés
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2,5
Publiée le 11 février 2019
La favorite est un film réussi, sur le fond comme sur la forme. Techniquement c'est splendide, le montage et la photographie sont soignés, tout comme la mise en scène. Les décors et les costumes sont remarquables, mais ici ce qui nous intéresse c'est nos 3 actrices, prodigieuses et au sommet de leur art. Cependant, même si je liste actuellement les différentes qualités du long-métrage, je dois avouer être resté assez en dehors de ce dernier. C'est spécial, l'humour fonctionne très bien mais je ne sais pour qu'elle raison l'histoire ne m'a pas parlé plus que ça, j'étais assez indifférent à ce qui se passait à l'écran. Même si je reste mitigé, j'admets que c'est un bon film objectivement parlant. Mais mon ressenti est partagé si vous voulez.
Excellent film, avec un style bien particulier une vraie signature de Yórgos Lánthimos, les plans filmés pour certains en " oeil de poisson" et cerclés de noir font penser aux peintures d'El Gréco, le jeux des acteurs est remarquable et Emma Stone, entre autres, interprète son rôle à merveille, je le recommande vivement...
Excellent film. Malsain et sans pitié pour les trois protagonistes, très bien joué (oscar de la meilleure actrice pour O. Colman) il fera rire ou terrifiera par sa cruauté et son cynisme. en tout cas il ne laissera personne indemne.
Je conseille ce film à partir de 14-15 ans (une interdiction aux moins de 12 ans serait la bienvenue) 19/20
Plus proche de la farce que du film historique où 2 lointaines cousines se disputent les faveurs de la dernière héritière de la lignée des Stuart, « La Favorite » est portée par un trio des plus notables : Rachel Weisz, Emma Stone et surtout Olivia Colmar, distinguée à plusieurs reprises pour son incroyable interprétation de la Reine Anne. Le style Yórgos Lànthimos déstabilise quelque peu mais donne une manifeste disparité à un film drôle et incongru sur le pouvoir mais au scénario pas toujours fertile, un peu long et miné par une musique qui n’a jamais cessé de m’irriter deux heures durant.
Mon genre De film: J'adore les grands films avec décors et costumes et là on est au coeur de la splendeur (et miasmes) de la royauté et c'est absolument superbe ...la photographie est également très travaillée chatoyante ou même dans le noir , on se régale des plans visuels. .. la distribution est au top avec 3 actrices qui sont au sommet de leur art ...la réalisation est très audacieuse ...et le montage vigorifie le tout ...La musique est baroque et ne plaira pas à tout le monde mais c'est tout à fait mon genre de musique...le scénario aussi ne plaira pas à tout le monde puisqu'il y a des sujets très dérangeants comme (spoiling ) mais je dois dire qu'il y a vraiment beaucoup de rebondissements dans le film et donc vraiment une histoire très originale... et enfin une Olivia Colman qui à mon avis méritait largement le Golden Globe et qui part "Favorite" pour les Oscars on verra dans 3 semaines. Alors je dois dire qu'il y a un autre film qui a eu beaucoup de nominations pour les Oscars (je ne cite pas de nom) et que j'ai vu et que j'ai adoré( et que peut-être plus de personnes aimeront car il est plus abordable) aussi ce sont mes deux coups de cœur pour l'année et je vous recommande de ne pas rater ce film pour vous faire votre propre opinion en tout cas moi c'est mon style de film et j'adore ...Bien sur l'autre film aussi j'ai adoré
Après Canine, The Lobster et Mise à mort du Cerf Sacré, le réalisateur Yorgos Lanthimos revient cette année avec La Favorite, déjà récompensé par un Golden Globe et nommé pour une dizaine d’Oscars et de Baftas. Le film se déroule dans une Angleterre du 18ème siècle sous le règne de la Reine Anne, soumise à son amante Lady Sarah. Lorsque Abigail, une nouvelle servante fait son arrivée, la relation privilégiée de Sarah avec la Reine est immédiatement mise en danger.
Le réalisateur grec, déjà récompensé deux fois au festival de Cannes, possède un style visuel très particulier qui correspond parfaitement au caractère réaliste, presque brute, de l’intrigue. Le film porte son attention sur la cruauté des jeux de pouvoirs de ce milieu, les dénonçant avec un humour grivois revendiqué. Le décalage constant entre la période choisi et les anachronismes de langage crée un aspect comique insolite tout à fait prenant. Ce ton est également soutenu par l’inversion des rôles traditionnellement masculin et féminin. Le trio d’actrices est absolument remarquable, Emma Stone et Rachel Weisz gravitent de manière redoutable autour d’Olivia Colman, qui nous livre probablement sa meilleure prestation jusqu’à présent. La Favorite ramène sans ambiguïté la question de la sexualité et de ses enjeux dans le genre du film d’époque. L’oeuvre possède pourtant quelques longueurs dans sa deuxième moitié et semble un peu plus fragile dans le dénouement et, éventuellement, la fin de l’intrigue. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2019/02/05/la-favorite/)
Pourtant au départ ça partait bien, pendant on va dire cinquante minutes, on expose longuement les personnages, on voit celui d'Emma Stone prendre de plus en plus de place auprès de la reine, commence à sentir qu'il y a un jeu de pouvoir qui se joue entre elle et Rachel Weisz. Le problème, c'est que ça n'aboutit sur rien.
Le film se perd dans des niaiseries à base de caprices insupportables de la reine au lieu de jouer la carte de l'intrigue politique alors qu'il y avait tout pour. J'ai l'impression que le réalisateur a voulu absolument cantonner son histoire à ces deux femmes qui veulent être la favorite de la reine, mais sans jamais vouloir voir au-delà (ou sans pouvoir, c'est possible aussi).
Finalement cette lutte de pouvoir n'est que très rarement drôle, cynique ou que sais-je encore, c'est surtout assez convenu et prévisible. Alors je sais bien, c'est une « histoire vraie », mais il y avait sans doute moyen de faire naître plus d'émotions, plus de haine envers les personnages qui sont tous des salauds manipulateurs. Là on voit juste Emma Stone marquer des points face à Rachel Weisz et c'est tout.
Il n'y a même pas de grosse révélation où on se rendrait compte que Emma Stone est une manipulatrice, on le voit dès le départ... J'ai trouvé ça d'un plat... d'un ennui...
Et puis il y a cette fameuse mise en scène tape à l’œil... Mais si ça l'éclate de faire son film d'époque avec des ralentis putassiers, des très grands angles qui déforment totalement l'image... ça aurait pu participer à l'ambiance, s'il se passait le moindre truc dans son film... Qu'il s'amuse... Mais en pratique ça ne sert pas à grand chose, c'est plus un artifice pour dire « je suis différent »... Et c'est le moment où on explique qu'être différent n'est pas forcément une qualité et ça ne veut pas dire que c'est fonctionnel.
Bon je suppose que certains aimeront, grand bien leur fasse... Moi ça m'indiffère, je baille gentiment...
Finalement Lanthimos échoue à renouveler le film d'époque, à en faire une fresque cynique, pleine d'humour noir... Je trouve ça juste fade... heureusement qu'il y a le sourire d'Emma Stone, parce que ça sauve un peu le film. Le reste c'est des gesticulations pour faire croire qu'il se passe un truc dans un film qui se fait dépasser par son sujet et dont il ne sait pas quoi faire... et où Lanthimos choisit donc de ne rien faire, ne rien dire, ne rien proposer que de l'esbroufe.
De beaux costumes et décors, des performances d'actrices marquantes, mais que dire du reste... Difficile de ressortir enthousiaste d'un tel film. Le premier problème conséquent que j’observe, c’est le saut vers l’inconnu que Yórgos Lánthimos nous oblige à faire. En effet, on ne sait pas vraiment à quoi on a affaire en début de film et même si l’on comprend les enjeux entre cette reine déboussolée et ses deux confidentes, on a du mal à s’y intéresser. L’intrigue évolue assez lentement et même à la fin on se sait plus trop où on en est. Pourtant, quelques moments de tensions sont bien présents (mention spéciale aux scènes de souffrance de la reine où la musique est assez mémorable et pénible pour le spectateur, notamment avec l’archet qui frotte légèrement les cordes d’un violon…) et les acteurs parviennent à nous plonger dans cet univers macabre. C’est aussi une belle satire de la royauté, dans toute sa splendeur excessive. La réalisation est particulièrement bluffante avec des scènes filmées au grand angle dans d’étroits lieux, ce qui renforce le sentiment d’oppression. J’aurais aimé ne pas bouder ce film mais malheureusement, à force d’y réfléchir, je le trouve particulièrement creux et long. Cette idée selon laquelle une ancienne de l’aristocratie devenue bonne va se tirer la bourre avec la première confidente de la reine pour s’en attirer les faveurs, c’est intriguant sur le papier. Malheureusement le scénario est des plus téléphonés. Il faudra bien que cette ex-aristocrate replonge dans les abus de la royauté qu’elle a connue auparavant et qu’elle en profite pour prendre la place de Lady Sarah en quelques jours… Formidable peste que nous joue là Emma Stone. Mais la petite gentille qui devient méchante et la méchante qui n’était finalement pas si vilaine, sans vouloir vulgariser le travail de Lánthimos, on nous a déjà fait le coup. D’un point de vue historique, je trouve que les faits relatés autour de l’existence de la reine Anne sont assez dérisoires, et une adaptation sur grand écran n’apportera pas grand-chose en plus. En soi, je ne reproche pas au film d'être ce qu'il est (le sujet est d'ailleurs retranscrit et traité comme il faut), mais plutôt d'avoir fait le choix de s'arrêter sur une page de l'histoire de la royauté anglaise pour le moins insignifiante. Pour faire simple, on n'a que faire des sauts d'humeur de cette reine et de sa soi-disant favorite. Et même si le film est bien réalisé, le reste ne peut être sauvé !
Il y a quelque chose de pourri dans ce royaume dirigé par des femmes ... Si le film brille par son interprétation, sa photographie, son scénario, son ton mi-comique, mi-feroce, il faut reconnaître qu'il finit par lasser (effets de caméra redondants, une intrigue qui piétine à mi-parcours, une fin décevante) et le résultat se révèle donc mi-figue, mi-raisin.
Superbe. Costumes, scénario, jeu des actrices, tout est splendide. L'histoire est retracée avec une certaine véracité mais aussi un peu de poésie, et beaucoup d'humour aussi. Un excellent film !!
Si le scénario est habilement troussé, si les dialogues contiennent suffisamment de perfidie et de machiavélisme pour retenir l'attention (malgré quelques saillies un peu grasses et un peu trop décalées), si les comédiennes sont éblouissantes et, en particulier, Olivia Colman, bouleversante dans ses sautes d'humeur et la conscience nette de son malheur, si les costumes et les décors eblouissent, le tout est minutieusement anéanti par une mise en scène grandiloquente, tape à l'oeil et qui dégage une autosatisfaction détestable. Entre les images anamorphosées, les travellings impétueux, les clair obscurs louchant maladroitement vers Stanley Kubrick, Lanthimos saoule le spectateur sans visiblement savoir lui même ce qu'il cherche à faire savoir. Le summum du ridicule est atteint par une scène de menuet mâtiné de hip-hop qui se pose là, gratuitement, comme un cheveu sur la soupe.
Je déconseille ce film d’un cinéaste que l’on essaie de nous faire prendre pour un génie... pas de mise en scène, un barbouillis d’images, des outrances inutiles, bref le degré zéro de l’écriture cinématographique.
Ce film est un excellent divertissement très dépaysant et porté par 3 comédiennes absolument phénoménales dans leurs rôles respectifs, pourtant très éreintants à jouer.
« Cinéaste fat et creux » aurait écrit un critique des cahiers, d’après un des contributeurs de ce site. Je ne saurais dire mieux, concernant Yorgos Lanthimos. J’avoue qu’il s’agit du premier film de ce cinéaste que je vois. Mais tant de prétention ne m’incite absolument pas à voir ses précédents ! On avait déjà eu droit à Peter Greenaway dans les années 80 et 90 qui s’y entendait dans le boursouflage et l’inanité de pensée ; il semblerait bien qu’il ait désormais un héritier ! Y aurait-il quelque chose à sauver dans La Favorite, exceptées les actrices ? J’en doute ! S’il suffisait d’une photo éclairée à la bougie pour rattraper le Kubrick de Barry Lindon, ce serait trop facile ! Le simplisme de l’ensemble laisse songeur ; la cour d’Angleterre réduite à des alcôves et des petites intrigues, sans aucune finesse ni hauteur de vue, finit par lasser. Sans même évoquer cette sexualité crue mal exploitée par le tâcheron. Mieux vaut revoir Que la fête commence, pour les intrigues à la cour
C'est un film déprimant. Malsain et complaisant. L'aristocratie est caricaturée. Tous les personnages sont cinglés, pervers, arrivistes, et 2 heures c'est vraiment long.